Episode 10
Joyeux anniversaire Elodie...
« Driiiiing »
Jenny : Hum…
Une main se posa sur le réveil qui s'arrêta à la seconde. Jenny s'étira, puis, après deux bonnes minutes, sortit du lit d'humeur joyeuse. Dans le lit d'à côté, Jessy dormait toujours profondément encrée dans ses rêves.
D'un autre point de vue…
Voix (étouffée) : Saloprie de réveil ! On se demande qui la encore mit si tôt…Jenny Malefoy !
D'un autre lit du dortoir, une tête blonde était littéralement enfouie dans un oreiller. Cette tête, bien sûr, n'était autre que celle d'Elodie, qui se redressa, déjà de mauvaise humeur. Elle grogna tout en regardant Jenny s'approchait du lit de sa sœur en riant bêtement.
Jenny sauta alors sur Jessy, la réveillant en sursaut.
Jessy (encore dans son cauchemar) : Ihh ! Une invasion de souris extraterrestre ! AU SEC…
Jenny explosa de rire sous le regard noir de sa sœur en sueur.
Jessy (de mauvaise humeur) : Je ne vois vraiment pas ce qu'il y a de drôle !
Jenny : Oh aller ! Soyons de bonne humeur aujourd'hui on est…
Elodie (la coupant) : Le vendredi 2 octobre ! Ca fait 8 ans…
Elodie s'était approchée des deux sœurs. Leurs visages se raidirent à la seconde même où ses phrases franchirent le seuil de leurs cerveaux eh oui, les blondes ont des cerveaux…bon la je vais me faire tuer par ma couz donc j'arrête. Elodie fit demi-tour et se dirigea vers la salle de bain, fière de son petit effet et en même temps…pas tant que ça.
Jenny (se répétant la phrase pour elle-même) : Le vendredi 2 octobre…ça fait 8 ans…
Dray : Hého, tu comptes sortir quand ?
Hermy : Dans cinq petites minutes !
Dray : Ca fait déjà 1 heure que tu me répètes « dans 5 petites minutes » et u n'es toujours pas sortit de cette de salle de bain !
Hermy : T'as qu'à pu me poser la question, comme ça je n'aurais pas à me répéter !
Dray grogna. Cela faisait déjà deux semaines qu'ils étaient ensemble officiellement et il n'arrivait pas encore lui-même à savoir comment il avait la patience de la supporter. La porte s'ouvrit enfin et il comprit aussitôt : cela valait quelques fois la peine d'être patient et Hermione était magnifique…sur tous les points.
Dray : Ben enfin !
Hermy : Tss !
Drago referma la porte tandis qu'Hermione s'asseyait pour lire le journal que tenait plus tôt son petit ami. Elle entendit la douche se mettre en marche eh oui, les douches marchent, première nouvelle ! et le blond marmonnait qu'il n'y avait plus d'eau chaude, elle sourit.
Dray (criant pour se faire entendre) : En fait, on est quel jour ?
Hermy : Euh…(se levant pour regarder le calendrier) : Le vendredi 2 octobre…
Elle entendit Drago glisser dans la douche et l'eau s'arrêter presque instantanément. Un grommellement de douleurs de fit entendre. Apparemment, il s'était cassé la figure.
Hermy : Pourquoi ?
Dans la Grande Salle, Harry, Ron et d'autres élèves entamait leurs petits-déjeuners. Ron reniflait sans cesse.
Harry : T'es enrhumé ?
Ron : Non…juste, snif, malheureux !
Il renifla bruyamment tandis qu'Harry soupirait.
Harry : Roooon ! Ca fait déjà deux semaines qu'elle a refusé de t'épouser…(il pouffa) ce qui ne m'étonne pas (se rattrapant) enfin, ce n'est pas pour toi que je dis ça, c'est que,…à cette âge-là, on ne pense pas encore à ça…
Ron (reniflant) : T'as sans doute raison…
Quelques minutes plus tard, Elodie sortit de la salle de bain, entièrement vêtue de noir. Elle regarda dans le dortoir et s'aperçut que les deux sœurs Malefoy étaient encore sur le lit de Jessy, les yeux dans le vide. Ceux de Jessy croisèrent un instant le regard étincelant d'Elodie. Puis cette dernière partit, direction la Grande Salle.
Jessy : J'y vais la première…
Elle se leva et laissa seule sa sœur pour prendre sa douche. Jenny regarda autour d'elle, ce qui aujourd'hui était sa chambre pour la plus grande partie de l'année, et quelque chose lui revint en tête, un souvenir.
Flash :
Jenny, quelques années avant, beaucoup plus jeune, était assise, seule,sur un grand lit en chêne pure, dans sa chambre. Le décor ne ressemblait pas du tout à celui du dortoir où elle était à présent, non tout était plus riche, plus classe, plus…Malefoy. Elle se coiffait les cheveux tout en regardant le vide. Bientôt, elle entendit du bruit dans l'escalier, deux personnes montaient à toute allure, apparemment pressaient de la voir.
Voix : Jenny ! Jenny !
La porte s'ouvrit. C'était sa sœur, Jessy, elle aussi beaucoup plus jeune, habillé tout de rose qui arborait un magnifique sourire. Mais il y avait quelqu'un d'autre, blonde elle aussi, tout aussi joyeuse et surexcité. Jenny la connaissait bien et l'adorait. Elodie Johnson, sa meilleure amie. Choc !Non impossible ! Elodie, leurs meilleures amies ? Eh bien il faut croire que oui, vu que je l'ai écris. Elle était arrivée la veille au Manoir et avait passé une nuit de folie avec eux.
Jenny leur sourit, devinant déjà ce qu'elles allaient lui dire.
Elo (surexcitée) : Les invités ! Ils arrivent ! Ca va être une fête géniale !
Jenny poussa un cri de fille complètement hystérique et se leva pour courir avec eux joyeusement.
Elle ne savait pas encore, à ce moment-là, qu'elle courait droit vers la catastrophe…
Fin du Flash.
Jessy (secouant sa sœur) : Jenny ! Hého ! Tu m'entennnnds ?
