Me revoilou ;o)
Mes remerciements à mes revieweuses, melacullen, caro30 et Bellarde.
Je tenais à préciser que je ne suis pas partisane de la maltraitance faite aux enfants ni aux adultes non plus, mais dans ce chapitre j'y fais allusion, donc ne criez pas à l'infamie. Je tenais tout de même à vous prévenir au cas ou cela choquerait certaines d'entre vous.
Rappel du chapitre précédent :
-Essaie ton tour de passe-passe sur quelqu'un d'autre, tu ne me briseras pas avec un don aussi mal utilisé, lui répondis-je en l'hypnotisant à mon tour. J'eus une grande envie de lui envoyer par la même occasion une attaque mentale mais je n'étais pas assez en colère pour y céder. Alors on ne dit plus rien grand frère, tu ne bouges plus ? Comme c'est bizarre ! C'est ce qu'on récolte à vouloir se mesurer à plus fort que soit, lui dis-je moqueuse. Ne me pousse pas plus à bout ou tu pourrais le regretter amèrement Kurt, c'est la dernière fois que je te mets en garde.
-Lucky relâche-le, son cœur va s'arrêter, m'intima Matt.
-Touchez lui le visage une fois que je serai sortie si je reste dans la même pièce que lui une minute de plus, je crois que je lui ferais vraiment du mal. Je rentrerai quand je me serai calmée. Pas la peine de m'attendre. Béa tu peux dormir dans mon lit. Au revoir à tous, bonne nuit.
Bonne lecture, on se revoit en bas +.
Disclaimer : la majorité des personnages sont miens sauf ceux de Stephenie Meyer bien entendu.
Chapitre 9 : Pétage de plombs
***
Puis je sortis de mon appartement, descendis les huit étages en courant, je montai dans ma voiture et démarrai en trombe pour une destination inconnue.
La vitesse m'aida à me calmer mais je levai le pied de l'accélérateur et m'arrêtai sur le bas côté, sortis de ma voiture pour respirer à fond après une heure de trajet.
La route était déserte, vu l'heure ça ne m'étonnai pas 00h15.
Je ne savais pas, par contre où je m'étais arrêtée, le panneau à côté duquel j'étais me l'indiqua « La Push ».
Merde, le seul endroit où je n'ai plus le droit de mettre les pieds et j'y fonce tête la première parce qu'une colère noire, m'a fait péter les plombs. Non mais qu'est-ce que j'ai qui ne va pas chez moi ce soir.
-Un petit souci mademoiselle ? me demanda un homme très grand, dans les deux mètres, vêtu seulement d'un bas de jogging, cheveux noir corbeau, coupés courts qui avançait vers moi. (N/A : fausse joie ce n'est pas lui mais il ne devrait pas tarder lol.) (N/R : j'y ai cru aussi.)
-Mieux vaut pour vous de ne plus approcher, je suis furax et il y a de forte chance pour que je cède à l'envie que j'ai de me battre. Ça la foutrait mal pour un officier des forces de l'ordre, vous ne trouvez pas ? il m'avait entendu mais approchait toujours. Je ne plaisante pas, monsieur arrêtez d'avancer, je ne veux pas vous blesser.
-Ne vous en faites pas pour moi je ne crains pas grand chose, vu...
-Ne jamais se fier à la taille d'une personne, Sam Uley (N/A : et oui c'est lui et pas...). Je suis un peu spéciale moi aussi alors plus bouger, et vous autres aussi. Vous êtes bien cachés mais pas aussi bien que vous l'auriez dû. Je vais remonter dans ma voiture et il n'y aura pas de bagarre, ok. Je lâchai Sam Uley des yeux rompant l'hypnose, il acquiesça.
-Qui êtes-vous et que voulez-vous ? me demanda une voix grave derrière moi.
Je me retournai doucement pour ne pas mettre feu au poudre, le nouveau venu était aussi peu habillé que Sam Uley et un peu plus grand que lui. Il se présenta.
-Jacob Black, il me tendit la main. (N/A : le voilà XD) (N/R : c'était prévisible !!!)
