Bonjour bonjour ! La suite est là, bonne lecture ! :)

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CHAPITRE 10

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POV Harry

Une fois couché sur le canapé et que Malfoy se soit endormi sur le sien, l'étrange découverte que je venais de faire me revint en mémoire.

La petite pièce que j'ai découverte était auparavant une cache ou l'on stockait des objets de magie noir, d'après les serpents gravés sur le mur.

La cache personnelle de Cygnus Black, l'oncle de Sirius.

Cette information m'intéressa immédiatement, et je me suis empressé de leurs demander ce qu'il s'y était passé.

Cygnus Black était un adorateur de magie noir. Sous les yeux des serpents qu'il avait lui-même gravé en l'honneur de Salazar Serpentard, il stockait, collectionnait, rangeait et triait, pouvait passer des heures dans cette pièce à s'émerveiller devant toutes ces choses qu'il gardait précieusement.

Un jour un vieux grimoire est venu s'ajouter à cette collection déjà bien garnie. Un livre posé sur un pupitre, qu'il n'a jamais pu ouvrir.

Puis Cygnus a arrêté de venir, les serpents ont supposé qu'il était mort. Depuis plus personne n'y est entré, jusqu'à très récemment, le ministère et moi.

Ils m'ont brièvement décrit le grimoire, et je suis à présent sûr que c'était celui que l'on m'avait demandé d'ouvrir au ministère. Le symbole des quatre maisons de Poudlard y était gravé.

Lorsque je l'ai vu la première fois, j'étais tellement préoccupé par le sort de Lucius Malfoy que je ne m'y suis pas intéressé plus que ça. Après un vague étonnement à cause du symbole sur la couverture, je me suis simplement concentré sur le moyen de le débloquer.

La simple formule de base "Grimoire, ouvre-toi" ne marchant pas, j'ai du faire plusieurs tests. Je suis bien content que personne ne comprenait ce que je disais. Quand on le dit en fourchelang ça fait classe, mais en vrai ça donnait plutôt des trucs du genre : " révèle-moi tes secrets, débloque-toi, que caches-tu…" Bref manque total d'imagination. En même tant, avec si peu d'indices, c'est pas facile. Pourtant, à mon grand soulagement, la formule requise était très simple, "descelle-toi.".

A ce moment là, un flux magique s'est répandu dans l'air, le faisant vibrer, on pouvait sentir toute la puissance qu'il renfermait se dissiper.

Après quelques remerciement, genre, "bravo Harry, t'as bien bossé", moi, content, parce qu'après tout, c'était franchement moins compliqué que ce que je pensais, je suis parti guilleret et soulagé d'avoir accompli ma part du marché.

Malheureusement les serpents ne peuvent pas m'en apprendre plus. Ils ne savent pas ce qu'il y avait à l'intérieur, et je n'ai pas assez de culot pour aller au ministère leur demander de me le dire. S'il ne l'on pas fait à l'époque, ils ne le feront pas plus maintenant, à près tout, ça ne me regarde pas.

Je m'endors sur cette dernière réplique en tentant tant bien que mal de refréner cette curiosité que je sens monté en moi, et qui, j'en suis sûr, ne m'apportera comme d'habitude, que des ennuis.

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Lendemain matin

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Ce fut un hibou tapant à la fenêtre qui me réveilla. Alors que Malfoy dormait toujours, je me levai et allai récupérer les deux lettres que celui-ci me tendait. Une pour Malfoy, une pour moi. Et les deux provenant directement de la directrice, Mcgonagall.

J'ouvris ma lettre et fut totalement choqué par l'annonce qui y était écrite. Poudlard fermait pour cause de travaux pendant une durée indéterminée.

« Malfoy, réveille-toi, y'a un truc vachement bizarre. »

« Mhh, raz le bol de tes trucs bizarres Potter… »

« Poudlard ferme pour cause de travaux. »

« … Quoi ? »

Je lui tendis la lettre, lui aussi est sous le choc.