Jenny (revenant à la réalité) : Hein ? Euh oui, oui, bon je vais prendre ma douche !
Jessy : Ca va ?
Jenny (souriant tristement) : Oui, ça fait 8 ans, faudra bien que je m'y fasse un jour.
Et elle se leva.
Hermione, de son côté, ne comprenait décidément plus rien. Drago après avoir été quelques minutes dans le silence remit la douche en marche n'ayant toujours pas répondu à son « Pourquoi ? ». A peine deux minutes plus tard, elle entendit la porte de la douche coulissait et puis à nouveau, plus rien. Enfin un quart d'heure plus tard, Drago ouvrit la porte de la salle de bain, propre et habillé. Hermione arriva vers lui pour répéter son « Pourquoi ? » mais il ne fit même pas attention à elle et disparut bientôt dans l'encadrement de la porte d'entrée.
Hermy : D'accooord…
Dray arriva dans la Grande Salle d'une démarche assuré et plongé dans ses pensées, ce qui ne l'empêcha pas de remarquer aussitôt Pansy Parkinson qui lui sauta dessus. Il soupira.
Pansy (plaintive) : Alors mon Drakounet d'amour, qu'est ce qui se passe ? Pourquoi tu ne viens plus me voir ? Je en te plais plus ?
Il la regarda avec dégoût.
Dray : Tu ne m'as jamais plût Pansy, alors maintenant si tu pouvais me laisser passer…merci !
Il la dégagea d'un geste bref et s'avança vers sa table.
Pansy (revenant à la charge) : Mais mon Dragonouchet, je…
Dray : Tu me saoules Pansy…
Il s'assit en face d'Elodie qui releva la tête. Pansy, elle, laissa son « Drakounet d'amour » enfin tranquille et s'assit un peu plus loin, avec son habituel air de chien battu.
Dray : Pff…ell m'énerve !
Il se servit son petit dej' et commença à manger, quand il se rendit compte qu'Elodie n'avait pas encore touché quoi que ce soit de son bol de chocolat et de ses tartines.
Dray : Tu ne manges pas ?
Elo : Pas faim…j'y vais !
Elle se leva de table, las, et quitta la salle.
Dray : Et ça y est, c'est partit pour une journée d'enfer !
Jenny et Jessy arrivèrent dans la Grande salle, dix minutes environs après le départ de la Johnson. Elles rejoignirent Drago, encore à table.
Jenny et Jessy : S'lut !
Dray : S'lut ! Alors…ça va vous ?
Jessy (s'asseyant) : Ouais…
Dray (soupirant) : C'est il y a longtemps, vous devriez…
Jessy (le coupant) : 8 ans !
Dray : Quoi 8 ans ? Qui a 8 ans ?
Jenny (agacée) : Personne ! C'est il y a 8 ans que..
Dray : Ah…ben voilà c'est y a 8 ans donc vous devriez…
Jessy : Ne plus en parler ? Mais c'est toi qui en parles Dray.
Drago ne répondit pas. C'était vrai, elles avaient raison. Pourtant, il avait vécu tellement d'autres horreurs…mais c'est celle là qui l'avait marqué la première…c'était peut-être aussi sa toute première expérience horrible…peut-être.
Hermione, après avoir longtemps traînée dans sa salle commune s'était décidée à enfin descendre manger. En chemin, elle rencontra Jenny et Jessy. Vu leurs têtes, il se tramait quelque chose.
Hermy : Coucou !
Elles répondirent par un minuscule sourire (en fait c'était plutôt le bord des lèvres qui se soulevèrent légèrement, qu'un véritable sourire, enfin bref).
Hermy : Ca va ?
Jenny (soupirant) : J'en ai marre qu'on me le demande, alors NON, CA NE VA PAS !
Hermione sursauta tandis que Jessy soupira sans rien faire pour l'arrêter. Finalement Jenny contourna la préfete en chef et courut, Jessy après elle.
Hermy : Oula, je n'aime pas ça ! D'abord Dray, ensuite Jenny et Jessy, mais qu'est ce qui se passe à la fin ! les Malefoys ont pété les plombs ! et la je ris bêtement parce que j'ai écris au début « Malefous » comme quoi il en faut peu pour être heureux !
8 h 25. Premier cours de la journée pour Jess' et Jenn' : Divination. Etouffement (la salle étant imbibé de parfum) et présage de mort en perspective.
Jessy dans un coin de la salle, ramassait dans son fauteuils, se bousillait les yeux à regardait avec trop d'intensité sa boule qui lui montrait juste son reflet. Qu'est ce que ça voulait dire ? Qu'elle allait bientôt mourir ! Ou tout simplement qu'elle était nulle en divination ? Peut-être bien les deux…
Jessy (soupirant) : J'en ai marre…
Elle poussa sa boule un peu plus loin sur la petite table et respira un bon coup. Une forte odeur de parfum presque irrespirable s'insinua alors dans ses narines et elle se souvint…
Flash :
Une petite fille blonde qui n'était autre qu'elle plus jeune, descendait les escaliers quatre à quatre essayant de distancer sa sœur et sa meilleure amie en riant. Elle descendit les dernières marches et les attendit, puis toutes 3, mains dans la main coururent joyeusement vers le hall où déjà leur domestique Jo, « un grand type tout droit qui faisait peur » accueillerait plus ou moins gentiment les premiers invités. Chloé, Riley, Jade et Clémentine étaient déjà là. Elle se détacha de ses sœurs et sa meilleure amie et alla dire bonjour aux filles. Mais au moment même où elle faisait la bise à Jade se noyant dans un pot de parfum assommant (apparemment elle en avait encore mit trois fois trop se dit elle) elle entendit Jo déclarer : « Les Hardisson arrivent ».
Les filles sourires, ravies.
Fin du Flash back.
Jessy encore dans ses pensées fut interrompu par l'arrivée de la prof. Celle-ci, emmitouflée dans ses éternels foulards réajusta ses lunettes sur son nez et se pencha sur la boule avant de pousser un cri strident.
