Bonjour à vous !
vraiment désolé du retard... mais Rentré des classes obliges !
Voici donc pour remonter le morale de nos troupes la lecture du nouveau chapitre !
je vous remercie encore du fond du coeur et Val' également de nous lire
... et de continuer à nous donner vos ressenties et vos envie...
c'est ça qui fait de "nous" (vous et nous) une bonne équipe !
gros bisous et a très vite pour la suite (promis lol)
VAl' et Sab !
Chapitre 10 : Un début prometteur
Point de vue Prince Edward.
Isabella et Alice n'étaient pas rentrées pour prendre le repas du soir avec nous. Notre mère était visiblement au courant de cette sortie improvisée entre fille. Léna avait tiré la tête toute la soirée. Elle était même assez exécrable avec les serveurs. Cette histoire ne lui plaisait pas et moi non plus d'ailleurs. Que manigançait ma jeune sœur ?
Le repas avait été d'une tension palpable. Grand-mère lâchait quelques mots à son fils de temps à autres, mais sans plus. Esmée avait l'air ailleurs. Distante et pensive. Une fois le repas terminé, tout le monde retourna à ses occupations. Grand-mère allait rester encore éveiller quelques heures. Papa allait sûrement jouer au billard avec ses gardes et maman allait s'enfermer pour une ou deux heures dans son bureau. Je savais par Alice qu'elle travaillait sur un projet d'aménagement du palais annexe en dehors de la ville.
- J'ai un nouveau jeu vidéo dans ma chambre ! Murmurai-je à Jasper, le voyant analyser Léna interagir avec une de ses servantes.
- Un jeu de stratégie ? Demanda-t-il arquant un sourcil.
- Yes ! souris-je.
On prit la direction de ma chambre sans ajouter de mots supplémentaires. C'était toujours étrange de me retrouver avec Jasper. Nous étions liés par le sang, mais cela s'arrêtait là. Puis, une chose me dérangeait chez lui… il courtisait des milliers de femme à travers le monde, mais était toujours célibataire. Enfin, j'avais vu mon cousin poser ses yeux sur ma future femme avec un peu trop d'insistance. Le protocole était clair là dessus. Jasper devait attendre mon mariage avant de se choisir une épouse. Il ne pouvait pas avoir Bella. Alors que voulait-il ?
- Tu veux voir un film ? demanda Léna aguicheuse tandis que nous venions de passer le pas de la porte.
- Euh… non, dis-je me tournant vers elle.
- Non ? répéta-t-elle abasourdie.
- Je vais jouer avec Jasper au jeu vidéo !
- Tu préfère jouer avec lui et ne pas me rejoindre au lit ? s'indigna-t-elle.
Je vis du coin de l'œil Jasper grimacer à cette vision.
- Léna… retourne dans tes appartements, grognai-je, irrité de son comportement puéril devant mon cousin.
Il était de la haute société et pouvait répéter nos mots sans aucun problème. Je n'avais pas totalement confiance en lui. Léna, furieuse, quitta ma chambre, en claquant évidement ma porte.
- Petite peste ! fis-je sans m'en rendre compte.
- Moi ? ricana Alice me faisant sursauter. Oh, Bella… tu le trouves comment ce lit ? continua ma sœur sagement allongée sur mon lit, une déesse à ses côtés.
- Plutôt cool ! rétorqua cette dernière.
- Tant mieux… ça risque sûrement d'être ton lit pour les quelques années à venir… du moins si je te choisis, dis-je sans me soucier de mes paroles et encore moins des personnes présentes dans la pièce.
Alice en resta d'ailleurs bouche bée.
- Alice, vire de mon lit ! claqua ma voix alors que je prenais place sur le divan avec Jasper.
- Euh… tu es très… belle ! formula très difficilement mon traitre de cousin.
- Merci, Jazz, rigola Alice. J'ai fais un travail d'artiste sur Belli-Bell'. N'est-ce pas ?
