Les secrets de Minuit
Chapitre VI Partie II
Rémus réprima un bâillement alors qu'il déambulait dans les escaliers. Il se sentait fatigué, ce n'était pas uniquement à cause de la pleine lune qui était proche, mais le fait qu'il n'était pas en mesure de rattraper son sommeil. La nuit dernière, il était sous la cape d'invisibilité, observant et attendant au ministère. Après son retour, à l'aube, il dû faire son rapport sans compter qu'il devait également se rapprocher de Grayback, en espérant que ce dernier ne le tue pas pour essayer de voler des informations sur les mouvements de Voldemort.
Une semaine d'enfer. Et maintenant, non seulement l'incident d'Arthur mais aussi la menace de la pleine lune qui planait sur lui.
Snape arriva en face de lui, mais d'où il venait était un mystère pour lui.
Severus, salua-t-il avec un sourire. Aurais-tu vu, par hasard, Sirius quelque part ?
L'homme ricana comme toujours. Non, je l'ai heureusement pas vu. Il est probablement assis quelque part à ruminer son destin funeste et misérable, dit-il.
Une légère douleur s'implanta dans le coeur de Rémus parce qu'il savait exactement combien Sirius détestait rester dans cette maison alors que tout l'Ordre faisait son travail pour entraver le Seigneur des Ténèbres.
Son mécontentement dû se voir sur son visage aussi soudainement Snape soupira.
Ou peut-être qu'il est juste à la recherche de Potter. Dit le Maître des Potions sans être agressif et Rémus ne su ce qui avait causé ce changement soudain. As-tu bu ta potion ? Demanda-t-il ensuite et le loup en fût dérouté. Habituellement, quand l'homme demandait cela, quelqu'un était toujours dans la pièce, de sorte que la question sonnait comme s'il essayait de rappeler à tout le monde son état. Cependant, maintenant qu'ils étaient seuls, il semblait qu'il se souciait vraiment de lui.
Ne prétends pas te soucier de moi. Fit Lupin, en inclinant légèrement la tête, il ne savait pas pourquoi la question de Snape le mit sur la défensive alors qu'habituellement il souriait devant les tentatives parfois enfantines de l'homme pour l'humilier devant les autres personnes qu'il considérait comme ses amis.
Les sourcils de Snape se levèrent. Nous ne voulons pas d'un loup-garou sauvage courant parmi les enfants. Surtout pas en ce moment alors que le grand Harry Potter est aussi parmi nous.
On n'a jamais mis les enfants en danger, Severus et tu n'as jamais aimé Harry. Qu'est-ce qu'il y a de changé ? Lui demanda Lupin.
Bien que j'avoue ne pas aimer cet enfant, je ne voudrais jamais qu'il soit mordu par un loup-garou. Personne ne mérite ce destin.
Rémus sourit à cela. Il avait toujours cru que le Maître des Potions pensait qu'il méritait sa condition, mais ce dernier continuait à le surprendre même après des décennies.
J'ai bu ma potion, merci de me la préparer.
Je te donnerai la prochaine demain. Fit Snape en se détournant pour partir.
Severus... commença le loup, sans savoir pourquoi il posait cette question. As-tu des projets pour les vacances ?
L'homme en noir se retourna et Remus remarqua une lueur espiègle brillant dans ses yeux noirs. Pleins. Répondit-il avec un léger sourire au coin de la bouche.
Remus regardait, immobile, l'homme partir. Il ne pouvait s'empêcher de penser que l'étincelle dans les yeux noirs était pleine de sous-entendus impliquant quelque chose de vraiment offensant. Serait-il possible que Severus Snape ait un amant ? Hé bien, il était encore jeune mais compte tenu de sa position d'espion pour les deux côtés de la guerre, il semblait que cela soit imprudent de sa part. Jamais Severus ne risquerait une telle chose, ni pour un amant, ni pour son travail comme espion, si cette personne était quelqu'un qui avait connaissance de sa situation, cela rendait les choses un peu plus facile mais non moins problématiques.
Il secoua la tête en se retournant. Non, ça ne pouvait pas être ça. Snape était un solitaire, arrogant, désagréable et parfois cruel, même envers les personnes qui ne méritaient pas un tel traitement. Mais que faire si quelqu'un avait réussi à briser les couches de glace ?
Jamais Remus aurait pu imaginer qu'il serait un jour l'objet des désirs de quelqu'un et pourtant il était là, à la recherche de son propre amant en ce moment. Il était l'exemple vivant d'un loup solitaire et pourtant il avait trouvé l'amour. Pourquoi serait-il différent pour Snape ? Il était au courant du sombre passé de l'homme, même s'il n'avait pas tous les détails, ce qui expliquerait son détachement envers les autres, voulant être un espion. Il devait avoir eux des moments difficiles mais pouvait-il être un homme romantique ou tout simplement avoir des relations amicales ?
Il avait failli courir après le Maître des Potions, lui demandant si effectivement il avait quelqu'un dans sa vie, quand il réalisa que ce n'était pas ses affaires. « Probablement », serait la réponse exacte de Snape. Alors il continua sa montée vers le grenier, en espérant y trouver Sirius avec Buck.
Par l'enfer, où est passé ce garçon ! Cria une voix familière avant que le loup ne puisse gravir les dernières marches. Un instant plus tard, le propriétaire de la voix se présenta devant lui.
Rémus, loup sournois, que fais-tu ici ? Fit Sirius en souriant, taquin.