« Nan mais attends Potter, c'est quoi cette connerie ? Poudlard n'a JAMAIS fermé pour cause de… de travaux… . »

« Oui… Il a toujours été impeccable… c'en est même bizarre maintenant que j'y pense. Attends, j'envoie une lettre à Hermione. »

Alors que je prononce cette phrase, sa tête se matérialise dans le feu de la cheminée.

« Harry ? T'as reçu la lettre ? C'est incroyable ! Je n'ai jamais entendu parler d'un truc pareil ! »

« Venez Ron et toi chez moi, j'ai une idée concernant la chose, faut que je vous en parle. »

« D'accord, on arrive dans cinq minutes. »

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Au bout de cinq longues minutes interminables, mes deux amis arrivèrent par la cheminée dans mon salon.

Sous leurs regards interrogatifs et impatients, je leur expliquai mon idée avec une voix ou l'excitation se faisait sentir.

« Le château à toujours été comme neuf alors qu'il existe depuis plus de mille ans, les escaliers ensorcelés, les armures qui bougent toutes seules… toute cette magie qui le fait vivre, elle vient bien de quelques part, non ? »

Je marche de long en large, ne tenant pas en place, une simple idée au départ, mais qui à présent souffle comme une affirmation à travers tout mon être.

« Il y a quelques mois, le ministère est tombé sur un très vieux grimoire scellé par un sortilège lancé en fourchelang, j'ai dû le débloquer, sur sa couverture il y avait les symboles des quatre maisons de Poudlard ! La formule pour le débloquer était "descelle-toi". A ce moment, il y a eu une vague de magie super puissante et vous savez quoi ?! Ce grimoire était ici ! Dans une cache de cette maison !

Vous trouvez pas ça bizarre que seulement quelques mois après ça, Poudlard se détériore d'un coup alors qu'il ne l'a jamais été depuis plus de mille ans ? »

A la fin de ma tirade j'ai le souffle court, j'ai l'impression d'avoir tapé un sprint. Eux me regardent bouches bées, et tentent d'assimiler ce que je viens de leur confier.

« Mais oui Harry ! Poudlard marche grâce à une source scellée quelque part depuis sa création, c'est marqué dans l'histoire de Poudlard, mais l'histoire de cette source a été perdue depuis longtemps ! Personne ne sait comment elle marche, ni où elle est ! Et toi en prononçant cette formule sur ce grimoire qui doit être celui où tout est expliqué, il y a dû y avoir un incident, et la source ne marche plus ! »

« Je suis pas sûr de tout comprendre là… »

« Attends attends Potter, comment un tel livre a-t-il pu se retrouver ici ? »

« Je ne sais pas vraiment… mais tu te souviens, quand je parlais aux serpents gravés sur le mur, ils m'ont dit que c'est Cygnus Black qu'il l'a mis, vu qu'il ne pouvait pas l'ouvrir, il l'a laissé. »

« C'était qui ? »

« L'oncle de Sirius. »

« Donc ce n'est pas très vieux, le livre de l'histoire de Poudlard à été édité il y a très longtemps, ça doit faire un moment que plus personne ne sait comment cette source fonctionne, ni où elle est exactement. »

« Mais attendez tout le monde. Pourquoi il était scellé en fourchelang ? »

Nous soupirons tous face à la question de Ron… Ca fait beaucoup tout ça.

Et pour avoir des réponses, il nous faut le grimoire.

« On devrait commencer par en parler à Mcgonagall, elle doit se faire du souci », nous dit Hermione.

« Ouais, je vais essayer de lui parler par cheminette »

Quelques secondes plus tard, ma tête se retrouve dans son bureau.

« Mr Potter, je n'ai pas le temps de parler, si cela concerne le château, sachez que nous sommes déjà entrain de faire le nécessaire. »

« Mais nous savons pourquoi la magie de Poudlard ne marche plus ! »

Alors qu'elle s'apprêtait à couper notre conversation, son geste se suspendit. Sourcils froncés, elle me répond l'air soudain beaucoup plus intéressé.

