Bonjour tout le monde!

Je suis vraiment désolé pour ce délai entre deux chapitres, j'essaye de faire au mieux mais je manque de beaucoup de temps.

J'espère vraiment que ça ira mieux d'ici quelques temps, j'ai pratiquement fini le chap suivant, donc, normalement il ne devrait pas trop tarder.

Mais il faut savoir que j'ai réussi l'écrit du concours que je préparais, je dois donc à nouveau me plonger dans les révisions pour passer l'oral, ce qui veut dire, moins de disponibilité jusqu'au mois de novembre, environ.

Allez, je ne fait pas plus long et je vous laisse à votre lecture.

Auteur : Heavyinfinity

Nb de chap : 34

Univers de SM

Beta: Tracie (love-jella19)


A Moment Changes Everything Chap 10

BPOV

Ma tête tournait tandis que je marchais jusqu'au restaurant pour récupérer mon dîner. Les informations dans le dossier d'Andy pesaient lourd sur mon cœur, en réalisant que son récent passé était presque aussi traumatisant que le mien. Les mots du rapport minutieux de Jenks résonnaient dans ma tête.

Andrew Wakeman

Le sujet est le fils unique du pasteur respecté de Milford, en Pennsylvanie.

Un début de vie impeccable.

De nombreux conflits avec ses parents durant son adolescence, suite à la révélation de sa relation homosexuelle avec le fils d'amis de la famille (nom : Will Porter). Andrew et Will défièrent les souhaits de leurs familles et s'inscrivirent tous les deux à l'Université de New York, où ils vécurent ensemble durant leur première année, heureux, selon les nombreux témoignages.

Durant les vacances d'été les deux jeunes hommes rentrèrent chez eux, rendre visite à leurs familles. Dimanche 20 juin de l'année dernière, les Wakeman et les Porter allèrent ensemble à l'église, à l'exception d'Andrew, qui est resté chez lui pour une raison inconnue. Le 4x4 des Wakeman fut heurté par une semi-remorque et tout le monde fut tué sur le coup.

La grand-mère maternelle vit toujours à Ellsworth dans Le Maine. Elle a essayé, sans succès, de contacter le sujet depuis son retour à New York, après l'accident qui a tué sa famille et son ami.

Nous avions plus de choses en commun que nous ne l'avions réalisé. Nos familles nous avaient été enlevées et nous avions tous les deux perdu notre amour. Malheureusement, la différence entre nous deux résidait dans notre réaction face à la situation dans laquelle nous nous trouvions. Je fuyais Victoria et me battait pour ma vie, alors qu'Andy fuyait le chagrin et essayait, apparemment, de mourir.

Je pris ma commande et rentrait rapidement chez Jasper. Il était toujours assis à son bureau, parlant au téléphone, quand j'entrai dans la pièce. La vue des yeux ambre ôta un peu de poids sur mon cœur et je fus frappée par le besoin d'être près de lui. Posant mon plat sur le bar, je traversai rapidement la pièce jusqu'à lui.

Consciente qu'il était toujours en ligne, je me penchai et posai un baiser sur son front glacé. Il ne fit aucun bruit, mis il ferma les yeux et posa sa main sur ma nuque, pour garder mes lèvres pressées contre lui. La voix d'homme qui parlait dans le téléphone s'arrêta, et Jasper pris la parole.

« Il a l'air d'être bien pour le job, Jenks. Mettez-le au boulot immédiatement. Je veux une surveillance 24h/24, détails complets. J'attends d'avoir de vos nouvelles. Bonne nuit. »

Quand il termina l'appel, je montai sur ses genoux et posai ma tête sur son épaule. J'embrassai son cou, aimant le doux murmure de plaisir qu'il fit en réponse. « Pourquoi tous ces baisers, ma puce ? » Demanda-t-il, passant négligemment ses doigts dans mes cheveux. « Pas que tu aies besoin d'une raison, mais tu as l'air d'avoir quelque chose en tête. »

Je me tournai pour lui faire face et me perdis presque dans la clarté de ses yeux ambres. Passant mes doigts dans ses longs cheveux, j'essayai de trouver les mots pour lui décrire mon besoin d'être près de lui. « Je pensais juste qu'Andy et moi étions pareils, et j'aurais facilement pu finir comme lui. » Expliquai-je.

