Bonjour ! Oui je sais, j'avais dit que je publierai plus tôt mais que voulez-vous ! J'ai été très occupée et je n'ai pas trop eu le temps de me connecter. Alors comme promis, voici la réécriture de l'histoire.

Chapitre 1


Depuis toujours, j'attendais...

Apollon se demandait si Aphrodite y était pour quelque chose ou si c'était son coeur esseulé qui réclamait quelqu'un. Il ne voulait pas que la déesse se joue de ses sentiments pour se divertir. Si cet amour se révélait être son oeuvre, il le rejetterait férocement, de tout son coeur et de toute son âme pour ne pas souffrir encore. Il avait été assez meurtri par les refus des personnes qu'il avait aimées. Il avait trop souffert... de leur mort. Daphné, Cassandra, Cyparisse, Hyacinthe... Les noms se succédaient et se comptaient par dizaines. Ces personnes, ils les avait aimées, il avait fondé tous ses espoirs sur elles, et tout ça... pour rien. Elles l'avaient abandonné.

Penser à son Prince Spartiate lui laissait encore un goût amer dans la bouche et la vieille blessure de son coeur se rouvrait à chaque fois qu'il pensait à lui. Apollon avait appris à ne se remémorer que les instants de bonheur passés avec Hyacinthe.

Avec le temps, il avait réussi à accepter la mort du Spartiate mais il se sentait responsable. Tous les ans quand il se rendait dans son sanctuaire, tous les ans, quelques larmes s'échappaient de ses yeux. Et quand il rentrait sur l'Olympe après cette visite, sa famille faisait de son mieux pour lui faire oublier. Il passait alors un excellent moment avec Dionysos.

Artemis, malgré son voeux, se faisait un devoir de lui présenter starlettes ou mannequins capables de lui faire tourner la page.

Apollon n'avait jamais compris comment les Olympiens pouvaient se tromper mutuellement. Lui ne souhaitait qu'une seule chose; trouver la personne qui pourrait remplir ce vide glacé qu'était son coeur. La personne qu'il ne cajolerait, qu'il aimerait. La personne qu'il ne tromperait jamais.

Il était malheureux d'être seul après tellement d'années passées à espèrer, et tout ce qu'il voulait, c'était de pouvoir aimer Persée sans contraintes.


Tous les Olympiens avaient été convoqués pour le Conseil des Dieux, cette réunion si barbante mais tellement hilarante. Apollon ne se lasserait jamais du spectacle cocasse de Zeus et Poséidon en train de se disputer.

« Tu as toujours été le préféré de maman Rhéa !

Comment peux-tu seulement oser dire ça ?! Elle t'a toujours préféré à moi; la preuve, elle t'a caché afin que tu ne te fasses pas dévorer ! Je n'ai pas eu cette chance MOI ! »

Hadès les regarda et haussa un sourcil hautain. Il lança en direction de ses frères:

Arrêtez de vous plaindre tous les deux... VOUS n'avez pas à embaucher des impertinents qui vous ruinent sans scrupule; VOUS avez la belle vie à seulement vous soucier de Oh ! Mais à quel jeu pourrais-je bien jouer ce soir? Ou encore Mais avec quel petit mannequin pourrais-je aller à l'hôtel ? »

Poséidon et Zeus le fusillèrent du regard.

Déméter se lança dans un exposé très détaillé sur les effets que la pollution pouvait avoir sur les récoltes de maïs. Apollon, ennuyé, jeta un petit regard à la ronde pour voir Arès se curer les ongles avec un couteau, Aphrodite en train d'embrasser son miroir et Hermès pianoter sur son portable.

Découragé, il mit ses écouteurs. Persée. Quel beau jeune homme il était devenu tout de même. Si seulement il pouvait lui dire à quel point il l'aime...Il soupira.

« ...pollon ? »

La voix de son Père le tira de ses sombres pensées.

« Mm. Oui ?

-Quelque chose ne va pas ? »

Tous les regards étaient fixés sur lui. Gêné, il dit simplement :

« Non, non. Tout va bien, ne t'inquiète pas. »

Il resta silencieux tout le temps que dura la réunion. Quand elle fut terminée, Artemis s'approcha, soucieuse.

« Tu es sûr que tout va bien ? Tu n'avais pas l'air bien. Le pilote automatique de ton char ne fonctionne plus ? »

Apollon la regarda. Ses sentiments se déchainaient en lui. Je ne peux pas lui dire. Pas près ce qui s'est passé avec Hyacinthe.

« Tu es amoureux ? C'est une mortelle ?

-Non je... Ne t'inquiète pas je vais bien. »

Il baissa les yeux pour ne pas voir son regard inquisiteur.

« Comment s'appelle-t-il ? »

Apollon sourit. Elle ne connaissait si bien. Mais il ne pouvait pas lui dire. Pas encore.

« Je... Plus tard. »

Sa soeur n'insista pas, comprenant qu'il avait besoin de temps. Elle s'approcha de lui, l'embrassa doucement sur la joue puis partit rejoindre ses chasseresses, qu'elle avait laissées sous la garde de Thalia.


Plus tard, alors qu'Apollon était assis sur les marches de son palais, un parfum féminin envahit ses narines. Il releva la tête pour voir Aphrodite devant lui.

« Tu semblais bien malheureux aujourd'hui. Je crois que je sais ce qui t'ennuie, et je suis venue éclaircir ce point. »

Ses lèvres maquillées retroussèrent en un franc sourire.

« Je suis heureuse pour toi. Je sais que Persée est la bonne personne. Et... Je voulais te dire que ce n'est pas sous mon pouvoir que tu es tombé amoureux de lui. Alors tu devrais faire confiance à ton coeur, à ton instinct et essayer d'être heureux. Je ne dis pas que cela sera facile, mais je sais que tu y arriveras. Tu as tout mon soutient pour ça... »

Aphrodite effleura sa joue en un petit baiser. Apollon sourit. En s'évanouissant dans une poussière d'or, la déesse de l'amour murmura :

« Bonne chance... »


Voilà ! J'espère que cela vous plaît... Donnez-moi votre avis !

Bisous bisous

PoisonEcarlate