« Que voulez vous dire ? »

« C'est compliqué… le mieux est de nous retrouver dans le bureau de Kingsley, c'est lui qui est en possession de la solution. »

« Comment savez-vous cela, Mr Potter ? »

« Faites-moi confiance s'il-vous-plait, j'expliquerai tout là-bas. Dans combien de temps ? »

« … 15 minutes, j'y serai, mais j'espère pour vous que ce ne sera pas pour rien ! »

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15 minutes plus tard, hall du ministère.

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« Mais je vous dis que je dois parler de toute urgence à Kingsley ! »

« Et moi je vous dis, Mr Potter, qu'il n'est pas disponible. »

En me retournant, dépité, j'aperçois Mcgonagall, un air encore plus sévère que d'habitude affiché sur son visage.

« Qu'avez-vous de si important à me communiquer Mr Potter ? »

« Il faut que Kingsley soit présent, mais il n'est pas disponible avant ce soir et ils refusent de me dire où il est. »

« Attendez ici. »

Nous la regardons, mes amis et moi, se diriger vers l'accueil. La personne m'ayant remballé tout à l'heure, la regarde s'approcher en lâchant un léger soupire. Apparemment, elle vient de comprendre qu'elle ne sera pas tranquille tant qu'elle ne nous aura pas dit ce que nous souhaitons savoir.

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« Il est actuellement au département des mystères. Il nous recevra dans 20min à son bureau. Commençons par nous avancer. », nous dit Mcgonagall après avoir réussi à soutirer l'information à l'accueil.

Nous échangeons quelques œillades, soulagés d'avoir pu passer cette première barrière. Ne jamais sous estimer l'autorité dont Mcgonagall est capable de faire preuve.

Elle à l'air épuisé, a la démarche encore plus raide que d'habitude, et de vilaines cernes. Elle nous regarde avec une sorte d'agacement où pointe une touche d'espoir, n'osant pas trop croire en notre soit disant solution se trouvant au ministère. Après tout, pourquoi de simples étudiants pourraient savoir pourquoi un château de plus de dix siècles tomberait soudainement en ruine ?

Un silence s'installe alors que nous prenons place sur les sièges devant le bureau de Kingsley, Mcgonagall à ma gauche, Malfoy à ma droite. C'est assez marrant, bien que nous ne soyons pas en cause – enfin presque – tout le monde est tendu. Les deux personnes m'entourant ont exactement la même pose. Seul le bout des fesses est sur le siège, le dos droit, le regard fixe, mains repliées sur les cuisses. La rigidité à l'état pur… En tant normal, j'aurais rigolé d'une pareille similitude, mais l'angoisse qu'ils dégagent à tendance à être contagieuse apparemment. Je me tais donc, me contentant de mettre en contact ma jambe avec celle de Malfoy. Cela lui fait relever les yeux, je suis appuyé contre le dossier du siège, il doit légèrement tourner la tête pour pouvoir me regarder.

« Destresse », lui dis-je, en lui prenant le bras et le tirant légèrement en arrière, le forçant à s'appuyer lui aussi contre le dossier. Assis à présent de manière plus détendue, son bras posé sur le coté du siège, et ma main reposant légèrement dessus. Je m'attendais à ce qu'elle soit repoussée à chaque instant. Dix minutes plus tard, ma main n'a toujours pas bougé, et ma jambe est toujours en contact avec la sienne.

