Salut tout le monde ! J'espère que vous passez de bonnes vacances (pour ceux qui sont en vacances), ou au moins que vous avez profité des fêtes de Noël pour vous goinfrer de mauvaises choses, de chocolat, pour prendre des kilos que vous allez essayer de perdre après le jour de l'an (une des résolutions à prendre mais qu'on ne tiendra jamais) pour vous donner bonne conscience, mais j'espère sincèrement et surtout... Que vous ne vous êtes pas cassés les doigts sur ces put*** d'huîtres à la c** (je mets des * pour éviter toutes injures envers ces mollusques marins bivalves inutiles et diaboliques).
Enfin bref, je voulais poster ce chapitre pour le 25 décembre après plus d'une semaine de dure labeur à le produire, mais... Mon ordi a joué des siennes et j'ai littéralement perdu TOUT mon travail avant de pouvoir le sauvegarder *pistolet à la main et prête à me tirer une balle*. Mais, je suis assez fière de ma mémoire, et de tête j'ai pu le réécrire presque mot pour mot (oui-oui, mot pour mot) en un temps record, comme vous pouvez le constater!
Hum hum, soyons un peu sérieux une minute tout de même. Pour ce chapitre, j'ai mixé deux idées que l'on m'a donné: l'une vient de ChefPopo (elle va reconnaître son idée en lisant ce chapitre), et l'autre vient de MiladyEly (sans qu'elle connaisse l'idée de ChefPopo bien entendu). Les deux idées me plaisaient énormément, et j'ai donc décidé de les combiner dans ce chapitre, qui est bien plus long qu'à l'accoutumée (normalement cela me fait trois pages OpenOffice, là ça m'en a fait huit). Mais j'espère que vous aurez autant de plaisir que d'habitude pour le lire, car personnellement j'y en ai mis beaucoup (de plaisir) *rire diabolique*
En espérant que vous allez apprécier ce chapitre (et en espérant ne pas me faire tuer par ChefPopo aussi)! Dites-moi ce que vous en pensez ;)
CHAPITRE 10: enfin la liberté?
à l'extérieur de la structure, le soleil tapait fortement sur le bitume et sur les pompiers. Il faisait au moins trente degrés, si ce n'était pas plus. Les pompiers de l'équipe de déminage et des équipes d'extraction faisaient une pause sous la tente qu'ils avaient monté en un temps record, tandis que les pompiers des casernes 44, 51, 57, et 95 continuaient de déblayer les gravas pour atteindre la poche d'air et sortir leurs frères le plus vite possible de cet enfer. Le chef Boden savait que cela ne servait à rien de leur dire de prendre une pause, car ils ne la prendraient pas: ils n'avaient qu'une chose en tête à présent, notamment les pompiers du 51. Et ils ne pouvaient pas les blâmer: si Casey ne leur avait pas ordonné de sortir de la maison, ils seraient eux aussi sous les gravas, tout comme leurs frères pompiers. Ils se sentaient coupables d'avoir obéi à cet ordre, mais si Casey ne l'avait pas fait, ils seraient sans doute morts à l'heure qu'il était. Voyant cela, les équipes en pause s'interrogeaient, et posaient leur regard sur le chef de bataillon, qui connaissaient mieux ces pompiers.
"Qu'est-ce qui leur arrive chef? Pourquoi ils continuent de travailler et ne font pas de pause?"
Boden ne pouvait pas non plus les blâmer de ne pas avoir la réponse à cette question. Il se tourna vers le groupe, la main sur sa radio.
"Ils ne font pas de pause car ce sont leurs frères et leur soeur qui sont là-dessous. Casey leur a ordonné de quitter les lieux avant que la maison explose et ils se sentent coupables de lui avoir obéi. Ils continueront jusqu'à ce qu'ils soient tous sortis en une seul morceau de ce trou à rats".
