Bonjour à tous, voici le chapitre 10 qui devrait plaire à pas mal d'entre vous, pour ceux qui aiment le lemon (le petit passage est signalé pour ceux qui n'apprécieraient pas)... Mais je crois en avoir déjà beaucoup trop dit ! Je vous laisse avec la lecture de ce chapitre, n'oubliez pas de laisser une petite review, je réponds à tout le monde, je prends en compte tout ce que vous me dites et ça me fait toujours énormément plaisir !

Merci encore à tous ceux qui laissent une review à chaque chapitre, vous êtes des perles ! Merci à toi Lena pour ta dernière review laissée en "anonyme", je pense que la suite devrait te plaire !

Veuillez m'excuser à nouveau pour les éventuelles fautes d'orthographe (peu nombreuses mais persistantes !).

Bonne lecture !


Résumé du chapitre précédent : Zuko, Kiyi et Katara sont en route pour le Pôle Sud. Katara en apprend plus sur l'histoire de la Nation du feu avec Kiyi tandis que Zuko fait face aux forts sentiments qu'il éprouve envers la maîtresse de l'eau. Celle-ci se demande ce qui se passe avec Zuko, et ce dernier, après avoir pourtant refusé de lui répondre, l'embrasse. Ils échangent ainsi leur premier baiser. La soirée passée, Zuko va coucher sa petite soeur alors que Katara, souhaitant réfléchir, part prendre un bain...

*Chapitre 10 - Une nuit hors du temps*

Katara s'était glissée dans l'eau chaude, et avait abandonné sa tête sur le rebord de la baignoire de métal. Elle essayait de remettre de l'ordre dans sa tête, mais tout ce qui lui revenait, c'était ce moment qu'elle avait partagé avec Zuko. Son coeur battait la chamade rien que d'y penser. Mais une question appelait une réponse, qui ne venait pas : comment allaient-ils faire ? Et d'abord, est-ce qu'ils s'aimaient vraiment ?

Pour elle, c'était évident. Elle l'aimait, d'une façon bien différente de la manière dont elle avait pu aimer avant. Il y avait bien plus de passion, d'intensité. 'De feu', songea-t-elle avec un sourire.

Elle se souvenait encore de la panique qu'elle avait ressenti en voyant Zuko au sol, mourant. Au début, elle pensait que ce n'était que parce qu'elle tenait beaucoup à lui... en tant qu'ami. Mais à présent qu'elle y réfléchissait, c'était déjà autre chose que de l'amitié à ce moment-là. Elle réalisa qu'avec Aang, elle avait confondu amour et affection. Son désir pour Aang n'avait jamais été très grand, et était toujours freiné par son éducation de moine. Katara s'était dit qu'il n'avait pas écouté Iroh, qu'en tant qu'Avatar, il ne tirait pas parti des autres éléments. Il se voyait toujours comme un maître de l'air, un moine. Alors qu'il était bien plus. Et elle avait besoin de force, de vigueur, quelqu'un capable de tolérer le torrent d'émotions qui se déversait dans chaque partie de son être. Zuko pouvait certainement être ce quelqu'un.

Katara s'immergea à plusieurs reprises, profitant du silence qui régnait sous l'eau. C'était ainsi qu'elle réfléchissait le mieux lorsqu'il s'agissait d'affaires sentimentales. Elle jouissait d'une apnée relativement exceptionnelle, à tel point qu'une fois, Aang avait cru qu'elle se noyait. L'eau se refroidissant, elle finit par sortir. Sa maîtrise étant revenue à un niveau acceptable, elle se sécha en un tour de poignet. Tandis qu'elle enroulait à nouveaux ses bandes autour de son bassin et de sa poitrine, son désir sembla se réveiller à nouveau. Un frisson s'empara d'elle. Non, elle ne pouvait pas faire ça. Ils devaient discuter. Son désir et sa raison se disputaient dans son esprit, et elle n'arrivait pas à trancher. Son vêtement blanc remis, elle pris le kimono rouge pour le ramener jusqu'à la cabine. Suki était toujours là. Mais elle ne fit heureusement aucun commentaire, et prit de la distance. Katara lui en fut reconnaissante.

La porte faisait face à Katara, et si Suki était dans ce couloir, c'était que Zuko était à l'intérieur. Elle craignait presque qu'il ne lui saute dessus. Nerveusement, elle vérifia que sa tenue était parfaitement décente - même si elle savait pertinemment qu'elle l'était - et replaça une mèche derrière son oreille. Cela ne lui ressemblait vraiment pas. Elle n'eut pas besoin d'ouvrir la porte, ce fut Zuko qui le fit. Il devait se demander où elle était. Ils se retrouvèrent nez à nez, Zuko manquant de la percuter.

« Oh ! Tu es là », fit-il en se reculant vivement. Ses cheveux étaient lâchés, et il avait changé de tenue pour sa tenue de nuit.

« Je suis là », dit Katara qui l'observait. Elle n'avait toujours pas décidé de qui gagnerait entre sa raison et son désir. Un compromis était-il seulement envisageable ?

Il la fit entrer, puis referma la porte derrière eux. Une bougie était allumée sur la table de chevet, à côté du lit de Zuko. Serait-il aussi le sien cette nuit ? Katara ne savait guère. Elle tournait le dos à Zuko, essayant de calmer son coeur qui s'emballait à nouveau. Elle entendit Zuko se rapprocher derrière elle, et ne se doutait pas qu'ils partageaient en fait le même combat. Finalement, ce fut lui qui fit à nouveau le premier pas, lui prenant la main, du bout des doigts, comme si elle était la plus précieuse des figures. Elle lui jeta un regard tandis qu'il s'avançait devant elle, sa main dans la sienne. Il embrassa celle-ci d'un baiser délicat et sourit lorsqu'il vit qu'elle rougissait encore. Il se demandait sincèrement ce qu'avait bien pu faire Aang durant toute leur relation, visiblement ce n'était pas une attention qu'elle recevait souvent. Le côté chaste sans doute.

Katara se racla la gorge, espérant faire disparaître ses rougeurs. « Je crois... que nous devrions parler »

« Le contraire m'aurait surpris », lui dit-il. Sans lui lâcher la main, il l'amena s'asseoir sur son lit.