-Je sais qui tu es, mais il vaut mieux pour moi que l'on n'apprenne pas que je suis revenue sur le territoire Quileute, alors vous ne verrez pas d'inconvénient à me laisser repartir sans avoir d'explications supplémentaires.
-Si j'en vois moi.
-Écoutez-moi bien la meute, puisque c'est ce que vous êtes, n'est-ce pas, tous autant que vous êtes, une bande de loups. Vous êtes les protecteurs de ce territoire, je le sais tout aussi bien que vous.
Jacob prit son mobile et appela, demandant de venir aussi vite que possible à son correspondant, il raccrocha, un sourire aux lèvres.
-La plus belle boulette que tu viens de faire de ta vie Black, mais bon je ne peux pas t'en vouloir, surtout pas à toi. (N/R : il écoute rien celui-là.)
Il me regarda intrigué.
Deux minutes plus tard déboulaient deux vampires venins, Edward et Bella Cullen, merci à mon don de télépathe. (N/A : eux aussi sont là, lol) (N/R : Edward rentre à la maison où t'étais ?? Edward, j'attends… maintenant tu files !!!)
-Un problème Jake ? demanda Bella.
-Aucun problème Bella Swan Cullen, juste une bande de loup qui ne veut pas laisser partir une personne, c'est tout. Vous n'aviez pas à rameuter des vampires, vous savez ! dis-je en regardant Jacob dans les yeux. Edward tu es peut-être très rapide mais tu ne peux pas entrer dans un bouclier physique. Je serai toi je ne tenterai pas ça, ce serai douloureux pour toi et moi je n'aurai rien. Je vous propose à tous de faire ce qui suit. Je grimpe dans ma voiture pour repartir et je vous promets de ne plus conduire sans regarder où je vais, ok ?
-Je voudrai... commença Bella.
-Oui je sais Bella, tu veux savoir comment je sais tout ça surtout que le tien, de bouclier, est en place, tu n'es pas la seule d'ailleurs. J'ai seulement un don plus puissant que celui de ton mari, et mes boucliers le sont aussi, donc là si je devais combattre, vu l'état de nerf dans lequel je suis, je donne heu... voyons voir, tous les loups k.o vous deux rien mais vous ne pourrez pas non plus me faire grand chose donc, ma proposition de tout à l'heure tient toujours, puis-je partir ? À et ne vous inquiétez pas je ne crierai pas sur tous les toits que les vampires existent, de toute manière j'en ai trois qui m'attendent à la maison et personnellement je connais votre existence depuis mes 14 ans. Rassurés ? Sauf bien entendu mon père, mon frère et mon unité ainsi que certains de mes amis.
-Nous ne pouvons pas vous laissez partir sachant que vous connaissez notre existence, soit nous vous transformons soit nous vous tuons.
-Alors là nous avons un big problème Cullen ! Parce que me transformer vous est impossible puisqu'il vous faut la permission de l'Alpha et que je ne rentre pas dans les cas de vampirisation urgente. De plus je suis ce que je suis et là aussi vous n'avez pas la possibilité de me transformer, me tuer n'en parlons pas. En plus, je me mets dedans jusqu'au cou en avouant cela, mais je suis bannie depuis sept ans de tout territoire Quileute à cause de votre abruti de soit disant chef du conseil, Karl Twoface, donc je ne vois que la seule solution me laisser partir, dis-je en regardant Jacob dans les yeux. Bonsoir Alice, elle venait juste d'arriver avec Jasper. (N/R : Et bien c'est la fête, tout le monde est là, on va pouvoir commencer ??) (N/A : non pas tout le monde, il manque Esmée/Carlisle et Rose/Emmett, lol)
-Bonsoir. Laissez la partir, elle ne nous causera pas de problème. Croyez-moi.
-Pourquoi nous ne savons rien sur elle, dit Sam, qu'est-ce qui nous dit qu'elle ne va pas vendre la mèche une fois qu'elle sera loin d'ici.
-Qu'est-ce que tu peux me gonfler le loup, dommage que je n'ai pas demandé à Woolf de m'accompagner, il t'aurait appris ce qu'était un vrai Loup. Bon je reviens, je me dirigeai vers la plage, les autres sur les talons.
