Ichigo : Ta réponse viendra bien rapidement ;)
Angleof-shadow : Na, Tobi a pas perdu la mémoire ! Bien plus complexe que ça !
Dernier chapitre de flashback ^^
Puis, Tobi repensa à ses amis, qui l'avaient envoyé vers elle dans le but de réaliser un défi. Étaient-ils aussi stupides ? Ou était-elle vraiment si ridicule ? Non. Non, Abby n'était rien de ce que pouvaient dire les rumeurs. Et tel un chevalier, il était prêt à défendre son honneur s'il le fallait pour éviter que ce genre de personne ne la souille, comme il avait eu peur de le faire, la veille.
Et pourtant .. N'était-ce pas ce qu'il avait fait en couchant avec elle ? Ne lui avait-il pas enlevé une part d'innocence ?
Peut être .. Peut être ne valait-il pas mieux que ces personnes là, qui avaient besoin de se moquer des autres pour se sentir bien dans leur peau. Pire, il l'avait fait, plusieurs fois, et il avait apprécié. Était-il si mal, lui aussi ?
Qu'allait-il se passer si les gens apprenaient qu'il avait couché avec Abby ? Ils .. ne le prendraient pas comme ça. Ils penseraient qu'il voulait seulement la blesser, l'humilier. L'utiliser et la jeter après. C'est pour ça que personne ne devait apprendre ce qu'il s'était passé, cette nuit. Et pour ça, il ne devait jamais la revoir. Il ne devait plus lui sourire, lui parler gentiment, la regarder.
Oh, elle allait souffrir pendant un temps, ça ne faisait aucun doute. Mais ça passerait. Et lui .. lui, ça n'était pas important. Pas tant qu'elle était protégée.
Sans un bruit, il se leva du futon et enfila ses vêtements un à un avant de se téléporter dans sa propre chambre, se laisser tomber sur le lit et maudire son père pour ses belles paroles.
Il n'avait jamais voulu la blesser.
Quand Abby se réveilla et comprit qu'elle était seule, que Tobi était parti malgré sa promesse, un goût amer remonta dans sa gorge, qui se noua et elle dut se retenir de toutes ses forces pour ne pas se frapper, tellement elle avait été stupide. Elle s'était faite avoir, n'est ce pas ? Elle était tombé dans le panneau, comme toutes les autres.
Non, elle devait lui donner une chance. Peut être avait-il quelque chose de prévu dans la matinée et il n'avait pu attendre qu'elle se réveille ? Oui, possible.
Gardant cette idée en tête, elle se leva, prit une bonne douche avant de rejoindre, comme tous les matins, Sakura et Naruto à la petite pâtisserie que Naruto voulait reprendre. Elle salua ses amis avec un sourire, s'installa devant la tasse de thé qu'ils lui avaient commandée et Sakura lui donna un petit coup de coude en disant :
- On t'a vu danser avec Tobi hier .. Qu'est ce qu'il s'est passé après ? Vous avez disparu.
- Il ne s'est rien passé. On a juste parlé, à l'écart.
- Ouais ouais …
Sakura et Naruto échangèrent un regard complice, montrant bien qu'ils ne la croyaient pas et Abby entama sa tasse, un sourire aux lèvres.
Quand ils eurent terminé leur petit déjeuner, ils sortirent dans la cour principale pour profiter du soleil avant le début des classes et Abby ne put retenir un sourire en voyant Tobi, à quelques mètres de là, avec les amis qu'il avait tant décriés la veille. Il releva les yeux vers elle, un goût amer dans la gorge avant de se détourner, indifférent.
Un poids tomba dans l'estomac d'Abby. Oh, elle était tombée dans son piège, mais pas celui qu'elle avait pensé. Là, en le voyant agir avec tant de distance et froideur, elle pensa que oui, il s'était bien joué d'elle. Il l'avait entourloupée comme il avait fait avec les autres et elle ne valait pas mieux qu'une des chiennes qui se donnaient à lui, sans valeur. Ce qu'elle ne savait pas, c'était que dans un sens, il avait raison de faire ça, avec elle, du moins. S'il s'était affiché avec elle, s'il l'avait fréquentée comme il l'avait désiré, elle en souffrirait.