- Je crois que tu as un talent fabuleux très cher cousine… mais faut dire que tu avais déjà au départ, un produit magnifique sous la main.
À cet instant, je faillis perdre mon sang froid. Bella était ma fiancée, ma future femme et elle se trouvait dans mon lit à se faire draguer ouvertement par mon cousin de sang, Jasper. C'était trop pour moi.
- Dehors… tout le monde dehors ! lâchai-je avec dureté.
Alice pouffa, mais s'exécuta. Jasper hésita quelques secondes mais fut entrainer par ma naine de sœur. Bella fut la dernière à vouloir sortir. Je me levai et claquai la porte au nez des deux autres.
- Deux minutes papillons ! dis-je m'interposant entre la porte et elle.
J'avais mal analysé la situation. Elle était proche, trop proche. Je pouvais sentir son souffle chaud sur mon visage, son doux parfum de fraise, plus présent que d'habitude envahi mes narines. Une folle envie de poser mes lèvres sur les siennes me reprit.
- Tu es…
Incapable de dire plus, je bloquais.
- Je suis ? reprit-elle croissant les bras sur sa poitrine.
Que dire ? Que faire ? Je savais juste qu'elle ne pouvait pas partir aussi vite. Je voulais la garder un peu plus ici. Dans ma chambre.
- Tu es en retard pour notre cours de politique international.
- Sérieux ? sourit-elle.
- Oui. Tu as déjà loupé celui de photographie. Hors de question de rater celui-ci.
- Bien ! continua-t-elle innocemment.
Elle fit demi-tour et alla s'allonger sur mon lit comme si de rien été. J'étais mort. Impossible de continuer dans cette voie. Elle avait les cartes en mains et j'étais incapable de me contrôler avec elle ainsi. Maquiller, diablement belle et sensuelle, mise en valeur par son jean et ce pull d'un bleu profond, posée nonchalamment sur mon lit.
- Euh… je crois que nous allons repousser ce cours… en fin de compte.
- Pourquoi ?
Elle s'amusait. J'en étais certain maintenant. Elle voulait me faire craquer et surtout me punir pour mes réactions passées et mon sale caractère.
- Tu dois être fatiguée ! Alice n'a pas du te ménager, bredouillai-je.
- En effet ! siffla-t-elle entre ses dents.
- D'accord. Alors bonne nuit et à demain, proclamai-je, me sauvant dans la salle de bain.
J'étais mal, très mal. J'avais eu un début de réaction physique face à ce corps somptueux. Seigneur ! Isabella Marie Swan était terriblement belle et sexy… elle était devenue en quelques jours, ma nouvelle pression sexuelle. J'étais plus qu'attiré vers elle. Sans l'ombre d'un doute.
Point de vue Isabella Swan.
Nous étions en plein milieu de l'après-midi. Je me sentais seule. Je n'avais pas revu Edward depuis la veille au soir. Il avait été déstabilisé par ma venue dans sa chambre et mon nouveau look. J'avais aimé le charmer et voir ses nouvelles réactions à mon égard. Pourtant, j'étais sur mes gardes. Edward avait des comportements tellement différents et ce, du jour au lendemain. Je ne devais pas prendre le risque de me faire avoir.
En parlant de lui, je le vis entrer dans ma chambre avec une lenteur démesurer. Il resta quelques secondes sans rien dire, simplement à me regarder. Par la suite, il se balada entre le bureau, la table base, le divan, le lit… il fit tout les recoins de ma chambre princière. Toujours le regard rivé sur moi.
- J'ai l'impression que cette chambre est plus grande que la mienne, déclara-t-il au bout d'un long moment.
Je ne bougeai pas du lit. J'étais incapable de me battre avec lui aujourd'hui. Allongée de tout mon long, les jambes se balançant dans le vide, j'attendais. Il allait sûrement me faire payer mon attitude de la veille.
- Sors, s'il te plait. Je ne suis pas vraiment d'humeur à voir ton visage, persifflai-je à mon habitude.