Je te cherchais, en fait. Répondit Lupin en se rapprochant de lui.
Et que comptes-tu faire exactement avec moi une fois m'avoir trouvé ? Demanda Sirius plaçant un doux baiser sur ses lèvres. Son murmure caressant les oreilles du loup comme de la soie.
Dumbledor est là, il veut parler à Harry. Il se recula, sachant exactement à quelle vitesse les tentatives de Sirius pour le séduire pouvaient aboutir.
Des mains s'égarèrent sur ses hanches, des lèvres chaudes caressant la ligne de son cou.
Dumbledor peut attendre un peu. Fit une voix rauque à côté de son oreille.
Très rapide en effet.
Dumbledor t'attends Sirius, bouge ton joli petit cul ! Dit-il en se retournant.
Une main saisit son épaule et l'arrêta. Il prit une profonde inspiration, prêt pour une diatribe sur les hormones des adolescents, quand tout à coup, grâce à ses sens de loup-garou, il sentit quelque chose.
Rémus gémit avec ferveur quand il réalisa à quel point Sirius était excité. Une odeur musquée et épicée sortaient des pores de son amant et il l'inhala avec l'oxygène. C'était incroyable de voir comment une simple odeur pouvait transformer un loup-garou vicieux en quelque chose de plus sensuelle.
Il réalisa également à quel point lui-même était excité, une érection dure palpitait déjà sous ces vêtements.
Je veux te prendre, Rémus. Fit une voix ardente derrière lui. Je sais que tu le sais. Tu sembles toujours savoir quand je te veux. Il sentit Sirius sourire dans son cou, ce qui le fît frissonner.
Hé bien, tu ne le feras pas. Il sourit, en essayant de se dégager, mais sa tentative fût vaine. Deux bras forts le tenaient emprisonnés comme dans une cage, une cage qu'il ne voulait pas vraiment quitter. De longs doigts se glissèrent sous ses robes et Remus réalisa qu'il était perdu.
Des vagues de luxures envahirent ses sens, lui donnant des vertiges à chaque respiration. L'arôme épicé de le peau de son amant et l'odeur musquée de sa sueur l'aurait presque fait venir dans son pantalon. Il pouvait déjà sentir le pré-sperme sortir de son érection.
Non, je ne veux pas en effet. Dit Sirius et Rémus fut surpris d'entendre son propre gémissement dépité. Parce que quand je te fais l'amour, je veux prendre mon temps. Je ne vais pas laisser quelqu'un comme Dumbledor tout précipiter, je veux me plonger dans ces sensations qu'offre ton corps en dessous du mien, Rémus. L'homme ronronnait, ses mains courant partout sur sa peau nue.
La pleine lune... Commença le loup tout en se haïssant de causer autant de préjudices et de contraintes à Sirius sur leurs activités intimes.
La pleine lune est dans trois jours, mon cher ami, et cela signifie que dès maintenant, ta peau sera hypersensible, tes sens surdéveloppés et tu es constamment en manque de quelque chose bien que tu ne le comprennes pas toi-même. Murmura son amant à l'oreille, tandis que sa main chaude remontait vers son estomac. Tu penses que je ne l'ai pas remarqué ? Tu penses que je ne savais pas ce que tu voulais exactement durant ces jours ? Oh Rémus, je sais que tu brûles d'impatience de le faire... Sirius gémit et sa main disparu soudainement du corps de l'autre homme. Avec moi... poursuivit-il, sa paume glissant tout près de son érection, ses lèvres se courbant d'un sourire béat alors que la tête du loup reposait au dessus de son épaule.
Vas-y, mon amour, profite de mon contact. Fit-il d'une voix douce et passionnée, ses doigts effleurant le membre durci recouvert par des couches de vêtements.
Rémus laissa échapper un cri étouffé alors que ses hanches poussèrent en avant. Une main fiévreuse caressait son érection sans aucune douceur, lui donnant exactement ce dont il avait besoin. Sirius avait raison, comme toujours, c'était en effet ce qu'il lui fallait, mais pas seulement quelques jours avant sa transformation mais à chaque fois qu'il était proche de l'homme. Son parfum spécial le rendait toujours dur et le fait qu'il pouvait toujours savoir quand l'homme ressentait la même chose donnait quelques caractéristiques particulières à leur relation.
Il s'enfonça d'avant en arrière entre les doigts accueillant.
Tu me sens, n'est-ce pas Rémus. Black gémit, frottant son érection sur Rémus, en faisant des mouvements de hanches. Je serai bientôt en toi, pas maintenant, mais bientôt et tu pourras faire ressortir ton côté sauvage. Tu sais combien j'aime tes petites morsures, n'est-ce pas ? L'homme se mit à rire à son oreille. Le loup gémit avant que l'autre homme ne le tourne vers le mur, se penchant avec ses deux mains sur la surface dure.
Ha... Sirius... gémit-il avec ferveur alors que l'autre homme faisait courir son autre main sur la poitrine nue, pinçant ses mamelons dressés.
Mon ami, tu sembles bien agité... Fit Sirius joyeusement, une main déboutonnant le pantalon de l'autre homme. Il libéra l'érection du loup et ce dernier frémit en sentant l'air froid sur son pénis. Mais soudain, de longs doigts s'enroulèrent autour d'elle d'une caresse chaude et désireuse, se déplaçant doucement et langoureusement.
Rémus grogna comme un animal sauvage, son corps tendu voulant être libéré de cette tension, ses lèvres entrouvertes.