Tralaway : Ooooh mon dieu ! Vous allez être victime d'une malédiction ! UNE TERRIBLE MALEDICTION !
Jessy soupira et leva les yeux au ciel tandis que tous les élèves se tournaient vers la scène.
Trelaway : Oui, oui…VOUS ALLEZ ETRE ATTAQUE PAR…PAR…
Sa concentration était telle qu'elle ne se rendait pas compte que plus personne ne travaillait, riant et l'imitant quand soudain…
1 fille : Ihh !
Un crapaud surgit. Il fit quelques bonds dans la salle avant de sauter sur la pauvre Jessy. Mme Trelaway n'entendit pas le cri de la jeune fille et ne l'entendit pas non plus se lever en vociférant : « Encore ce de Trevor, j'en ai ras-le-bol ! » et quitter la classe.
La professeur leva la tête d'un coup, comme frappé de stupeur, les yeux exorbités.
Mme Trelaway (éberluée) : Un crapaud ?
Deux heures plus tard, Drago à la bibliothèque réfléchissait. Il regrettait un pu d'avoir complètement délaissé Hermione, et pas du tout d'avoir remballé Pansy. Il y avait beaucoup de passage et Drago pu même observer un couple de 4ème année se disputer pour une broutille…même si, devant l'ampleur que ça prenait, la broutille allait bientôt réussir à faire casser le couple, ce sont des choses qui arrivent…bref le couple était en train de se disputer, quand la fille exaspérée partit en claquant violemment la porte de la bibliothèque et Drago plongea dans ses pensées.
Flash back :
Drago, plus petit, était dans le salon avec sa mère qui lui souriait en disant que « non » l'elfe de maison attribué au petit garçon ne serait pas viré ni frappé. Il entendit alors de la porte d'entrée Jo, le domestique aux allures de robot ou agent secret dire de sa voix neutre et légèrement robotisé : « Les Hardisson arrivent ». Le blond sauta instantanément de son canapé de luxe en cuir vert, et se dirigea vers le hall. La porte claqua alors violemment derrière la nouvelle famille qui venait d'entrer. Jo ne savait pas toujours contrôler sa force.
Jenny : Bonjour.
Devant eux, une femme, un homme et leurs deux enfants, un garçon et une fille devaient avoir vers les 8-9 ans et semblaient ravit d'être ici. Le garçon aperçut Drago et s'approcha de lui pour le saluer, puis il se tourna vers les filles qui lui lancèrent leurs plus beaux sourires.
Elodie, Jenny et Jessy : Salut Ben !
Ben Hardisson, son meilleur ami.
Fin du Flash back.
Voix : Dray ?
Drago se retourna. Hermione lui faisait face.
Hermy : Pourquoi t'es partit comme ça ce matin ?
Drago ne répondit pas, mais sourit.
Hermy : Quoi ?
Dray (moqueur) : Tu t'inquiétais ?
Hermy : Hein hein…pas du tout !
Il fit une petite moue qui la fit sourire, et finalement il la ramena à lui et l'entoura de ses bras pour poser un léger baiser sur son nez.
Dans le Manoir Malefoy, Narcissa, seule, réfléchissait. Son mari, son fils, ses filles…Elodie étaient tous à Poudlard. Et elle ? Oubliée…enfin. Elle regarda la date sur le calendrier : Vendredi 2 octobre. Elle soupira et se dirigea vers la commode où tous les albums photos étaient rangés. Comme d'habitude depuis 8 ans, ce jour-là, elle feuilletait un album précis. Sur cet album était inscrit en lettre d'or : Octobre 1997. Oui, on sait, ça devrait être 1987 où un truc dans le genre mais comme on fait évoluer nos héros à notre époque ben…vlà quoi !.
La femme s'assit dans un fauteuil de la pièce et calla l'album sur ses genoux.
Narcissa passa sa main sur les lettres d'or en soupirant…que de mauvais souvenirs. Enfin, elle l'ouvrit et son regard porta vers la première photo. Elle sourit. Dessus, ses filles et Elodie, la petite Johnson, qui avaient à cette époque 9 ans, prenaient la pause d'un air sûr. C'était avant que les invités n'arrivent. Narcissa avait, pour l'occasion, payée quelques photographes qui prenaient un malin plaisir à prendre tout le monde, n'importe quand. D'ailleurs, la deuxième photos le prouvait…plutôt embarrassante.
Narcissa était dans le hall, elle accueillait les Hardisson. Seulement au moment où elle embrassait Mr Hardisson et faisait un énorme grimace, un des photographes eut la merveilleuse idée de la prendre en photo. Mr Hardisson…un voile de tristesse passa dans ses yeux.
Flash back :
Elle était dans le salon. Son fils venait de partir en courant et elle ne tarda pas à le suivre non plus. Elle arriva dans le hall, un sourire plaqué aux lèvres. En passant à la hauteur de Drago, elle posa sa main sur son épaule, mais il la regarda d'un air froid. Il y avait des gens. Elle enleva donc sa main en lui lançant un regard désolé et se tourna vers les Hardisson. Elle s'approcha alors des enfants.
Narcissa : Bonjour Maria, Bonjour Ben !
Elle leur donna à tout les deux un baiser sur la joue puis se tourna vers les parents. Les Hardisson, une grande famille, qui n'était pas loin de concurrencer les Malefoy, soit presque des rivales. Elle embrassa la femme puis s'approcha de l'homme. L'homme. Plutôt un paquet de cigarettes ambulant à son humble avis.
Homme : Bonjour Narcissa, Lucius n'est pas là ?
Il approcha son visage du sien et Narcissa du se retenir de ne pas reculer. Elle prit sur elle-même, mais ne pu réprimer une énorme grimace quand elle sentit la forte odeur de cigarettes s'insinuait dans ses délicates narines. C'est alors qu'un flash l'éblouit. On venait de prendre une photo. Tant pis, elle verrait plus tard.
Narcissa : Non, Lucius est en voyage d'affaires, olala, si vous aviez su combien il avait été déçu de ne pas pouvoir être là !
En réalité, elle était sûre et certaine que « le sois disant » voyage d'affaire arrangeait plutôt Lucius et qu'il s'était même débrouillé pour qu'il est lieu exactement à cette date.
