Pantoufles.
Salutations distinguées, camarades ! Vous l'aurez remarqué, j'ai pris mes aises, j'ai traîné des pieds, et pris un abominable retard dans le rythme de publication de cette histoire. Et j'en ai honte, croyez-moi ! Le fait est que j'ai du reprendre les cours, et que l'administration de mon école a eu l'idée charmante de laisser tomber toute forme d'organisation censée nous concernant, faisant de mon emploi du temps un mystère quantique duquel je n'attends plus la moindre logique.
Mais breffons peu, breffons bien : le chapitre 9 est là, tout beau, tout chaud ! Aussi, je vous souhaite une agréable lecture.
GK.
XI. PLANÈTE DRAMA
_ Rose _
A l'image de son sujet, la nouvelle concernant un soupçon d'épidémie de lyriose s'est répandue à toute vitesse à travers Poudlard, tant et si bien que lorsque Hugo et moi nous rendons dans la Grande Salle pour déjeuner, une sorte d'affrontement oculaire étrangement silencieux semble confronter une majeure partie des élèves y étant présents.
L'air menaçant, la préfète des Serpentards balaie la table des Gryffondors d'un regard assassin, les sœurs Newton faisant de leur côté craquer leurs jointures en direction de Curtis Mahoney, lui-même occupé à faire les gros yeux à quelqu'un semblant se trouver à la table des Serdaigles. Barney Meyer, alias Brutus, tente de faire passer inaperçu le fait qu'il maintienne prisonnier le cou d'Anton dans une prise de lutte particulièrement douloureuse, pendant qu'une partie des Poufsouffles commente par des regards éclairés la scène de tension se déroulant sous leurs yeux.
« Hum hum, s'éclaircit soudainement la gorge le directeur. Je suppose humblement que la plupart d'entre vous a eu vent qu'une infection aisément transmissible aurait pris ses quartiers parmi nous, poursuit-il avec prudence face à un auditoire toujours plus énervé. Pour des raisons sanitaires évidentes, l'infirmière Green et moi-même avons convenu il y a de cela une petite heure de débuter une campagne de dépistage de ce que l'on appelle la lyriose. Du personnel de St-Mangouste sera temporairement affecté parmi nous afin d'accélérer le processus. Je vous invite donc tous à vous rendre à ce dépistage, et à en informer vos... partenaires potentiels. Les résultats en seront bien entendus anonymes, ajoute-t-il. La campagne commencera demain à six heures. Voilà, vous pouvez reprendre le déjeuner - et je prierai Monsieur Meyer de cesser sa tentative de meurtre sur Monsieur Finnigan, dont les parents seraient peinés d'apprendre le décès.
- C'est la guerre, nous assure Noah Buchanan une fois le directeur rassis. Il y a déjà eu treize ruptures depuis ce matin.
- Et quatre bagarres, précise Aliénor. Le capitaine de l'équipe de Quidditch des Serpentards aurait apparemment refilé la lyriose à sa copine, en l'ayant lui-même attrapé avec quelqu'un d'autre, et leur entraînement de ce matin s'est transformé en match de catch, de ce que j'ai entendu dire. C'est un bon point pour nous, s'enthousiasme-t-elle après un instant de réflexion. Il faut que j'aille le dire à Ritchie !
Se disant, elle quitte la Grande Salle sans finir ses pommes de terre, ce que Noah prend comme une opportunité de lui piquer sa bouffe. Avec lui, tout est un prétexte à manger davantage.
Le fait est que cette histoire de lyriose prend une tournure de plus en plus dramatique au fur et à mesure que la journée avance. Les sœurs Newton en arrivent même aux mains durant le derniers cours de la journée, celui de potions, l'immédiate réaction du professeur Rockwell étant de parier pour la victoire d'Aurelia avec ce détritus de Brahim Zabini, quant à lui convaincu par la réussite à venir d'Erika. Par pur esprit de contradiction, je me range du côté de Rockwell.
- Mets-lui les doigts dans les yeux ! Mais non, dans les yeux je t'ai dit ! hurle Hugo à l'intention d'Aurelia.