De longs cheveux bouclés chatouillait son visage alors que Sirius léchait de sa langue son menton hérissé, mordant à certains endroits et suçant sa chair. Il tourna la tête ayant une grande envie d'un baiser, profond et lascif. Ses lèvres furent accueillies immédiatement. Il voulait tourner tout son corps vers Sirius mais l'homme ne le laissa pas faire. Il saisit les hanches fermement tout en avançant avec une force presque brutale vers Remus.
Toi aussi... Gémit Lupin dans le baiser et la réponse fût un gémissement rauque. Il fut tourné d'un geste brusque et fût écrasé contre le mur par un autre corps chaud et avide.
Le loup déchira la robe et la chemise de son amant avec véhémence, alors que son regard ne quittait plus le corps en face de lui. L'homme devant lui arrêta brusquement. Baissant les yeux sur ses vêtements déchirés, puis un sourire béat éclaira ses traits usés.
Ouiii... Gémit Sirius alors que ses lèvres retournèrent sur celle de Remus, sa langue dans la bouche de l'autre, des dents mordants sauvagement et les mains accaparent le dos de Lupin.
Ouiii... Siffla-til à nouveau alors que leurs membres se touchèrent, l'un couvert de vêtements mais Remus était déterminé à changer cela. Ses doigts cherchèrent les boutons pendant un moment et puis finalement l'érection de Sirius fut dans sa main, dur et soyeux, humide de pré-sperme.
Sirius gémit, poussant avec impatience dans la main de Rémus, ce dernier faisant des mouvements rapides. Mais cela ne suffit pas. Ce n'était jamais suffisant pour lui.
Remus captura les lèvres pulpeuses férocement, grignotant la chair tendre alors que sa paume se plaça entre leur deux érections, rejoignant celle énergique de Sirius.
Les deux oeuvraient avec leurs doigts, durement, frottant, serrant, frottant leurs hanches l'une contre l'autre.
Je veux être à l'intérieur de toi... Murmura Sirius dans la bouche du loup, en réponse, un gémissement d'impatience lui répondit. Prêt à répondre au souhait de Black. Mais pas maintenant, pas ici, on avait besoin d'eux ailleurs, ils avaient à peine le temps de vraiment faire l'amour. Cependant, ce soir, quand tout le monde serait endormi, il se faufilerait dans la chambre de son amant, il ramperait au dessus de l'homme. Il l'embrasserait minutieusement, ses mains glissant dans les boucles noires et quand ils seraient tous les deux durs, il le monterait, follement, éperdument jusqu'à ce qu'il vienne sur le ventre de Sirius et que ce dernier vienne à l'intérieur de lui.
Ce soir... Gémit Lupin comme réponse, aveuglé de plaisir. Son membre dégoulinant de pré-sperme sur leurs mains jointes. Oh, Sirius... gémit-il, une main emmêlée dans la crinière noire quand il sentit l'autre homme saisir son arrière train.
La sensation fût écrasante quand il sentit le doigt de Sirius entre ses fesses, et il vint en frissonnant dans la paume serrant le bout de son érection. Même avec son esprit brumeux, il entendit son amant aboyer son prénom alors que ce dernier était venu lui aussi dans un cri étouffé.
Haletant, ils se reposèrent l'un contre l'autre, les doigts caressant paresseusement la chair tendre, les lèvres humides glissant sur la peau en sueur.
Mmm... Sirius ronronnait contre son oreille et il frissonna à nouveau. C'était bon.
Remus se recula. Tu veux dire que la nuit dernière c'était pas bon ? Demanda-t-il avec une irritation feinte. Ou ce matin ? Poursuivit-il.
C'est toujours bon. Ou génialissime si tu veux. Sirius riait. Il glissa une main dans les cheveux du loup et plaça un doux baiser sur les lèvres meurtries.
Nous devons vraiment y aller. Dumbledor nous attends. Rappela Rémus.
Il ne pourrait pas attendre un peu plus. Murmura Sirius langoureusement, enroulant ses doigts de manière suggestive autour de la virilité de Remus.
Sirius, allons-y maintenant. Ordonna-t-il.
Oh, mais Rémus... L'homme gémit.
Il n'y pas de « Oh, mais Rémus » qui tienne, rit Lupin. Dumbledor nous attends et je crois que tu ne sais toujours pas où se trouve ton filleul. Nous n'avons pas le temps pour ça maintenant.
Maintenant ? Mais ce soir, nous le ferons ?
Ce soir, nous le ferons certainement.
Bien. Sirius hocha la tête en reculant. Maintenant, que faisons-nous au sujet de mes vêtements déchirés ? On pourrait penser que je suis tombé sur un loup-garou, en voyant ça. Il indiqua sa chemise et sa robe déchirées.
Rémus regarda son amant. Ses yeux scrutant le corps maigre. Son regard caressant les marques que le passé avait laissé. Il tendit la main, laissant ses doigts danser sur les côtes à travers la peau douce. Sa main se décala un peu et il pu sentir des battements rapides, un coeur chaud aimant.
Son regard retourna vers les yeux de Sirius et rencontra deux lacs sombres, ainsi qu'un regard lubrique. Il dû se rappeler une fois de plus que ce n'était ni le moment ni le lieux appropriés pour poursuivre leurs préliminaires.
Toutefois, sa main retourna vers le haut, caressant le cou mince, son pouce glissant sous le menton de Sirius, sa langue mouillant ses lèvres inconsciemment.