Les démineurs et les extracteurs se regardèrent sans dire un mot. Mais tous pensaient la même chose. Ces gars en-dessous d'eux, ils étaient aussi bien leurs frères qu'aux autres. Alors pourquoi prendre une pause? Chacun prirent deux voire trois bouteilles dans les mains, s'avancèrent vers le groupe de pompiers qui déblayaient encore et toujours les gravas et leur tendirent les bouteilles. Tous se redressèrent, prirent la bouteille et la burent presque d'une traite. Une signe de reconnaissance de leur part.
"Le chef nous a expliqué pour le lieutenant Casey".
Le capitaine Patterson se tourna vers celui qui venait de parler. Un certain Vlad. Il lui lança un regard curieux.
"Il a fait le bon choix. De vous faire sortir. Si vous aviez été pris dans l'explosion, vous seriez sans doute morts à l'heure qu'il est".
Patterson hocha légèrement la tête de haut en bas. Il le savait, que c'était le bon choix. Il aurait fait la même chose si les rôles avaient été inversés.
"C'est pour cela qu'on doit continuer. Parce que sans lui, on serait mort. On doit les sortir d'ici. Et vivants".
"C'est aussi notre but. Et on ne s'arrêtera pas avant d'avoir atteint ce but".
Patterson sourit, et tous se remirent au travail. Boden était satisfait de la scène qui se déroulait devant ses yeux. Il avait réussi à unir un groupe de personnes qui ne se connaissaient pas autour d'un seul et unique but. Et pour ainsi dire, Vermulen était aussi impressionné par ce qu'il venait d'entendre et de voir.
"Je ne pensais pas qu'ils allaient travailler de concert".
Boden ne bougea pas d'un pouce.
"Ce n'est pas la capacité de diriger une équipe qui fait qu'on peut devenir chef de bataillon, c'est sa capacité à être écouté et à réunir les troupes sous une même et une seule bannière".
Vermulen ne sut pas quoi dire. Cette dernière phrase était diriger contre lui. à cause de ce qu'il avait fait à l'équipe de secours de sa caserne. Au fond de lui, il le savait.
"Je dois le prendre pour moi? C'est ça?"
"Je faisais juste allusion à votre première phrase", assura Boden avec le sourire aux lèvres.
Bien sûr que cette phrase était à prendre pour lui. Il ne fallait pas jouer avec le travail de ses hommes.
"Si vous le dites..."
Ils furent tous les deux interrompus par un raclement de gorge très doux. Ils se retournèrent et aperçurent plusieurs femmes, les mains pleines.
"On... On a entendu l'explosion et... Et à la télévision ils ont expliqué que certains d'entre vous sont sous les décombres".
La femme qui avait commencé à parler ne continua pas, voulant avoir une réponse à la question imposée.
"C'est exact", affirma Boden.
"On sait que vous n'allez pas arrêter de travailler avant de les avoir sortis de là, nos maris sont pompiers et... Et on sait à quel point c'est dur. Alors on vous a apporté des bouteilles d'eau, des brumisateurs et de quoi manger. Des barres protéinées, des bananes, des sandwichs... De quoi tenir au corps".
Les femmes tendirent leurs bras pour donner ce qu'elles avaient, mais Boden et Vermulen étaient plus occupés à se regarder dans le blanc des yeux. Ils avaient eu la même idée. Ils soulevèrent le cordon de sécurité.
"Pourquoi ne pas faire la distribution vous-même? Cela fera plaisir à tout le monde. J'en suis certain".
Les femmes ne savaient pas quoi dire, pas même merci. Il n'y en avait pas besoin. Hésitantes, elle passèrent de l'autre côté de la barrière et s'installa dans la tente pour faire des lots et les donner un par un aux pompiers présents sur le site. Elles étaient fières d'aider les pompiers, les frères de leurs maris. Boden et Vermulen regarda autour d'eux, à l'extérieur du cordon. De nombreux journalistes étaient là pour relayer l'information, et ils n'avaient rien remarqué du tout. Ils étaient tellement concentrés sur les pompiers qu'ils n'avaient pas vu que les journalistes des plus grandes chaînes du pays étaient là.
