Je crois que vous attendiez le moment d'entrer vraiment dans la partie camping.
ENJOY :)
Rosie x
Chapitre IX
J'étais couchée sur ma serviette à me faire dorer depuis un bon moment, les hommes préparant l'intérieur de la tente. Ça pouvait paraître assez étrange qu'on s'occupe de nos habitacles par nous-mêmes, mais ce n'était pas parce que l'équipage était lâche. En fait, ils nous avaient proposé de nous laisser faire pour avoir une vraie expérience de camping. On avait trouvé l'idée amusante, après tout on était en voyage pour changer du quotidien. Et ça faisait vraiment différent, j'avais quand même deux des membres de One Direction qui me traitaient en princesse. Ça n'avait rien à voir avec ma vie normale, là où c'était moi qui servait les gens.
J'aurais pu rester ainsi toute la journée si une ombre n'avait pas coupé mon soleil. Je tournai légèrement la tête sans ouvrir les yeux.
« Oui ?, demandai-je.
- On a finit l'intérieur, veux-tu venir voir si on a oublié quelque chose s'il te plait ?, me répondit Harry.
- Um... oui je veux bien, dis-je en étirant le bras à la recherche de mes lunettes. »
Elle fûrent déposées dans ma main et je souris avant de les poser devant mes yeux. Je pu enfin les ouvrir et regardai Harry en souriant toujours. Il me regardait avec un sourcil levé et un regard du genre : « Tu vois bien que je suis un parfait gentleman. » Il me tendit la main et je l'attrapai pour me lever. Il me hissa et m'attira à lui jusqu'à ce que nos visages soit trop près l'un de l'autre, sa bouche s'étirant un peu plus vers le haut. Je le poussai légèrement en riant. « T'es impossible ! », lançai-je en me retournant pour me diriger vers la tente. Il suivit mes pas et dis : « C'est déjà mieux que mignon ! » J'éclatai de rire et allai vers Zayn qui me tenait la toile de la porte. J'entrai en me baissant et me mis à genoux; c'était la seule position possible qui se rapprochait d'être debout.
« Ça l'air plutôt bien, leur dis-je en regardant l'espace assez chaleureux qu'ils avaient réussit à créer. Vous avez seulement oublié de gonfler les matelas, ajoutai-je en tâtant les lits.
- Il faut les gonfler ?, s'étonna Zayn.
- Si vous voulez être un minimum confortable, oui.
- On fait comment ?, demanda le bouclé. »
Je soulevai un coin de sac de couchage pour voir c'était quel genre de matelas. C'était de ceux qui n'ont qu'un pouce d'épaisseur, même gonflés. On ne doit qu'ouvrir la valve et ils s'emplissent d'air par eux-mêmes. Je me relevai et leur expliquai. Pendant qu'ils s'activaient, j'observai les autres personnes sur la plage avec nous. Il y avait cinq membres de l'équipage qui avaient voulu venir. Il commençaient à installer le coin cuisine. Évidemment, ça n'avait rien à voir avec les feux de camps sur lesquels on faisaient cuire toute notre nourriture quand j'allais en camping avant ça. Les branches d'arbres qu'on ramassait nous servait de spatule, d'ustensiles et d'assiette. On les plantaient dans nos repas, les faisait cuire à bout de bras et mangeait en mordant direct dessus. Là, ils avaient deux plaques à cuisson, trois glacières, des couverts, des tables et toutes sortes d'autre choses. On voyait bien qu'on était dans une croisière cinq étoiles. Pourtant, la raison pour laquelle j'avais beaucoup plus de plaisir cette fois-ci n'était pas la facilité ou le luxe du camping. C'était la facilité que j'avais à communiquer avec les personnes qui m'accompagnaient et le luxe d'être avec des gens qui se souciaient de moi et qui m'appréciaient. J'avais une chance extraordinaire d'être là où je me trouvais.
S'il y avait bien une chose qui ne changeait pas, peu importe le genre de camping, c'était bien les guimauves sur le feu. J'étais assise entre les deux bruns et on avait chacun une boule de sucre au bout d'une branche dans le feu. On entendait les bruits de la forêt, c'était paisible.