Ce soir... Murmura-t-il encore, puis il se racla la gorge et recula. Il saisit sa baguette et pointa les vêtements. Sirius suivi ses mouvements avec un sourire narquois sur son visage. Il savait exactement comment son corps nu affectait Lupin.
Réparo, fit Remus d'un sourire penaud.
oOo
Harry était assis sur son lit, immobile. Après avoir vu Severus, sa vie semblait plus facile à gérer. Sa confession l'avait surpris, il n'avait pas vraiment voulu se confesser à Severus, mais la réaction de l'homme était encore plus inattendue.
Severus l'aimait vraiment et cette pensée envoyait des papillons voleter dans son estomac. Il n'était pas nécessaire qu'il le dise à haute voix, le regard de l'homme lui avait tout montré. Leur relation, les rendez-vous secrets à minuit n'étaient pas juste un passage amusant pour son professeur et enfin il le savait avec certitude. Il était aimé, follement et profondément.
Il sourit dans son oreiller, qui sentait encore l'odeur du Maître des Potions.
Hermione était d'accord avec lui à ce sujet. La jeune fille semblait heureuse quand il lui avait dit ce qu'il était arrivé, elle avait crié de surprise, puis sourit tout en rougissant. Elle lui dit exactement ce qu'elle pensait du professeur de potions.
Elle lui avait dit qu'il ne devait ni être en colère ni triste. Snape était un homme avec un passé sombre et triste, qu'il était évident juste en le regardant. Que ce n'était pas surprenant que cela soit difficile pour lui d'admettre qu'il aimait quelqu'un ou de parler de ses sentiments.
Harry devait admettre qu'il était soulagé quand il découvrit que la jeune fille pensait la même chose que lui à ce sujet. Il n'était pas vraiment expérimenté dans le domaine de l'amour mais il savait que la brune avait eu au moins des parents aimants et même Krum. Il n'était pas sûr que ce soit exactement les mêmes sentiments qu'il ressentait.
Après que Severus ait quitté la chambre, il était incertain à propos du comment il devait se sentir. Quand l'homme était couché sur lui, il était sûr de ce qu'il avait vu dans les yeux noirs était un amour profond, profond comme le fond de l'océan, mais quand le Maître des Potions n'était pas près de lui, ses doutes remplissaient de nouveau son esprit, ce qui compliquait les choses.
Severus était plus âgé que lui, beaucoup plus âgé. C'était égoïste quand il pensait que ça n'avait pas d'importance, il ne serait pas celui qui serait blâmé sur la maltraitance d'enfant, peu importe si elle était consensuel ou non.
Sirius surgi dans son esprit, son parrain bien aimé, qui détestait son amant au plus profond de lui. Et le sentiment était réciproque. Que se passerait-il si son parrain découvrait leur relation ? Que penseraient les autres ? Severus avait pris de gros risques pour continuer cette relation, plus grand que Harry avait jamais admis lui-même.
Sans oublier Voldemort. Un frisson courra sur son corps et une sueur glacée ruisselait de son dos juste à cette pensée.
Alors qu'il était toujours assis sur le lit, il saisit de nouveau son oreiller. Même à travers toutes ces difficultés, il savait qu'il aimait l'homme plus que quiconque. Et il était aimé en retour. Il n'avait pas besoin de mots, les caresses et les regards étaient plus que suffisants. Mais cela suffirait-il pour prouver leur amour à quelqu'un d'autre ?
Il sursauta quand quelqu'un frappa à sa porte fermement.
C'est moi, mec.
Il se leva et ouvrit la porte rapidement.
Quoi de neuf ?
Heu... Snape veut te parler. Dit Ron, passant une main dans ses cheveux roux.
Pourquoi Severus ne venait-il pas jusqu'à lui s'il voulait lui parler ? Pourquoi envoyer Ron ? Il était sur le point de poser la question quand le roux continua.
Ça vient de Poudlard et Sirius ne semble pas trop heureux à ce sujet. Gémit l'autre garçon en grimaçant.
Allons-y. Dit le survivant, trop peur que leur secret soit découvert.
Quand il fit irruption dans la cuisine, il vit instantanément Severus et Sirius non loin l'un de l'autre, leurs baguettes dans leurs mains, mais pas pointer vers l'autre encore. Autour d'eux, Mme Weasley, George et Ginny étaient debout, ne sachant pas quoi faire. Hermione observait de loin tout en regardant avec inquiétude Harry.
Je ne te crois pas, grogna Sirius.
Et je ne me soucie pas de tes problèmes de confiance, Black. Crois-moi, je serais l'homme le plus joyeux si je ne devais pas enseigner à ce morveux insolent, mais c'est un ordre de Dumbledor. Pas mon souhait personnel. Ricana le Maître des Potions.
Sirius ? Demanda Harry, essayant d'arrêter le conflit.
Oh, bonjour Harry. Heu... Snape veut te dire quelque chose, mais avant qu'il n'ouvre sa gueule, fit Sirius, lançant un regard noir vers Snape qui était sur le point de prendre la parole, tu dois savoir que tu peux dire non. Tu peux dire que tu n'es pas prêt à le faire.
Harry remarqua Severus lever un sourcil au commentaire mais il disparu avant que Sirius ne puisse le voir.
Bon alors, vas-y Snape. Black agita ses bras et tomba sur une chaise.
Potter, commença l'homme d'une voix officielle. Écoutez-moi bien, parce que je ne me répéterai pas. Le directeur croit qu'il y a un lien unique entre vous et le Seigneur des Ténèbres, dont votre vision sur Arthur Weasley. Lorsque l'esprit du Seigneur des Ténèbres est plus faible, par exemple quand il est dans le corps de Nagini, vous pouvez partager ses pensées.