« Insinues-tu que je parle trop ? », lui rétorqua doucement Katara.

Un air outré apparut sur son visage. « Non, c'est... Je te connais, c'est tout »

Katara s'adoucit et s'assit à côté de lui. Elle sentit l'envie insinuer son être à l'idée d'être assise là où elle était assise lorsqu'ils s'étaient embrassés. Mais Zuko avait choisi le côté sérieux, alors elle ferait pour le moment gagner son propre côté sérieux. Il ne lâchait toujours pas sa main, qu'il gardait jalousement emprisonnée sous ses doigts. Lui aussi se contenait, et cela lui était presque douloureux. Mais il resta impassible quant à ce sujet. Et il priait pour pouvoir le rester.

« Je... J'ai... », commença Katara, qui ne savait pas trop comment formuler sa pensée. « Est-ce que... C'est sérieux ? Nous, je veux dire... »

« Es-tu vraiment en train de me demander si je me paie ta tête ? », demanda-t-il sur un ton sarcastique. Elle lui jeta un regard noir, détestant l'idée même qu'il puisse penser que ce soit l'image qu'elle avait de lui. Il se reprit et soupira. « Bien sûr que non, Katara. Jamais je n'oserai me payer ta tête, et encore moins sur ce sujet »

Il avait beaucoup de mal à exprimer ses émotions à voix haute, un des 'effets Mai' comme il les appelait, ces petites choses sur lesquelles elle l'avait influencée. Elle ne parlait jamais beaucoup de ses sentiments et ne l'interrogeait jamais sur les siens, si bien qu'il n'avait pas souvent eu à en parler. Mais il savait qu'avec Katara, ce serait nettement différent. Elle n'avait pas la langue dans sa poche, elle le lui avait déjà démontré à plusieurs reprises. La fois la plus marquante pour lui restant certainement celle où elle l'avait prévenu qu'au moindre écart, elle ferait en sorte que son destin s'achève définitivement.

« Comment allons-nous faire alors ? », demanda Katara, qui se tourna vers lui et attrapa son autre main. Elle éprouvait un sentiment de malaise, comme si tous ses sentiments venaient de lui tomber dessus avec fracas et qu'elle peinait à s'en relever.

Zuko détourna les yeux, réfléchissant à une solution. Mais aucune viable ne se présenta à lui. « Je ne sais pas Katara, mais ensemble on trouvera une solution. En attendant... », commença-t-il avant de faire basculer Katara dos contre les draps pour se placer au-dessus d'elle, s'appuyant sur ses bras. « Tu es toute à moi »

Elle voulut protester mais oublia momentanément toutes ses inquiétudes lorsqu'il l'embrassa, avec encore plus de ferveur qu'auparavant. Ses cuisses s'enroulèrent d'elles-mêmes autour de Zuko, qui gémit contre ses lèvres. Il sentait son excitation se réveiller à nouveau. Mais son bras blessé ne pouvait résister beaucoup plus longtemps, la douleur commençait à se réveiller elle aussi. Katara vit son bras trembler et sentit qu'il ne pourrait pas faire beaucoup d'effort. Elle profita alors de l'occasion, un petit sourire satisfait sur les lèvres. Il se laissa faire tandis qu'elle le plaquait contre les draps. Ses lèvres retrouvèrent les siennes, et ce fut elle qui domina le baiser cette fois. Zuko avait tant envie d'elle. Mais il sentit quelque part que Katara n'irait pas plus loin ce soir-là. Cette dernière brisa le baiser, pour mieux le contempler. Elle fit courir ses doigts sur sa mâchoire, dessinant le contour de son menton, un petit sourire sur le visage.

« Si je m'attendais à ça... », murmura-t-elle. Elle n'arrivait pas à croire qu'elle était là, sur Zuko, en train de l'embrasser. C'était surréaliste.

La main de ce dernier repoussa les cheveux qui lui tombaient dans la figure d'une caresse, une expression d'adoration sur son visage. Il la trouvait si belle. L'âge n'avait fait qu'embellir sa beauté. Katara n'était pas en reste non plus, et profita de sa position pour laisser son regard glisser sur sa musculature. Sous leur mouvement, son kimono rouge et noir s'était ouvert. Ses yeux bleus rencontrèrent les deux cicatrices qui parsemaient son torse et un sentiment de tristesse envahit Katara. Par deux fois il avait failli mourir, et par deux fois elle l'avait sauvé. Elle les caressa chacune du bout des doigts puis elle reporta son regard sur Zuko. Ce dernier se demandait à quoi elle pensait.

Katara soupira. « Je crois que je n'aurais pas supporté de te perdre », chuchota-t-elle, pour masquer les tremblements de sa voix. Zuko se redressa et s'assit devant elle, lui prenant les mains. Il réalisait que son amour pour elle était peut-être bien plus ancien que ce qu'il pensait.

« Je suis là », dit-il doucement. « Grâce à toi »

« Oui... », souffla-t-elle. Zuko l'embrassa à nouveau, d'un baiser léger cette fois.

Katara passa un pouce sur ses lèvres, puis sur sa joue, jusqu'à sa cicatrice. Elle ignorait toujours les exactes circonstances dans lesquelles il l'avait eue. Mais elle décida que sa curiosité pourrait attendre. Zuko ferma les yeux à son contact. Il avait beaucoup de mal à se contenir, il avait tellement envie d'elle. Elle voulut l'embrasser à nouveau.

« Si tu ne t'arrêtes pas... Je n'arriverais pas à me contenir... », chuchota-t-il avant de l'embrasser.

Katara rougit et rompit le baiser. « Je ne sais toujours pas si j'ai envie que tu t'arrêtes... », avoua-t-elle.