- Te laisse pas faire ! beugle Anton en réponse, pour sa part du côté d'Erika, que sa sœur martyrise en lui agrippant violemment sa tresse.
Aurelia finit par gagner par forfait, Erika ayant cassé ses lunettes de vue en cours de bagarre. Faisant mine d'être une enseignante responsable, Rockwell les fait envoyer à l'infirmerie, avant de reprendre tout naturellement le fil du cours.
- Les potions visant à amplifier un trait physique humain, tel que la force, la rapidité ou les réflexes, sont soumises à une législation très pointue, vivement encadrée par le Ministère de la Magie, notamment dans le contexte des pratiques sportives. Aussi, si j'ai vent que l'un de mes élèves a usé de sa potion de Force pour améliorer ses prouesses au Quidditch, je me débrouillerai pour qu'il contracte la lyriose, me suis-je montrée claire ? nous menace-t-elle en agitant un doigt moralisateur sous nos nez.
- Mais...
- Pas de mais, Malefoy ! interrompt-elle Scorpius Malefoy, qui se met à arborer une moue de chiot battu. Et inutile de faire cette tête. Oh, j'oubliais de vous dire que la potion de Force est souvent demandée à l'examen des BUSES, ajoute Rockwell avec un grand sourire sardonique.
J'aime cette prof, mais elle est diabolique. Et à en juger par les expressions tourmentées de la majorité de la classe, je ne suis pas la seule à devoir faire face à un dilemme sentimental de type rockwellien.
- A ce stade de la préparation, vous devriez avoir presque fini, annonce joyeusement Rockwell au terme d'une longue heure d'exercice. Je tiens à préciser pour les retardataires que la cloche sonnera dans trois minutes, continue-t-elle d'un ton ennuyé face au désastre produit par Albus. Potter, vous m'aimez tellement que vous essayez d'attirer mon attention par tous les moyens ? Ca va se finir en drame, mon garçon - enfin, rien que la chirurgie ne puisse arranger, j'imagine.
Placé d'office à côté de moi au début du cours, Malefoy éclate d'un rire peu charitable, ce qui a le don de faire prendre aux joues d'Albus une délicate teinte écarlate. Diantre, un immonde postillon vient de heurter la surface de mon irréprochable potion de Force ! Vite, qu'on me vienne en aide ! En voilà un second ! MAIS EMPÊCHEZ CE MONSTRE D'OUVRIR SON ÉPOUVANTABLE CAVITÉ BUCCALE !
Indifférents au drame qui se joue, mes camarades quittent en trombe la salle de classe dès les premiers sons de cloche, et je finis par les suivre de mauvaise grâce jusqu'à la cour, soucieuse pour ma potion postillonnée.
_ James _
Il y a plus gênant que de se faire dépister une maladie vénérienne qu'on a assurément contracté par une infirmière moustachue et peu commode nous jaugeant d'un regard accusateur tout le long de l'opération.
Il y a cette exacte situation, additionnée à la présence plus qu'indésirable d'une certaine Dawn Chadwick sur le lit faisant face au nôtre, son expression narquoise dégageant un mépris difficile à ignorer. Ça, c'est quelque chose de très, très gênant.
Non pas que j'ai quelque chose de personnel à reprocher à cette fille. D'autant qu'à juger de notre dernière conversation, elle est davantage en position de me faire des reproches que le contraire. Simplement, je n'aime pas ce qu'elle dégage. Elle me met mal à l'aise. Et bizarrement, elle me rappelle Albus. Tous les deux membres de la même maison, mais au final peu attachés à celle-ci, pas davantage qu'aux élèves l'occupant. Jouant la carte de la marginalité sociale jusqu'à se faire détester, boudant le monde entier dans un silence opaque, n'en sortant que pour lâcher des accusations féroces, des coups de gueule retentissants, semblables à un sort incendiaire nous éclatant en pleine tronche.
Deux grenades dégoupillées, malmenées par des histoires de famille difficiles. Voilà ce à quoi me fait penser Albus. Et indirectement, Chadwick.