Cela pourrait être utile contre lui, non ? Demanda le jeune homme ne pouvant retenir son excitation. Bien qu'il soit terrifié qu'il puisse entrer dans la tête de Voldemort, ils avaient enfin une arme contre lui.
Ne m'interrompez pas, Potter. Siffla Snape.
Snivellus, quelle manière. Fit Sirius en se moquant de l'homme.
Avant que Snape ne puisse réagir, Harry reprit la parole.
Je suis désolé, Professeur Snape, s'il vous plaît continuez.
Le professeur le regarda durement mais il aurait pu jurer qu'il avait vu un léger sourire au coin de ses lèvres.
Nous ne prévoyons pas d'utiliser cela contre lui, Dumbledor a déjà un espion. Nous ne pouvons pas maintenir cette connexion avec le Seigneur des Ténèbres, Potter, ça serait dangereux pour tout le monde...
Harry hocha la tête, mais il ne comprenait pas pourquoi ils ne pouvaient pas tourner cela à leur avantage. Peut-être que Dumbledor avait peur que son esprit soit trop faible ?
Comme toujours, Severus semblait lire dans son esprit.
Si le Seigneur des Ténèbres devient conscient de ce lien, il l'utilisera sûrement contre vous. Il pourrait vous torturer avec votre propre imagination, avec vos propres souvenirs, vous faire voir des choses qui n'existe pas et vous pourriez mal l'interprêter. Il a toujours aimé torturer et conduire ses victimes à la folie avant de leur donner le coup de grâce. Ajouta Snape sombrement.
Lupin entra dans la cuisine et s'assit à côté de Sirius. Les deux hommes échangèrent un regard chaleureux et aimant et sur le coup, Harry pensait que, peut-être, il y avait plus que de l'amitié entre eux. Il retourna rapidement son attention vers Severus. Il y a une méthode et au cas où vous seriez capable de l'apprendre, vous pourrez avoir la capacité de protéger votre esprit du Seigneur des Ténèbres. Cela s'appelle l'occlumencie, une magie protectrice de l'esprit.
Sirius s'agita sur son siège mais Harry ne se tourna pas vers lui. Il était curieux de voir comment cela finirait.
Après les vacances, je vais essayer de vous enseigner cette technique de sorte que vous pourrez défendre votre esprit des attaques ainsi que des visions, Potter. Vous direz à tous vos amis que vous venez me voir pour des cours supplémentaires en potions. Connaissant vos résultats dans cette matière, personne ne mettra en doute la nécessité de ces cours. Snape laissa un sourire taquin apparaître sur son visage.
Cependant, tout ce que Harry pouvait penser était qu'il avait du temps supplémentaire avec Severus. Il regarda l'homme incrédule, essayant vraiment d'empêcher ses lèvres de se courber d'un sourire heureux. Venaient-ils d'obtenir la permission de passer plus de temps ensemble, dans les appartements de Severus, sans que cela soit suspect ?
Il ne devrait pas être si heureux.
Des leçons supplémentaires ? Fit le jeune homme presque en pleurant, essayant d'appuyer la déception qu'il pouvait dans sa voix.
Sirius souffla sachant d'avance la réaction de Harry.
Je ne veux pas que tu passes plus de temps que nécessaire avec Harry. Dit Sirius. Pourquoi Dumbledor ne pourrait-il pas lui apprendre ?
Tu agis comme un enfant, Black. Snape soupira dramatiquement. Je ne veux pas non plus de ça mais personne ne s'en soucie. Crois-moi, j'ai autres choses à faire que de passer mon temps à enseigner quelque chose au Golden Boy, sachant exactement comment ce gamin échouera. Le directeur est un homme très occupé, ce qui explique pourquoi il m'a confié cette tâche. Ou peut-être qu'il sait quand c'est une cause perdue quand il en voit une.
Ne t'avise pas à parler de Harry comme ça ! Hurla Sirius, sautant sur ses pieds.
Calme-toi, Sirius, fit Remus en se levant aussi, essayant de calmer son amant. Sirius haussa légèrement ses épaules et s'écrasa sur sa chaise.
Dis-lui ce que tu comptes faire exactement. Dis-lui, comment tu souhaites lui enseigner. Ordonna Sirius, posant ses coudes sur la table.
Snape lui lança un regard noir avant de s'approcher du jeune homme. Il le regarda dans les yeux quand il poursuivi. Merci Merlin, son professeur se tenait maintenant dos à Sirius, de sorte que son parrain ne puisse voir son visage, parce qu'il souriait quand il parla.
Je vais utiliser la Légilimencie. Je vais pénétrer votre esprit et je vais voir vos pensées, vos sentiments cachés, vos désirs secrets, vos souvenirs perdus, vos doux rêves, tout. Je vais entrer dans votre esprit et vous aurez à me faire sortir à l'aide de l'occlumencie. Dit Severus, d'une vois sombre et personne dans la pièce, sauf Harry réalisa qu'elle était remplie de promesses palpitantes, excitantes et lubriques.
Harry se sentit durcir à la seule pensée que Severus verrait tous les rêves qu'il avait sur l'homme, le suçant, lui faisant l'amour. L'homme pourrait peut-être également voir, comment il s'était senti quand il lui avait pris sa virginité ou la sensation incroyable en étant écrasé contre cette bibliothèque il y a longtemps.