En y réfléchissant bien, si Lucius avait été là, peut-être que ce ne serait pas arrivé…
Fin du flash back.
Midi 30. Jenny et Jessy déjeunaient dans la Grande Salle. Jessy racontait sa mésaventure en divination mais sa sœur écoutait d'une oreille distraite. Elle regardait son assiette, ses couverts
et la nappe verte qui recouvraient la table.
Flash back.
Jenny était assise à une table immense entre Elodie et Jessy. La nappe était verte de très bonne qualité et les couverts en argent.
Elle souriait, elle était heureuse. Elle avait réussit à se mettre en face de Ben, son amour éternelle. Tous les invités étaient là maintenant et les adultes étaient partit, mise à part les Hardisson et les Johnson qui restaient la journée aussi avec sa mère. Les enfants chantaient, il y avait beaucoup d'agitation. Aussi quand Jo refit son apparition avec dans ses mains un énorme gâteau, elle ne comprit pas pourquoi d'un coup tous les enfants s'étaient tus, en réalité mort de trouille à cause du domestique, et elle continua à chanter de bon cœur. Jo, accompagné de Narcissa qui allumait les dernières bougies, installa le gateau en face des 3 inséparables.
Narcissa : Joyeux Anniversaire Elodie !
Fin du Flash back.
Jessy : JENNY ! Et voilà t'es repartit dans les nuages !
Jenny : Non, non c'est bon je t'écoutais. Tu disais ?
Jessy soupira pour la cinquantième fois de la journée.
Jessy : Tu penses encore à ça…
Jenny : Je sais, je sais, ça fait 8 ans…Tiens voilà la peste !
Jessy se retourna et vit Elodie parlait avec un sourire narquois à une fille. Quelques secondes après, la personne partit en courant, sanglotant. Apparemment, Elodie lui avait annoncée quelque chose de triste, mais cela n'empêchait pas la Johnson de sourire pour autant.
Jessy : Une vraie garce ! Même le jour de son anniv', elle joue la peste !
A peine quelques minutes plus tard, la Johnson sortait de la salle, seule. Elle marcha dans les couloirs, faisant claquer ses talons de plus en plus fort. Elle entendait de partout des bruits, des voix, des rires, des cris, on était dans un château et beaucoup de gens y vivaient.
Flash back :
Narcissa : Joyeux Anniversaire Elodie !
Après ses paroles, tous les enfants se mirent à crier : « JOYEUX ANNIVERSAIRE! » dans une belle cacophonie et à nouveau les rires, les bruits de chaises et les chants recommencèrent jusqu'à ce que Narcissa tape dans ses mains d'un faux air sévère.
Le silence revint. Tous les regards se posèrent sur Elodie, la petite fille sage à couette. Elodie regarda Narcissa, puis le gâteau, puis…Ben. Son petit cœur fit un bond. Il la regardait. Elle se sentit rougir et reporta on attention sur le gateau.
Narcissa : A 3 !
Elodie inspira à fond.
Narcissa et les autres : 1…2…3 !
Elle souffla, toutes les 9 bougies s'éteignirent d'un coup. Ca y est, elle avait 9 ans et était la plus heureuse des petites filles. Elle pouvait en profiter car ce serait certainement la dernière fois qu'elle ressentirait cela. Jamais, ce jour elle ne l'oublierait. Ca c'était sûr, jamais, elle ne l'oublierait.
Fin du Flash Back.
C'était vrai, 8 ans après, elle se souvenait de ce jour comme si c'était hier.
Elodie secoua la tête, essayant de ne pas penser à la suite de son souvenir.
Elodie : Pourquoi faut il qu'à chaque fois, ce même jour je m'en rappelle ! Est-ce que j'aurais un jour un anniversaire tranquille ?
Hermione son sac de cour à la main, partait pour sa première heure de cours de l'après-midi plutôt maussade. Elle avait passé sa matinée, seule, à ruminer ses sombres pensées.
D'une, Drago l'avait évité où avait juste eu une mini conversation avec elle, avant de s'éclipser, prétextant qu'il avait cours (ce qui, en y réfléchissant devait sûrement être vraie) et de deux, Jessy et Jenny l'avaient complètement laisser tomber (même si, en voyant leurs têtes, il avait vraiment du se passer quelque chose d'important) et de trois, l'idée du divorce de ses parents la hantait malgré elle.
C'est vrai, elle n'avait plus cinq ans, et dans le monde des sorciers elle était majeure, ils n'avaient plus besoin de s'occuper d'elle comme avant. C'est vrai que cela, après tout, maintenant qu'elle avait décidé que, dès sa sortie à Poudlard, elle prendrait un appart', ça ne la regardait plus.
Hermy (pensant) : Oui, c'est vrai, mais…ils s'aimaient tellement !
Elle soupira. Si c'était ça l'amour…C'est à cet instant qu'elle aperçut au bout du couloir qu'elle venait de prendre, des cheveux d'un roux éclatant. Ron ou Ginny ? Ron et Ginny. Ceux-ci étaient visiblement encore en train de se disputer.
De leur côté.
Ginny : Tu es complètement ridicule Ron ! Mais qu'est ce qui se passe dans ta pauvre petite cervelle ! En imaginant que tu en es encore une !
Il lui lança un regard noir.
Ginny : Mais enfin ! L'année dernière tu te contentais de sortir avec des filles, et non de vouloir te marier !
Ron : Oui, mais les temps ont changés ! Et puis…j'ai décidé finalement de ne pas tout de suite me marier, je ne voudrais pas la brusquer ! Il faut que je lui laisse du temps ! Dans un couple il est PRIMORDIALE de laisser à son partenaire le temps de s'habituer.
Ginny : Ce qui serait surtout PRIMORDIALE c'est que tu ailles te faire soigner ! (Ron secoua la tête) Mais enfin tu ne sors même pas avec elle et…maintenant on ose même plus parler de « bisous » (son frère à l'annonce de ce mot rougit) tellement on a peur que tu défailles ! Mais où est passé le Ron d'il y a…quelques temps ? Celui qu'on avait jusqu'à lors toujours connu !
