Quelques jours se sont écoulés, six pour être exacte et aujourd'hui nous sommes le dimanche 22 décembre. Les cinq premiers jours s'étaient bien passés, bien que le voyage aux Antilles ait été reporté puis carrément annulés pour des raisons météorologiques. Éric a appris à connaître la famille de Calleigh, a les aimer mais au fur-à-mesure les gens ont diminués et au bout de cinq jours seule la vraie famille étaient restées, les effets secondaires commençaient à se faire ressentir, Calleigh mange seulement lors des déjeuners familiales mais vomit pratiquement immédiatement, si ça continue elle risque de perdre des kilos et elle a commencé à ressentir une gêne au niveau de ses seins. Mais le 6eme jour tout a changé.
Le 22 décembre 2013, 6h30 :
Depuis environ 4h00, Calleigh ne cessait de se tourner et se retourner dans tous les sens, et bien que son intention ne fût pas de nuire au sommeil d'Éric, elle avait fini par le réveiller, et depuis tous deux étaient restés en silence dans l'espoir de permettre à l'autre de dormir… Finalement c'est Éric qui rompit le silence en entendant Calleigh gémir.
_ « Calleigh, chéri qu'est-ce qui ne va pas ?
_ Humm, Éric je… je me sens tellement…
_ Tellement quoi ? Chérie qu'est-ce qu'il y'a ?
_ Je ne me sens pas bien !
_ Cal, tu as de la fièvre ! Viens on va prendre une douche !
_Non…non, non.
_Pourquoi ?
_ Je ne… Calleigh n'as pas eu le temps de finir sa phrase car elle s'est levée pour aller vomir, Eric paniqué a tenu ses cheveux doucement en lui massant le dos, quand elle finit de se rincer la bouche, elle prit une bassine qu'elle remplit avec de l'eau et la posa au pied du lit où elle retourna se coucher.
_ « Cal querida, si j'appelais Alexx pour lui en parler, d'accord ?
_ Huh, Eric…je-je t'aime.
_ Moi aussi Cal, moi aussi ! »
Eric compose le numéro d'Alexx et celle-ci décroche immédiatement :
A : « Coucou mes deux bébés, vous mangez bien ?
C : Alex pitié ! Ne parle pas de nourriture, s'il te plaît !
A : O ! Bébé le médicament a eu des effets secondaires ?!
C : OUI ! C'est l'enfer !
A : Quels sont-ils ? Dit Alex soucieuse.
C : Je vomi tout le temps en fait tous ce qui rentre ne veut pas rester, je vais sûrement encore maigrir, d'ailleurs entre nous je sais vraiment où je vais les perdre ses kilos, je ressemble à une aile de poulet mal mangé, par contre au niveau de mes seins, je sens qu'ils sont plus lourd, plus complet. Je suis d'une couleur tu sais de cette couleur répugnante entre le blanc fantôme et le vert vomis, mes yeux virent au gris, j'ai jamais faim, même si ça me tue de l'avouer, j'ai eu envie de pleurer quand j'ai vu Eric avec ma nièce, et hier j'avais un peu envie de de pâtes et de la confiture de fraises sans oublier mon pétage de plomb sur Eric qui m'a demandé si j'allais bien. En gros je ressemble à une résidente de l'enfer !
E : Non tu es merveilleuse ! Mentit Éric.
C : Oh, et Éric est devenu aveugle et stupide ! Dit Calleigh en lui tirant la langue.
E : Alex elle est plus grognon aussi ! Poursuivit-il d'un sourire taquin.
A : J'ai vu ça, sinon vous tenez le coup, je veux dire au niveau de tes poumons ça va ?
C : Oui, je n'ai plus mal mais parfois je suis un peu essoufflé à part ça on va bien Alexx, Eric s'occupe bien de moi mais tu sais là ça va encore mais quand je serai retourner à Miami je jure que… je ne peux pas je vais arrêter ce médicament, ce truc m'empêche de vivre.
E : Cal, miel faut que tu tiennes !
A : C'est vrai, Éric à raison au moins jusqu'à la fin des vacances, mais sinon au niveau sex…
C :... Alexx ça me gêne ! » Calleigh est devenu rouge et a mis ses mains sur son visage.
E : « C'est vrai elle est rouge tomate !