Peu après, une voiture s'avança et passa elle aussi le cordon de sécurité établit par les policiers. Curieusement, Boden s'avança vers elle. La porte du conducteur s'ouvrit et elle laissa apparaître un homme blond vêtu de bleu.
"Will".
"Chef Boden! On se croise souvent en ce moment on dirait!"
Le sourire qu'il avait aux lèvres s'estompa très rapidement en voyant le regard noir que lui lançait le chef.
"J-je... Je voulais juste faire une remarque".
Boden soupira, et ferma les yeux.
"Six de mes hommes sont à l'intérieur d'une maison effondrée, et trois d'entre eux sont dans un état critique voire vital. Alors désolé si je n'ai pas rit ou sourit à votre... Remarque".
Will avala sa salive, les yeux toujours bloqués dans le regard de Boden.
"J-je comprends".
Il éclaira sa voix.
"Comment ça va à l'intérieur?"
"Le dernier contact date d'il y a dix minutes. Tout ce que l'on sait c'est qu'il y a encore des feux résiduels à l'intérieur de l'édifice et qu'on ne leur a pas donné d'extincteur. Donc l'air qu'ils ont se charge en fumée et en dioxyde de carbone. Et j'ai trois blessés grave".
"Grave comment?"
"Si on ne les sort pas d'ici le plus rapidement, au moins deux vont mourir".
Cela suffisait comme explication pour que Will ait des frissons sur tout son corps.
"Je vois. Il faut que je puisse parler à quelqu'un là-dessous. Il y a quelqu'un parmi vos hommes qui a un entraînement médical?"
"Dawson. Elle est descendu avec Borelli, notre nouvelle recrue à travers un trou qu'on a creusé. Ils étaient les seuls pompiers à pouvoir y passer. Elle est l'ancienne ambulancière en chef de notre ambulance, le 61. Severide et Ferraris n'ont que les entraînements médicaux de base".
Boden voulait lui demander en quoi cela allait lui servir, mais il n'eut pas le temps de poser la question.
"Très bien. Cela va m'aider dans mon travail. Je présume que vous n'avez pas me faire descendre et que de ce fait, je vais devoir aiguiller Dawson d'ici?"
"Vous avez vu juste".
"Alors il va falloir que je lui parle. Et vite".
"On a aucun contact direct avec le groupe de blessés. Tony fait l'aller-retour dans la galerie joignant la poche d'air au groupe. On devrait avoir un contact d'ici peu de temps. Il doit placer des balises pour permettre à l'équipe qui va descendre de connaître le chemin".
"D'accord. Je peux m'installer en attendant?"
"Faites comme chez vous".
Il sortit tout le matériel qu'il avait emmené avec lui dans la voiture et demanda aux ambulanciers sur le site de venir l'aider à mettre tout en place en attendant un contact. Vermulen s'avança vers le médecin lui aussi.
"Alors comme ça, on est de la famille de flic des renseignements? Halstead?"
Will se demandait comment il connaissait son frère. Et tout en continuant de travailler, il lui adressa la parole.
"Vous connaissez mon frère à ce que je vois".
"Il a travaillé sur une de nos interventions. Alors vous êtes le frère hein?"
Vermulen et Will se regardaient avec insistance, mais aucun d'eux ne lâchaient prise.
"On aura un contact dans combien de temps?"
"Dans très peu de temps. On a demandé à Ferraris de nous contacter quand il commencera à poser les balises".
"Je viens avec vous dans ce cas".
Vermulen acquiesça, et fit signe à Will de le suivre sur le lieux de forage, si on peut dire. Ils attendirent à peine quelques secondes avant d'avoir un contact.
"Chef? Ici Tony".
"Ferraris, comment ça va là-dessous?"
"Ah! Vermulen! Je me demandais quand est-ce que vous alliez parler dans cette foutue radio".
"Bonjour à vous aussi..."
Apercevant la tension entre le deux hommes, Boden décida d'intervenir.
"Tony, réponds à la question".
Ils entendirent Tony soupirer de l'autre côté de la radio.