C'était devenu un jeu entre nous. Celui qui ferait plus de mal à l'autre. J'étais tout de même moins vache en sachant qu'il m'avait permit de revoir ma petite sœur. Du moins, j'avais un peu plus de mal à l'être. Edward vint se poster devant moi, sur l'un des fauteuils près de mon lit.
- Ma mère veut que je sois ton cavalier, ce soir !
Je relevai un sourcil vers lui. Cavalier ?
- Nous allons au théâtre, pour la réouverture. Tu aimes la musique classique ?
Il me demande si j'aime la musique classique ? Je crois rêver !
- Oui. Le classique et le jazz.
Sa bouche s'ouvrit sous ma révélation. Il est vrai que depuis un mois, nous passions notre temps à valser et à m'apprendre les bases de l'équitation. Ce qui fut un vrai calvaire mais qui se révéla payant au final. Faire la course avec Edward et espérer le vaincre un jour réveillaient mon esprit de compétition.
- Je sais que j'ai été dur avec toi. J'ai perdu la tête plus d'une fois… marmonna-t-il assez difficilement.
Il semblait plus que mal à l'aise. Que voulait-il me dire ? Me faire comprendre ?
- Je m'en fiche… ce qui a été fait ne peut pas être réparé.
- Tu ne veux pas comprendre ? Essayer ? sourit-il.
Qui était cet homme ? Comment pouvait-il changer du jour au lendemain ?
- Tu veux rentrer chez toi, n'est-ce pas ? finit-il par demander maladroitement.
Je le regardai les sourcils froncés.
- Tu vas me laisser partir ? Tu choisis Léna ? souris-je me relevant du lit.
- Non. Je veux dire… tu as envie de voir tes parents ? bredouilla-t-il.
- Oui, murmurai-je, regardant au loin. Ma famille me manque.
- Est-ce que je dois inviter tes parents ici ?
Je tournai mon visage vers lui. Le choc ! Est-ce que j'avais bien entendu ?
- La reine refuse que tes parents viennent … pour ne pas perturber notre intimé, intimité que nous n'avons pas et surtout ton programme… cependant, j'ai pensé que nous pourrions peut-être leurs rendre visite un soir… c'est bien l'anniversaire de ta sœur demain ?
- Oui… couinai-je. Mais pourquoi ? hoquetai-je surprise par ce revirement de situation.
- J'avoue en avoir marre de te voir dans cet état. C'est loin d'être amusant. Sauf… hier soir, évidement, sourit-il. Le spectacle était … charmant !
- Va donc jouer avec Léna, bredouillai-je le rouge aux joues, devinant aisément que le mot charmant n'était pas celui qu'il avait à l'esprit.
- Elle n'est plus aussi intéressante, lâcha-t-il à mon étonnement.
Y avait-il de l'eau dans le gaz au sein de notre charmant couple ?
- La Reine refusera, relevai-je le cœur lourd.
- Pas si je lui dis que c'est pour te faire une surprise. Elle va croire que je t'apprécie et que je veux te faire plaisir.
Que répondre a ça ? Le plus grave, c'est qu'il avait l'air sincère. Est-ce que cela lui faisait plaisir ?
- D'accord, murmurai-je.
- Très bien, je déciderai de notre visite après avoir vu comment tu t'en sors ?
Il se leva de son siège avec aisance. De quoi, il parle ?
Le sale con, me dis-je saisissant ses mots. Je me levai comme douchée, pour lui faire face. Je poussai de toutes mes forces sur son torse et le martelai de coups. Cela ne me fit pas forcément du bien. Me retrouver contre lui provoquait des sensations étranges. Mon corps réagissait différemment. Edward étant plus fort et plus grand que moi, il encaissait sans rien dire. Ces yeux plantés dans les miens.
- Espèce de sale type. Tu te crois drôle ! criai-je furieuse. Tu sais que je deviens folle juste en parlant à de ma famille… et toi … tu me fais du chantage.