Ils auraient été montrés du doigts et elle n'était pas assez forte pour le supporter. Pas encore, en tous cas. Et cette situation la rendrait plus forte, lui ferait gagner le sang chaud, la hargne qui lui manquait pour être respectée. Et il le savait, il allait lui souffrir. Mais ça n'était pas grave. Pas si ça permettait à Abby de gagner ce qui lui manquait terriblement.
La jeune femme baissa un instant les yeux avant de froncer les sourcils. Oh, elle allait lui prouver qu'elle valait mieux que ça, qu'il avait fait une grosse erreur de la prendre pour une gourde. Et elle lui ferait payer, même si pour ça, elle devait changer. Et il s'en mordrait les doigts.
Le lendemain même, alors qu'il voulait la tester, voir si son plan fonctionnait, il la bouscula dans la cour et lui lança un regard méprisant, dont il avait le secret. Et, à son plus grand bonheur, Abby se tourna vers lui et grogna :
- Fais attention où tu marches, Uchiha.
Il l'ignora et continua son chemin, un sourire aux lèvres et le coeur plus léger. C'était une bonne chose. .. n'est ce pas ?
Arriva, plusieurs semaines plus tard, la rentrée et, avant le départ en apprentissage, une visite médicale était obligatoire. Tous les élèves devaient passer entre les mains de Shizune, l'assistante de Tsunade et devaient subir un check up complet. Abby, n'ayant pas trouvé de professeur, s'était portée volontaire pour aller au champ de bataille et devait, le lendemain, rejoindre le front ouest, où l'armée manquait d'un shinobi talentueux depuis le décès d'un des leurs et même si Madara avait fait son possible pour lui trouver quelque chose de mieux, même sa parole n'avait pu convaincre les seuls tuteurs encore disponibles. Comme tout le monde, ils voyaient Abby comme une ratée et les ratés n'avaient pas leur place à la guerre.
Shizune effectua le scan avec expertise mais manqua de s'étouffer en sentant un corps étranger en elle et lui annonça, de but en blanc :
- Abby, tu es enceinte.
L'esprit de la jeune femme sembla beuguer un instant et elle murmura :
- Ca n'est pas possible. Je prends la pilule et j'ai eu mes cycles normaux et ..
- Je dois prévenir Tsunade et le directeur de suite. Ne bouge pas d'ici.
Shizune sortit de la petite salle d'examen, laissant l'élève seule avec sa déroute.
Ça n'était pas la vérité, n'est ce pas ? Elle prenait bien la pilule, ne l'avait jamais oubliée. Qu'allait-elle faire d'un gosse ? Elle n'avait jamais pensé en avoir, surtout à son âge. Pire, elle ne savait même pas à quoi s'attendre.
Les élèves recevaient un enseignement obligatoire, vers leurs quatorze ans, que les professeurs appelaient « éducation sexuelle ». Shizune leur parlait de la contraception, les cycles menstruels aux filles, les protections et tout ce qu'ils devaient savoir. C'était une prévention, pour les élèves, qu'ils sachent se gérer eux même comme on le leur demandait depuis leur arrivée dans l'école et Shizune insistait toujours sur l'importance de ces cours.
Mais ils n'étudiaient pas la gestation, par exemple. Ils n'en avaient pas besoin mais pouvaient demander, s'ils le voulaient, de la documentation à ce propos. Cependant, les élèves, voyant leur devoir de shinobi avant le reste, ne se renseignaient pas souvent à ce propos.
Et Abby n'avait jamais pensé fonder une famille avant d'avoir combattu pour son pays.
Elle sursauta quand même violemment en voyant Madara arriver, accompagné de Tsunade et, réalisant que Shizune avait été tout à fait sérieuse, elle posa une main sur sa bouche et baissa la tête, honteuse.
La blonde s'approcha d'elle pour confirmer le diagnostique avant de poser une main douce sur la nuque de l'élève, toujours sous le choc et demander :
- Abby, j'ai besoin que tu répondes à quelques questions, d'accord ?
Abby hocha la tête, désemparée et Tsunade demanda :
- Est ce que tu as oublié ta pilule ne serait-ce qu'une journée ?
