Hahaha je vous ai frustrées hein ? x) Merci à Kamkam85 toujours fidèle, à Kitsune Aquatik, à Letharia et jesuisunlama pour leur enthousiasme ! :)
Il n'avait pas remarqué les efforts que Derek avait dû faire pour donner le change, pour ne pas lui sauter dessus après ses provocations.
Il alla se réfugier dans la chambre, chargée de l'odeur de Stiles, car ils devaient la partager depuis bientôt deux semaines, le mettant à la torture. Il fonça sous la douche, réglant le jet au plus froid, ce qui ne l'aida pas. Il mit un coup de poing au mur pour évacuer sa frustration. Qu'est-ce qui lui avait pris d'avouer à Stiles qu'il était bi ? Il n'en avait pas honte, mais il se demandait si l'adolescent n'avait pas pris ça pour une invitation. Et il n'avait jamais eu l'intention de lui faire de quelconques avances, même si ses yeux noisettes étaient adorables... Mais à quoi il pensait ? Adorable ? Il avait 17 ans ! Et une odeur enivrante... Il se secoua et essaya de penser à autre chose. Il était malgré tout dur comme le roc et ne parvenait pas à se calmer. Il se résolu à entamer un rapide vas-et-vient le long de sa verge dans l'espoir de soulager le bouillonnement qui le tourmentait. Une main contre la paroi de la douche et l'autre caressant sa queue, il sentait la tension monter quand le rapide coup d'oeil qu'il avait eu pour les lèvres de Stiles et la tentation de les embrasser lui revint en mémoire. Il se libéra soudain en longs jets sur le mur de la douche. Heureusement que son colocataire était humain et ne sentirait pas le parfum de luxure baignant le lieu pensa-t-il vaguement honteux. Il devait vraiment se reprendre...
Il se lavait rageusement lorsqu'il entendit la porte de la chambre s'ouvrir. Juste à temps !
- Je te rejoins, lança Stiles joyeusement à travers la porte de la salle de bain.
- N'essaye même pas ! L'avertit le loup qui ne plaisantait pas, la voix rendue un peu trop aiguë par la panique.
- Rabat-joie.
L'adolescent s'étendit sur son côté du lit, celui qui avait son oreiller sans lequel il ne pouvait dormir. Heureusement que son père lui avait rappelé de le prendre, dans sa précipitation il avait failli faire l'impasse dessus. Déjà qu'il avait du mal à dormir dans un autre lit que le sien, il fallait en plus qu'il fasse le moins de mouvement possible pour ne pas faire grogner son compagnon de cellule.
En parlant du loup, celui-ci sorti de la douche, ne portant que son denim noir. Ses cheveux encore mouillés gouttaient sur ses épaules, l'eau coulant de manière suggestive le long de son torse musclé et … Stiles s'ébroua pour se calmer. S'il voulait que Derek le prenne au sérieux, il ne devait pas laisser ses hormones prendre le dessus. Et la déception qu'il avait ressenti lorsqu'il avait cru qu'ils allaient s'embrasser lui avait fait admettre qu'il était probablement gay, ou bi, ça ce n'était pas encore bien clair, et que la cible de son désir était manifestement le grand méchant ténébreux. En tout cas il se sentait mieux maintenant qu'il avait mis le doigt dessus, tout était plus clair.
- Tu vas où ?
- Faire un tour, j'ai besoin de respirer.
- Je peux venir ?
- J'ai dis que j'avais besoin de respirer.
Ah ok.
Stiles fut blessé, mais ne voulait pas le montrer. Il se leva à la suite du loup.
- T'as pas compris ce que je viens de te dire ? Grommela-t-il
- Je vais me faire un thé, je peux ? Je vais te foutre la paix, t'inquiètes pas, tu as été très clair, se défendit amèrement l'adolescent.