Edward attrapa mes bras et les fit passer derrière moi. J'étais bloquée contre son torse, manquait plus que ça. Je pouvais sentir son souffle chaud sur mon visage. Je décidai de baisser la tête.
- C'est tout ? Tu as déjà été plus sévère avec moi… murmura-t-il contre mon oreille… puis, tu es sûre de ne pas pouvoir t'incliner plus pour me remercier.
- Va te faire foutre Edward, crachai-je.
- Avec toi ? susurra-t-il, posant un baiser sur mes joues pour essuyer les larmes silencieuses qui roulaient sur mes joues.
Je ne comprenais pas ce type. Il me provoquait, m'irritait. Puis, il m'aidait et me montrait des marques d'affection. Pour enfin, redevenir le prince exécrable du palais. Voulait-il me rendre folle ? En tout cas, il était sur la bonne voie.
À six heures, Esmée vint me chercher pour nous rendre dans les appartements d'Alice. Je soupçonnais Esmée d'être à l'origine de la séance de torture de la veille. Du moins, les deux étaient dans le coup.
- Ah vous voilà enfin ! s'enthousiasma Alice la tête dans divers produits de beauté. En place, mademoiselle Swan, continua-t-elle pointant la chaise près d'elle.
Je m'exécutai sans rechigner. La Princesse sortit une petite valise en argent et l'installa près d'elle. Lorsqu'elle l'ouvrit, je pus voir des centaines d'autres produits de beauté. Elle fouilla à l'intérieur et récupéra plusieurs flacons qu'elle analysa avec attention.
- Euh… tu sais ce que tu fais, pas vrai ?
J'avoue que je prenais peur. J'avais confiance en temps normal, cependant j'avais la sensation d'être une poupée géante dans les mains de la Princesse Alice et de son amie Rosalie Hale.
- J'ai déjà fait ça pour Rosalie et toutes mes cousines ! roucoula-t-elle. Tu ne trouves pas Rose jolie ? continua-t-elle levant les yeux vers moi.
- Euh… oui… enfin non. Elle est magnifique !
- Bien ! claqua sa voix comme pour clore le sujet.
Alice rapprocha son siège du mien, un pot blanc dans les mains. Elle dut voir la peur sur mon visage puisqu'elle commença à me dire ce que contenait le produit.
- C'est un gommage douceur aux Grains de Bambou. Ta peau est très bien…cependant le chlore de la piscine doit agresser ta peau. Avec ce produit, tu vas retrouver un grain de peau joli, doux et pétillant.
J'hochais la tête lui indiquant que j'avais tout compris et par la même occasion qu'elle pouvait me l'appliquer.
- Pourquoi avoir fait tout ça hier alors ?
- La beauté est un travail de tous les jours, murmura gentiment Esmée. Ainsi la torture d'hier… sourit-elle presque moqueuse, sera à bannir !
- Compris, souris-je en retour, heureuse de savoir que je n'aurais plus à souffrir comme la veille.
Alice posa alors sur mon visage de la crème à l'aide de ses doigts de fée. C'était vraiment très agréable. Je me surpris même à fermer les yeux, quand une conversation m'interpella.
- Alors avec Victoria ? demanda Alice oubliant presque ma présence.
- Comme d'habitude ! Elle refuse de nous soutenir, souffla Rose tristement.
- Elle en a pour combien de temps encore ?
- À New-York ? Quelques jours. Ensuite, elle va rejoindre son frère en Italie.
- Vous parlez de Victoria, le top modèle ? murmurai-je anxieuse de leurs réactions. J'avais par ailleurs ouvert les yeux en grand pour voir Rosalie un peu déstabilisée.
- Oui. Elle a quittée l'école après avoir signé un contrat dans une grande maison de mannequin ! s'irrita-t-elle, tandis qu'Alice enlevait le produit de mon visage.
- Et quel est le problème ? continuai-je, incertaine d'avoir tout compris.
- Euh… c'est la meilleure amie de Léna.