"ça devient difficile. Les feux résiduels continuent à brûler et on n'a pas pensé à prendre assez d'extincteurs. La fumée commence à envahir l'espace et ça devient difficile de respirer".
"Vous avez des bouteilles d'oxygène pourtant".
"Combien de temps pour nous secourir?"
Vermulen et Boden eurent le même réflexe au même moment: se regarder et se mordre les lèvres.
"On ne sait pas encore".
"Pour le moment, on peut encore respirer. Mais si on utilise tout de suite nos bouteilles et qu'on n'a plus rien alors que la fumée aura vraiment bouffée tout l'oxygène, on mourra étouffé".
Tony avait raison. Autant repousser le plus possible l'utilisation des bouteilles pour avoir une chance plus grande de survivre le temps que les secours arrivent.
"C'est compréhensible. Comment vont les blessés?"
"Borelli s'est pris du béton dans le dos quand je vous ai dit d'arrêter de creuser et que ça s'est un peu effondré. Il a un énorme hématome dans le dos, sur la colonne et a l'air d'être commotionné. Euh... Hermann a toujours de grosses douleurs dans la poitrine, Dawson pense que ce sont les côtes cassées qui causent cette douleur. Severide est au bord de l'inconscience, sa fièvre continue de grimper et il a de plus en plus mal. Dawson essaie d'immobiliser son bras mais c'est pas gagner. Quant à Casey..."
Ferraris ne voulait pas donner de détails, mais il n'avait pas le choix.
"Il faut vraiment le faire sortir de là. J'ai bien peur qu'il nous lâche entre les doigts".
Boden ferma les yeux, pensant à ce que venait de dire l'un de ses pompiers.
"Et toi Ferraris?" demanda Boden.
"Moi? Euh... Dawson a dit que mon dos commençait à s'infecter. Mais à part ça je suis en pleine forme. Je m'occuperai de moi-même quand tout cela sera fini. Pas avant".
Will ne savait pas où donner de la tête. Il avait déjà travaillé avec les pompiers du 51, mais ils ne les avaient jamais vraiment vu impliqués à ce point. Ils les trouvaient héroïques et braves, toujours là pour l'autre, presque jamais pour soit. Il se tourna vers Vermulen.
"Il faut vraiment que je parle à Dawson. Et vite. Si l'état des blessés est celui qu'il nous a donné, Casey est une urgence vitale. S'il y avait un triage, il serait dans la zone rouge, presque noire".
"On fait le maximum, mais on doit d'abord faire sauter cette dalle en béton avant d'atterrir dans la poche d'air et les trouver. Là vous pourrez leur parler".
"Et si... Si on mettait une radio allumée dans la galerie pour leur parler?"
Vermulen réfléchissait. Au fond ce n'était pas une si mauvaise idée. La radio pouvait servir de relais. Ce n'était pas optimale mais au moins il pouvait parler au groupe directement.
"Tony? Est-ce que tu pourrais laisser ta radio allumée dans la galerie à l'endroit où tu es?"
"Alors on se tutoies maintenant?"
"Tony!"
Boden était de nouveau intervenu. Il soupira presque de colère.
"Vermulen est là pour vous sortir de là, alors garde ta rancune pour plus tard et concentre-toi!"
C'était une des premières fois que Tony pouvait sentir autant de colère chez Boden. Et le fait que six de ses hommes étaient dans les gravas n'arrangeait pas les choses.
"Compris chef. Euh... Pour répondre à la question, pourquoi la laisser dans le tunnel?"
"Elle servira de relais entre nous et le groupe".
"Impossible. Le signal radio n'arrive pas au fond. J'ai déjà essayé".
Will attrapa la radio sans prévenir.
"Alors placez une deuxième radio allumée à la sortie du tunnel. Cela fera deux relais, mais il faut que je parle à Dawson, et vite!"
C'était encore moins optimal, mais c'était la seule solution pour leur parler.
"Ce n'est pas une grande idée, mais cela peut marcher. Je vais mettre ça en place. Disons que ça va me prendre... Cinq minutes?"