Ron : L'amour peut faire changer bien des hommes…
Ginny soupira agacée. Elle recommença à marcher quand elle se rendit compte qu'ils n'étaient pas seuls dans le couloir. Hermione, l'objet de leur discussion mouvementée, était là aussi.
Jessy était à la bibliothèque, seule. Elle faisait ces devoirs. Un devoir d'histoire de la magie, elle détestait l'histoire. Elle feuilletait un énorme ouvrage qui sentait légèrement le moisit et agacée de ne rien trouver, elle le jeta dans sa pile des : déjà lus qui commençait à devenir vraiment imposante et plongea sa main dans la pile des : pas encore vus, qui commençait sérieusement à rétrécir.
Elle en sortit un petit livre jaune, plus récent que les autres et surtout moins gros. Dessus était écris, en lettres majuscules : « Cache-cache entre moldus et sorciers ». Elle songea alors que c'était là où tout avait commencé réellement.
Flash back :
Jessy, quelques années en moins, tenait la main d'Elodie. Cela faisait maintenant plus d'une demi-heure qu'elles avaient été désignées « chat » pour le jeu de cache-cache auquel elles jouaient, mais elles n'avaient encore trouvés personne.
Elo (en colère) : On leur avait dit qu'ils n'avaient pas le droit de monter, c'est de la triche !
Jessy : T'inquiètes, je connais toutes les cachettes du manoir, on va bien finir par les trouver ! Allons voir dans ma chambre !
Et elles montèrent les escaliers en essayant de ne pas faire de bruit, sûr et certaines qu'ils étaient tous montés.
Elles longèrent quelques couloirs et arrivèrent devant la chambre de Jessy et Jenny et ouvrirent la porte si précautionneusement qu'elle ne grinça même pas. Jessy sourit. Elle venait d'entendre du bruit. Ca venait d'un des placards. Elle échangea avec Elodie un regard diabolique. Elles avaient trouvés leurs proies.
Fin du Flash Back.
Quelqu'un : Eh, ça va ?
Elle sursauta puis regarda la main qui venait de se poser sur son épaule et remonta son regard sur un bras, une épaule, une tête…Harry Potter. Elle lui enleva précipitamment sa main de son épaule tout en se levant tout aussi rapidement.
Harry : Qu'est ce que t'as ?
Jessy tremblait. Il ne l'aurait pas interrompu dans ses sombres pensées, elle savait qu'elle aurait finit par arriver au moment…elle se retourna et prit sur la table toutes ces affaires avant de vouloir faire demi-tour, mais Harry la retint par un bras.
Harry : Eh attend…
Elle se dégagea violemment puis partit presque en courant. Mais le jeune Potter n'était vraiment pas décidé à la lâcher si facilement. Il l'avait vu en rentrant dans la bibliothèque. Entourée d'énormes ouvrages, on ne voyait plus que le bout de son nez. Il avait sourit, s'apprêtant à lui lancer une vanne quand il avait remarqué que quelque chose clochait. Et chez les Malefoy, pour remarquer ce genre de chose, il fallait vraiment qu'ils aillent très mal.
Décidé, il se mit à courir après elle.
Pendant ce temps, du côté d'Hermione et les Weasley.
Ginny soupira, agacée, elle recommença à marcher quand elle se rendit compte qu'ils n'étaient pas seuls dans le couloir. Hermione, l'objet de leur discussion mouvementée, était là, aussi.
Ginny : Oh Hermione…tu as tout entendu ?
Hermy : Une partie oui…
Elle sourit, essayant de ne pas rire. Mais Ron interpréta ce sourire autrement, comme une sorte de feu vert à sa révélation. Il sourit à son tour et prit la main d'Hermione qui n'eut même pas le temps de réagir.
Ron (solennel) : Hermione, je sais que tu te demander de m'épouser, c'était peut-être un peu trop c'est pour ça que…
Ginny (le coupant) : Ah tu as enfin comprit !
Ron (continuant comme si Ginny n'avait jamais parlé) : …je te demande si tu veux bien être ma fiancée…c'est quand même plus facile à accepter !
Hermione regarda Ron. Assez, elle en avait assez.
Ginny : Mais tu es complètement…
Assez de le supporter. Assez de supporter ces cnneries, assez de tout. Elle ouvrit la bouche mais la referma. Est-ce qu'elle oserait lui dire tout ce qu'elle pensait et par la même occasion perdre un de ses meilleurs amis ? Apparemment, elle n'eut pas le temps de réfléchir plus longtemps, quelqu'un l'avait devancée.
Quelqu'un : Tu me saoules ! Lâche-moi, dégag ! Faut que je te le dise en quelle langue ?
Etait ce elle qui l'avait pensé trop fort ? Elle vit Ginny qui regardait derrière elle et se retourna. Non, c'était Jessy qui venait de débouler dans le couloir suivit d'Harry qui décidément ne démordait pas. Hermione soupira de soulagement. Elle n'avait pas envie de blesser Ron, qui était son meilleur ami malgré que ces derniers temps, il n'est pas toute sa tête.
Harry (répondant à Jessy) : En Anglais, il n'y a que celle là que je comprenne ! Mais de toutes façons, je ne te lâcherais pas tant que tu ne m'auras pas dit…
La suite de sa phrase se perdit dans le lointain. Le « couple » ne s'était pas arrêté et avait continué à tracer.
Hermy (regardant l'endroit où elle avait vu pour la dernière fois Jessy et Harry) : D'accooooord !
Ron sourit, aux anges.
Ron (joyeux) : C'est vrai ? Tu es d'accord ?
Hermy : D'accord pour quoi ?
Ron : D'accord pour être ma fiancée !
Hermione soupira. Et voilà, elle allait encore devoir le rejeter. Pauvre petit….
Hermy : Non, Ron, je suis…
Ginny (la coupant) : Ne prends pas cette peine 'Mione, je m'en charge ! (se tournant vers son frère) Elle ne veut pas de toi, elle a déjà Malefoy !