- Grumpf...
oOo
Ils arrivèrent silencieusement dans la salle commune pour ne pas déranger les deux femmes en train de travailler. Le brun sorti en fermant la porte doucement derrière lui et Stiles entreprit de se faire son infusion, mais il n'y en avait plus. Ania dû remarquer qu'il semblait désemparé car elle décréta une pause et le rejoignit.
- Si tu veux des gâteaux aujourd'hui, il faudra les faire toi-même, nous avons beaucoup de travail.
- En fait je n'ai plus de l'infusion que tu me fais, Baba... Mais je tiens à souligner que je suis très désappointé pour les gâteaux.
- Ça aussi tu devras le faire toi même... Dans le placard du haut, prends un tiers d'aubépine, un tiers de millepertuis, un tiers de tilleul. Broie les dans le mortier et verse le tout dans la boîte.
- C'est tout, y a que ça dedans ? Pas de magie ni rien ?
- Pourquoi faire ? La Nature fait très bien les choses. Et comme ça tu pourras continuer à t'en faire quand tu partiras. Si tu veux j'ai un très bon herbier pour en savoir plus.
- En russe ? Interrogea-t-il d'un air amusé.
- En anglais.
- Je veux bien alors.
Ania parti, à petits pas comme toujours, à la recherche de l'herbier.
- Il est très bien, j'ai eu l'occasion d'y jeter un œil quand je m'ennuyais dans le sanctuaire, signala Lydia qui l'avait rejoint. Ça va, tu as l'air bouleversé ?
- Ouais, t'inquiète. C'est Derek qui m'envoie bouler comme d'hab.
- Si tu le dis, sourit-elle en coin, comme si elle savait quelque chose que Stiles ignorait.
- Quoi ? Qu'est ce que ça veux dire ce sourire ?
- J'avais l'esprit occupé ces derniers temps, mais là tout de suite, je sens mon gay-dar s'affoler, ricana-t-elle.
- Mais comment tu fais ça ? S'effara l'adolescent en rougissant à nouveau.
- Au moins tu ne nies plus, c'est pas mal.
- Qu'est ce que je vais devenir Lydia ? Pourquoi je m'enferme toujours dans des amours à sens unique ? Demanda piteusement le jeune homme.
- Qui te dis que c'est à sens unique ? Son sourire carmin s'élargissant encore.
Stiles ouvrit la bouche lorsque Baba revint, lui fourra l'énorme volume relié de cuir brun dans les mains et annonça que la pause était finie. Il n'avait même pas eu le temps d'en savoir plus sur les pouvoirs de son amie. Il n'avait quasiment pas parlé avec elle depuis qu'ils étaient là et ça lui manquait.
Comme il fallait bien qu'il s'occupe pendant que Derek « respirait », loin de lui - il eut un pincement au cœur en y pensant - il tenta de se concentrer sur les herbes séchées qui étaient littéralement collées dans le livre, à l'ancienne. Il chercha l'aubépine, le millepertuis et le tilleul, histoire d'être sûr de ne pas s'empoisonner en faisant son thé.
Cependant, son esprit décida rapidement que les plantes, ça allait bien deux minutes, mais qu'il avait un sujet de réflexion bien plus croustillant en stock : comment coincer Derek pour savoir ce qu'il pensait réellement de lui, apparemment Lydia avait un doute sur la non-réciprocité de son attirance. Et si ce n'était pas une voie sans issue, comment réaliser les scénarios que ses rêves lui avait soufflé ses deniers temps ? Les soft bien sûr... Enfin, pour commencer... Une chose était sûre, pour sa part, il savait maintenant ce qu'il voulait et il ne se sentait pas du tout d'attendre dix ans comme il l'avait fait avec Lydia. Quitte a être coincé ici, autant en profiter un maximum. Il n'avait pas l'intention de prendre du recul sur quoi que ce soit, mais bien de foncer dedans tête baissée tant qu'il n'avait pas la meute dans les pattes et qu'il avait un bon prétexte pour partager la chambre de sa proie.
C'est qui le prédateur maintenant ?!
