Profadict : merci pour tes reviews, j'espère que tu retrouveras vite accès à ton compte :)
Voilà l'avant-dernier chapitre, encore un peu court, mais je suis obligée de garder le suspense. Le dernier chapitre arrivera avant mercredi.
Bonne lecture.

Elle pleurait de plus belle.
-"J'aimerais bien te répondre, mais tu m'empêches de respirer."
À ces mots, Adèle se dégagea du commandant pour vérifier qu'elle ne rêver pas. Lorsqu'elle fut rassurée, elle le serra à nouveau. Ensuite, elle raccompagna Rocher à sa voiture, puis le trajet du retour se déroula sans un mot. De même, lorsqu'ils arrivèrent chez lui. Thomas s'installa sur son lit et attendit qu'Adèle apporte la pharmacie.

Elle revint quelques minutes plus tard et s'assit à ses côtés. Elle commença à désinfecter ses plaies. Lorsqu'elle le vit grimacer, elle plaisanta :
-" Je croyais qu'un caïd comme vous ne plierait pas à cause d'un désinfectant."
Il ne répondit pas, ne sourit pas, il la fixait juste de ses yeux tristes et énervés. Le sourire d'Adèle s'évapora lorsqu'elle le vit, elle s'avait ce qu'il attendait, mais elle n'osait pas.

Un moment passa.
-" Je... Je suis ... Désolée. Désolée de vous avoir dit tout ces mots, de m'être comportée comme cela... Je ne suis pas comme ces femmes, comme Julie ou Aurélie... Je voulais vous protéger, mais comme d'habitude, j'ai foiré."
-" Pourquoi ?" Thomas ne bougea pas en voyant les larmes dans les yeux de sa collègue. Il avait envie de la prendre dans ses bras, comme à chaque fois, mais il devait comprendre. Cependant, l'évocation de sa femme et de son erreur lui avait fait comprendre qu'elle souffrait.
-" Parce que je veux contrôler ma vie et lorsqu'une donnée inconnue vient s'ajouter, j'ai peur de la détruire." Adèle n'osait plus lever les yeux vers lui, elle qui avait tant de fois réussi à lui tenir tête, avait la voix tremblante devant lui.
-" Non, je voulais savoir pourquoi vous pensez toujours que vous allez tout faire foirer ? Parce que même dans les cas où vous me faites vous détester, vous revenez toujours... C'est ça qui foire à chaque fois, rien d'autre ..." Thomas se voulait dur, mais sa main posée sur celle de sa criminologue trahissait ses pensées.

-"J'ai envie de toi Thomas." Se rendant compte de ce qu'elle venait de dire, Adèle se repris précipitamment : " D'être avec toi."
Il la regarda tendrement, totalement sous le charme, mais également amusé par son lapsus. Replaçant une méche de cheveux derrière l'oreille de sa collègue, il plaisanta :
-" ça peut s'arranger. Pour les deux..." Finit-il en souriant, ce sourire qui faisait craquer Adèle un peu plus à chaque instant.
Cette dernière devint écarlate, mais sourit néanmoins à son commandant. Ce dernier continua :
-" Mais je veux que tu arrêtes de te braquer face à moi, je veux dire quand ça devient sérieux. Je ne veux plus que tu ais peur de moi. Et si quelques chose te gêne ou te dérange, je veux que tu m'en parles. Comprit ?"
-" Promis"

La tension était montée d'un cran, non pas la tension dangereuse de tout à l'heure, mais une tension bien plus douce. Thomas savait qu'une vie avec Adèle serait difficile, mais il l'aimait tellement. Il savait qu'elle devait se reconstruire et voulait l'aider dans cette étape importante. C'est pour cela qu'il l'avait pardonné, mais aussi, car ce n'était que des mots, ses actions lui avaient montré tellement de fois le contraire.
-" On va y aller doucement ok ? Je veux que tu sois prête pour ça."
Adèle hocha la tête doucement, elle voulait être prête pour lui.

Fatigué Thomas s'allongea, prêt à s'endormir. Lorsqu'Adèle se leva il fut quelque peu déçu. Même s'il ne voulait rien avec elle cette nuit, il aurait pourtant voulu qu'elle s'endorme dans ses bras.
Adèle alla reposer la pharmacie, éteindre les lumières, et referma la porte derrière elle.
Elle vit un sourire se dessiner sur son visage lorsqu'elle s'approcha et lui caressa la joue, puis s'allongea à ses cotés. A peine fut elle installée que ce dernier entoura ses bras autour d'elle et la colla contre lui.
Adèle vint nicher sa tête dans le cou de son commandant. Il lui embrassa tendrement le front et s'endormirent finalement dans les bras l'un de l'autre. Ce fut une des nuits les plus paisibles qu'ils passèrent.