Je rentrai dans l'eau et expulsai le surplus d'énergie que j'avais accumulé depuis le début de ma dispute avec mon frère. Heureusement que je m'étais immergée jusqu'aux épaules parce que j'aurai fait pas mal de dégâts autrement. On aurait dit l'explosion d'une grosse mine anti-sous-marine. Je ressortis de l'eau, beaucoup plus zen que quand j'y étais rentrée, me tournai vers le groupe, la plupart d'entre eux étaient bouche bée.
-Ah ! Ça fait du bien. Bon alors vous allez faire quoi maintenant ? leur demandai-je les mains sur les hanches, les regardant un par un. Je viens d'enfreindre encore plus l'interdiction de mettre les pieds à La Push.
-Nous allons vous laissez partir, dit Jacob.
-Merci. Pourras-tu, s'il te plaît, Jacob dire à Billy que la petite pense toujours à lui et à Shinny... oh non ! Pardon je ne savais pas, elle était très gentille, elle va me manquer encore plus maintenant – Shinny, la mère de Jacob était morte des années auparavant, je venais de lire dans ses pensées – dis lui aussi qu'il me manque que je ne l'ai jamais oublié et que je porte toujours son cadeau de bienvenue, tu le feras ?
-Promis, filez maintenant.
-Merci, au revoir. Ah ! Alice pas de souci mais je ne garantis rien, ok !
Elle venait de me demander par la pensée si je reviendrai, ce n'était pas gagné puisqu'interdite de territoire Quileute et tout juste acceptée sur Forks.
***
Je regagnai mon véhicule sans encombre et retournai chez moi à l'aube.
Personne à l'entrée, je montai les étages, personne devant ma porte, juste un petit mot de mon frère scotché à la porte.
S'il te plaît, viens prendre le café chez moi. (N/R : et n'oublie pas les biscuits) (N/A : il peut se gratter)
C'est ça on verra quand les poules auront des dents et que les vaches voleront.
J'entrai chez moi et refermai la porte à clefs.
Je me dirigeai vers ma chambre, puis la scannai au cas où, Béa dormait dans mon lit, comme je le lui avais dit. Je changeai de direction et montai dans l'une des chambres du haut, chacune d'elles avaient une salle d'eau.
Je rentrai dans la première et fonçai prendre une bonne douche très chaude, car je commençai vraiment à avoir froid. La prochaine fois que je voudrai expulser mon trop plein d'énergie il faudra que je trouve un endroit beaucoup plus sec, fini la mer ou je prendrai un rechange sec.
Une fois bien réchauffée et séchée j'enfilai un gros peignoir éponge en me glissant sous la couette après avoir réglé le réveil pour 07h00, je ne dormirai pas beaucoup cette nuit, il était 02h25.
Je ne sentais pas les présences de Matt et Woolf. Par contre celle de Sean si, il m'avait entendu rentrer, il frappa à la porte.
-Entre.
-Tu te sens mieux à ce que je vois.
-Oui, j'ai expulsé toute l'énergie que j'avais accumulée et je me sens beaucoup mieux maintenant. Dis nous pourrons en reparler demain je suis crevée, sans mauvais jeu de mots, lui demandai-je en baillant.
-Je te laisse, dors bien.
-Non reste s'il te plaît.
Je tapai la place à côté de moi, il vint s'y coucher, je me blottis contre lui et m'endormis très vite dans ses bras. (N/R : arrête de me narguer avec tes doudous persos) (N/A : hé oui que veux-tu y en a qui ont le cul bordé de nouille)
Le réveil sonna j'embrassai Sean, me levai, me lavai et fonçai dans ma chambre pour m'habiller en faisant attention de ne pas réveiller Béa.
Matt m'avait préparé mon petit déjeuner, mais je n'avais pas très faim ce matin alors j'avalai uniquement un café en vitesse et je partis pour le boulot.
Je croisai Kurt dans les escaliers mais ne lui décrochai pas la parole, mis à part un « bonjour » et je pris ma voiture. J'arrivai la première à la division, je me garai et montai à mon bureau, Kurt suivait à cinq minutes.
