Voici un nouveau chapitre. Une nouvelle piste semble voir le jour.
Merci pour les reviews et bonne lecture.
A l'instant même où débute l'étrange cérémonie, Beckett, Castle et Esposito terminent leur repas.
- C'était excellent Kate. Puis j'ai survécu à votre cuisine, vous allez enfin pouvoir me dire où vous en êtes dans l'enquête.
Par un accord tacite, ils n'en avaient pas parlé pendant le repas. Ils prennent donc la direction du salon. Rick accepte l'aide d'Esposito qui l'amène jusqu'au fauteuil. Beckett se charge d'apporter le café.
- Alors, que vous a raconté Joseph N'bawé ?
- Rien, il ne s'est pas présenté. Et quand je me suis rendue à son appartement, il n'était plus là.
- Donc il est impliqué. C'est certainement lui qui a drogué la nourriture ou les boissons et…
- … Qui a fait entrer les assassins dans la suite. Ce qui laisser supposer…
- Qu'il a sûrement effacé les traces de leur passage dans la chambre qu'elle ou qu'ils occupaient. Il faudrait pouvoir recouper…
- Son emploi du temps avec les allées et venues des clients du 16ème étage.
Elle ne voit pas le regard amusé d'Esposito qui les observe. Il est ravi de constater que ses deux amis n'ont pas perdu l'habitude de compléter la phrase de l'autre.
- J'ai tout rapporté, je verrai ça tout à l'heure. Conclu-t-elle.
- Comment ça ? Tout rapporté ?
- C'est simple mon pote. Puisque tu ne peux pas venir au poste et bien …c'est le poste qui est venue à toi. Lance Esposito.
- Il a raison, tout est là. Documents, rapports, ordinateur. D'ailleurs c'est quand il est arrivé avec lui ce matin que l'idée de nous installer ici m'est venue. En plus…
- Cela évitera trop de va et vient entre la planque et le poste. continuez, donc disparition de N'bawé et pour le tueur de l'hôpital ? vous avez son identité ?
- Abad Gano, un Nigérien. Nous avons demandé plus de renseignement via son Ambassade. On attend.
- Intéressant dit Castle d'un air songeur…. Oui, ça vaut peut-être le coup de chercher dans cette direction. Continue-t-il par devers lui.
Beckett croise le regard d'Esposito qui hausse les épaules et secoue la tête de côté pour signifier qu'il ne comprend pas plus qu'elle où l'écrivain veut en venir. Ce dernier est toujours perdu dans ses réflexions.
- Oh Castle ! Il sursaute, On redescend sur Terre !
- Désolé mais je viens de remarquer que toutes les personnes impliquées, du moins dans le camp des « méchants » sont d'origine africaine. Il y a peut-être un lien, non ?
- En effet Rick et sans doute plus évident que vous pourriez le penser.
- Comment ça ? Demanda-t-il, sa curiosité éveillée par le ton de Beckett.
- Les victimes ont toutes un lien avec l'Afrique et vous aussi…. Elle voit la stupéfaction sur le visage de Castle.
- Comment ?
- Nous avons fouillé chez Anderson avec Ryan. Dans le bureau de ce dernier nous avons trouvé plusieurs photos qui nous en ont appris un peu plus sur nos victimes.
Elle remarque le changement d'attitude dans la posture de Rick. Il est plus droit dans le fauteuil, légèrement tendu. Elle sait qu'un c'est un sujet sensible. L'idée qu'un ami ne puisse pas être vraiment celui que l'on pense, lui a déjà causé une déception. Quoique dans ce cas là, ils ne s'agissent pas d'amis d'enfance mais de simple connaissance. Peut-être un peu plus pour Manuel Bora. Devant son silence, Castle comprend son hésitation. Il sourit en pensant qu'elle veut le ménager.
- Allez-y lieutenant, continuez. Ce ne sont pas des Damian, ça ira. Qu'avez-vous donc découvert ?
- Il semblerait qu'ils aient tous été mercenaires au même moment. Sur cette photo prise en Afrique, ils u sont tous les cinq.
- Des mercenaires …. Plutôt étranges pour des hommes d'affaires légèrement ventripotents. Quoi d'autre ?
- Rien, répond Esposito. Mais cela suppose un ancien passé militaire pour chacun d'eux. On sait déjà qu'Anderson était un ancien Ranger. Pour les autres j'espère en savoir plus demain.
- Castle si vous deviez écrire ce genre d'histoire, comment feriez-vous pour que des mercenaires deviennent subitement d'honnêtes hommes d'affaire ?