Hermy : Ginny !
Ginny : Quoi ? C'est vrai ! Et maintenant, frérot, tu me suis ! On va à l'infirmerie, je suis sur que Mme Pomfresh Ou un truc dans le genre… ? pourra t'aider, tu as un grave problème Ron !
Ron regarda Hermione. Devant son manque de réaction, son sourire déjà réduit, s'effaça et il se décida à suivre sa petite sœur, le cœur brisé. Enfin…elle le tirait pas la manche tandis que lui le regard vide ne disait rien. Hermione aurait voulut l'aider, lui parler, mais seulement Ginny avait raison. Il avait du se prendre un coup sur la tête.
Elle regarda sa montre las, avant de sursauter. Elle allait être en retard ! Ca ne lui était jamais arrivé et elle ne comptait pas à que ça lui arrive maintenant. Elle se mit à courir.
Le reste des cours se passa sans encombre. Harry avait du laisser Jessy pour aller en cours et Hermione était arrivé pile poil en classe. On n'avait pas revu Ron de l'après-midi et bizarrement Harry ne s'en rendit même pas compte. Peut-être était il trop occuper à réfléchir sur ce qui pouvait bien s'être passé.
Bientôt, le dernier cours de la journée s'acheva. Les élèves sortirent de classe chacun à sa propre manière : en courant, en marchant, en gueulant…Harry fut de ceux qui couraient. Hermione quant à elle, avait décidé d'éclaircir ce mystère, donc, d'aller voir Drago.
Celui-ci, seul, était assis près du lac, réfléchissant. Chaque année, ce jour précis, le souvenir le hantait. Pourquoi ? Ca faisait 8 ans, il aurait du oublier. Et pourtant il s'en souvenait comme si c'était hier. Et chaque fois qu'il sombrait dans ses pensées, chaque fois, ce jour-là, ça lui faisait comme un coup de poignard. Etait-ce une malédiction ?
Il regarda le lac pensif.
Flash back :
Le petit blondinet, cette fois-ci, se trouvait dans un endroit noir. Un placard. Il se cachait.
Au bout de quelques minutes cependant, il lâcha un long soupir. Il trouvait vraiment ce jeu ridicule. Comme si à son âge, on jouait encore à cache cache…encore une idée de sa mère, ça c'était sûr.
Dray : Oh et puis zut !
Il sortit du placard et se retrouva dans un long couloir dont on ne voyait même pas le bout. Il entendit alors du bruit. On montait en haut. Vite, le placard ! Il eut juste le temps de refermer la porte quand il entendit des pas. Il y avait deux personnes. Il regarda par une fente et vit que c'était sa sœur Jessy et sa meilleure amie, Elodie. Elles s'étaient arrêtés juste devant don armoire. Est-ce qu'elles l'avaient repéré ? Non, elles ouvraient avec précaution la porte juste en face. Une chambre. Elles s'arrêtèrent et se regardèrent. Elles avaient entendus du bruit. Ce n'étaient pas les seuls, Drago aussi.
Avec toute la discrétion dont il était capable, il sortit à nouveau du placard et suivit silencieusement les filles dans la chambre. Elles ne l'avaient même pas remarqué. Il sourit, fier.
Dray (dans sa tête) : Je suis trop fort !
Fin du flash back.
Quelqu'un : Salut !
Il tourna la tête, Hermione l'avait rejoint. Elle s'assit entre ces genoux et il la prit dans ses bras.
Hermy : Bon, alors maintenant, tu vas m'expliquer ce que vous avez, les Malefoy, aujourd'hui !
Dray sourit, mais ne répondit pas Oui, oui, on sait, vous aimeriez bien savoir vous aussi…ça vous irrite hein ?.
Harry courait dans les couloirs à une allure affolante. Il traversa un couloir sans même regarder avant de s'arrêter net. Il recula de plusieurs mètres et sourit, il avait réussit. Il s'était arrêté devant une salle de cours, la classe d'Histoire de la Magie. Jessy n'était pas encore sortit et discutait avec…un mec ? Il entra dans la salle.
Mec : Donc, ça marche comme ça ?
Jessy : ouais, pas de problème !
Harry : Qu'est ce qui marche comme ça ?
Jessy sursauta et se tourna vers Harry l'œil noir.
Jessy exaspéré) : Encore toi ! Dé-ga-ge-de-ma-vue !
Harry (simplement) : Non !
Il lui fit un grand sourire, mais ce prit, comme qui dirait, un gros vent. Jessy avait reporté son attention sur le Serpentard, aux cheveux blonds disciplinés, yeux marrons pénétrants, très grand, le contraire d'Harry.
Jessy : Bon aller ! A plus !
Mec (regardant Harry, méfiant) : Ouais, salut !
Et Jessy fonça comme une fusée pour échapper à Harry, mais ce dernier avait prévu le coup et la rattrapa sans problème. Ils sortirent de classe ainsi, laissant le grand blond en plan.
Dans un couloir, jenny réfléchissait. Ca faisait 8 ans. Pourquoi s'en souvenait elle comme si c'était hier Oui, je sais, nos personnages se répètent…lol. Pourquoi ce jour-là, elle n'arrivais pas à s'empêcher de penser…peut-être était ce parce que à 9 ans, c'était son premier traumatisme, à 9 ans seulement 9 ans, s'était déroulé devant ses yeux quelque chose qu'elle n'aurait jamais du voir. Mais quoi ? Tel est la question…. Traumatisée, ça devait être ça. Comme quoi même une Malefoy peut l(être.
Elle sentit alors quelqu'un s'approchait d'elle et se retourna…Blaise.
Blaise : Eh ça va ? T'as pas l'air bien.
Jenny (sur la défensive) : Oui, ça va pourquoi ça n'irait pas ?
Blaise : Non, je demandais comme ça.
Jenny (pensant) Imbécile, ça se voit non ? (à Blaise) Je vais au parc, j'ai besoin d'air.
Blaise s'arrêta. Jenny aussi.
Blaise (sérieusement) : Qu'est ce qui ne va pas ? Toute la journée, tu étais…
Jenny : Laisse tomber !