Il pouvait voir dans ces yeux sombres que Severus pensait exactement la même chose.
Oh Merlin ! Gémit Rémus avant même que Harry puisse dire un mot.
Tout le monde regarda Lupin, qui fixait Snape d'un regard menaçant. Puis, d'un mouvement rapide, il attrapa le Maître des Potions par le bras et le traîna hors de la pièce vers les escaliers. Snape fût pris par surprise et c'était la seule raison au pourquoi il n'avait pas protesté contre l'agissement du loup.
Il entra dans une chambre, suivi par un homme très en colère.
Tu es malade ? Aboya Lupin férocement.
Qu'est-ce que tu racontes ? Demanda Severus, essayant de rester calme, même si son coeur battait follement.
Tu es cinglé, Severus. Ce ne fut pas une question.
Qu'est-ce que tu essayes de me... Commença Snape mais il fut coupé par le loup ayant saisi sa chemise et le projetant en arrière contre le mur.
N'essaye même pas de le nier, je peux le sentir sur toi. Gronda Rémus.
Quoi ?
Mon loup la détecté, Severus, dois-je te le rappeler ? Fit Rémus avec colère, tapant sur le côté de son nez avec son index. L'odeur de l'excitation transpirait de tes pores alors que tu étais avec le garçon.
Est-ce que tu essayes de sous-entendre que je serais intéressé par le gamin Potter d'une manière sexuelle, Lupin ? Dit Severus, feignant le dégoût à la pensée de ce genre de sentiment.
Je ne dis pas n'importe quoi, Severus, c'est clair comme de l'eau de roche.
La pleine lune te rend fou. Ricana Snape, secouant la tête et en essayant de repousser l'homme, agissant avec sang-froid peu importe comment la situation était grave.
Mais il fut repoussé à nouveau. Tu peux te mentir à toi, Severus mais je peux le sentir, l'arôme amer de ton anxiété, elle se mélange à l'odeur de ta peur.
Bien sûr, que je suis nerveux quand un loup-garou est si proche de moi surtout que la pleine lune est pour bientôt. Toutefois, je n'ai rien à vois avec tes accusations ridicules. Lâche-moi Lupin ou je te jette un sort.
Oh Severus, je sais exactement ce que j'ai ressenti et je sais ce que je ressens encore. Dit Remus, d'une voix basse, un grognement provenant de sa gorge. Tu étais excité à cause de l'enfant, tu le sais et je le sais aussi.
Tu es fou, Lupin.
Oui, je le suis. Fou de colère. Comment pourrais-tu ?
Comment pourrais-je quoi ? Être excité par un garçon ? Ne sois pas stupide, Lupin.
Moi, stupide ? Demanda Remus, riant comme un fou. Alors pourquoi, es-tu encore dur ? Remus cracha le dernier mot alors qu'il saisissait l'aine du Maître des Potions.
Severus fût rapide, saisissant la main de Lupin et l'arrachant de son corps, en même temps, il prit sa baguette et la plaça contre la gorge de l'homme.
Fais-le à nouveau et je te tue. Gronda-t-il vicieusement, resserrant son emprise sur le poignet de Lupin.
Inutile de le nier, Snape. Je sais. Dit Remus, reculant d'un pas.
Tu ne sais rien.
Non, mais tu ne sais pas ce que je ferai pour protéger cet enfant de toi. C'est un gosse, salaud. Si tu le touches, même d'un doigt... Fit Lupin menaçant, se penchant en avant, sans se soucier de la baguette s'enfonçant dans sa gorge.
Je n'ai pas l'intention de toucher ce gamin. Il ne sait rien de tout ça et je suis déterminé à ce que ça reste ainsi. Donc, ne le mêle pas à ça. Murmura le Maître des Potions d'une voix faible.
Lupin siffla furieusement, enragé quand il se souvint des yeux malicieux de Snape quand il avait demandé au sujet de ses plans pour Noël.
Soudain, la porte s'ouvrit et Harry fit irruption dans la pièce.
Ne lui fait pas de mal ! Cria-t-il et à la surprise de Remus, il poussa Severus loin de lui bien que ce dernier tienne toujours sa baguette, la pointant vers le loup. Harry sauta devant son professeur, ouvrant les bras, protégeant l'homme avec son propre corps.
Oh Harry... Gémit Snape.
Severus, est-ce que ça va ? Demanda Harry, se tournant à moitié, la voix pleine d'inquiétude.
J'avais la situation sous contrôle avant que tu n'arrives. Severus sourit au garçon.
Oh, tu l'avais ? Demanda Harry, surpris.
Oui, j'étais sur le point de convaincre ton cher ami et protecteur qu'il ne savait rien à propos de mon intérêt pour toi. Mais tu as pris d'assaut cette chambre. Abaisse tes bras Harry, personne ne va me tuer. Répondit calmement Snape et Harry obéit timidement.
Oh oui, je vais le faire ! Cria Lupin, bondissant vers Snape avec des intentions meurtrières.
Harry leva de nouveau les mains et recula un peu plus, de sorte qu'il pourrait être plus proche de Severus. Non, Non, tu ne le feras pas !
Mais Harry, il... Lupin essaya de parler mais en vain.
C'est moi. C'est moi qui ait commencé, d'accord. Je... Je l'ai séduit. Si tu dois blâmer quelqu'un, ça sera moi mais ne lui fait pas de mal.
Hé bien ce n'était pas totalement vrai, pensa Severus, mais ne fit pas la remarque.