- N-non.
- Et tu as dit à Shizune que tes cycles étaient normaux, c'est ça ?
- Oui. Tout était comme d'habitude.
- Tu sais .. Des fois, ça arrive que .. la pilule ne fonctionne pas correctement.
- M-mais …
Ne sachant pas quoi dire, Abby baissa à nouveau la tête, une main sur sa bouche et Tsunade murmura :
- Abigaïl, on va devoir parler d'une chose importante. Je sais que tu n'as pas de tuteur et que tu vas aller au champ dans les jours à venir mais je ne peux pas te laisser partir si tu attends un enfant. Alors tu dois choisir. Est ce que tu veux le garder ?
Abby cligna, franchement pas en état de faire ce genre de choix et Madara décida d'intervenir :
- Tsunade, laisse moi avec elle.
- Tu es sûr ?
- Abby et moi sommes plutôt proches. Je la connais, je pourrais l'aider.
- D'accord. Je suis à côté si vous avez besoin.
Madara hocha la tête et attendit que la porte se soit refermée derrière la blonde pour s'installer sur la table d'examen, près d'Abby et glisser une main dans la sienne en disant :
- Abby, ma grande, relève la tête.
Ne voulant pas désobéir à son directeur, malgré leurs bonnes relations, Abby s'exécuta et Madara, d'une façon paternelle, essuya ses joues et murmura :
- Tu n'es pas la première à qui ça arrive, tu sais .. Kagami, ma femme, est tombée enceinte pendant notre dernière année et c'est à ce moment là que je l'ai demandée en mariage.
- Mais je ne voulais pas …
- Je sais. Mais je t'aiderais.
Abby le regarda en reniflant et Madara, touché de voir sa petite protégée dans cet état lui sourit légèrement en disant :
- Si tu le gardes, je m'assurerais que tu aies tout ce dont tu as besoin.
- Je .. ne veux pas qu'on le sache.
- Alors personne ne le saura. On t'installera une chambre dans l'hôpital, dans la partie interdite aux élèves et il n'y aura que les médics et les personnes que tu veux qui pourront venir.
- Et quand il sera né ?
- Je prendrais contact avec tes parents pour qu'ils s'en occupent, s'ils acceptent. Sinon, on lui trouvera une famille d'accueil mais ça sera toujours ton bébé.
Abby hésita un instant avant de hocher la tête et dire :
- J-je peux pas .. juste m'en débarrasser comme ça, même si c'est un accident.
- D'accord. Je vais aller en parler à Tsunade et commencer à organiser les mois à venir. En attendant, souffle un peu, reprends toi.
Elle hocha de nouveau la tête, un peu perdue et ne réalisant pas vraiment ce qui se passait et il se leva, prit la direction de la porte.
- Madara …
Il se stoppa en entendant Abby l'appeler et, la honte se lisant sur le visage, elle murmura :
- L-le père …
- Tu peux le garder pour toi, si tu veux.
- Je .. C'est .. Tobi. Mais je ne veux pas qu'il le sache.
L'information mit plusieurs secondes à monter au cerveau de Madara et quand ce fut le cas, il se racla la gorge, acquiesça d'un signe de tête et sortit de la chambre.
Alors, il allait être grand père ? À son âge, c'était presque difficile de se l'avouer. Et il comprit aussi que c'était elle, la fille qui, quelques semaines plus tôt, avait troublé son fils.
Comme tous les matins, Madara effectuait sa visite journalière auprès d'Abby. Il avait suivi sa grossesse avec beaucoup d'intérêt, déjà parce qu'il l'aimait beaucoup, mais surtout parce que c'était bien son petit fils qui grandissait dans ce ventre tout rond. Il avait encore du mal à réaliser que c'était effectivement le cas mais à chaque fois qu'il la voyait, qu'il posait les mains sur son ventre rebondi, il sentait bien que le bébé était lié à lui, d'une façon ou d'une autre.
Abby était radieuse depuis quelques semaines, malgré qu'elle approche du terme et le sourire qu'elle adressa à Madara quand il entra dans sa chambre illumina sa journée. En la saluant, le directeur prit place à côté d'elle, sur le lit, l'embrassa sur le front comme à son habitude puis posa doucement les mains sur son ventre en murmurant :
- Bonjour mon grand ..