Aujourd'hui je devais classer toutes les photos tirées des vidéos de la gamine.
Mon téléphone sonna, c'était le chef McFirst, il me voulait dans son bureau, j'y allai.
-Assieds-toi Yldargent, je voudrai avoir une discussion avec toi.
-Bonjour chef, merci. Oui que voulez-vous ?
-Voilà hier soir après que tu sois partie Hems est venue me voir et il m'a encore une fois demandé ton dossier.
-Oui et alors, il m'a dit que vous refusiez de le lui passer. Je ne comprends pas d'ailleurs. Pourquoi vous vous obstinez à ne pas lui faire lire. Je sais, je ne suis pas sous ses ordres directes mais nous travaillions ensemble sur certaines affaires. Alors ce serait bien qu'il sache avec qui il travaille, non ?
-Certes mais ton dossier... il est costaud.
-Je connais très bien mon dossier chef. Je suis sûre que vous connaissez tous les dossiers sur chacun de nous tous, plus ceux de la 11. Il serait bien que le chef Hems connaisse la 14C aussi bien, vous ne croyez pas ?
-Oui tu as raison, je voulais juste avoir ton accord pour le lui montrer.
-Je suis d'accord, la prochaine fois qu'il demande quelque chose me concernant ne le faites pas poireauter, demandez moi le plus vite possible. Nous sommes deux très bonnes unités qui s'entendent super bien, il ne faudrait pas gâcher cette entente avec des brouilles.
-Je lui fais passer dans la journée. Autre chose, il y a de l'eau dans le gaz entre ton frère et toi ?
-Chef, ce qu'il se passe en dehors du boulot, c'est privé. Je suis assez professionnelle pour ne pas confondre boulot et perso alors faites en autant, s'il vous plaît, merci.
-Donc il y a bien un problème ?
-Ne vous inquiétez pas, dans les locaux de la division c'est mon supérieur, je ne ferai pas de vague mais je vous le répète ce qui se passe en dehors ne vous regarde pas. Si vous n'avez plus rien à me dire j'aimerai retourner bosser.
-Non, tu peux y aller, envoie-moi ton frère, merci.
-Comme vous voudrez.
Je sortis du bureau du chef et allai à celui de Kurt, je frappai à l'encadrement.
-Yldargent, le chef voudrait te voir dans son bureau, salut Nounours, Angus.
-Ok, merci, me répondit-il tout juste en s'exécutant.
-Vous allez vous faire la gueule longtemps ?
-Écoute Angus, c'est entre lui et moi, je n'ai pas envie de vous faire la gueule à vous aussi, alors nous en restons là, ok ?
-N'allez pas bousiller l'ambiance de l'unité, je ne le permettrais pas.
-Ne t'inquiète pas je ne tiens pas moi non plus à pourrir l'entente de notre groupe. Je serai correcte au boulot mais ne me demande pas de faire comme si de rien n'était en dehors. Boulot, maison pas de mélange. Je retourne trier les photos, à plus.
-Dis Lucky, tu pourras me donner un coup de main quand tu auras fini, j'ai besoin d'un œil extérieur, je patauge avec un gars et je n'arrive pas à le cerner. Avec ton don tu pourrais m'enlever une épine du pied.
-Pas de souci Nounours, quand as-tu besoin de moi ?
-Dans une heure ça te va ?
-Je n'aurai pas fini mais ça me fera une pause, je te retrouve où ?
-Merci, alors rejoins-moi en salle d'interrogatoire 3.
-Vous n'avez rien d'autre à faire, officier Yldargent ? me demanda Kurt énervé en revenant du bureau du chef.
-J'y allai monsieur, je le saluai et me dirigeai à mon bureau dont je refermai la porte.
J'entendis Angus lui faire le même laïus qu'à moi, sauf que Kurt ne lui répondit pas. Ah ! Les joies de travailler avec sa famille quand il y a de l'eau dans le gaz, ce n'est pas top, en fait.