- Je te serai reconnaissante d'arrêter de me fixer, Potter. C'est pas comme ça que tu vas réussir à me faire disparaître, me lance-t-elle justement d'un ton sarcastique, jouant négligemment avec ses cheveux courts.
Heureusement qu'elle ne peut pas avoir connaissance du fil de mes pensées. Elle me tuerait sur place, dans le cas contraire. Détournant le regard sans daigner lui répondre, je reporte mon attention sur mon amie moustachue, qui m'annonce sans la moindre emphase mes résultats d'analyse :
- Vous êtes positif, jeune homme. Voici un traitement en comprimés solubles que vous allez devoir prendre durant neuf jours, précisément. Deux le matin, un durant le dîner, deux avant de se coucher. Aucune activité sexuelle pendant la durée du traitement, cela va de soi. Veuillez signer le registre quand vous quitterez l'infirmerie. Jeune fille, reprend-t-elle à l'intention de Chadwick, dont le regard s'est inévitablement éclairé d'une lueur moqueuse, vos résultats sont négatifs.
- Étonnant que tu sois saine, quand on sait ce qui se raconte sur ton compte, je persiffle une fois la moustachue repartie, les éclats de rire de ma voisine ayant le don de m'énerver.
- Ce n'est pas en écoutant les rumeurs que tu vas arranger ton intellect, rétorque-t-elle en se levant de son lit pour se planter un peu trop près de moi. En attendant moi, je suis clean. Au fait, je suis ravie de savoir qu'on va passer nos vacances ensemble, ajoute-t-elle avec un sourire glacial. Passons un accord, si tu veux bien : toi et l'armée des Potter-Weasley ne me pourrissez pas la vie pendant ces deux malheureuses semaines, et tes mésaventures intimes demeureront un vilain secret que je ne divulguerai pas à tes parents. Vendu ?
- ... Vendu.
- Génial, sourit Chadwick sans la moindre chaleur. Je te laisse, vu que de toute manière tu vas bientôt me demander de dégager, continue-t-elle en s'éclipsant en direction de la sortie.
Mes neurones se mettent soudainement en route, et je réalise que je tiens une chance inespérée de présenter des excuses à Chadwick pour l'incident datant maintenant de quatre jours.
- Je regrette ce que je t'ai dit, je m'exclame un peu plus fort que prévu en la voyant sur le point de passer la porte de l'infirmerie.
Chadwick a la délicatesse de ne pas me demander de répéter, et se contente d'un petit demi-tour dans ma direction. Après un instant, elle hausse les épaules.
- Ça ira pour cette fois. Et puis entre nous... tu es le plus à plaindre ici.
Ce disant, elle s'en va, me laissant avec un sentiment étrange, savante combinaison d'un brin de culpabilité et de vexation. Et peut-être aussi une curieuse envie de me marrer.
Envie qui disparaît très vite lorsque je sors à mon tour de l'infirmerie avec mon traitement, et que je croise une tempête glaciaire montée sur des jambes élégamment vêtues de collants polaires.
A comprendre Nastasia Troitski, la seule, l'unique.
- POTTER, CRÉATURE DU DÉMON ! beugle-t-elle en me voyant m'enfuir à sa vue. REVIENS AFFRONTER TES FAUTES, SUPPÔT DU MAL ! continue-t-elle en se lançant à mes trousses.
Tout. Absolument tout, mais pas elle.
_ Dawn _
Je dois dire que bien que stridents, les hurlements de Nastasia à l'encontre de Potter ont un goût de victoire karmique qui me rend toute chose. J'en verserai presque une petite larme, mais je dois d'abord épancher des besoins naturels dans les cabinets les plus proches, sous peine d'y laisser ma vessie.
Alors que je suis désormais confortablement installée sur la lunette des toilettes - quoi, comment ça vous n'aviez pas compris que j'avais besoin de pisser ? - et que je savoure cet instant de quiétude, de nouveaux éclats de voix me parviennent, en provenance du couloir. Quoi qu'à bien y prêter attention, il s'agit davantage... d'une clameur. On fête quelque chose et je ne suis pas invitée ? Goujats.