Blaise : Je ne laisse jamais tomber !
Jenny : Eh bien, fais une exception.
Blaise la défia du regard. Elle eut envie de rire.
Jenny (pensant) : Les mecs et leurs orgueils !
Blaise (la voyant sourire, moqueuse) : Quoi ?
Jenny (lui prenant la main) : Viens !
Quant à Jessy c'était loin de se passer pareil. A bout de nerfs, elle sortit du château en jetant ses livres en l'air. Harry n'en prit pas compte et continua à la suivre, déterminé.
Jessy (pensant) : Me noyer dans le lac, oui, c'est une bonne idée ! Non ! « Le » noyer dans le lac ! Oui, ça c'est une TRES BONNE IDEE !
Et sans même sans rendre compte, elle s'avança vers le lac tandis qu'Harry la suivait toujours.
Du côté de Drago et Hermione.
Hermy : Alors… ?
Dray : Alors c'est une vieille histoire…
Hermy : Et… ?
Dray : Ce n'est pas une histoire pour les enfants…
Jessy (arrivant) : Et tu me fais cher !
Harry : Tu te répètes !
Jessy (prise d'une crise de nerfs, gigotant) : Grmmmblmmrrr !
Hermy : Ok, Jess' on secalme !
Jessy capta enfin qu'ils n'étaient plus seuls. Le couple était là aussi. Elle poussa un soupir de soulagement.
Jessy : Dites lui de dégger, de partir, loin, loin, loin !
Hermy : Assieds-toi, Jess' !
Jessy s'assit mais Harry l'imita aussitôt.
Jenny (arrivant) : Oh tiens, vous êtes tous là !
Hermione la regarda, regarda Jessy, regarda Drago. Tous avaient eut l'idée du parc. Ca devait être un sixième sens de triplets…
Jenny s'assit à côté d'Hermione, Blaise la suivant.
Hermy (pensant) : Géniale ! Maintenant qu'ils sont tous là, à l'attaque !
Tous étaient pensifs quand Hermione prit la parole, les faisant sursauter.
Hermy : Je pense que vous allez pouvoir nous dire ce qui se passe, maintenant !
Les triplets se regardèrent, s'interrogeant.
Jessy et Dray : Non !
Jenny : Je pense…
Tous portèrent leur attention sur elle.
Jenny : Qu'il faudrait leur dire…ils ont le droit de savoir !
Dray : Tu penses trop !
Jenny : Mais…
Dray : Non, tais-toi Jenny, c'est trop confidentielle…si jamais quelqu'un entend ça…imagine tout ce qui pourra arriver après !
Jenny (s'énervant) : Mais mrde j'en ai marre ! Drago, tu ne comprends pas ? J'ai envie de me libérer de ça, d'être libre ! Et peut-être qu'en en parlant à des gens extérieurs…peut-être que…
Harry : Je ne comprends pas…t'as assassiné quelqu'un ou quoi ?
Les trois Malefoy se regardèrent. Les yeux de Jenny s'affolèrent. Drago soupira et reporta son attention sur Harry, le fixant méchamment.
Quant au jeune Potter, il commençait réellement à se poser des questions. Mais ce n'était pas le seul…Hermione et Blaise aussi. Jenny avait-elle… ?
Jessy : Ok ! Je vais vous raconter…n'allez pas vous faire de fausses idées…
Dray : Et si ils le répètent ?
Jessy : J'ai confiance en eux…pas toi ?
Dray regarda Harry, l'œil menaçant.
Dray : Un seul mot, un seul…
Harry : Je ne dirais rien. Absolument rien.
Jessy : Bien…alors…
Eh oui je coupe là, je sais, c'est méchant !.
La nuit tombait peu à peu sur le château. Enfin cette journée allait se terminer. Elodie était dans le dortoir, seule. Elle faisait ces devoirs, au sol, s'adossant sur le rebord du lit, la tête plongée dans un livre d'Histoire de la Magie quand d'un coup, le livre tomba. Elle gémit. Ses mains tremblaient. Elle secoua la tête mais rien à faire, cette vision, ce cauchemar, s'insinuait en elle comme un serpent s'approchant de sa proie, déjà morte. Elle se prit la tête la tête entre les mains en retenant un cri, mais trop tard, le souvenir ne pouvait plus être repoussé.
Flash back :
Elodie regarda Jessy d'un air diabolique. Elles avaient trouvés leurs proies. Toujours aussi silencieusement que possible, elles avancèrent vers le placard. Elodie s'arrêta. Elle venait d'entendre un rire. Elle sourit. Oui, il y avait des gens dans ce placard. Elle s'approcha le plus lentement qu'elle pu…tourna la poignée…ouvrit d'un geste brusque la porte…et à partir de là tout bascula.
Son sourire si radieux de la petite fille heureuse et fière s'effaça laissant place à une grimace indescriptible.
Devant elle, deux personnes, deux enfants de son âge, une fille et un garçon, Jenny et…son amour à elle.
Leurs visages étaient rougis par l'intrusion mais apparemment pas que par ça. Des traces de rouges à lèvres rosâtres en forme de bouche ornaient fièrement les joues et le front du petit garçon…il en avait même, vit-elle, sur la bouche.
Jenny (rouge pivoine) : Ah…vous nous avez trouvé…
Elodie fixait Ben. Ben regardait Jenny. Ben tenait Jenny par la main. Elodie ne comprenait plus rien.
Elodie (rougissant elle aussi) : Comment…pourquoi…Ben !
Ben et Jenny sortirent du placard l'interrogeant du regard, se tenant toujours la main. A 9 ans, ça ne pouvait pas être un signe d'amitié…
Elo (commençant à pleurer) : Mais Ben, je t'aime !
Ben (la regardant avec dégoût) : Tu m'aimes ?
Ca faisait presque, non, ça faisait penser à un mauvais film d'amour, où l'héroïne se rend compte que son amour éternel le trompe…mais Elodie s'en fichait bien.
Elle commença à reculer et butta alors sur une commode. Elle s'appuya dessus tout en y jetant un coup d'oeil. Sur la commode, le plateau du petit déjeuner y était encore.