- La Duchesse ? dis-je d'une voix fluette, faisant ainsi relever toutes les têtes vers moi.
- Oui, grimaça Alice. Désolée !
- Pas de mal. Je… ne connais pas Victoria de toute façon.
- C'était à l'origine une très bonne amie à nous… mais Léna a su retourner la situation, m'expliqua Rosalie.
Je lui fis un maigre sourire qu'elle me rendit.
- Bon, Bella… je vais maintenant te mettre une crème douceur visage !
- Quelle différence avec celui de tout à l'heure ? demandai-je arquant un sourcil vers Alice.
- Tu ne connais pas la différence entre un gommage et un soin ? se scandalisa-t-elle.
- Euh… vas y mets-le, grommelai-je ne voulant pas m'attirer les foudres de ce petit lutin.
Ce qu'elle fit avec un petit regard méfiant dans ma direction. Moi et les produits de beauté, on n'était pas super amis. En fait, je ne me maquillais pratiquement jamais, sauf pour les fêtes de fin d'année et les anniversaires.
Une fois qu'elle eut fini, Alice attrapa sur la table devant elle un pinceau à grosse plume et ouvrit un petit pot rond orangé.
- Fard à joue, m'indiqua-t-elle. Pas besoin de fond de teint avec une peau comme la tienne. Cette merveille va te donner un petit piquent sur tes jolies joues, souffla-t-elle.
Elle fit des sortes de cercles sur mes deux joues avec son pinceau préalables couvert de poudre orange.
- Voilà. Des couleurs gourmandes, des saveurs fruitées …
Rosalie éclata de rire et Alice fit de même. Devais-je m'inquiéter ? De toute façon, que pouvais-je faire face à ces deux filles ? Pratiquement rien. Sam de l'autre côté de la porte viendrait peut-être à mon secours si j'hurlais…
- Vu que mademoiselle Swan a des yeux d'un marron chocolat délicieux, murmura Alice. Je te propose des couleurs chaudes et gourmandes.
Elle fouilla encore dans cette maudite valise. Rose vint l'aider quelques secondes.
- Dégradé de chocolat, d'or ambré, blanc nacré ou violine framboise ? récita Rosalie gaiement.
Elles me parlaient de quoi encore ?
- Je crois que le dégradé de marron fera l'affaire ! proclama Alice face à mon mutisme. C'est simple et classe, à la fois.
Elle se concentra sur mes paupières durant presque dix minutes. J'en avais mal aux yeux à force de les ouvrir et de les refermer selon son bon vouloir.
- Plus que crayon noir et mascara.
- Et le rouge à lèvres, rectifia Rosalie.
- Le gloss ! protesta son amie.
Rosalie haussa les épaules.
- Rose, tu veux que je parle à Em' pour toi ? chuchotai-je pratiquement alors que la seule blonde de la pièce me fixait sidérée.
- Tu lui glisserais quelques mots pour moi ? questionna-t-elle visiblement surprise.
- Bien sûr !
Rose me sourit tendrement puis regarda du coin de l'œil la Princesse.
- Tu avais raison Alice, elle est parfaite pour Ed' !
- Quoi ? m'horrifiai-je à l'entente de ses propos. Alice ? grognai-je alors qu'elle me fermait la bouche pour me mettre du gloss transparent.
- Quoi ? Je dis la vérité. Vous faites physiquement un couple parfait… et vous avez en plus des tas de choses en commun.
- Par pitié Alice… arrête de te mettre des idées comme celle-ci en tête !
Les filles rigolèrent face à ma réplique et je ne pus que faire de même. Elles arrivaient à me manipuler avec brio, je devais l'admettre.
- Fini, clama fièrement la Princesse.
Elle tourna alors mon siège face au miroir accroché au mur derrière moi. Ce que je vis me laissa sans voix. Je ressemblais à une jeune fille des magazines. Non, à une belle femme des magazines.
- Tu es très belle, fit la petite brune.
- Très sexy, renchérit la blonde.