Un petit remuement lui répondit, comme d'habitude. Le bébé réagissait toujours très positivement à sa voix.
Après un petit sourire, Madara releva les yeux vers la jeune femme allongée qui confia :
- Il ne m'a pas laissé dormir de la nuit, il arrêtait pas de remuer. Tsunade a dit qu'il s'était retourné.
- Donc, il ne tardera pas …
Les joues rouges, la jeune femme acquiesça et Madara sourit en lui confiant :
- Je me souviens de l'accouchement de Kagami. Les jumeaux s'étaient retournés deux jours avant l'accouchement et c'était un des premiers accouchement de Tsunade.
- Qui est sorti le premier ?
- Tobi, bien sûr. Il pleurait tellement fort que plus personne ne s'entendait plus parler. Et Kagami pensait qu'il serait aussi bruyant alors qu'il a été le plus sage après ça.
- Ça ne m'étonne même pas.
Madara hocha doucement la tête et demanda :
- Tu ne veux toujours pas me dire ce qui s'est passé avec Tobi ?
- Non ! Tu sais que je ne …
Sentant un coup de pied, Abby se redressa lentement, une main sur son ventre et murmura :
- Il m'a abandonnée, d'accord ? Il est juste parti alors qu'il m'avait promis de rester avec moi.
Surpris par la déclaration, le directeur se pinça les lèvres, se demandant s'il avait si mal élevé son fils que ça et il murmura :
- Tu devrais le lui dire.
- Je ne veux pas lui dire ! Il est … Je ne veux pas lui apporter de problèmes.
Après avoir souffle un bon coup, la jeune fille caressa doucement son ventre en relevant son tee shirt, ignorant les vergetures et ses seins douloureux, et murmura :
- Je suis désolée Madara, vraiment désolée.
- Ne dis pas ça ma grande.
L'Uchiha glissa doucement un bras autour des épaules de la jeune femme, qui posa la tête sur son épaule en murmurant :
- Je sais pas si je pourrais le laisser partir …
- Je comprends. Mais tes parents s'occuperont bien de lui.
- Mais, si j-j-je tombe au combat .. I-il ne m'aura jamais connue et ..
Après un soupire, Madara l'embrassa sur la tempe et murmura :
- N'oublie pas ce que je t'ai dit. Tu finis l'école avant tout. Tu as tout ton temps encore. Et Hashirama te fera une dérogation pour ne pas que tu ailles au combat. Tu t'occuperas de la logistique ou quelque chose comme ça.
Un souffle tremblant échappa de la jeune femme et elle ferma les yeux, savourant cette étreinte paternelle avant de murmurer :
- J'ai tellement peur.
- Je sais.
- Je ne veux pas faire de lui d'un orphelin.
- Il ne sera jamais seul. Kagami et moi, on s'occupera de lui s'il le faut, tes parents aussi, Naruto et Sakura .. Ne t'angoisse pas comme ça.
Le coeur lourd, Abby se redressa lentement et crispa ses mains sur son ventre en sentant une douleur importante la traverser. La voyant faire, Madara écarquilla les yeux et murmura :
- Abby, ma grande ..
Gênée, l'adolescente posa une main entre ses cuisses et chuchota, la voix tremblante :
- Je crois que j'ai perdu les eaux …
- Je vais chercher Tsunade.
Sans attendre, le directeur sortit de la chambre, rejoignit le bureau de Tsunade et annonça :
- Le travail d'Abby a commencé !
Tsunade attrapa sa blouse sans attendre et ils rejoignirent la chambre isolée où Abigaïl gémissait de douleur, prostrée sur son lit d'hôpital.
La médic s'approcha rapidement d'elle en la faisant se recoucher et murmura :
- Abby, souffle, comme je t'ai appris.
La jeune femme s'exécuta lentement, soufflant profondément, les larmes aux yeux et Madara murmura :
- J-je vais y aller et ..
- Non ! Pitié, Madara, reste avec moi …
- A-Abby, je ..
- J'y arriverais pas sans toi ..