Il plissa les yeux, confus. « Bella, je ne suis pas d'accord, tu ne risquais pas de devenir une droguée. Tu es plus forte que tu ne le penses. Mais en quoi cela me vaut-il ces baisers ? » Demanda-t-il, ses lèvres dessinant un sourire tordu.

« Qui sait combien de temps je serai restée forte, Jasper. La seule chose qui m'ait stoppée de m'adonner à une amnésie chimique était que j'avais peur que Victoria me trouve si je baissais ma garde. Tu peux seulement maintenir ce niveau de peur pour un certain temps, alors je crois que j'aurais fini par succomber à la tentation de l'oublier pour un instant. »

Il secoua la tête mais je poursuivis avant qu'il ne puisse m'interrompre. « Mais c'est là qu'Andy et moi sommes différents. Il n'a rien vers quoi se diriger à part la fin de cette douleur. Mais moi, je t'ai toi. Juste une chose de plus dont tu m'as sauvée, je suppose. Tu me donnes une raison de vouloir vivre encore, Jasper Whitlock. » Finis-je en un murmure, en fermant mes yeux et en portant ma bouche à ses lèvres froides.

Notre baiser était intense mais doux, comme s'il était plein de sentiments non-dits. Quand nous nous séparâmes enfin, il prit mon visage entre ses mains. Ses yeux brillaient d'émotions, et pour un instant, j'aurais aimé avoir son don d'empathie. « Qu'est-ce qu'il y a ? » Murmurai-je.

« Tu n'as aucune idée de ce que tu me fais ressentir, Bella. » Murmura-t-il à son tour. « Pendant si longtemps, j'ai été le maillon faible, celui dont tout le monde devait s'occuper. Le fait que tu me fasses confiance, que tu comptes sur moi pour t'aider, me fais me sentir bien. » Dit-il avec ferveur.

Je réduisis la distance entre nos visages, encore une fois, et parlai à son oreille. « Je commence à vraiment aimer te faire du bien, Jasper. » Chuchotai-je tout en traçant légèrement le contour de son oreille avec ma langue, puis descendant le long de son cou pour l'embrasser. « En fait, je crois que ça pourrait devenir une habitude, si je laissais faire. » Soupirai-je, faisant courir mes mains sur les muscles fermes de son torse.

« Je crois que cette une habitude sur laquelle je peux fermer les yeux, Bella Swan. » Grogna-t-il à mon oreille tout en se levant et nous emmenant sur le canapé. En un éclair, nos lèvres fusionnèrent, nos langues dansant l'une avec l'autre. Il me permit de le pousser dans une position inclinée et je bougeai rapidement pour le chevaucher. Nous grognâmes quand mon centre se posa directement sur son érection. Usant de chaque once de self contrôle que je possédais, je me retins de me frotter sur lui. Nous commencions à peine, et je ne voulais pas que les choses deviennent trop passionnées, au point qu'il ressente le besoin d'arrêter.

Je m'avançai pour embrasser son cou, la bouche ouverte, traçant un chemin humide jusqu'à sa mâchoire. Je passai mes mains sur le doux coton de son t-shirt pour sentir la fermeté de sa poitrine. Il fit un petit ronronnement quand mes mains traînèrent sur son abdomen, jusqu'au rebord de son t-shirt, savourant la définition de ses muscles de granite. Mon cœur cogna quand je sentis ses mains remonter sur mes flans, ses pouces glissant plus loin pour se poser sous la courbe de mes seins.

Avide, je glissai mes mains sous son t-shirt, me délectant de sa peau douce et froide, tandis que je remontai le tissu, exposant son abdomen et le bas de sa poitrine. Je sentis ses mains se crisper brièvement sur mon corps, alors je ne bougeai plus et le regardai. Son visage était illisible, ses yeux sombres et intenses.

« Est-ce que tu es d'accord avec ça ? » Demandai-je, haletante. « Parce que j'ai vraiment envie de poser mes mains sur toi, mais si tu n'aimes pas être touché, j'arrêterai. »

Il secoua légèrement la tête. « Ce n'est pas ça. C'est incroyable quand tu me touches, n'importe où. C'est juste qu'il y a plus de cicatrices sur ma poitrine, et ça met mal à l'aise certaines personnes de les voir ou de les toucher. » Dit-il doucement.