Je tourne légèrement le regard vers lui, ne sachant si j'aimerais qu'il me regarde ou non. Visiblement gêné, il regarde obstinément ailleurs. Mon cerveau est totalement obnubilé par le contact que nous partageons. Je ne sens que la chaleur de sa jambe, mes doigts deviennent des entités à part de mon corps, ils ont envie de bouger, de caresser ce bras, et moi, tout ce que je peux faire, c'est les regarder, leur intimer de ne pas bouger, parfaitement conscient qu'il n'y a qu'une partie de mon cerveau disant cela, et que l'autre dit tout le contraire. Une bataille féroce prends place, bouger ? Ou pas bouger ? Mes yeux, simples spectateurs, attendent. Mais à mon grand soulagement, la voix de Kingsley sortant de l'ascenseur met fin à mon duel intérieur. Nous nous levons et nous dirigeons vers son bureau, mon cerveau tentant de reprendre pied suite à la terrible bataille venant de se dérouler à l'insu de tous.

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J'explique la situation, du mieux que je peux. La découverte de la cache, du grimoire et de son histoire, Poudlard et sa source.

Le visage de Mcgonagall s'éclaire au fur et à mesure, reprenant espoir, puis dérive vers une sorte de ressentiment lorsque son regard se pose sur Kingsley, son visage à lui n'exprime pas le moindre signe d'étonnement, habitude professionnelle ou était-il déjà au courant ?

« … donc il nous faudrait accéder au grimoire de manière à trouver et resynchroniser la source avec Poudlard. »

« … »

« Malheureusement, je ne peux pas vous laissez reprendre ce grimoire. Nous sommes actuellement en train de l'étudier. Cela prendra j'en ai peur, un certain temps. »

« Mais… Ce livre appartient de droit à- »

D'une main se dressant devant moi, Mcgonagall m'intime le silence.

« Bien, et dans combien de temps pourrais-je y avoir accès, Mr Kingsley ? »

« Pas maintenant, j'en suis désolé. »

« Vous ne souhaitez tout de même pas que Poudlard, une des plus grande écoles de sorcier au monde, se transforme en ruines ? D'ici tout au plus un mois, ce château n'existera plus, et croyez-le, j'en serais sincèrement désolée. »

Elle le regarde la tête haute, les yeux plissés et la bouche pincée, Mcgonagall dans ses grands moments de colère, Kingsley ne cède pas et lui répond, pas impressionné pour deux sous.

« C'est pour cela que nous l'étudions, des employés du ministère viendront d'ici quelques jours, une semaine tout au plus, réparer ce qui doit l'être. »

« De simples sortilèges ne marchent pas, cela fait des jours que nous nous échinons à empêcher le temps de reprendre ce qui aurait dû être détruit depuis longtemps. Plus les heures passent, plus il gagne du terrain, le temps est compté, Kingsley. Et il avance beaucoup plus rapidement que vous ne semblez le penser. »

« J'en suis conscient, Mcgonagall. Les choses concernant Poudlard seront faites dans les temps. Personne ne sortirait gagnant de sa destruction, certainement pas moi. Ma carrière se terminerait à cet instant précis. Nous travaillons dessus, laissez le ministère faire ce qu'il doit faire. Sur ce, j'ai du travail. »

Il se lève et nous ouvre la porte, nous invitant à sortir. Lui aussi sort, mais retourne dans l'ascenseur.

« Madame, c'est vrai ? Un mois ? C'est incroyable ! Ils n'ont pas le droit de garder ce livre pour eux, c'est totalement injuste ! »

« … »

« Comment ça se fait que le château ait tenu plus d'un mois sans que les élèves ne remarquent qu'il tombait en ruine et que maintenant tout s'accélère ? »

« Vous devriez écouter un peu plus en cours Mr Weasley, je n'ai pas le temps de vous expliquer, miss Granger le fera très bien. Merci quand même les enfants, à bientôt. J'espère. »

Alors que Mcgonagall commence à s'éloigner et qu'Hermione répond à Ron un charabia que je n'écoute pas, mes yeux restent fixés sur les numéros de l'ascenseur, qui descendent, descendent…

« Il retourne au département des mystères… »

Tous s'arrêtent.