Résigné, le directeur se rapprocha d'elle et lui attrapa la main en murmurant :
- Ok. Tsunade ?
La docteur hocha doucement la tête et murmura :
- On va la changer de chambre. Abby, tu peux te lever ?
- J-je crois.
S'appuyant sur Madara, la jeune femme se mit doucement sur ses pieds et le trio se dirigea lentement vers une salle de soin, normalement réservée pour les opérations légères et une fois qu'Abby fut installée sur la table, Tsunade l'aida à se déshabiller pour la faire enfiler une blouse, plaça un draps au dessus de ses jambes et mit des gants en latex pour examiner la jeune femme avant de murmurer :
- Abby, tu as eu combien de contractions ?
- U-une seule, je crois. J'ai mal …
Tsunade soupira en voyant une nouvelle contraction arriver et la laissa passer avant de jeter un coup d'oeil à Madara qui avait posé une main douce sur le dos de la jeune femme et elle annonça :
- Tu es déjà totalement dilatée, Abby.
- C-c'est normal ?
- Non, Abby. Ça ne l'est pas.
La panique passa dans le regard de la jeune femme qui ferma un instant les yeux en essayant de se calmer mais en sentant Madara l'attirer contre elle, elle se mordilla la lèvre inférieure tandis qu'il murmurait :
- Shhh, ma grande, ne t'inquiète pas, je suis là.
- J-je veux Tobi … Je veux qu'il soit là … Pourquoi il est parti !?
Le directeur souffla doucement avant de l'embrasser sur la tempe et murmurer :
- Crois moi, ça n'est pas le moment de le lui dire. Mais plus tard, d'accord ? Et je reste avec toi ..
- Abby, il va falloir pousser. À la prochaine contraction.
La jeune femme acquiesça, effrayée mais elle agrippa les draps, se sentant mieux à moitié assise plutôt que couchée et fit ce que Tsunade lui indiqua, au fils des minutes qui passèrent, jusqu'à enfin entendre un pleur aiguë.
Rouvrant immédiatement les yeux, Abby posa les yeux sur le petit corps déjà emmitouflé dans une épaisse serviette, tandis que Tsunade essuyait doucement son visage en souriant et elle murmura :
- Félicitations, Abby, un beau petit garçon …
Voulant absolument voir son bébé, la jeune femme ignora ses douleurs pour se redresser et tendre les bras vers son bébé et Tsunade le posa doucement contre elle avant de s'occuper du cordon mais Abby était bien trop concentrée sur le visage de son fils, un peu déformé par ses pleurs pour penser à ce que le docteur pouvait faire.
Il était tellement beau, à ses yeux, avec sa touffe noire, ses yeux bleus de bébé, ses joues un peu rondes.
Le coeur léger, elle releva doucement les yeux vers Madara qui sourit en l'embrassant sur la tempe :
- Il est magnifique …
- C'est Tobi tout craché.
La jeune femme pouffa de rire en embrassant le front de son adorable bébé et oublia tout le reste. Son petit bébé était là, dans ses bras, et elle ne pouvait décrire ce qu'elle ressentait pour lui. Jamais elle n'aurait pensé vivre quelque chose d'aussi exaltant.
- Abby, tu as un prénom ?
- Haiko.
- Ok.
La jeune femme sourit largement à son fils, qui se remettait doucement à pleurer mais il était beau, même comme ça, sans parler du regard tendre que Madara lui jetait.
Un jour parfait.
Après ça, la première fois qu'Abby et Tobi se revirent, la jeune femme alors maman ne retint plus ses insultes. Elle ne lui en voulait pas de l'avoir mise enceinte, vu que si elle l'avait voulu, elle aurait pu avorter, mais elle lui en voulait de ne pas savoir. Quant à Tobi, il enterra rapidement les sentiments naissants qu'il avait pu avoir pour elle, jusqu'à les oublier. Oublier cette nuit de tendresse et de douceur qu'ils avaient partagé. Et il répondait à chacune provocation de la jeune femme, avec de plus en plus de cruauté, parce qu'il se haïssait. Il se détestait de l'avoir rendue aussi odieuse et pour chasser sa culpabilité, il devint la personne qu'elle croyait qu'il était. Un petit con.