Une réponse à mes interrogations m'est donnée lorsque je tombe sur un cortège des plus singuliers au sortir des cabinets. Menée par Vianney Jacobson, une foule d'élèves, parmi lesquels je reconnais Maeva et Loris, exécute une sorte de défilé dans le couloir. Tous vêtus de blanc, les manifestants du jour brandissent également des pancartes arborant des V en lettres capitales.
- Regardez, une impure ! hurle Jacobson en me reconnaissant.
Aussitôt, deux élèves du cortège se précipitent dans ma direction et me collent un sticker rouge sur le front. Alors que je m'attends à sentir les premiers symptômes d'une peste fulgurante me terrasser, Maeva intervient :
- Attendez, c'est mon amie !
- Fraternise-tu avec les impurs, Virginianne ? tonne Jacobson en se tournant vers elle, visiblement agacé.
- Les impurs ?
- Longue histoire, me répond Maeva. En fait -
- Il n'y a rien de bien compliqué à comprendre, pas même avec un cerveau dépravé comme le tien, impure, l'interrompt Jacobson en venant se planter à distance raisonnable de ma personne. Face à la prolifération de ce que d'aucuns nomment la lyriose, nous, élèves sains et respectables, avons décidé de nous séparer des contaminés et de leurs dépravations, afin de nous préserver. Et ainsi naquit le noble groupe réuni sous tes yeux salaces et habités par des promesses de luxure - les Virginians, de notre appellation commerciale.
Il arrive à voir tout ça dans mes yeux ? Le petit cochon. Je tente de décoller le sticker que les deux tordus m'ont refilé, tandis que Maeva essaye de convaincre Jacobson de ne pas me brûler en public en guise d'exemple.
- Elle est contaminée, autant qu'elle serve à quelque chose ! argue Loris, apparemment plutôt chaud pour me transformer en barbecue. (Chaud. Barbecue. Vous l'avez ?)
- Oui alors je t'arrête tout de suite mon petit pote, mais je me porte très bien, je reviens du dépistage et Miss Moustache m'a dit que j'étais clean, j'interviens, non sans brandir le certificat l'attestant.
Jacobson saisit le papier avec circonspection, puis réclame un certain « narinier », qui se révèle être un Poufsouffle de troisième année doté d'impressionnantes narines et, j'imagine, d'un flair sans égale.
- C'est un vrai, diagnostique-t-il après un examen olfactif des plus minutieux de mon certificat.
Loris, déçu, se met à bouder.
- Humpf. Tu as de la chance pour cette fois, Chadwick, peste Jacobson. Mais je te garde à l'œil, sois en sûre.
- Ce sont des avances que tu me fais là, Jacky ?
A peu de choses de la crise de nerfs, mon adorable interlocuteur me gratifie d'un reniflement dédaigneux, avant de reprendre la tête de son groupe de guignols.
- Mais du coup, on lui enlève la marque des impurs vu qu'elle n'est pas contaminée ? interroge doucement l'un de mes deux agresseurs.
- Non. Ça lui rappellera que je ne l'aime pas.
- Ben oui mais on commence à manquer de stickers.
- JE M'EN FOUS JE L'AIME PAS !
Je pense qu'il est en train de tomber amoureux.
_ Dylan _
Alors avant toute chose, j'aimerai dire que jusqu'ici, être invisible c'était vraiment sympa. Si si, je vous jure. Les gens vous traitent comme partie intégrante du décor, ne pensent rien de vous, et vous laissent en paix. Ça en dérange certains, mais pour moi c'est merveilleux.
Maintenant que les yeux de toutes les personnes dans un rayon de dix mètres sont rivés sur moi, je ne peux que regretter mon anonymat passé.
- Je disais donc -
- Je vous ai entendu.
Inutile de répéter ce que je sais déjà. Et que cette commère de Tiana Malone assise à deux lits du mien attend de pouvoir aller répéter à tout son entourage proche et lointain. Son inséparable, Marlène Van Camp, est d'ores et déjà en train d'établir des théories fumeuses pouvant expliquer le pourquoi du comment de mes résultats au dépistage de la lyriose.