« Je suis sûr que le livre est là-bas… »

« … »

« Harry… tu ne penses tout de même pas à…. »

Mes yeux dérivent vers Mcgonagall, toujours de dos, arrêtée au milieu du chemin, qui finie par dire :

« Ne faites pas d'ânerie, je suppose que l'on pourrait avoir des nouvelles, si l'on connaissait qui travaille dessus… »

Et elle repart, nous laissant dans l'interrogation.

« Ron, ton frère, c'est un haut responsable, nan ? »

« Laisses tomber, même s'il est au courant, il nous dira jamais rien. »

Mes yeux retournent se poser sur le chiffre neuf de l'ascenseur.

« Harry… la dernière fois qu'on s'y est introduits, on a tous failli mourir, tu te souviens ? »

Ce souvenir me réveilla, oui, c'est aussi là-bas que j'ai perdu Sirius. Un des pires moments de mon existence s'est déroulé au département des mystères.

« Mais comment faire alors ?, leur dis-je en me retournant vers eux, on ne va quand même pas laisser Poudlard se transformer en château de sable quand même ? »

« Nan mais attendez tout le monde, arrêtez de vous la jouer héroïque, on a prévenu Mcgo, c'est elle la directrice, c'est à elle de se dépatouiller avec le ministère. »

« Mais si elle n'y arrive pas ? Et si le ministère n'y arrive pas non plus ? »

« Ouais, ouais, ça fait beaucoup de si, et vous, vous seriez les seuls à réussir ? »

« Bah jusqu'à présent, on a plutôt bien réussi… »

Ma phrase n'a vraisemblablement pas plu à Malfoy, qui se tient l'arrête du nez pendant quelques secondes, les yeux fermés, puis me répond avec un geste agacé :

« … Ecoutez, moi j'ai déjà assez de soucis avec le ministère comme ça, ne comptez pas sur moi dans ce projet complètement fou. Faites ce que vous voulez… mais faites le bien.»

Puis en me regardant et me pointant d'un doigt accusateur, il me dit :

« T'as pas intérêt à te faire prendre, Potter ! Je retourne chez toi par cheminée, à plus. »

Nous l'observons s'éloigner, puis Ron et Hermione me regardent, et moi, je ne peux m'empêcher de sourire. Finalement, il doit quand même tenir à moi.

« Les gars, je vais aller voir Percy, seule, nous dit Hermione alors qu'on s'apprêtait à lui dire qu'on la suivait, on se retrouve dans la chambre de Ron. »

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10 min plus tard, chambre de Ron

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« A ton avis, qu'est-ce qu'elle est partie faire ? », me demande Ron, pas très à l'aise.

« Pas la moindre idée... »

« C'est un acharné du travail… Jamais il ne dira quoi que se soit, volontairement en tous cas… »

Nous échangeons un regard anxieux, espérons qu'elle ne fasse rien qui lui causerait des problèmes…

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20 min encore plus tard

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Nous entendons enfin Hermione arriver dans le salon, elle monte les étages et entre dans la chambre.

Nous bloquons sur elle, je ne pensais pas qu'Hermione avait ce genre d'habits sexys… Ron la regarde bouche bée puis dit d'une voix aigue :

« Her-Hermione, t'as fais quoi à Percy ? »

« Mais rien Ron, ne t'inquiète pas, je l'ai simplement invité à diner. Mais maintenant, je sais qui travaille sur le grimoire ainsi que les horaires… », nous dit-elle d'une voix triomphante.

« Qu-Quoi ? Tu l'a invité à diner ?»

« Mais c'est pour de faux ! Voyons, Ron, tu sais bien que tu es le seul que j'aime… », lui dit-elle en le prenant dans ses bras. Ron me regarde, rouge comme une tomate, ne sachant s'il doit sourire ou pleurer, ce qui donne une drôle de grimace.

« Mais c'est Percy quand même… »

« Fais pas ton enfant Ron, on a de la chance que Percy travaille dessus, j'ai déjà un plan, écoutez ...»