"D'accord. Dès que tu as fini, tu nous recontactes d'accord?"
"Pas de soucis".
Les pompiers s'étaient arrêtés un instant le temps que Vermulen, Boden et Will parlent à Tony, et en avaient profité pour manger et boire, car avec la chaleur qu'il faisait, ils perdaient beaucoup d'eau et d'énergie.
"Allez les gars! On se remet au travail, et on n'arrêtera pas tant qu'on ne sera pas dans la poche d'air!" ordonna Vermulen tout en frappant dans ses mains.
Cette fois, lui aussi allait mettre la main à la patte.
à l'intérieur, Tony faisait le plus vite possible pour trouver un coin et y placer sa radio, mais il n'y avait rien. Il fallait trouver un endroit déjà éboulé pour limiter le risque de casser la radio, mais la galerie était fondée sur une grande plaque de béton lisse. Il prit alors trois petits blocs de béton, les posèrent de façon à réaliser une petite maison pour y loger sa radio et la mettre à l'abri. Le risque d'effondrement de la petite structure était minimal. Il continua sa route vers le groupe et en deux minutes, montre en main, il arriva au-dessus des cinq pompiers.
"Dawson!"
Perdue dans ses pensées, et regardant Matt respirer de plus en plus difficilement, elle sursauta et passa son regard par l'ouverture au-dessus d'elle.
"J'ai besoin de ta radio. Elle va servir de relais de communication entre l'extérieur et ici".
Ne comprenant pas tout mais lui faisant confiance, elle enleva sa radio et la lui tendit.
"Je reviens dans quelques secondes".
Il prit trois autres blocs de béton pour réaliser le même ouvrage qu'avec la première radio, y installa la radio de Dawson allumée et se remit à l'ouverture.
"Essaie de parler avec l'extérieur. Cela devrait marcher".
"Tony, je n'ai plus de radio. Les deux seules encore dispo sont celles de Borelli et Matt".
"Alors prends-en une, tu n'as pas le choix".
Elle mordit sa lèvre inférieure. Borelli venait de s'endormir et sa blessure n'était pas vraiment sérieuse, et Matt était endormi depuis plus de dix minutes et ses blessures étaient graves. Elle n'avait pas le choix.
"Matt? Matt, ouvre les yeux pour moi s'il te plaît".
Elle l'entendit grogner malgré le masque, et peu après, il ouvrit péniblement les yeux.
"Hey..." dit-il presque en chuchotant.
"Hey! Je vais avoir besoin de ta radio. Et ça va sans doute faire mal".
"Ah..."
Doucement, ne voulant pas lui faire mal, elle prit la radio et la fit glisser pour qu'elle soit libérée de son emprise. Elle entendit Matt grincer des dents plus d'une fois, mais elle y arriva. Soupirant profondément de soulagement, elle alluma la radio.
"Ici Dawson, quelqu'un me reçoit?"
à l'extérieur, tout le monde travaillait d'arrache-pied pour sortir leurs frères de ce piège. Et tout le monde attendait aussi un signe de vie de la part du groupe.
"Ici Dawson, quelqu'un me reçoit?"
Ayant tous entendu cette voix, les pompiers de la caserne 51 crièrent de joie et s'enlacèrent. Enfin un signe venant du groupe de blessés. Les autres pompier suivirent peu après, se félicitant et voulant continuer encore et encore à travailler, et cette fois encore plus dur. Mais Boden leur fit signe d'arrêter le temps de parler à Dawson, et de profiter d'une pause pour boire et manger à nouveau.
"Ici Boden, tu ne peux pas savoir comme je suis content de t'entendre Dawson".
"Moi aussi chef!"
Il fut très vite rejoint par Will, qui avait une radio en main, la radio de Vermulen.
"Dawson, ici Will Halstead. Comment vont les blessés?"