Une heure plus tard j'allai rejoindre Nounours à la salle 3, je tombai sur Kurt dans l'ascenseur.
-Tu as déjà fini Yldargent, tu es plus tôt rapide à moins que tu ne prennes une pause pendant que tes coéquipiers, eux continuent leur travail.
-Non, monsieur je rejoins Booker pour un interrogatoire en salle 3, vous voulez m'accompagner pour être sûr que je ne vous raconte pas de crack, monsieur ?
-Parce que tu me crois incapable de le faire ?
-Non, monsieur, je suis certaine que vous allez vérifier.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent j'en sortis avec bien entendu Kurt à mes basques. Je m'arrêtai devant la porte, frappai et entrai.
-Pardon pour l'intrusion Nounours mais Kurt ne m'a pas cru quand je lui ai dit que tu avais besoin de moi pour un interrogatoire alors il est venu voir par lui-même si je lui disais bien la vérité.
-Vous avez besoin de quelque chose officier Yldargent ? lui demanda Nounours.
-Non, je cherchai Van, tu ne l'aurais pas vu ?
-Oui, il est dans votre bureau, tu n'as pas oublié ? lui dit Nounours pour lui montrer qu'il n'était pas dupe.
-Désolé du dérangement, je vous laisse, dit-il en me fusillant du regard.
Pendant que Nounours interrogeait notre loustic je lisais ses pensées, il essayait de ne pas me fixer car ses pensées à mon égard étaient toutes sauf plaisantes. Il ne savait pas que quelqu'un pouvait avoir le don de télépathe.
Puis tout d'un coup ses pensées se concentrèrent sur la petite et ce qu'il lui avait fait subir, nous avions notre homme.
-Nounours je vais sortir, je vais faire comme je recevais un coup de fil, ok. J'ai toutes les informations dont j'ai besoin, je sais où elle est. C'est ce salopard que nous cherchons, c'est lui qui a kidnappé la petite. Ça fait deux jours qu'il l'a laissée pour prendre l'air. Deux jours sans manger, ni boire, le fils de pute, si je ne me retenais pas il serait mort depuis que j'arrive à lire ses pensées. Je te laisse finir avec lui Nounours.
-Excusez-moi, un coup de fil.
Je sortis de la salle et fonçai au bureau de mon frère. J'avais vu le chef McFirst mon dossier sous le bras sortir avec Hems. Mon supérieur hiérarchique après eux était mon frère, pas de chance mais je fis avec. Je ne frappai même pas à la porte et entrai en trombe dans son bureau.
-Tu me colleras un rapport au cul plus tard, l'interrogatoire a porté ses fruits ce connard est notre gars. Je sais où se trouve la petite je fonce la chercher.
-Attends une minute !
-Non je n'attends pas, ça fait deux jours qu'elle est seule sans boire ni manger, et l'endroit où elle est, est un vrai étuve.
-Je viens avec toi.
-D'accord mais bouge-toi, rejoins-moi à la voiture, je commence à y aller.
Il prit son arme et nous déboulâmes à la voiture. Il me lança les clefs.
-Tu conduis mieux que moi quand il y a urgence.
Je ne fis aucun commentaire car c'était vrai, quand il y avait urgence j'étais très bonne derrière un volant.
Je me glissai derrière ce dernier et appuyai sur le champignon, toutes sirènes hurlantes. Kurt prit la radio et demanda une ambulance à l'adresse que je lui indiquai. L'endroit était à une demi-heure de route de là. Puis il demanda à ce que l'on prévienne les parents de la petite.
Je me garai à la sauvage sur le terreplein devant la cabane en tôle ondulée.
-Kurt, elle a peur, je m'en occupe
-Tu peux déjà l'entendre, et la sentir ?
-Je te rappelle accessoirement que mon ouïe est super développée. Oui je peux lire ses pensées. Ça te gêne si nous nous disputons une autre fois ?
-Je ne... laisse tomber, où est-elle ?
-Dans cette cabane en ruine, il l'a enfermée dans une machine à laver industrielle dont il a bloqué la porte avec un cadenas. Quel connard. (N/R : mais c'est quoi ce barjot ?)