- Merci les filles… c'est un grand changement. Je… merci ! balbutiai-je incertaine de savoir comment me comporter.
Alice déposa un léger baiser sur ma joue et alla ouvrir la porte. Sam entra suspicieux. Lorsqu'il posa enfin ses yeux sur moi, sa bouche s'ouvrit lentement et fis un « o » parfait !
- Mission accomplie, ricana la sœur de mon futur mari.
Sam se vit alors rapidement mis à la porte. Le pauvre, il ne devait rien comprendre. Par la suite, je vis deux servantes s'occuper de vêtir la Princesse Esmée, lorsqu'Angela et Katie arrivèrent avec un plateau de fruits et du thé. Elles allaient partir quand je leurs demandai gentiment de rester.
- Vous savez faire des brushings ? quémanda alors Alice à mes deux amies.
- Oui, votre altesse, murmurèrent conjointement les filles, un petit sourire sur les lèvres.
- Parfait. Action alors ! rigola la princesse, tout en allant se vêtir à son tour.
Angela, qui avait prit les choses en mains, avait lissé mes cheveux et Katie avait réalisé quelques anglaise par-ci, par-là. J'avoue que le résultat était somptueux.
- La robe de Bella, exigea Esmée à l'une de ses servantes. Mais vous allez fermer les yeux, m'indiqua-t-elle gentiment.
Je le fis dans la seconde. Étrangement, j'étais assez excitée par cette soirée. J'adorais aller au théâtre et voir des concerts de classique ou de jazz. Malheureusement, je ne pouvais y aller qu'une fois par mois, et seule. Mes parents n'étaient pas vraiment fans et Elisa s'endormait toujours avant la fin.
On ouvrit mon peignoir et me souleva les bras dans la foulée. Par la suite, je sentis un tissu fin et fluide venir entourer mes formes.
- Tu peux ouvrir les yeux, chantonna Alice.
Là, dans le miroir une très jolie femme. La robe était magnifique. Noire pure et froncée à l'empire et accentuée par des décorations de perles au-dessous de ma poitrine, elle finissait par couler dans un style lâche à une longueur mini sexy, c'est-à-dire à peu près cinq centimètres en haut de mes genoux. De fines bretelles quasi inexistantes sur mes épaules, un léger décolleter qui ne me mettait pas mal à l'aise. Elles commençaient à me connaitre ou alors, il ne fallait pas trop en faire pour cette soirée. Une belle femme, simple. Oui, ça devait être le mot d'ordre.
- Elle te plait ?
- J'adore.
Esmée attrapa un châle noir sur un cintre et vint le poser délicatement sur mes épaules.
- Manque les bijoux pour cette belle femme, la vis-je sourire à travers le miroir à pied.
Alice lui tendit alors une petite boite que je reconnus dans la seconde.
- C'est à moi, murmurai-je remplie de joie.
- En effet. Votre mère nous l'a gentiment apporté pour cette soirée.
Esmée passa alors autour de mon cou, mon pendentif fétiche sur une fine chaine argent. Une petite fée ornée de petites perles scintillantes. Elle était à ma grand-mère. J'en avais hérité à sa mort.
- Merci, soufflai-je les yeux pétillants.
- Ah… non ! Personne ne pleure ce soir, proclama Alice. Personne sauf, Léna évidement, ajouta-t-elle délicatement.
Esmée vint accrocher à mes oreilles des boucles d'oreilles simples. Un petit diamant assez petit et non voyant. Cela changer des autres apparitions, pensai-je alors que l'assemblée de femme frappé dans leurs mains. Je fis une légère révérence pour les remercier.
- Bon j'y vais moi ! s'enflamma comme toujours Alice. Jasper m'attend.
Sam vint me rejoindre avant de descendre les marches. J'avais du mal à descendre ses fichus escaliers à cause de mes talons. Alice avait fait un caprice : des talons noirs assez hauts.
- Elle ne sait pas marcher avec ses chaussures ! entendis-je Léna rire à mes dépends.