- Le plus simplement possible, à savoir faire main basse sur une fortune lors d'une « mission ».
- C'est ça ! C'est ce qui a dû se passer pour eux !
- Mais moi ? Quel est mon lien avec l'Afrique ?
- Anderson a une photo où l'on vous voit avec les cinq hommes. Vous êtes entourés par des enfants.
- Oui, je me souviens. C'était au Botswana dans le premier orphelinat mis en place par Miriro Johnson. Il entend pianoter sur un clavier, Javier fait une recherche. Il poursuit, je l'ai rencontrée comme les autres lors d'un gala de charité, ici-même à New York. Une récolte de fond pour ouvrir un autre orphelinat. Par la suite nous nous sommes croisés plusieurs fois. Elle nous a invités à venir voir l'un d'eux. C'était il y a cinq ans.
- J'ai trouvé, lance Esposito. « Les foyers de Garikaï ». Apparemment elle va en ouvrir un bientôt à New York. Ces orphelinats recueillent principalement les enfants victimes des guerres ou autre conflit. Il y en a 23 dans 8 pays différents, mais la plupart sont dans des payas africains…
- Je demanderai à Ryan de creuser un peu de ce côté, dit-elle sans grande conviction. Il y avait aussi une photo de vous avec Korsov et Anderson.
- A Moscou, il y a quatre ans. Dimitri nous avez invité pour fêter le Nouvel An.
Le silence s'installe, chacun réfléchissant à l'affaire. Esposito abaisse l'écran de l'ordinateur et s'étire en baillant. Il leur souhaite une bonne nuit et part se coucher. Au bout d'un moment Castle rompt le silence.
- Je crois que je vais faire comme Javier. Vous voulez bien m'indiquer la direction de ma chambre ?
- Je vous accompagne, vous….son portable sonne, c'est Alexis. Bonsoir Alexis, elle sent Rick se figer.
- Kate ! Comment va mon père ? Où est-il ? Je n'arrive pas à le joindre ! Grand-mère m'a dit pour l'accident de voiture !
- Calme-toi, il va bien. Il est à côté de moi. Je te le passe. Elle place l'appareil dans la main de Castle.
- Bonsoir ma puce…
- Papa ! Tu vas bien ? Pourquoi tu ne réponds pas ?
- Alors dans l'ordre. Je vais bien, je n'ai que deux côtes cassées. Je ne peux pas répondre car je n'ai pas mon téléphone. Beckett et les gars veillent sur moi car j'ai été le témoin d'un meurtre et ils m'ont mis en « lieu sûr ».
- Tu es en danger ? On veut te tuer ?
- Non, rassure-toi, tout ira bien. Je ne risque rien, ce n'est qu'une précaution. Et toi ces vacances en Italie ?
Durant plus de dix minutes, il écoute sa fille lui raconter son séjour. Elle lui rappelle qu'elle rentre dans six jours. Son cœur se sert, comment va-t-elle réagir quant elle le verra. Il la rassure une dernière fois et lui dit qu'elle appelle Kate pour le joindre. Il sent Beckett lui reprendre son téléphone.
- Ça va aller Rick ?
- Non, je n'aime pas lui mentir.
- C'est pour son bien.
- Il va m'en vouloir, rappelez-vous son état quant elle s'est aperçu que je l'espionnais.
- Ce n'est pas la même chose, elle comprendra. C'est une jeune fille intelligente.
- Je trahis sa confiance…
- Non, vous la protégez. Si vous lui dites la vérité, elle va se précipiter vers le premier vol pour New York. La personne qui veut votre mort pourrait alors se servir d'elle pour vous atteindre. Allez, venez. Voyant sa mine soucieuse. Je lui parlerai avant qu'elle ne vous voit. D'accord ?
- Oui, merci.
Elle raccompagne Castle à sa chambre. Le laisse se débrouiller seul et retourne dans le salon. Regarde les dossiers, au moins elle va avoir de quoi s'occuper cette nuit. Elle se refait du café et passe voir si tout va bien pour Rick. Elle frappe, pas de réponse, ça fait vingt minutes qu'ils se sont quittés, il dort certainement. Elle pousse doucement la porte pour s'en assurer. Porte son regard sur le lit, il est vide. Tourne la tête et aperçoit la lumière filtrer sous la porte de la salle de bain. Aucun bruit ne lui parvient, craignant qu'il ne soit arrivé quelque chose, elle s'y dirige. Tout en appelant Castle, elle ouvre la porte et se fige.