En réalité, si elle avait été certaine qu'un tel moment se reproduirait avec lui dans peu de temps, elle repousserait volontiers. Mais comme elle n'en était pas certaine, elle avait bien envie d'aller plus loin. Zuko s'apprêtait à lui dire qu'ils avaient le temps, mais il se rendit compte que c'était bien incertain. Lui-même ne savait pas combien de temps durerait sa présence au Pôle Sud. Et d'ici à ce qu'ils se retrouvent tous les deux, une longue période risquait de s'écouler. Katara décida que pour une fois, elle outrepasserait ses principes et se jeta sur ses lèvres avec fougue, lui faisant connaître sa réponse.

PETIT LEMON, CEUX QUI NE VEULENT PAS LIRE, PASSEZ (UNE NOTE DE FIN SERA MISE).

Katara lui fit enlever sa tunique, et lui se chargea de sa tenue blanche, qu'il jeta sur le sol, révélant les deux cicatrices qui parsemaient son torse. L'une de ses mains s'aventura sur sa poitrine, cherchant l'endroit où elle avait attaché son bandage. Il désirait la toucher, l'embrasser, la sentir. Katara le laissa retirer son bandage tandis qu'elle taquinait son cou avec ses dents. Elle ne s'arrêta que pour gémir lorsqu'il toucha sa poitrine dénudée. Personne ne l'avait jamais touchée ici de la manière dont il la touchait. Il pressait et massait sa poitrine, cambré, se mordant la lèvre sous l'effet de l'exquise torture que Katara infligeait à son cou.

Il attrapa doucement sa tête pour l'embrasser à nouveau, pour reprendre la danse infernale que leurs deux langues menaient. Son corps se mouvait contre elle, ses hanches se soulevaient, son érection mourant d'envie de se glisser en elle. Katara le sentit, et elle sentit une vague de chaleur la réchauffer doucement. Allaient-ils faire ça, ici et maintenant ? Elle en avait terriblement envie, et elle savait que peut-être cette occasion ne se représenterait plus. Un gémissement sortit de sa gorge lorsqu'il descendit une main entre ses cuisses. Le baiser ainsi brisé par ses gémissements, Katara plongea son regard dans celui de Zuko. Il ne restait plus rien de l'ambre qui illuminait toujours ses yeux. Ses pupilles étaient dilatées, une expression de plaisir figée sur son visage. 'Et puis tant pis après tout', se dit-elle avant de l'embrasser à nouveau.

Les mains de Zuko détachèrent l'ultime bandage qui le séparait d'elle, révélant sa féminité. Il la fit se redresser pour pouvoir l'admirer. Katara rougit en le voyant la détailler, vêtue uniquement de son collier et du bracelet que Kiyi lui avait offert.

« Tu es... tellement belle », soupira-t-il de plaisir, un sourire sur les lèvres.

Ses yeux à elle dévièrent jusqu'au haut de son pantalon noir et remarquèrent la bosse qui était devenue apparente, celle qu'elle avait sentie contre elle. Elle reporta son regard sur le visage de Zuko. Ce dernier la suppliait du regard. Il se sentait terriblement à l'étroit. Alors Katara lui retira son pantalon, faisant finalement face à sa masculinité - qui était relativement impressionnante. Un air de défi passa sur son visage. Elle le prit d'une main et fit de lents va-et-vient, qui le firent grimacer de plaisir. Il se rendait compte qu'il n'avait pas affaire à n'importe qui. Katara n'était pas du genre à se laisser impressionner aussi facilement. Elle était aussi tumultueuse qu'un torrent, et il ne savait pas encore à quel point.

Il commença à réellement s'en rendre compte lorsqu'elle descendit progressivement sur son torse, attrapant l'une de ses mains au passage. Ses lèvres le couvrirent de baisers, s'attardant sur ses tétons ainsi que la cicatrice qu'il avait au milieu de son torse. Mais elle ne s'arrêta pas là, et descendit plus bas, jusqu'à sa virilité.

« Qu'est-ce que tu... Ah ! », gémit-il lorsqu'elle le prit en bouche. Il enfonça sa tête dans l'oreiller, de la fumée sortant de sa bouche sous l'effet du plaisir.

Il était surpris d'une telle audace. Même Mai n'avait jamais osé. La sensation de sa bouche chaude autour de lui le fit se crisper, fermant les yeux, se concentrant sur la danse qu'elle entamait avec sa langue. Elle le suçait avec vigueur, s'efforçant de le prendre toujours plus profondément. Elle lâcha sa main pour mieux tenir sa verge, lui faisant faire des va-et-vient. Il se cambra, poussant un grognement de plaisir, sa main s'insinuant dans la chevelure folle de Katara tandis qu'elle continuait de taquiner avec sa langue. C'était elle qui le dominait à présent. Elle commençait tout juste à apprécier le pouvoir qu'elle avait sur lui. Il voulut se redresser pour l'embrasser, mais elle l'en empêcha.

« Je n'en ai pas encore fini avec toi Zuko... », chuchota-t-elle, suffisamment fort pour qu'il l'entende. Elle se redressa et s'essuya les lèvres du bout des doigts, dans un geste si lent et sensuel que Zuko sentit sa gorge s'assécher. Puis elle se positionna au-dessus de lui, et fit s'enfoncer son érection en elle.

Elle se mit à gémir tandis qu'elle s'asseyait sur lui, le faisant s'enfoncer jusqu'au bout. Zuko haleta de plaisir, ses mains sur les hanches de la maîtresse de l'eau. C'était si bon. Personne ne lui avait fait l'amour ainsi. Et lorsqu'elle commença à bouger, son plaisir se décupla. Il souleva ses hanches, suivant la cadence qu'elle avait choisi d'adopter. Elle accéléra, de plus en plus vite, jusqu'à ce que ses cuisses crient grâce. Ses mains voyageaient sur tout son corps tandis qu'elle le chevauchait, pressant de temps à autre ses fesses. Il la sentit trembler, et se redressa. Puis il la fit tourner, sans se retirer d'elle, et s'appuya sur son bras valide pour continuer ses va-et-vient.