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Le plan d'Hermione est relativement simple, et croyez le ou non, on a une chance de fou. Le livre est stocké au département des mystères. Chaque jour, des personnes travaillent dessus et chaque soir, il est rangé dans une salle verrouillée. Et la personne se chargeant de cette vérification est Percy.

Etant la dernière personne dans le département des mystères le soir, on doit se faire passer pour lui, faire une copie du livre et repartir avec.

Vous vous dites que finalement c'est pas si simple, mais Hermione a tout de même su nous convaincre. L'importance, dit elle, est de bien être préparé.

« Donc en gros, on a besoin de polynectar, et de parchemins vierges pour y imprimer les pages. Je veux bien fournir les parchemins, par contre pour le polynectar… »

« Je m'occupe du polynectar Harry, c'est bon. Il est 13h, on se retrouve vers 15h ici, d'accord ? »

Je retourne donc chez moi, tout en me disant que je venais une fois de plus de m'embarquer dans une histoire pas possible.

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Malfoy est dans la cuisine et me tourne le dos. Après l'avoir prévenu de ma présence, je m'assois, m'avachis serait le terme plus exact, sur une chaise à l'autre bout de la table.

Il me répond un vague salut, tout en continuant sa tâche.

« Tu fais quoi ? »

« Je coupe des tomates, j'ai envie de manger une salade. »

« Mhhh »

Un silence s'installe alors que je le regarde. Malfoy est là, dans ma cuisine, en train de faire à manger, ça me fait sourire. Je repense alors à ma main sur son bras tout à l'heure, et à sa phrase, promesse cachée d'un retour sain et sauf à la maison, notre maison. Une envie folle me traverse alors l'esprit, envie que je décide de suivre, me laissant porter par ce flux plein d'hardiesse.

Je me lève et m'approche de lui, pose une main sur son épaule, il se retourne. Alors que je m'approche, sans le lâcher du regard, le sien au départ simplement interrogatif, semble se voiler d'appréhension, et au moment ou je décide de fermer mes yeux, les siens s'écarquillent lorsque je pose mes lèvre sur les siennes.

Je glisse une de mes mains sur sa nuque, et l'embrasse, doucement. Ses mains ont lâché le couteau et sont à présent contre mes épaules, ne sachant apparemment que choisir entre me pousser ou simplement m'enlacer. Je recule un peu ma tête puis la tourne légèrement. Mes lèvres embrassent les siennes, celle du haut, puis celle du bas. Ma langue joue timidement avec elles, et au moment ou j'allais me reculer, il décide enfin de répondre à mon baiser.

Ils n'ont plus rien à voir avec les premiers que nous avons partagé, avides, désespérés, eux sont doux, tendre, tellement timides, car là, nous savons ce que nous faisons, nous sommes conscients de chacun de nos gestes, de chaque caresse, chaque souffle et inspiration.

Une de ses mains est venue sur ma joue alors que la mienne caresse les cheveux à la base de sa nuque. Je recule ma tête légèrement, faisant glisser mes lèvres contre les siennes, mon nez contre son nez, puis ouvre les yeux et le regarde, d'un regard doux et timide, comme nos baisers. Lui par contre, a les yeux encore fermés, ses sourcils sont soucieux et ses main parlent pour lui, une toujours contre mon épaule de manière à laisser une certaine distance entre nous, et l'autre qui vient légèrement de se crisper contre ma joue. J'aimerais rigoler face à cette attitude, mais j'ai trop peur de briser cet instant.

Du bout des doigts je viens retracer la courbe de sa mâchoire, puis de son nez et de sa pommette, remonte sur l'arcade sourcilière et finir à la lisière de ses cheveux, remettant doucement une de ses mèches derrière son oreille.

Ma main revient derrière son cou et il ouvre enfin les yeux.

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Héhé, et oui ! Vous l'attendiez tous ce moment ! Enfin ! Ils s'embrassent, Yeah ! :)