A : Allez, quoi c'est moi ! Il n'y a rien que je ne sache déjà pas !
E et C : Hein, comment ça !? » Dirent-ils en chœur.
A : Mes deux bébés que vous êtes naïfs parfois, Eric et toi êtes jeunes, passionnés, amoureux et très têtu. Vous devez avoir un sex-appeal ensemble…
C : Quoi ! Mais qui pense ça ? » Dit Calleigh sautant sur de son lit.
A : Tout le monde, Calleigh !
C : Bon, heu Alex on doit te laisser. On te rappelle plus tard mais si on ne peut pas bonne fête à toi, je promets de bien prendre soin d'elle.
A : D'accord Éric, je n'en attendais pas moins de toi. Bisous bisous !
E et C : Bye bisous Alex ! »
Eric et Calleigh sont restés sous le choc quelques minutes puis se sont blottis dans les bras l'un de l'autre, laissant à leurs pensées libre cours en silence.
Pensée d'Eric :
Ça me tue de voir Calleigh malade comme ça et je sais qu'elle aussi : hier soir elle pleurait dans les toilettes, en croyant que je dormais et puis quand elle revenue, elle m'a dit qu'elle était désolée et qu'elle m'aimait. Je l'aime et je sais qu'elle le sait, je voulais prendre des vacances avec elle, pour qu'elle se repose mais là, je crois qu'elle sera moins stressée une fois à Miami, et moi aussi je le serai plus ou moins ça dépend. J'ai la bague parfaite et je sais qu'elle va l'adorer, en fait mon grand-père a donné une bague à mon père pour quand il épouserait sa « promise » mais mon père n'en a pas eu besoin car il en acheté une pour ma mère donc il m'a donné celle de son père pour Calleigh, et la grand-mère de Calleigh m'en a donné une aussi, alors arrivé à Miami, j'essaierai plus ou moins de combiner les deux pour obtenir LA bague PARFAITE.
Ils n'ont rien fait de la journée, et le lendemain Calleigh se sent mieux et décide de faire le petit-déjeuner pour Éric.
POV Calleigh :
Ce matin, je me sens…bien, parfaitement bien dans la nuit je ne suis pas réveiller, j'ai dormi paisiblement. Ensuite je me suis réveiller à 7h, et j'ai regardé Eric dormir. Avez-vous la moindre idée d'à quel point il est mignon endormit, et je peux vous dire qu'il rêvait. Il a même parlé pendant son sommeil, il a dit : parfaite, combiner, perfection, Miami ». J'avais un doute, est-ce qu'il parlait de moi et s'il ne faisait pas de quoi parlait-il alors ? Puis il a dit : Calleigh, heureuse, amour ». Ah, il parle de moi ! J'ai posé ma tête sur son buste, (j'aime quand il dort buste nu). Quand j'ai levé ma tête, c'était trop tentant, de ne pas l'embrasser, je les fais une fois deux fois, et puis j'ai été prise de remord. (Pauvre Eric, à cause des effets secondaires, il n'a même pas dormit ! Oh et moi qui voulait le réveiller) Pour le remercier je décide de lui faire un petit-déjeuner avec tout ce qu'il aime : des crêpes, des gaufres, une tortilla, du bacon et du jus. J'ai déjà cuit la tortilla et le bacon, et je finis les crêpes quand le téléphone sonne :
_ « Duquesne.
_ Allô, Calleigh huh, c'est Horatio…
_ Oui ! Est-ce qu'il y'a un problème ?
_ Huh, oui. On a un problème ici, tu devrai t'asseoir peut-être ou appelez Eric.
_ Non, Eric dort et je n'ai pas besoin de m'asseoir, je ne suis pas enceinte ! Je t'écoute dis-moi !
_ Bon, très bien Calleigh. Alors la bonne ou la mauvaise nouvelle.
_ Eh bien la mauvaise d'abord !
_ Très bien, alors Rick Stetler heu…non. Nous avons un crime.
_ Eh bien, j'en suis ravie ou pas.
_ Et nous devons le traiter.
_ Oui, Horatio c'est ce que nous faisons tous les jours sauf quand nous sommes en vacances !
_ Oui, heu !
_ Bon, dieu s'il te plaît arrête de tourner autour du pot ! Quoi, qu'est-ce qu'il ne va pas ! » A ce moment j'ai senti les bras d'Eric autour de ma taille, ça m'a un peu calmé mais quand Horatio à recommencer à parler de colère je me suis éloigné.