Ses coups de reins se firent plus vigoureux, faisant gémir Katara à chacun de ses va-et-vient. Celle-ci attrapa ses cheveux d'une main et sa nuque dans l'autre, s'accrochant à lui tandis qu'il la martelait de son sexe. Lui-même commençait à gémir, son plaisir montant inexorablement jusqu'à la jouissance. Elle souleva ses hanches, suivant à son tour la cadence infernale qu'il lui imposait. Ses mains allèrent s'accrocher aux draps rouges du lit. Elle sentit ses parois se resserrer autour de lui, une sensation de picotement lui parcourant tout le corps. Mais il ne put tenir plus longtemps, et finit par jouir en elle. Un long gémissement sortit de sa gorge. Puis, haletant, il s'allongea sur elle, sans toutefois y mettre tout le poids de son corps, la serrant tout contre lui. Katara se sentait en plein rêve, ses cuisses tremblaient encore de plaisir. Ils étaient tout deux en sueur. Il se retira finalement et roula sur le côté. Son bras lui faisait mal, mais il n'en avait cure. Jamais il n'avait ressenti pareil plaisir.

Katara se tourna vers lui, et déposa de tendres baisers sur son visage. Elle frôla de sa main sa cicatrice, n'étant pas certaine de pouvoir le toucher, mais il ferma les yeux et sourit. Puis il les rouvrit et l'embrassa, glissant sa main dans ses cheveux bruns ébouriffés. C'était un baiser doux et rempli d'amour. Elle se redressa, entreprenant de remettre son bandage autour de son bassin pour éviter de souiller les draps avec la semence de Zuko. Ce dernier remit son pantalon, puis ils se couchèrent ensemble. Katara se mit dos à Zuko, pour que ce dernier puisse se blottir contre elle. Il écarta ses cheveux, puis passa un bras autour d'elle, lui caressant doucement le ventre. Puis ils finirent par s'endormir, se demandant de quoi demain serait fait.

FIN DE LA SCÈNE

Katara se réveilla durant la nuit. Elle sentait le souffle de Zuko contre son dos, et sa main sur sa hanche. Il dormait paisiblement pour une fois. Elle s'extirpa du lit, prenant garde à ne pas le réveiller et s'assit au bord. Le volet métallique était fermé. Elle avait besoin de réfléchir. Elle remit son bandage à la poitrine et sa tenue blanche et jeta un dernier regard à Zuko, qui dormait toujours profondément, son bras reposant négligemment là où elle se trouvait plus tôt. Puis elle sortit. Suki était là, et visiblement surprise de la voir à une heure aussi tardive - ou matinale selon le point de vue.

« Quelque chose ne va pas ? », chuchota Suki.

Katara sentit sa gorge se serrer. « Je... Je ne sais pas », commença-t-elle.

Elle était à la fois heureuse et en même temps inquiète. Être amoureuse de quelqu'un était une chose, aimer le Seigneur du feu en était une toute autre. Qu'allaient-ils faire ? Qu'allait dire sa famille ? Elle n'osait y penser. Adossée au mur, elle se laissa glisser jusqu'à s'asseoir. Suki vint s'asseoir à côté d'elle.

« C'est Zuko ? », demanda Suki, qui songeait que peut-être que Zuko avait encore fait une gaffe. La délicatesse était rarement son fort.

« Non... Mais je me demande... Qu'est-ce qu'on va faire ? On ne peut même pas être ensemble ! Imagine la tête de Sokka si je lui disais que j'ai... Enfin tu vois ce que je veux dire », reprit Katara, qui n'avait pas vraiment envie d'évoquer à voix haute le fait qu'ils avaient fait l'amour ensemble.

« Je comprends, mais vous vous aimez non ? », questionna Suki.

Katara eut un sourire amusé, songeant à leur soirée de la veille. Il avait dit que c'était sérieux. Et elle le croyait. « Je crois, oui », fit-elle, brusquement gênée.

« Ça s'est entendu en tout cas », fit Suki avec un ton plein d'innocence. Katara ouvrit de grands yeux.

« Oh non, tu ne veux pas dire que... Tu as tout entendu ?! », s'exclama Katara, qui baissa immédiatement d'un ton sa voix voyant Suki hocher doucement la tête avec un sourire qui en disait long. Les joues de Katara virèrent au cramoisi, ce qui fit rire la guerrière.

« Ne t'en fait pas, il n'y a que moi qui soit au courant si c'est ce qui t'inquiète », lui dit cette dernière.

« Ce n'est plus vraiment ce qui m'inquiète... Je ne sais pas quoi faire », déclara Katara, d'un ton presque désespéré.

Suki posa une main sur son épaule, se voulant réconfortante. « Pourquoi n'irais-tu pas dormir ? La nuit porte conseil, et je suis certaine que vous trouverez une solution »

Katara s'avoua vaincue, et se releva. Elle remercia Suki, qui lui promit de garder le secret pour le moment, et entra à nouveau dans la chambre. Zuko dormait toujours, du moins était-ce ce qu'elle pensait. Mais lorsqu'elle se glissa sous les draps, elle sentit sa main la serrer contre lui. Des lèvres se posèrent sur le haut de sa nuque, juste au-dessus de son collier.

« Tout va bien ? », chuchota Zuko.

« Non... Oui... », hésita Katara. Elle se retourna vers lui. « J'ai... peur, je crois »

Zuko posa une main sur sa joue, qu'il caressa doucement. « De quoi as-tu peur ? De moi ? »

« Non ! », fit-elle vivement avant de se calmer.

Elle trouvait cela ridicule qu'il pense qu'elle avait peur de lui, alors qu'elle était presque sûre de pouvoir le défaire aisément s'il le fallait. C'était le lendemain qui lui faisait peur. Personne n'accepterait jamais leur relation. Et pourtant, Katara savait tout au fond d'elle que c'était un véritable amour qui était en train de naître en elle. Et après la déception qu'elle avait eue avec Aang, l'idée d'une déception encore plus grande lui faisait peur.

« J'ai... peur que tout ça nous mène à notre perte et... Je ne veux pas être encore déçue », souffla-t-elle.