Je rentrai dans la cabane, je retrouvai rapidement ce que nous cherchions. Nous n'avions pas pris le pied de biche pour faire sauter le cadenas, tirer dessus était hors de question, donc...
-Kurt pousse-toi de là je vais faire sauter le cadenas, ne pose pas de question et regarde.
Je me concentrai et fis voler en éclat le cadenas sous les yeux étonnés de mon frère, le bruit avait réveillé la petite qui s'était endormie pendant que nous rentrions dans la cabane.
Quand j'ouvris la porte de la machine, elle ne bougea pas, tout en m'activant pour la faire sortir de là, je lui parlai doucement lui disant que j'étais l'officier de police Lucky Yldargent, que mon coéquipier Kurt Yldargent et moi étions là pour la ramener à ses parents, qu'elle n'avait plus rien à craindre. Que son kidnappeur était dans les locaux de la police et qu'il ne pourrait plus jamais lui faire du mal.
-C'est ton mari que vous avez le même nom ? me demanda-t-elle une fois qu'elle fut blottie dans mes bras.
-Non ma puce c'est mon grand frère. Kurt la couverture, s'il te plaît.
-Je veux pas qu'il m'approche. Il est pas gentil. C'est un monsieur comme celui qui m'a pris, dit-elle en pleurant en enfouissant sa tête dans mon cou et me serrant de toutes ses petites forces.
-Non ma puce, il est très très gentil, c'est le grand frère le plus génial qu'on peut espérer avoir, lui dis-je en regardant dans les yeux Kurt. Je ne l'échangerai pour rien au monde.
-Viviane si tu ne veux pas que je t'approche, je ne t'approcherai pas promis. Tiens Lucky attrape, il me lança la couverture de derrière le coffre.
La radio bipa, l'ambulance que nous avions demandé été prise dans un carambolage et n'arriverait que dans une heure.
-Kurt la petite est vraiment mal, elle ne tiendra pas aussi longtemps. On pourrait l'amener nous même à l'hôpital, quand dis-tu ?
-D'accord, allez viens.
Il m'ouvrit la portière arrière et je m'installai avec la petite serrée contre moi, il referma la porte et passa derrière le volant.
Avant de démarrer, il appela pour prévenir que nous amenions la petite à l'hôpital et demanda à ce que les parents nous y attendent.
-Son père va avoir du mal à l'approcher ainsi que tous hommes de son entourage, dis-je mentalement à mon frère.
-Oui, ce ne sera pas facile. Elle n'a plus du tout confiance en la gente masculine. Je me demande si toi, tu ne pourrais pas...
-Kurt, je l'aiderai si la famille me le demande, je ne peux pas intervenir de cette façon dans cette histoire. Tu le sais. Moi aussi ça me fend le cœur de voir ce qu'elle ressent. Mais je n'y peux rien.
-Pourtant vu ce qui t'es arrivé, tu ne nous as pas rejetée. Au contraire, tu ne pouvais pas te passer de nous.
-Oui parce que j'ai toujours eu confiance en vous et puis ta présence et celle de papa m'étaient nécessaires.
-Tu crois qu'elle s'en sortira ?
-Ça dépend d'elle, je pense qu'elle pourra s'en sortir mais après ce qu'elle vient de subir il faudra beaucoup de temps, pour qu'elle refasse confiance aux hommes en général. La confiance qu'elle a en son père devrait revenir plus tôt mais je ne garantis rien. Je ne suis pas elle. Elle s'est endormie.
-Nous arrivons. Tiens-toi prête.
-Comme toujours grand frère, je me suis comportée comme une idiote, tu me pardonnes ?
-Oui bien sûr que je te pardonne, moi aussi je me suis comporté comme un imbécile, nous en reparlerons ce soir devant un bon repas ? C'est moi qui invite.
-Dit comme ça je ne peux refuser, merci Kurt.
-Pas de quoi petite sœur. (N/R : le mea culpa est tombé !!!)