Sam me tendit alors son bras.
- Merci ! souris-je relevant la tête.
- Un véritable plaisir, mademoiselle Bella, chuchota-t-il gentiment.
Il m'accompagna ainsi jusqu'à notre véhicule. Cette fois-ci, nous devions faire trajet ensemble. Une limousine avait été sortie pour cette occasion. Je m'installai entre Carlisle et Edward dans la voiture gigantesque. La Reine me complimenta sur ma tenue et resta quelques secondes à fixer le pendentif autour de mon cou. Je m'attendais à une réflexion, mais rien ne vint. La circulation fut arrêtée quelques minutes dans la ville, le temps de notre trajet. Lorsque le véhicule s'immobilisa, une petite pression vint s'installer sur mes épaules.
- Où est Alice ? demandai-je timidement à Esmée.
- Avec Jasper… elle doit déjà être dans la loge.
Pourquoi était-elle partie avec lui et pas avec nous ?
- Pensez à sourire, me glissa la Princesse en sortant du véhicule, suivie par Edward et Léna.
Je fus la dernière à sortir de ma protection de tôle. Les flashs me piquèrent les yeux, mais je fis mon possible pour continuer à sourire et non grimacer.
Carlisle passa devant moi au bout de deux à trois minutes. À son bras, la Princesse Esmée et de l'autre La Reine Elizabeth. Edward tendit son bras à Léna et, à ma grande surprise, fit de même avec moi.
- Nous devons nous montrer civilisés ce soir. Nous ne sommes pas seuls, murmura-t-il toujours un sourire sur le visage. Soyez gentilles… toutes les deux !
Le paraitre, pensai-je. Il nous guida par la suite en haut des marches du magnifique théatre de Missoula.
- Bienvenue mesdames et messieurs ! récita en français, le réceptionniste lorsqu'on passa les lourdes portes en verre.
J'adorais cette langue. Elle sonnait merveilleusement bien à mes oreilles.
- Nous espérons que le spectacle vous ravira.
La Reine me regarda quelques secondes. Je décidais de mon propre chef de traduire, sous les regards des passants et de la famille Royale.
- Oh ! Vous comprenez le français ? s'enthousiasma le réceptionniste.
- Oui. Je le pratique à l'université, lui révélai-je.
- Vous le parlez très bien, mademoiselle. L'orchestre se fera un plaisir de jouer pour vous ce soir.
- Merci, monsieur. Une petite question ! Quelle œuvre sera jouée ? m'empressai-je de demander.
- Oh ! Cela ne serait plus une surprise, sourit-il alors qu'Edward nous épiait du coin de l'œil et que la Reine était charmée de me voir parler français.
Il est vrai que la famille royale parlait parfaitement le français, sauf Esmée et Elizabeth.
- En effet, monsieur, souris-je en retour. Merci de votre temps.
- Un plaisir, fit-il en s'inclinant devant moi.
Une jolie demoiselle en robe noire vint nous ouvrir la marche. Alice était déjà installée dans la loge au côté de Jasper. Edward ne lâcha pas mon bras pour autant et nous guida près de sa sœur.
- Tu es très belle Alice, dit-il en nous invitant à nous assoir.
- Et tu as une très jolie fille à ton bras ! déclara sa charmante sœur, en posant son regard sur moi.
- Enfin quelqu'un qui me fait un compliment, vitupéra Léna en prenant place sur son siège.
Alice leva les yeux aux yeux et me souffla un « tu es magnifique » avant que les lumières ne s'éteignent.
Le rideau se leva et l'orchestre apparut. C'était grandiose. Ils étaient si nombreux. Le chef d'orchestre tapota sur son pupitre, ce qui donna le signal pour le premier morceau.
- Antonio Vivaldi, soufflâmes Edward et moi-même comme une seule personne.
Je me tournais vers lui, choquée. Il connaissait ? Edward sembla légèrement tendu par la suite. De surcroit, Léna ne semblait pas apprécier ce morceau. Elle n'arrêtait pas de sortir son téléphone et de taper des messages dessus.