Zuko comprit qu'elle faisait implicitement référence à Aang, ainsi qu'à ce que diraient les autres. Cela l'effrayait aussi quelque part, mais il avait dû faire face à tant d'épreuves depuis son arrivée sur le trône qu'il ne faisait plus vraiment attention à ce que disaient les autres. Mais Katara n'avait pas enduré tout cela, elle avait connu davantage la solitude et l'impression d'être enchaînée à une cage dorée, qu'elle avait elle-même construite. Et plus elle passait de temps avec Zuko, plus elle se rendait compte qu'il n'y avait pas vraiment eu de passion avec Aang. Il était toujours chaste, comme s'il pensait qu'elle était faite de cristal. Il ne dormait jamais avec elle. Il ne l'emmenait que très peu souvent dans ses aventures d'Avatar. Avec Zuko, elle pensait toucher quelque chose de plus grand que tout ceci. Mais elle craignait à nouveau la désillusion.

« Je ne te décevrai pas », dit-il d'un ton déterminé. « Je t'ai déjà déçu une fois, je ne veux plus jamais que ça se produise »

Zuko songeait à sa trahison à Ba Sing Se. Cela faisait un peu plus de six ans, il se souvenait encore de la rancoeur de Katara, qui l'avait directement menacé à plusieurs reprises si jamais il devait recommencer. Mais il n'avait jamais voulu recommencer, il s'était laissé avoir par sa famille. Et il avait retenu la leçon. Katara se souvenait de cet épisode qui lui avait fait si mal au coeur. A présent, elle comprenait pourquoi. Elle se demanda vaguement si elle ne l'aimait pas déjà un peu à cette époque.

« Embrasse-moi », lui dit-elle. Elle voulait en profiter tant qu'elle pouvait l'embrasser librement. Le lendemain, ce temps serait compté.

« Tes désirs sont des ordres », chuchota-t-il avant de l'embrasser doucement.

Puis ils s'endormirent, pour de bon cette fois.


Zuko fut le premier à s'éveiller, en même temps que se levait le soleil. Katara dormait toujours, tournée vers lui cette fois. Il sourit en la regardant dormir, les lèvres légèrement entrouvertes, la respiration lente et calme. Il se félicitait presque d'avoir laissé aller le flot de ses sentiments. Une sensation de bonheur l'envahit tandis qu'il réalisait qu'il était tombé véritablement amoureux d'elle. Son bonheur était sa priorité, et il ferait tout pour pouvoir la rendre heureuse. Bien sûr, il le savait, ils allaient devoir affronter de nombreux obstacles. La politique, les affaires, l'opinion du public, la famille. Mais il s'en doutait. Il avait toujours dû se battre pour ce qui lui tenait à coeur. Et Katara était une battante, ensemble, rien ne pourrait leur résister.

Il s'extirpa des draps, sachant que Katara dormirait certainement plus longtemps, et prit soin de la couvrir avec le drap rouge. Elle bougea légèrement, fronça les sourcils, mais ne se réveilla pas. Zuko enfila sa tunique qu'il ferma à l'aide de la ceinture et glissa ses pieds dans ses bottes. Il tâcha de discipliner ses cheveux, les rassemblant en chignon, pour avoir l'air un peu plus présentable. Il jeta un dernier regard à Katara, puis sortit.

« Bonjour Zuko », le salua Suki. Celle-ci arborait un visage neutre, mais Zuko n'était pas dupe. Il préféra néanmoins remettre ça à plus tard. « Tes conseillers se sont plaints de ton absence hier soir »

Ces derniers avaient leurs quartiers à l'autre bout du dirigeable, Zuko et sa famille ayant leurs espaces réservés. Il soupira, les ayant complètement oubliés. « Je les verrai à dix heures », dit-il, l'air absent.

« Comme tu voudras », dit Suki d'un ton formel. « Kiyi médite dans sa chambre, je crois »

« Bien », répondit simplement Zuko avant de se diriger vers la salle à manger.

Il demanda à ce qu'on prépare le petit déjeuner, qu'il partagerai avec sa soeur. Toutefois, ce fut lui qui fit le thé, pour s'occuper l'esprit. Comment allait-il faire pour rester neutre face à Katara à présent qu'ils... étaient allés aussi loin ? Il l'ignorait mais trouverait un moyen. Son bras lui faisait mal. Il avait dû trop forcer la nuit dernière. Il écarta un pan de son kimono pour essayer de voir si sa blessure allait bien. Elle était irritée à nouveau, mais rien de très grave à première vue. Et cette douleur valait largement le plaisir qu'ils avaient pris ensemble. Songeant au plaisir que lui-même avait pris, il mit des racines de fleur de dragon dans la tasse de Katara. Leur amour serait déjà suffisamment difficile à cacher, inutile de s'angoisser dès maintenant avec un enfant. Il avait bien fait de lire le livre sur le thé que son oncle gardait toujours jalousement avec lui.

Il songea qu'elle n'avait jamais été enceinte d'Aang alors que ce dernier, il le lui avait dit, avait hâte de voir de nouvelles générations de maîtres de l'air naître. Il était venu à lui un jour après une énième dispute avec Katara. Aang lui avait dit qu'elle était dans une colère noire et qu'elle avait fui sur l'île Kyoshi, chez son frère. C'était juste avant qu'ils ne rompent. Zuko n'avait jamais vraiment su les problèmes qu'ils traversaient, ni même qui d'entre eux avait rompu.

Le seul problème dont Aang lui avait fait part était celui relatif aux enfants. Aang voulait que de nouveaux maîtres de l'air naissent, et Katara était outrée de voir qu'Aang ne voyait leurs futurs enfants que comme un moyen de rééquilibrer les quatre nations. Zuko n'avait pas vraiment su réconforter son ami, étant toujours dans la tourmente avec Mai en ce temps-là. Il avait néanmoins réussi à le convaincre de cesser de considérer les enfants comme des moyens, avec l'exemple de sa soeur à l'appui. Azula était devenue folle à cause de son père, qui l'avait formée à être son bras armé, un moyen de gouverner. Il ne l'avait jamais considérée comme une personne, il l'avait façonnée à ses desseins. Mais même en ayant réussi à convaincre l'Avatar, ça n'avait pas suffit à arranger les choses avec Katara, mais après la nuit passée avec cette dernière, il se disait que finalement ce n'était pas une si mauvaise chose. Il se trouva égoïste de penser cela mais ne se refuserait pas à cette vérité-ci. Il avait adoré cette nuit.