"Euh... Borelli a une commotion et un gros hématome dans le dos, mais ça devrait aller. Hermann a des côtes cassées et une forte douleur dans la poitrine. Severide fait une péritonite à cause d'une tige en fer qui était logée dans son flanc droit et il a le bras gauche cassé. Tony a une brûlure au second degré assez profonde qui commence à s'infecter. Et Casey a besoin de sortir d'ici le plus vite possible".
"à quel point c'est grave?"
Dawson mit quelques secondes à répondre.
"Possibles traumas crânien et cérébral, fracture du bassin et du fémur, insensibilité du bas du corps, douleur dans la poitrine, difficulté à respirer. Il oscille entre conscience et inconscience".
"Vous avez une vue sur ses constantes?"
"Pouls à 124, tension à 15/7, saturation à 95% avec le masque à oxygène".
"15/7? Il est sous anti-douleurs?"
"Depuis que je suis arrivée. Je lui ai injecté trois doses d'adré à cause d'un arrêt cardiaque".
"Combien de temps l'arrêt?"
"Environ sept minutes".
Will fit les gros yeux, et se tourna urgemment vers Boden.
"Il faut qu'on sorte Casey d'ici. Il est au bord de l'étiquette noire".
Boden se tourna à son tour vers le groupe de pompiers.
"On reprend le travail! Vous avez entendu Dawson?!"
Pas le temps d'acquiescer ou de parler, ils se mirent à courir vers la dalle en béton et continuèrent le travail en redoublant d'intensité.
"Dawson? Est-ce qu'il est conscient?"
"à peine. J'ai dû le réveiller pour prendre sa radio et vous parler".
"Il faut le garder conscient. S'il tombe inconscient, il risque le coma, voire la mort".
"Combien de temps avant un sauvetage?"
"Plus très longtemps. Les gars sont en train de faire sauter la dalle au-dessus de la poche d'air".
"D'accord".
Gabby regardait Matt. Sa respiration était de plus en plus difficile. Elle lui caressa la joue pour lui faire ouvrir les yeux.
"Tu as entendu ça? Ils seront bientôt là pour nous secourir".
"Dawson?"
Elle sursauta encore une fois à cause de la voix de Will à travers la radio.
"Ici Dawson".
"Je vais avoir besoin de la liste des produits que vous avez avec vous. Comme ça je pourrais vous aider un maximum avant le sauvetage".
Les ambulanciers se tinrent prêts pour réaliser la trousse de secours géante de Will pendant que Dawson allait leur donner les ingrédients.
"D'accord, alors j'ai... Trois ambus, quatre kits d'intubation, deux kits de trachéo, sept fioles de morphine, cinq de midazolam".
Elle continua sa liste pendant que les ambulanciers faisaient vite pour suivre le rythme de Dawson. Une fois finie, Dawson tourna sa tête vers Matt puis le moniteur. Quelque chose l'inquiétait.
"Matt? Matt, tu m'entends?"
Elle regarda à nouveau le moniteur de plus près, puis attrapa sa radio.
"Will! Il est en arrêt respiratoire!"
Son cri réveilla Severide dans un grognement horrible et douloureux. Quand il ouvrit les yeux, il vit Gabby presque penchée sur Matt complètement paniquée. Elle avait retiré son masque et l'avait remplacé par le ballon une nouvelle fois.
"Allez Matt respire!"
Kelly se redressa, et rampa vers Gabby, mais elle n'en tint pas compte. La radio s'alluma.
"Dawson? Injectez-lui une demi-dose d'adré et trois milligrammes de midazolam! Cela devrait l'aider! S'il a inhalé de la fumée, ses voies respiratoires peuvent être gonflées et enflammées".
Dawson avait écouté, mais continuait à le ballonner. Kelly plaça ses mains sur les siennes.
"Laisse. Je m'en occupe".
"Tu n'es pas en état Kelly".
"C'est mon petit frère. Je suis toujours en état pour lui".