- Arrête ! entendis-je le prince chuchoter.
- J'y peux rien, siffla-t-elle tout bas. Je déteste le classique.
Un petit rire me prit, suivi par celui d'Alice. Merde, fallait se reprendre. Heureusement, un nouveau morceau s'empara de la salle de théâtre. J'adorais entendre du Mozart. Je jetai un petit coup d'œil à notre Prince. Il me regardait intensément. Edward ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit. J'arrivais à lire sur ses lèvres tentatrices « Wolfgang Amadeus… »
- Mozart, terminai-je à sa place. Je connais mes classiques, lui dis-je simplement.
Durant toute la soirée, Edward et moi nous amusâmes à donner le nom des auteurs des œuvres que nous entendions au grand désespoir de la famille royale et de Léna. Jasper trouvait cela amusant. Pourtant, nous faisions le moins de bruit possible.
Puis, toute bonne chose ayant une fin, le récital arriva à son terme. Au dernier morceau, le réceptionniste vint nous voir dans la loge Royale. Il salua avant d'entrer. Il s'abaissa à mon niveau sous les regards curieux.
- Mademoiselle, l'orchestre voudrait jouer le dernier morceau pour vous !
- Euh…
J'étais choquée. L'orchestre voulait jouer pour moi ? Pourquoi ? M'avaient-ils vu d'en bas ? La Reine appréciera ça ?
- Tu peux lui dire, souffla Edward à mon oreille. Un morceau que tu veux entendre plus particulièrement ?
- Et la Reine ?
- Quoi ? fit-il sourcil froncé.
- Ne vas t'elle rien dire ? m'affolai-je.
- Pour une partition ? rigola-t-il. Non.
- Il a raison, s'enthousiasma Alice. Demande-lui ce que tu veux entendre.
Y en avait tellement ! Tout le monde attendait visiblement et le morceau touchait à sa fin.
- Claude Debussy, chuchotai-je sous le regard pénétrant d'Edward. Si possible, Clair de lune, dis-je en français, sous le regard appréciateur de la reine.
- Un très bon choix de clôture mademoiselle…
- Bella… enfin, Isabella Swan, me repris-je.
Le réceptionniste s'en alla au pas de course. Edward ne me quittait toujours pas des yeux. Léna dut lui donner un coup dans les côtes pour le faire revenir à la réalité. D'où nous étions installés, nous pûmes voir le majordome souffler mon souhait au chef d'orchestre.
- « L'art est le plus beau des mensonges » ! murmura Edward à mon oreille.
Ceci était des paroles de Debussy. Je n'en revenais pas. Je pouvais sentir son souffle chaud sur mon épaule dénudée, ce qui m'envoya des frisons de bien être dans tout le corps. Quoi ? Non. Je devais arrêter avec mes hormones et Edward.
Le chef d'orchestre se tourna vers nous et salua avant d'entamer Clair de lune.
- « Être supérieur aux autres n'a jamais représenté un grand effort si l'on n'y joint pas le beau désir d'être supérieur à soi-même », lui répondis-je sur le même ton en me penchant vers lui.
- Vous m'épatez Mademoiselle Swan. Vraiment ! susurra-t-il posant un baiser sur ma joue.
Sérieusement ? Qu'est-ce qui n'allait pas chez lui ? Léna se leva de son siège, furieuse. Ce que je pouvais comprendre !
Edward ne s'en formalisa pas, sous le petit sourire de sa mère et de sa grand-mère. Je sais… il mettait son plan en marche. Il allait me nommer au titre de gagnante. Il devait sûrement avoir des attentions programmées à mon égard. Que tout le monde sache pourquoi il m'avait choisie.
Alors ? prêtes pour la suite !
Edward mérite toujours d'être envoyer a la guerre ? de recevoir une bonne leçon de Bella ? D'Emmett ?
Allez faites nous part de vos esprits pervers lol
Val' et Sab !