Il m'ouvrit la portière, nous étions garés devant les urgences, je sortis la petite toujours endormie dans mes bras. Un infirmier attendait avec un brancard mais je gardai Viviane contre moi. Le médecin qui prenait en charge la petite était une femme, il n'y aurait pas de soucis avec elle, je la prévins de la réaction de Viviane lors que mon frère l'avait approché.
-Ne vous inquiétez pas, je sais gérer ce genre de caprice. (N/R : mais elle ne sait pas de quoi elle parle, je crois) (N/A : c'est une personne qui et déranger ce médecin donc pour elle les enfants mentent toujours)
Les parents qui étaient là réagirent, surtout le père.
-Caprice… ma fille a subit pendant deux mois des tortures monstrueuses et vous dites que le fait qu'elle refuse d'être approchée par un homme est un caprice. Non mais qui êtes-vous pour dire cela.
-Qui y a-t-il ? demanda un autre médecin, femme elle aussi, c'était la chef du service.
-Bonjour docteur, laissez-moi faire Mr Marks, je m'en charge, lui dis-je pour le rassurer. Kurt tu veux bien l'emmener faire un tour. Il hocha la tête pour me répondre.
J'expliquai à ce médecin le cas de la petite après mon récit elle prit en charge elle même la petite et envoya l'autre médecin à d'autres cas.
Le médecin était pédiatre, le docteur Hélène Crown, était spécialisée dans les cas d'enfants enlevés et maltraités.
Je laissai Viviane qui s'était réveillée ainsi que sa famille aux bons soins du docteur Crown et rejoignis mon frère à la voiture, après avoir été remercié un nombre de fois incalculable par monsieur et madame Marks.
Le retour en voiture fut silencieux, mais nous étions contents de nous.
Nous avions retrouvé Viviane avant qu'il ne soit trop tard et l'avions ramené à ses parents.
Arriver dans nos bureaux un torrent d'applaudissement nous accueillit les unités 11 et 14C au grand complet nous attendaient pour nous féliciter.
-Tu aurais pu m'attendre, me reprocha Woolf.
-Nous n'avions pas vraiment le temps, tu sais ! lui répondit Kurt. La décision d'y aller a été reprise en deux secondes.
-Vous auriez pu appeler pour avoir du renfort, insista-t-il. Mais je suis content que vous l'ayez retrouvé.
-C'est ça de faire équipe en famille, c'est d'enfer, dit Kurt en me serrant tendrement dans ses bras.
-Ha, ha, ha ! ce n'est pas dans cette optique que vous étiez tous les deux ce matin en arrivant, lança le chef McFirst.
-Tout peut arriver chef, se faire la tête comme ne plus se la faire ! Dans un cas comme dans l'autre vous n'avez pas à y mettre le nez, lui dis-je gentiment.
-Bon votre rapport à tous les deux, dans mon bureau dans une demi-heure. Et une copie pour le chef Hems, bien entendu, continua McFirst.
-Allez viens, ton bureau ou le mien, me demanda Kurt.
-Le tien je pourrai m'asseoir si nous allons dans le mien tu resteras debout. Tu n'as plus vraiment besoin de grandir, lui dis-je en riant.
-Toujours aussi drôle, par contre toi... tu devrais rester debout encore pas mal de temps si tu veux encore grandir. Tu es un peu rase motte, petite sœur.
-Oui mais c'est comme ça que tu m'aimes ! lui répliquai-je hilare.
Nous nous dirigeâmes vers son bureau, nous nous y installâmes et fîmes le rapport sur notre intervention. Une demi-heure plus tard il était sur le bureau de notre chef ainsi qu'une copie pour Hems.
L'après midi je retournai quand même à mon tri de photos après un bon repas au mess.
Je bouclai tout mon travail à 18h15, et je rentrai à la maison avec Woolf.
***
Voilà c'est fini pour aujourd'hui la suite dimanche prochain.
Bon bout d'an et à l'an que ven (se prononce « qué » « vin » en provençale) c'est ce qu'on dit chez moi en fin d'année ^^. (N/R : et plein de jolies choses pour 2010 à toutes et à tous)
N'oubliez pas ma tite review svp merci.
Gros bizoux +
Galswinthe ;o)