Kelly et Dawson se regardèrent droit dans les yeux. Kelly n'avait pas abandonner. Dawson enleva ses mains, laissant kelly s'occuper une nouvelle fois de sa respiration pendant qu'elle prenait l'ampoule d'adrénaline et l'ampoule de midazolam. Elle remplit une seringue puis l'injecta dans l'intraveineuse. Après quelques secondes, Matt inspira très brièvement puis toussa. Il cracha du sang, mais au moins, il respirait.
"Continue de ballonner Kelly".
Il acquiesça, laissant Gabby parler dans la radio.
"Il est stabilisé pour l'instant. Mais il faut vraiment qu'il sorte de là".
"On travaille dessus Dawson. C'est bientôt fini", assura Boden.
Il venait à peine de finir sa phrase que la dalle sauta enfin, laissant entrevoir la poche d'air. Enfin. les pompiers se relevèrent et crièrent. Enfin leurs frères allaient être libres. Boden composa une équipe de sauvetage avec en tête Vermulen. Vlad, Cruz et Patterson étaient aussi volontaires pour descendre, et allaient être accompagnés de deux gars de l'équipe de déminage. Les équipes d'extraction installèrent un trépied avec un système de poulies et de cordes qu'ils allaient remplacer ensuite par une échelle pour faire remonter les victimes. Enfin descendus dans la poche d'air, ils firent descendre trois barquettes de sauvetage.
"Tony? Ici Boden, six hommes sont dans la poche d'air et vient vous secourir".
Tony ouvrit la bouche mais aucun ne sortit. Il entendit Dawson et Kelly rire de soulagement à travers le trou, puis commença à s'avancer vers la galerie.
"Je vais à leur rencontre".
"Sois prudent Tony", ordonna Kelly.
Gabby plaça ses mains sur les siennes.
"Va te reposer, il est stable pour le moment. Je vais continuer".
Il secoua la tête, ne voulant pas laisser Matt dans cet état.
"Kelly. Je m'occupe de lui".
Il soupira, fermant les yeux. Gabby avait raison. Son état ne lui permettait pas d'avoir les idées claires, mais en même temps, il ne pouvait pas laisser Matt. Pas aujourd'hui, pas maintenant. Voyant qu'elle allait perdre, elle soupira.
"Quel entêté, je vous jure".
"Je ne suis pas sourd Dawson".
Kelly tenta de rire, mais son ventre le paralysait. il lâcha prise une seconde, permettant alors à Gabby de prendre le relais.
"Qu'est-ce que je disais? Va te reposer. Tu n'es pas en état".
Kelly n'avait pas d'autre choix. Il se rallongea, observant gabby travailler sur Matt.
Dans la galerie, Tony avait rejoint l'équipe de sauvetage et avait accueilli le groupe de pompiers presque à bras ouverts. Mais l'étroitesse du lieu l'en empêchait.
"Vous pouvez remonter à la surface".
"Non. Je n'ai pas le droit de quitter les lieux avant les autres. Ils sont plus blessés que moi. Et vous ne me ferez pas changer d'avis".
De tout façon, il ne pouvait pas passer. Il se retourna et les guida vers le groupe de blessés.
"Dawson? Je t'amène du monde".
Elle leva la tête et soupira de soulagement. Enfin les secours étaient là.
"Matt, tu entends? Les secours sont là! Tu vas sortir de là!"
Pendant qu'elle lui parlait, les gars prirent la K12 que Dawson et Borelli avaient descendu pour faire un trou plus gros et passer l'échelle et une barquette de sauvetage. Matt grogna, ouvrit les yeux péniblement et les planta dans ceux de Dawson.
"Les... Oiseaux..."
Se rappelant de ce qu'il avait dit peu de temps avant à propose de son hallucination, elle se souvint que le bruit de la K12 était associé au chant des oiseaux.
"Oui Matt, les oiseaux sont revenus. Ils sont là pour te libérer".
Il sourit légèrement, luttant pour ne pas fermer les yeux. Elle leva les siens vers le groupe.
"Il faut faire vite!" cria-t-elle. "On va le perdre!"
Elle savait inconsciemment que s'il associait encore une fois les bruits et sensations autour de lui à une hallucination, cela ne présageait rien de bon. Patterson agrippa sa radio.