Kiyi finit par sortir de sa chambre. « Bonjour Zuzu », dit-elle doucement, un sourire aux lèvres en le voyant préparer le thé.

« Bonjour Kiyi, tu as bien dormi ? », lui demanda Zuko en commençant à chauffer la théière avec son chi. Ce dernier était tout retourné après avoir vécu autant de sensations fortes en si peu de temps.

Kiyi s'assit à côté de lui, défaisant la tresse qu'elle faisait chaque soir avant de dormir. « Pas vraiment, j'ai tellement hâte d'arriver que je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit ! », s'exclama-t-elle. Le petit déjeuner leur fut servi. De la viande séchée et des coupelles de fruit. Katara ferait la grimace, songea Zuko avec amusement.

« Katara dort encore ? », demanda Kiyi avant de croquer dans son fruit.

« Oui, elle n'est pas aussi matinale que nous », dit Zuko, peinant à ne pas rougir.

« Oh oui, comment dis-tu déjà... Les maîtres du feu se lèvent avec le soleil, et les maîtres de l'eau avec la lune », se rappela Kiyi qui leva un doigt pour appuyer son propos. Puis elle soupira. « J'aimerais que le soleil soit plus tardif... »

Zuko sourit. « Il faudra attendre cet hiver. Mais tu devrais être contente, le soleil ne se couche pas au Pôle Sud ces temps-ci »

« Oh oui Katara m'en a parlé, c'est étonnant, tu ne trouves pas ? Pourquoi n'est-ce pas chez nous que le soleil ne se couche jamais ? Ce serait plus logique », questionna Kiyi en buvant son thé.

« Parce que nous avons tous besoin de lumière, comme nous avons besoin d'eau », lui dit Zuko en prenant à son tour une gorgée de son thé. Il n'était pas si mal. « Et puis la nuit dure aussi six mois au Pôle sud, ce serait une très lourde contrepartie pour nous les maîtres du feu »

« C'est vrai... Tu crois qu'on pourrait en mourir ? », demanda doucement Kiyi.

« Je ne pense pas, mais je ne m'essaierais pas à vérifier », fit Zuko.

Ils terminèrent rapidement leur petit déjeuner et Zuko fila à la salle d'eau se préparer. Il fit toutefois un crochet par la chambre qu'il partageait avec Katara pour récupérer son pantalon et le haut de sa tunique royale. Celle-ci dormait toujours. Et il fit tout son possible pour ne pas faire un seul bruit. Si bien que Suki, voyant son manège tandis qu'il fermait la porte avec une délicatesse presque excessive, eut un petit sourire qu'il ne vit fort heureusement pas.

Il ne passa pas beaucoup de temps à la salle d'eau, ne voulant pas mécontenter ses conseillers qu'il estimait beaucoup. C'était bien la première fois qu'il ne se présentait pas, et il redoutait les rumeurs qui pourraient découler de son attitude. Ses cheveux rincés et son corps lavé, il mit son pantalon et sa tunique royale, qui serait cachée par son armure aux bouts pointus. Tandis qu'il ajustait son pantalon, il songeait encore à la soirée passée avec Katara. Le moment où elle le lui avait enlevé avait été un pur délice. Mais ce n'était pas l'heure de songer à cela.

Il entra à nouveau dans la chambre. Katara dormait toujours, à son plus grand soulagement. Ses yeux s'attardèrent sur elle. Elle était si belle dans son sommeil. Puis, chassant les idées peu chastes qui lui venaient à l'esprit, il tâcha d'attraper son armure mais son bras gauche se déroba, ce qui lui arracha un grognement. Il tituba en arrière jusqu'à heurter le mur, se tenant l'épaule. L'armure s'écroula avec fracas, ce qui réveilla Katara en sursaut.

« Zuko ? », demanda-t-elle, toujours embrumée par ce réveil qui était tout sauf délicat. Puis, prenant conscience de Zuko qui se tenait le bras, grimaçant de douleur et observant l'armure qu'il avait fait tomber, son sang ne fit qu'un tour. « Zuko ! », s'écria-t-elle en jaillissant du lit.

Ce dernier serrait les dents, une expression de douleur figée sur son visage. Sa respiration était courte et mesurée, il faisait tout pour ne pas exprimer son mal. Il s'était assis contre le mur, à côté de l'endroit où son armure reposait. Katara vint aussitôt l'aider, et lui enleva son kimono noir et rouge, révélant la plaie de son épaule. Celle-ci semblait à première vue normale, mais le sang affluait dangereusement sous sa peau. Sans perdre de temps, Katara fit jaillir l'eau de la jarre posée sur le buffet et l'appliqua aussitôt sur son épaule. L'eau se mit à luire tandis qu'elle se concentrait. Les dégâts étaient mineurs mais ce n'était pas passé loin de la catastrophe.

Elle soupira. « Tu aurais dû me laisser la soigner avant de toucher à ton armure »

« Je pensais que je pourrais la porter... », bougonna-t-il, frustré et agacé de sa bêtise. Il avait mal au bras depuis le moment où il avait ouvert les yeux ce matin, il aurait dû savoir qu'il ne pourrait pas y arriver. « Mmh... C'est mieux... Merci Katara »

« Il va falloir un peu plus qu'un merci, je crois », sourit Katara en s'approchant doucement de son visage pour l'embrasser. Zuko céda de bon coeur et leurs lèvres fusionnèrent à nouveau dans un baiser plutôt intense. Zuko glissa sa main dans les cheveux encore ébouriffés de Katara, pour l'attirer un peu plus vers lui. Puis après quelques minutes, ils rompirent le baiser.

« Je devrais aller me préparer, j'ai manqué un conseil hier à l'avant du dirigeable... Mes conseillers ne sont pas ravis », avoua Zuko sur un ton mi-amusé, mi-coupable.

« Oh ! Hum... Dans ce cas, laisse-moi t'aider à t'habiller », lui proposa Katara, qui en son for intérieur aurait davantage préféré le déshabiller, mais ce n'était plus le moment de s'amuser.