Harry, tu as quinze ans, tu ne sais pas ce que tu fais.
Je sais exactement ce que je veux et tu n'as pas le droit de me l'enlever. S'il te plaît, ne dit rien à Sirius à ce sujet.
Qu'est-ce qu'il ne devrait pas me dire ? Parla Sirius à la porte, Ron et Hermione se tenaient haletant derrière lui.
Et merde. Grogna le jeune homme.
Mec, désolé, nous ne pouvions pas le retenir. Murmura Ron derrière Sirius, ce dernier lui envoya un regarde noir.
Donc, qu'est-ce que tu ne dois pas me dire Rémus ? Et qu'est-ce qu'il se passe ici ? Demanda Sirius, regardant à l'intérieur de la pièce.
Pendant une seconde, Harry sourit presque quand il réalisa l'absurdité de cette scène. Il protégeait Severus, qui pointait sa baguette vers Lupin, ce dernier se tenait stressé et tendu, avec un regard meurtrier dans ses yeux.
Sirius, s'il te plaît, ne te fâche pas. Commença le jeune homme. Ses doigts s'emmêlèrent inconsciemment autour de la main de Severus quand il parla de nouveau. Je suis amoureux de Severus.
Il eut un moment de silence complet dans la pièce. Personne ne bougea ou prononça un mot. Tout le monde regarda Sirius qui fixait Harry, immobile, tandis que le jeune homme attendait sa réponse, sa réaction comme si cela allait déterminer son plan d'action.
Puis Sirius commença à crier d'une voix forte. Cela fit penser à Harry, à un chien enragé. Son index pointé vers Severus quand il criait, essayant de se rapprocher de l'homme mais Lupin le retint.
Harry savait que ses doigts serraient trop fort autour du poignet de Severus alors qu'il regardait son parrain dire des mots ignobles à son amant.
ASSEZ ! Hurla-t-il et Sirius se calma, se sentant pris de court. Tu n'as pas le droit de parler comme ça de lui ! Tu ne le connais pas !
Tu ne le connais pas non plus, Harry. Tu penses le connaître. Parla Remus, son bras entourant toujours Sirius au cas où l'homme voudrait attaquer de nouveau le professeur.
Ce n'est pas vrai. Dit calmement le jeune homme, d'une voix chaude alors qu'il se tournait vers son amant. Je connais un côté de lui que vous ne pourriez jamais imaginer. Il est gentil et doux. Severus se sentit rougir légèrement à l'entente de ces mots. Il n'avait pas besoin que ses ennemis d'enfance connaissent ses sentiments les plus profonds. C'était plus que suffisant que Granger et Weasley savent à leur sujet.
Sirius rit bruyamment et sarcastiquement, blessant le coeur de Severus. Était-il considéré comme un être incapable de tout type d'affection ?
Non, écoutez ! Cria Harry désespérément et avança vers son parrain. Il se sentait comme un petit enfant. Ses arguments étaient efficaces pour convaincre Ron et Hermione à propos de ses sentiments. Cependant, il fallait plus pour convaincre Sirius. J'aime être avec lui. Il me comprend le plus comparé aux autres. Il est non seulement un bon ami mais aussi un amant attentionné et...
Soudain, Sirius regarda Snape, les yeux plissés de colère et Harry réalisa ce qu'il avait dit.
Tu baises mon filleul ? Cria-t-il.
Et ton filleul en connaît énormément. Répondit Severus d'une voix ennuyée, comme s'il était fatigué de cette conversation. Un silence de mort tomba autour d'eux, une fois de plus. Harry devait admettre que cette réponse n'allait pas vraiment aider leur situation mais cette remarque venant du Maître des Potions le diverti quelque part au fond de lui.
Enfoiré ! Hurla Sirius et d'un mouvement rapide, il se tenait en face de Severus. Harry et Rémus furent trop lents, il ne purent le retenir avant qu'il ne fracasse son poing dans le visage de Snape. L'homme siffla douloureusement et recula de quelque pas. Les doigts du professeur se fermèrent dans sa paume également, ses ongles coupant la peau tendre.
Je ne vais pas me battre avec toi, parce que Harry est ici mais ne pense pas une seule seconde que je vais oublier. Murmura-t-il d'une voix qui promettait vengeance.
Lupin attrapa son amant et le traîna plus loin du Maître des Potions, auquel ce dernier était occupé par le garçon. Des mots bienveillants et doux furent échangés entre les deux, et il rappela à Rémus les nuits où Sirius était avec lui, essayant de calmer le loup en lui.
Est-ce une sorte de vengeance pour ce qui est arrivé entre nous ? Railla Sirius, toujours sous l'emprise de Lupin, prêt à frapper à nouveau l'homme si les bras ne le retenaient pas.
Oh, comme tu peux être juvénile et égoïste, Black. Cela peut-être une surprise pour toi mais ma vie ne consiste pas à me venger de tout ce que tu m'as fait dans le passé. Et cela n'a rien à voir avec toi en particulier. Ricana Severus, essuyant une petite traînée de sang sur sa pommette.
Sirius se tourna désespérément vers son filleul. Harry c'est un Mangemort, un espion ! Tu ne peux pas lui faire confiance !
Harry était maintenant très en colère, il était presque capable de frapper son parrain. Comment osait-il accuser Severus de cela ? Alors que son amant avait été terrorisé au moment où Dobby s'était montré dans la chambre, pâle juste à l'idée que Voldemort connaisse leur secret. Il ouvrit la bouche pour crier sur l'homme mais quelqu'un parla avant lui.