"Halstead? Ici Patterson. On va vous envoyer Casey d'ici une dizaine de minutes. Dawson vient de me prévenir de faire vite, car elle va le perdre".
"Dans ce cas, vous n'avez pas dix minutes Patterson. Soit vous le remontez en cinq minutes, soit il est mort".
C'était une course contre la montre. La dalle enfin sautée, ils installèrent l'échelle puis descendirent la barquette à l'aide d'une corde.
"Hermann, Borelli! Réveillez-vous! Je vais avoir besoin d'aide!"
Réveillés en sursaut, ils grincèrent des dents un instant avant de se demander ce qu'il se passait.
"Les secours sont là, et Matt remonte en premier. Il faut le mettre dans la barquette".
Pas le temps de discuter, ils foncèrent sur Dawson pour l'aider. Ce fut difficile à cause des cris de douleur que lançait Casey, mais une fois réussi, Gabby sangla le moniteur à ses pieds, et logea l'intraveineuse entre son bras et son torse, puis replaça le masque à oxygène et bloqua la bouteille entre ses jambes.
"Pas de blagues hein? Tu restes en vie, d'accord? On se retrouve à l'hôpital".
"P-pro... Mis?"
"Promis".
Elle caressa sa main et signala aux autres de le remonter. Enfin il allait être libre. Elle prit sa radio.
"Will? Matt a eu une hallu quand il a fait l'arrêt cardiaque. Il a associé le bruit de la K12 aux chants des oiseaux, la chaleur des flammes à une plage de sable et au soleil, et le manque d'oxygène à la mer et aux vagues. Si ça arrive, vous saurez quoi faire".
"Merci Dawson d'avoir prévenu. Mais je doute que ce soit utile".
"Il recommence à halluciner. Donc oui, c'est utile. Et c'est pour ça que ça devient urgent de le sortir de là".
"Compris".
Patterson, Cruz et Vlad se portèrent volontaires pour emmener Matt dans la poche d'air et le faire remonter à la surface. Arrivés à l'échelle, Matt ferma les yeux à cause de la lumière.
"So-leil... Et... Ch-chaud..."
Les pompiers autour de lui savaient ce que cela voulait dire. Mais en même temps, cela faisait lus d'une heure que Casey était là-dessous dans la pénombre.
"Oui mon lieutenant", commença Cruz. "Vous allez enfin sortir de là et voir le soleil".
Ils attachèrent la corde à la barquette et signalèrent aux autres de le remonter. Casey était enfin libre. à la surface, tous les pompiers tapaient dans leurs mains, sifflaient, se sentaient fiers d'avoir travaillé comme des damnés pour les faire sortir un par un de cet enfer. Brett et Chili arrivèrent avec un brancard pour que les pompiers puissent poser la barquette dessus et pour que Will puisse l'examiner avant de l'envoyer à Chicago Med. Il passa une lampe dans ses yeux, ce qui fit grogner Matt, qui se débattit douloureusement.
"Faible réaction pupillaire. Emmenez-le tout de suite à Chicago Med, prévenez-les de votre arrivée et demandez à Connor de s'en occuper. Connor et seulement lui".
"Compris".
Elles se mirent à courir vers leur ambulance pour l'emmener loin de cet endroit et pour le sauver.
à l'intérieur, une deuxième barquette avait été descendue pour y placer Kelly. Il ne voulait pas sortir de là, mais Gabby avait réussi à le raisonner et à le mettre dans la barquette. Soudain, une des structures de renforcement céda, sans doute mal mise. Et avec le poids sur la dalle en béton juste au-dessus du groupe, celle-ci commença à s'effondrer.
"SORTEZ TOUS! ALLEZ DANS LA GALERIE!" cria Dawson.
Elle eut le temps de pousser la barquette sous les structures tenant encore, pousser Hermann et Borelli au même endroit pendant que les autres regagnaient la galerie. Et ensuite, plus rien. Ce fut le noir total.