« Merci les gars, soufflai-je, deux têtes se tournèrent vers moi et je continuai, je suis vraiment bien ici avec vous. »
Je ne sais pas si c'était la bière que j'avais bue qui me rendaient émotive et me faisait dire des choses que je n'aurais peut-être pas dites normalement ; mais deux bras m'entourèrent chaleureusement, me confirmant que c'était partagé.
On continua à s'embrouiller l'esprit en mangeant des tonnes de sucre et buvant le liquide alcoolisé d'une couleur presque dorée jusqu'à ce que le feu s'éteigne et que les autres nous proposent d'aller se coucher pour être sur pied le lendemain. On se leva donc en titubant légèrement. Deux bras autour de ma taille et deux corps un peu trop collés sur le mien, j'eue un moment de lucidité en me demandant si les gens qui étaient avec nous étaient réduis au silence. Je me dis que les gars du groupe avaient dû y penser et leur faire signer quelque chose avant de commencer le voyage. Je laissai mes soucis de côté et entrai pendant que Harry tenait la toile. Les deux suivirent et on se retrouva les trois en face, se regardant tour à tour dans les yeux. Je voyais la réalité un peu floue et j'imaginais que c'était pareil pour eux. Les barrières étaient tombées, clairement. Je m'avançai vers eux et ils firent pareil. Zayn m'attrapa le cou et m'attira à lui. Nos lèvres se rencontrèrent enfin, ça avait un goût d'alcool et de sucre. Harry m'entoura la taille par-derrière et déposa ses lèvres au creux de mon cou. Je me retournai et l'embrassai passionnément. Sa langue rencontra la mienne et elles s'engagèrent dans un ballet sensuel. Je descendis les mains sur ses hanches, pris son chandail et le fit passer par-dessus sa tête. Je fis glisser mes doigts sur ses muscles fins en plantant mes yeux dans les siens. Je sentis deux autres mains qui m'attiraient en arrière et me retrouvai assise à califourchon sur le pakistanais. On s'enleva mutuellement nos hauts puis nos têtes se scellèrent en un baiser fougueux. Le bouclé passa ses bras de part et d'autre de mon corps et s'empara de mon pantalon, défaisant le seul et unique bouton puis baissant la fermeture éclair. Je perdis un instant de ma mémoire et me retrouvai couchée avec mon bas comme dernier vêtement. Harry m'embrassait le ventre et les seins et Zayn parcourait l'intérieur de mes cuisses avec sa langue et ses lèvres en montant de plus en plus. Quand ce dernier déposa son visage sur le tissu, je me redressai en retrouvant assez mes esprits pour dire : « Non. » Ils se relevèrent et me regardèrent, surpris. Puis, ils se tournèrent l'un vers l'autre et je les vis retrouver un peu de leur lucidité. Harry lâcha : « Je crois que t'a raison. » en baissant les yeux. « On devrait dormir. » ajouta Zayn. « Est-ce que je peux avoir un t-shirt? » demandai-je en me cachant la poitrine. Styles farfouilla autour de nous me tendis le sien.
On s'allongea sur le dos l'un à côté de l'autre, sans se toucher. Nos respirations étaient encore assez saccadées et nos poitrines se soulevaient à un rythme trop rapide. Après plusieurs minutes, je sentis le bras du bronzé m'entourer et celui de mon bouclé suivit de près. J'avais retrouvé mes protecteurs.
J'ouvris les yeux péniblement, l'alcool consommé la veille n'aidant en rien. Ma tête reposait sur quelque chose de mou et dur, certainement pas un oreiller. J'étirai le cou pour regarder sur quoi j'étais couchée. J'aperçu Zayn qui dormait; j'étais collée contre lui, son bras entourant ma taille. Je regardai ensuite ce qui pesait sur mon ventre. Harry, évidemment. Et mes mains étaient entremêlées avec ses cheveux. J'avais une vague idée de ce qui s'était passé la veille. J'avais quelques images en tête qui semblaient sorties d'un de mes fantasmes. On avait sûrement franchi la limite de l'indécence. Je n'étais pas particulièrement fière de moi, mais j'avais au moins pu m'arrêter avant que ça ne se transforme en un genre de film porno.
Le pire dans tout ça, c'est que je n'avais aucune chance de me faufiler dehors sans les réveiller. J'allais devoir les affronter comme première activité de la journée. Ça s'annonçait plutôt embarrassant.