Ben (toujours avec dégoût) : Eh bien moi je ne t'aime pas ! J'aime Jenny et pas toi ! (il sourit à Jenny) Jenny est beaucoup mieux que toi, je suis désolée Elo, mais Jenny est parfaite, alors que toi…
C'en était trop, Elodie poussa un cri perçant pour couvrir la voix de Ben…sans succès.
Ben : Comment dire Elodie, je t'aime bien,…mais tu vois, tu es trop…
La petite fille ne voulait pas savoir ce qu'elle était trop. Elle se souvint alors. Elle regarda à nouveau la commode. A travers ses larmes, sa vue était brouillée, mais elle vit quand même le petit couteau pour beurrer le beurre. Elle l'attrapa, aveuglée par son chagrin et regarda Ben. Elle poussa un cri et courut vers lui, comme dans le film qu'elle avait vu la veille, où l'héroïne dans un élan de rage, menaçait son copain avec un couteau…de cuisine.
Ca s'était passé tellement vite que personne n'eut le temps de rien faire. Elle plongea son regard noisette dans le sien et pointa son couteau vers lui.
Ben (paniquant) : Elo…
Il n'eut jamais l'occasion de terminer sa phrase. Elodie venait de lui enfoncer la lame dans sa chair, en pleine poitrine. Il hoqueta, regarda le couteau, son sang, regarda à nouveau Elodie et s'effondra dans ses bras.
Jenny : Ben !
Elodie cria, le visage et les vêtements couverts de sang. Elle lâcha le cadavre et s'écroula à terre, pleurant. Ce n'était pas prévu comme ça. Dans le film, le copain réussissait à l'arrêter, et la lame n'entrait pas dans son corps…dans le film. Ce n'était qu'un film…la réalité était beaucoup plus dure. Elle venait de se rendre compte qu'elle avait…tué.
Fin du flash back.
Elodie s'effondra au sol. Elle avait tué. Elle voulait oubliée. Seulement, on n'oublie pas ce genre de chose si facilement.
Elle poussa un hurlement et tapa de toutes ses forces le sol, se déchirant la peau de ses mains nue et de ses bras…mais personne ne vint la consoler…
Jessy : Et Ben est mort…
Hermy : Et comment…comment avez-vous réagit ?
Jenny (triste et enragée) : Drago a prit Elodie dans ses bras et Jessy est allée chercher les parent, tandis que moi j'accourais vers…Ben.
Hermy (à Dray) : Mais elle a tué ton meilleur ami…
Dray : Je sais…seulement elle était jeune, elle ne voulait pas, je le sais…et je ne voulais pas l'abandonner comme tout les autres…
Hermy : Et comment cette histoire a été réglée ?
Dray : On s'est arrangé pour faire passer ça pour un suicide…
Blaise : Mais Ben était d'une famille très puissante, ils ne devaient pas être si bête et croire…
Jessy : Ils n'y croient toujours pas…enfin pour ce qu'il en reste…mais mon père et le père d'Elodie ont réglé ça…c'était ça, où même les Malefoy plongeaient dans cette histoire…
Jenny (expliquant aux autres qui ne comprenaient pas) : Le père est mort quelques jours plus tard, d'une « bagarre contre des aurores », mais on a jamais eu de preuves la dessus, la mère est maintenant en hôpital psychiatrique moldu a demi-folle depuis qu'elle a vu son fils…mort et la sœur…elle est dans une école moldue…
Harry réfléchit. Le père n'avait pas du vraiment mourir à cause de cela, c'était même certains…mais les Malefoy étaient des anciens mangemorts…
Hermy : Je vois…et c'est à partir de là que c'est devenu une peste.
Jessy : Oh non ! Elle en a toujours été une ! Même au berceau…sauf avec nous…et maintenant il n'y a que Dray qui a ce « privilège »…
Sur ce, le groupe resta silencieux, méditant sur cette histoire.
Ailleurs Narcissa referma l'album d'un coup sec, la larme à l'œil.
Au même moment, dans une grande bâtisse blanche, une jeune fille brune, allant plutôt vers le roux, âgée d'à peine 17 ans, se trouvait devant une porte aussi blanche que le couloirs et les escaliers qu'elle avait gravit. Dessus un écriteau indiquait : « Hardisson ».
La jeune fille contempla un moment le panneau, triste. Elle entendit alors un bruit derrière la porte, une sorte de gémissement et s'empressa d'ouvrir.
Une femme âgée d'environs 50 ans, blonde et les yeux d'un vert intense, emmitouflée dans une chemise blanche, était à terre, une poupée à la main. La jeune brune commença à trembler. De rage, de peine…de tout. Sa mère, jadis si forte et respecté réduit à un être tremblant jouant à la poupée. Et tout ça à cause de qui ?
Fille : Maman ! Qu'est ce que tu fais ?
Elle s'assit à côté d'elle et essaya de lui retirer sa poupée.
8 ans. Ca faisait 8 ans que sa vie était un cauchemar.
Mère : Mon fils ! Il a été tué…je le venge !
Fille : Avec une poupée ? Maman, arrête !
Mère (à mi-voix, essoufflée et tremblante) : Les coupables, chaque deux octobre souffriront (Maria leva les yeux au ciel) souffriront, jusqu'à ce qu'il en meurt…c'est leur malédiction !
Fille : Maman…arrête veux-t…MAMAN !
La mère venait de pousser une sorte de cri étouffé. Elle se mit à trembler plus fort et à secouer frénétiquement sa poupée comme ensorcelée. Finalement elle poussa un dernier cri et tomba…dans les bras de sa fille, ne respirant plus. Maria s'affola, chercha son pouls, ne le trouva pas, secoua sa mère de toutes ces forces, cria, appela, pleura, mais rien n'y fit…
Fille : Maman ! Maman ! Ne me laisse pas ! Non…s'il te plait…
Maria était à présent seule. Sa mère était morte, et emmenait sa « malédiction » avec elle.
Fin de l'épisode.
Et voili voilou laissez des mess...soyez sympa ! Kiss