Lesquels sont positifs. L'interne de Saint-Mangouste m'ayant reçu à l'infirmerie me signe un certificat, puis m'explique le déroulé du traitement. Je n'écoute que d'une oreille, préoccupé par la pensée soudaine et vénéneuse que Tiana et Marlène sont dans la même classe que Dawn. J'aimerai mieux pouvoir lui en parler moi-même, à choisir.
Je quitte l'infirmerie avec le sentiment désagréable que la situation échappe à mon contrôle. Savoir que les gens vont parler de moi, et que je ne peux rien y faire sinon attendre que cela se tasse, me décourage grandement. Je commence à voir les choses du point de vue de Dawn, et comprend que j'ai été bien chanceux de me trouver épargné par l'attention malsaine des détracteurs.
Tout du moins jusqu'ici. Les ennuis n'arrivant jamais qu'en troupeau, voilà justement que je croise Vianney Jacobson et son armée de Virginians - je n'ai que le temps de me cacher avant que l'un d'eux ne me tombe dessus.
Bien camouflé derrière une imposante armoire ouvragée, je bifurque silencieusement dans un étroit escalier à colimaçon menant à l'une des tours inutilisées de Poudlard. Et le hasard - ou la malchance - se jouant décidément bien de moi, il faut que j'y croise Lorcan. Qui me voit avant que je n'ai pu faire demi-tour.
- Dylan ?
Non non, moi c'est Albert, je vends des choux-fleur. Vous aimez les choux-fleur ?
- Hey... Lorcan.
Bonjour, je me présente, je suis Malaise. Je suis venu avec une amie, Gêne. Fais coucou, Gêne.
- Alors ? Tes résultats ?
- A ton avis ? je maugrée avec mauvaise humeur. J'avais peu de chances d'y échapper.
Lorcan pourrait me reprocher mon irritabilité, mais ne le fait pas. Il est beaucoup trop calme pour ça - ou simplement gentil. Je ne sais pas trop si ma colère en est réellement une, ou tout du moins si je la dirige vers la bonne personne. Je crois que non.
- Tu m'en veux ?
Pas vraiment. Lorcan, jusqu'alors assis sur le sol de la tour, se lève, puis s'approche de moi, d'une démarche tirant sur le timide.
- Je suis désolé de t'avoir transmis ce truc. Pour ma défense, je n'avais rien jusqu'à la soirée des Serpentards... même s'il est vrai que j'aurai pu m'abstenir de jouer au jeu du placard avec cette bande de dégénérés.
Je parviens à sourire. Puis Lorcan me jette l'un de ses fameux regards, et toute forme de répartie intelligente s'éteint sans bruit dans un coin de mon cerveau. Lorsque le bout de son nez vient toucher le mien, Lorcan rompt le silence :
- Maintenant, étant donné qu'on partage la même cochonnerie, on pourrait peut-être s'apporter un réconfort mutuel... Se remonter le moral, ce genre de choses.
- ... Ils ont dit rien de sexuel pendant la durée du traitement.
- Tu as commencé le tien ?
Silence.
- Prenons un peu de retard, dans ce cas. »
Se disant, ses lèvres viennent saluer les miennes.
Et voilà, j'ai fini mes bêtises pour aujourd'hui.
Pour la musique, une sélection spéciale drama, pop acidulée et un chouïa bitchy, raccord à ce chapitre : Pétasse T'enflamme Pas, de Sexy Sushi (une curiosité à prendre au quatorzième degré, que je conseille d'écouter quand quelqu'un vous pompe l'air), Misery Business, de Paramore, Bad Liar, de Selena Gomez (pas fan de l'artiste, mais l'instrumental de cette chanson est très agréable à l'oreille), Hard Out Here, de Lily Allen, et Primadonna Girl, de Marina and The Diamonds (une artiste que je vénère).
Allez, on se retrouve au prochain chapitre, avec toujours plus de lasagnes.
Bisous sur vos fémurs soyeux.