Et je suis un loup-garou, Sirius. Si Dumbledor dit qu'il a confiance en lui, et que Harry lui fait confiance aussi, tu ne penses pas qu'il connaît mieux son amant que quiconque ? Fit Remus calmement. Harry était surpris du changement d'avis de Remus sur leur relation mais l'expression sur le visage de son parrain lui disait qu'il était encore plus étonné.
Mais... Commença Sirius mais le loup l'arrêta en plaçant son index doucement sur ses lèvres.
Ce que tu as dit à Harry, tu ne peux pas être avec moi parce que je suis dangereux et je suis un loup-garou, arrêterais-tu de m'aimer ? Non, tu ne le ferais pas. Parce que tu m'aimes. Tu m'aimes pour ce que je suis, en dépit de ce que je suis. Peut-être que tu ne comprends pas ce que Harry voit en lui mais il ne faut pas oublier que Severus est celui qui me permet, mois après mois, de ne pas me transformer en un monstre vicieux. Et cela suffit pour moi pour lui faire confiance, même si c'est une folie. Tu ne peux pas essayer de les séparer et ta colère ne fera que les rapprocher l'un à l'autre encore plus Sirius, tu comprends ? Si tu continues ainsi, tu perdras Harry !
Mais Remus, ne le vois-tu pas ? Harry est encore mineur, il ne sait pas...
Il le sait parfaitement. Sourit Remus. De la même façon que tu le savais parfaitement ce qui ou plutôt ce que tu voulais quand tu avais quinze ans.
Cela est différent. Il ne te ressemble pas. Sirius pointa Severus.
Oh, pour l'amour de Merlin, Black, écoute ton amant, au moins lui a du sens. Severus hocha la tête légèrement vers Lupin comme pour lui dire Merci. Revenant à Black, il lui répondit. Ceci est une relation consensuelle, et ce n'est pas tes affaires. Au cas où Harry souhaite mettre fin à notre relation, je le ferai mais je me battrai avec tout ce que j'ai, peu importe contre qui je dois me battre. Je mourrai pour Harry. Maintenant, laissons cette affaire de côté. Il se retourna et tendit la main vers Harry.
Harry glissa ses doigts dans la paume de son amant et sortit de la pièce derrière lui. Ils marchèrent silencieusement vers la chambre de Harry, quand ils entrèrent finalement à l'intérieur, ils s'assirent sur le lit.
Le jeune homme ne savait pas quoi dire à Severus. Les derniers mots sentaient comme une confession à Harry, beaucoup plus de ce qu'il attendait de l'homme. Il savait combien c'était difficile pour son amant de parler de ses sentiments, surtout à Sirius, cette personne qu'il détestait depuis son enfance.
Il regarda Severus qui fixait le parquet sale. Il bougea sa main, la glissant sous la mâchoire de l'homme, tournant son visage vers lui. Il embrassa le bleu sur sa pommette, légèrement, de sorte que ça ne lui fasse pas mal même si l'homme grimaça encore au contact.
Au moins, nous en sommes sorti, non ? Marmonna Harry en souriant.
Sorti ? Eclata l'homme. Dois-je te rappeler que Dumbledor ne sait pas encore à ce sujet ? Convaincre ton parrain de ne pas me tuer était un jeu d'enfant comparé à ce que Dumbledor va me faire. Dit-il en retombant sur le lit, tirant Harry avec lui.
Ils se blottirent dans un position confortable, leurs visages tournés l'un vers l'autre.
Je suis désolé de t'avoir amené à cette situation... soupira sombrement le jeune homme.
Ne le sois pas. Lui sourit Severus, le rassurant, joignant leurs mains.
Oh, tes mains sont glacées. Il fait un peu froid ici. Fit maladroitement le jeune homme tout en commencent à caresser les longs doigts avec le pouce.
C'est bon. Répondit l'homme tout bas, les yeux enfouis dans ceux du garçon. Merci de me réchauffer.
Mais ta main est encore froide...
À l'extérieur, peut-être mais à l'intérieur, je sens de nouveau mon coeur battre. Après quinze ans, je me sens enfin réchauffé. Je peux presque sentir la glace couler de mon coeur alors que les sentiments que j'ai pour toi prennent la place à la tristesse et la culpabilité. Les doigts de l'homme caressa la joue du plus jeune quand il parla. Tu me changes, Harry. Je peux déjà sentir que tu me fais devenir une personne meilleure, la personne que j'ai toujours voulu devenir mais jamais osé ou eu la chance de l'être. Et je t'aime pour cela. Peu importe les difficultés à venir, nous y ferons face, peu importe les ténèbres qui vont essayer de conquérir nos âmes, de tenter de détruire la lumière que nous portons, Harry James Potter, je t'aime, maintenant et pour toujours, tant que je respirerai et même après... Mon coeur se trouve entre tes mains alors s'il te plaît prend soin de lui, c'est le tien maintenant. Mon coeur, mon âme et mon corps, tous est à toi... Chuchota Severus dans l'obscurité de la nuit et Harry sentit ses larmes brûler sa peau alors qu'elles coulaient doucement sur son visage.
Piouf ! Chapitre très intense surtout la fin. Je dois avouer que je l'ai adoré :-)
14 pages word tapées sans arrêter, je ne sens plus mes doigts haha
Merci à ceux et celles qui m'ont laissé un commentaire, ça me boost pour traduire. Merchi !
Bonne lecture !
À la prochaine