Zuko accepta et entreprit de passer son kimono rouge et or par-dessus sa tunique. Elle l'aida à serrer sa ceinture or et noire et à ajuster ses bracelets de métal de la même couleur qu'il portait à chacun de ses poignets. Puis Katara l'aida à placer son armure correctement et à l'attacher. Elle dut s'y reprendre à deux fois avant d'y parvenir, ce qui fit rire Zuko. Katara lui jeta un regard noir, et ajusta son col. Puis elle recula pour admirer leur oeuvre. Il en profita pour placer sa flamme de Seigneur du feu dans son chignon. Il était tout à fait impressionnant à voir.

« Tu es... impressionnant », dit-elle, partagée entre l'humour et la fascination. Il était vraiment magnifique à voir.

« Je t'impressionne ? Moi ? », demanda-t-il, interloqué. C'était elle qui l'impressionnait le plus, il en était persuadé.

Katara rit. Bien sûr qu'il l'impressionnait. « Ce n'est pas exactement ce que j'ai dit », fit-elle avec une mauvaise foi évidente.

Zuko leva les yeux au ciel, amusé. « Je me disais aussi »

Puis il se tourna vers ce qu'il restait : ses deux Dao. Katara lui subtilisa l'une d'elles, et en admira la lame. C'était une épée en apparence très simple, son manche était décoré de quelques fils d'or et sa lame était de la couleur de l'acier. Elle songea à la lame noire que son frère Sokka possédait, son 'épée de l'espace' comme il l'appelait, forgée dans une météorite. Katara l'avait toujours trouvée extravagante, celle-ci en revanche était beaucoup plus sobre. Pour s'amuser, elle la pointa vers Zuko qui fit l'étonné.

« Oh tu me menaces encore ? », lui demanda-t-il, amusé, tandis qu'il fixait le fourreau de son premier Dao.

Il ne s'arrêta que pour contempler Katara avec son épée. Elle était séduisante, son épée à la main vêtue de ses seuls sous-vêtements, et son regard farouche ne faisait que renforcer ce sentiment. Il dut lutter pour ne pas laisser son excitation se voir.

Katara redressa la lame avec un sourire. Elle le fixa droit dans les yeux avec un air de défi. « Tu crois que je pourrais rivaliser ? »

« Il faudrait apprendre à t'en servir d'abord », fit-il remarquer. Son ton était moqueur.

Katara lui rendit son Dao. « Peut-être une prochaine fois »

« Peut-être », dit Zuko, qui venait de fixer le deuxième Dao à sa ceinture. Il adorerait lui apprendre à s'en servir, mais le temps lui manquait terriblement. Les seuls moments où il avait du temps, c'était justement lorsqu'il était blessé et inapte.

L'estomac de Katara se mit à gargouiller, produisant un affreux bruit qui interrompit leur manège. Katara eut un air gêné. Zuko l'entraîna vers la porte, pour qu'elle puisse manger. Mais elle s'arrêta net. Elle était toujours en sous-vêtements. Zuko ne comprit pas immédiatement, puis voyant Katara désigner ostensiblement la tenue dans laquelle elle se trouvait, il ferma les yeux. Stupide qu'il était, il aurait déjà ruiné leur secret si elle n'avait pas réagi. Décidément, ce voyage allait s'avérer être un véritable supplice.

Elle enfila sa tenue blanche et sortit avec Zuko, songeant qu'elle faisait bien pâle figure à côté de lui. Elle n'avait jamais porté des robes aussi belles et richement décorées qu'Ursa, ni même une couronne en tant que 'princesse' de la tribu de l'eau. Ce n'était pas dans leurs traditions. Mais c'était durant ces moments qu'elle se rendait compte de leurs différences. Sans compter la couleur de la peau. La sienne était si foncée à côté de lui, il n'y avait aucun doute qu'elle était de la tribu de l'eau.

Il dut l'abandonner alors qu'on lui servait le petit déjeuner, pour aller rencontrer ses conseillers et discuter de l'éventuelle stratégie à adopter durant la réunion qui se tiendrait le lendemain. Zuko aimait venir extrêmement bien préparé à chaque réunion avec d'autres gouvernements. La connaissance était le plus sûr moyen de convaincre, aussi étudiait-il chaque sujet avec attention. Le ridicule n'était jamais permis. Il songea vaguement à la stupidité du Roi de la Terre Kuei, qui préférait s'amuser plutôt que diriger. Qu'il soit brûlé à nouveau s'il devait s'abaisser à ce niveau.

Katara mangeait son petit déjeuner lorsque Kiyi reparut. Elle avait profité du temps que Zuko avait passé en sa compagnie pour prendre possession de la salle d'eau. Sa robe était magnifique. Une véritable princesse de la Nation du Feu. Ses cheveux étaient relevés en un chignon orné de la petite flamme que Zuko portait lorsqu'il n'était encore que Prince. Katara plissa légèrement les yeux. Kiyi ressemblait vraiment à Azula, l'expression de haine en moins. Elles avaient la même mère à n'en pas douter.

« Comment vous me trouvez ? », demanda-t-elle d'une petite voix à Katara et Ty Lee, qui étaient les seules dans la pièce.

Cette dernière sautilla, un sourire jusqu'aux oreilles. « Tu vas faire un malheur ! »

« Tu es magnifique », dit Katara avec un peu plus de mesure que la guerrière.

Kiyi en fut toute gênée, ce qui fit rire ses deux admiratrices. Katara songea que c'était à son tour de se rendre présentable. En une heure à peine, elle était prête. Ce n'était pas comme si elle avait une quelconque tenue compliquée à mettre. Elle en avait une seule et unique en vérité, au Pôle Sud. Pour les 'grandes occasions' comme le disait son père. Elle l'aurait mise pour accueillir Zuko au Pôle Sud. Mais ne l'ayant pas sous la main, il lui faudrait se contenter de sa tenue bleue habituelle.

Zuko quant à lui discutait avec ses conseillers de la marche à suivre lors de ces discussions. L'un d'eux avait rassemblé tous les éléments qu'ils avaient pu apprendre quant à cette affaire. Les noms et visages des agresseurs identifiés, les armes, techniques et maîtrises utilisées - toutes sauf l'air en réalité, les équipements portés, le mode opératoire, le nombre de victime ainsi que quelques maigres informations qu'Iroh avait pu soutirer au soldat qui avait failli tuer Zuko avec ses éclairs.