_ « Calleigh, deux cadavres ont été criblés de balle et on a besoin de toi.
_ Quoi ! Comment ça ? Mais l'autre expert en balistique il est où, il fait quoi ?
_ Calleigh, il est malade, bon rien de très grave mais…
_ Mais suffisamment grave pour que je doive prendre l'avion !
_ Oui, l'une des femmes était la maîtresse de Stetler alors…
_ Attends je vais m'asseoir ! » Je sens l'air ne plus rentrer dans mes poumons et je tousse, tout de suite Eric me prend par la taille et me fait m'asseoir sur une chaise.
_ Calleigh tout va bien ?
_ Calleigh, est-ce que c'est Horatio ?
_ Attends Eric, H quand ?
_ Le plus tôt sera le mieux !
_ C'est-à-dire ?
_ J'ai pris un vol pour onze heure, à l'aéroport de la Nouvelle-Orléans.
_ Mais c'est dans moins de trois heures !
_ Oui, je sais, je sais. Bon Calleigh huh, à bientôt !
_ Ouais, bye ! »
Calleigh est vraiment furieuse en plus de 10 longues années de bon et de loyaux services sans jamais désister, en étant toujours présence de garde ou pas. Aujourd'hui, elle ne pouvait pas simplement profiter de ses vacances avec son amoureux.
_ « Les prochaines vacances toi et moi, dans un endroit isolé coupé du monde, sans téléphone, ni accès à internet, ok ?
_ Je suis d'accord du moment que c'est toi et moi. Dit-il en l'embrassant tendrement.
_ Ouais, juste toi et moi. Éric j'ai vraiment envie qu'on fasse l'amour mais je ne peux pas. Dit Calleigh d'une voix triste et déçu.
_Je sais, je sais ! Éric choisit de prendre un peu de distance, sous un ton résigné. Laisse-moi devinez H a appelé.
_ Oui. » Soupira la jeune femme résignée. Éric fit un pas de plus en arrière, puis soudain il se retira et se posta devant la fenêtre. Calleigh le sentait s'éloigner, et même si cela l'a brisait, elle comprenait très bien pourquoi alors après l'avoir appelé plusieurs fois et en réalisant qu'il ne lui répondrait pas, d'un murmure douloureux, elle lui dit qu'elle partirait au plus tôt, et qu'elle l'aimait. Elle a entendu un moment, espérant qu'il allait lui donner un signe, si petit soit-il qu'il l'avait écouté, mais rien. D'un dernier soupir, elle est partit prendre une douche. Quand elle est revenue, elle l'a trouvé partant dans le jardin, prise d'inquiétude, elle lui a couru après. Une fois arrivé à son niveau, ils se sont disputés, elle voulait qu'il fasse attention et lui a déconseillé de traverser la propriété seul. Il a dit qu'il s'en fichait puisqu'elle ne l'écoutait pas quand il lui demander d'être vigilante.
_ « Éric, je sais qu'on doit en parler, mais pas maintenant… Je comptais parler de tout ça à Miami ! Ici, je voulais juste qu'on se détendre toi et moi ! Ça ne m'enchante pas plus que ça, d'aller travailler ! Parce que l'autre expert balistique a un petit bobo, et que l'une des victimes se faisait sauté par Stetler, surtout que chaque fois qu'il me voit, il essaie lui aussi de me mettre dans son lit avec ses remarques stupides et écœurantes ! Alors je sais que tu es déçu Éric, déçu de moi mais tu sais quoi je te l'avais bien dit. Dès le jour…. Chaque fois, je te le dis, chaque fois, que je ne serais jamais assez bien pour toi….Mais tu n'écoutes pas alors…. » Au bout de son discours, Calleigh était en larmes et à bout de souffle, si bien qu'il eut à peine le temps de l'attraper avant que ses genoux ne se dérobent. Pour l'instant, Éric ne continuerai pas cette conversation, pour l'instant il allait se retenir et se taire, contenir toute ses émotions. De son côté Calleigh, elle, se jura de se débarrasser de tous ces problèmes pour qu'Éric et elle, soient à nouveau unis et heureux.
Désolé pour tout ce temps d'attente, je vous aime et pardonnez-moi encore!