Ce dernier lui avait dit que les criminels auxquels ils avaient à faire étaient loin d'être des débutants. Le soldat, pourtant chargé de la mission la plus importante, ne savait pas grand chose de son 'employeur' si ce n'était qu'il le payait grassement et qu'il lui dispensait ses cours de maîtrise. La Nation du feu avait pendant si longtemps tenté d'empêcher les autres peuples de maîtriser leurs éléments que certains trouvaient ces 'cours' gratifiant, tout autant que leur mise en pratique. Et Zuko, en y réfléchissant, ne trouvait pas ça si étonnant. Entre le génocide des maîtres de l'air, la quasi-extinction de tous les maîtres de l'eau au Pôle sud et les camps de prisonniers au Royaume de la Terre, la Nation du feu n'avait pas chômé en cent années de guerre.

Quant aux éclairs, seule la famille royale de la Nation du feu en avait une fidèle connaissance à cette époque, et Azula en avait profité lorsqu'elle s'était échappée pour enseigner quelques rudiments à ses larbins. Iroh s'en était gardé, jugeant cette maîtrise trop dangereuse pour être confiée à plus de mauvaises mains qu'il n'y en avait déjà. Seuls sa nièce et son neveu faisaient exception à ce principe.

Ces problèmes étant posés, il s'agissait à présent de trouver des arguments infaillibles pour que les différents gouvernements s'unissent contre cet ennemi commun. L'ennui étant que l'union appelait à l'ingérence, chacun devant connaître les informations recueillies par tous. Zuko savait qu'Aang trouverait le moyen de les unir, mais il savait qu'étant Seigneur du feu, il demeurait avant tout un ennemi plus qu'un allié, la plupart ayant toujours tendance à penser que tôt ou tard il développerait les mêmes tendances haineuses et mégalomanes de son père. Mais ils oubliaient qu'il était aussi un des descendants de l'Avatar Roku, un symbole d'équilibre. Comme il se plaisait souvent à se le rappeler, l'on voit plus facilement les possibilités de problème que les solutions.

Leur réunion dura plusieurs heures, pendant lesquelles tout semblait s'emmêler dans la tête de Zuko. Il songeait à Katara, ignorant ce qu'il allait faire à ce sujet. Et il était un peu anxieux à l'idée de retourner en territoire hostile. Il n'était pas exactement apprécié au Pôle Sud. Au moins, il aurait Sokka, Aang et Katara à ses côtés. Sa deuxième famille. Ou troisième ? S'il était amoureux de Katara... Le mot 'enfant' apparut dans son esprit, mais il le chassa aussitôt. A côté de tout ceci, il fallait gérer ce problème d'organisation criminelle qui ressemblait davantage à un véritable gouvernement intelligent et stratège. Des enlèvements se seraient produits au Royaume de la Terre ainsi qu'au Pôle Nord. Il craignait une attaque au Pôle Sud, et ce d'autant plus qu'il était incapable de se défendre convenablement dans l'état actuel des choses.

Zuko se frotta les tempes puis décida de mettre fin à cette réunion. Il se leva, et tous se levèrent à sa suite. Les remerciant, il quitta cette partie du dirigeable pour remonter vers ses quartiers, où l'attendait Katara, qui jouait au Pai Sho avec Kiyi. Voyant sa soeur se triturer la tête à savoir comment elle allait poser ses tuiles, alors que pour Zuko c'était l'évidence même, ce dernier passa derrière elle et bougea les tuiles à sa place. Katara était en mauvaise posture à présent.

« Hé ! Je l'avais presque battue ! », s'exclama Katara d'un air furibond. Les trois mouvements suivants la mirent définitivement en échec. « Tout ça, c'est de ta faute Zuko, je me vengerais ! »

Ce dernier sourit de façon moqueuse. Mais Katara remarqua un changement dans son regard, qui se fit plus intense. « Mais j'y compte bien »

Il faisait allusion à son désir incandescent qu'il éprouvait pour elle. Et elle le comprit parfaitement, ses joues rougirent en conséquence. Et Zuko en savait bien ce qui était la cause. Katara n'avait décidément aucun contrôle sur elle-même, on savait à peu près à quoi elle pensait rien qu'en l'observant attentivement. Peut-être qu'il s'en amuserait à l'occasion.

Le déjeuner se passa tranquillement, ainsi que l'après-midi. Zuko relisait ses rapports tandis que Katara jouait de nouveau au Pai Sho avec Kiyi, et Ty Lee qui s'était jointe à son apprentissage. Katara gagna plusieurs fois contre Kiyi, et évidemment contre Ty Lee qui n'était pas une adepte du jeu. Zuko observait de temps à autre Katara jouer, examinant avec contentement sa mine réfléchie et observatrice. Son regard pénétrant examinait toujours le plateau de jeu avec attention. Comme il aurait aimé que ce regard lui soit adressé.

Il finit par refermer son sixième rapport lorsque son capitaine les prévint de leur arrivée imminente au Pôle Sud. Katara se redressa aussitôt et alla regarder au dehors par les petites ouvertures du dirigeable. Un sourire illumina son visage, ravie de retrouver son chez elle. Zuko se plaça entre elle et Kiyi qui était elle aussi toute excitée. Il observa lui aussi la vue. De la mer et de la glace à perte de vue. Un endroit rêvé pour une maîtresse de l'eau.


C'est tout - mais c'est déjà bien non ? - pour ce chapitre ! Rendez-vous au prochain chapitre pour l'arrivée "effective" au Pôle Sud ! N'hésitez pas à laisser une review pour me dire ce que vous en avez pensé, et si ça vous a plu, ça me pousse à écrire toujours plus pour aller plus loin dans l'histoire :) J'espère avoir assez bien écrit ce lemon qui est un des premiers que j'écris, j'y ai passé un temps fou !

J'espère vous revoir au prochain chapitre pour suivre nos deux amoureux !