Baissant les yeux, je remarquai que les cicatrices étaient prédominantes sur son torse. « Tu es beau. » Murmurai-je tout en me baissant pour embrasser la cicatrice la plus proche. Il inspira, de façon inutile, et je murmurai contre sa peau, « Est-ce que ça va avec ma bouche sur toi, Jasper ? Je veux que tu te sentes bien, pas que tu te souviennes des mauvaises choses. »

« Oh Bella, c'est vraiment bon. » Soupira-t-il alors que je continuai de déposer de doux baisers le long de son torse. « Bien. » Soupirai-je à mon tour en remontant vers sa bouche en une série de baisers, laissant mes mains caresser son buste parfait. Nos lèvres se rencontrèrent à nouveau dans un baiser plus passionné, et je lui laissai le contrôle, poussant fermement sa langue contre la mienne. Je gémis dans sa bouche au changement de pression, emportée par le plaisir de l'embrasser et de le toucher.

J'étais tellement absorbée par la découverte de sa poitrine que j'avais oublié où se trouvaient ses mains, jusqu'à ce qu'il remonte ses pouces, lentement, se rapprochant de mes mamelons sensibles. Quand il les trouva enfin, des chocs électriques coururent de mes seins jusqu'à mon centre douloureux. Je fus incapable de contenir le grognement de désir quand je sentis une explosion humide entre mes jambes, sous l'incroyable sensation de ses pouces traçant mes pointes à travers mes vêtements.

Frénétiquement, je me frottai contre son érection, cherchant instinctivement la friction. Il grogna au contact et déplaça ses mains pour pétrir mes seins. Je rompis le contact avec sa bouche et me servis de mes bras pour me redresser, afin de lui donner un meilleur accès pour me caresser.

« Tellement parfaite. » Murmura-t-il en se relevant pour s'emparer à nouveau de ma bouche. Ses mains continuaient leurs caresses, mais petit à petit, il les descendit le long de mes flans. Réalisant qu'il ralentissait les choses, je mis fin à notre baiser et reposai tout mon poids sur son corps, retirant, à contrecœur, mes mains de son torse.

« Comment ça va, ma puce ? » Demanda-t-il en passant ses doigts dans mes cheveux. Mon cœur se serra, voyant comme il était inquiet par rapport à mes ressentis

« A part un peu excitée je vais plus que bien. » Le taquinai-je, luttant contre un bâillement. Maintenant que notre instant passion avait été interrompu, je commençai à voir que j'étais fatiguée.

« C'est l'heure d'aller au lit, je crois. » Il rit gentiment tout en me prenant dans ses bras et en m'emportant dans la chambre. Dix minutes plus tard, nous étions blottis l'un contre l'autre, et je m'endormis à poings fermés, laissant le sommeil emporter mes soucis au sujet d'Andy, et mon excitation du petit moment passé avec Jasper.

Le matin suivant, je me réveillai seule, pour la première fois depuis des semaines. En bougeant la couette, je remarquai un mot qui tombait par terre. Le lisant en allant à la salle de bain, je souris en voyant que Jasper était déjà parti chasser. Il me disait de prendre un bon petit déjeuner, et qu'il serait rentré à temps pour m'accompagner à mon entretien d'embauche à la librairie.

Je déjeunai rapidement et commençai ma routine matinale, luttant contre les papillons dans mon ventre. J'étais excitée par la librairie dans laquelle j'avais cet entretien. C'était une petite affaire mais visiblement prospère, malgré la compétition des grosses chaînes de librairies. J'avais l'espoir, avec réserve, que cela m'irait bien. J'entendis la porte s'ouvrir et se refermer tandis que je finissais d'enfiler ma nouvelle tenue.

« Bella ? » Appela Jasper en entrant dans l'appartement. « Ici. » Répondis-je. « Tu peux entrer, je suis décente. »

« Mince, » Soupira-t-il exagérément. « J'ai manqué le spectacle. » L'humour dansait dans ses yeux, et je pris un moment pour profiter de la vue de son parfait visage, détendu et souriant. Il y avait une nette différence avec l'homme réservé et sombre que j'avais connu à Forks.

« Peut-être que je pourrais m'arranger pour répéter la performance dans un futur proche. » Lui répondis-je pompeusement, avant de lui tirer la langue en riant. « Tu es de bonne humeur ce matin, » Mentionnai-je en enfilant mes ballerines. « Qu'est-ce que tu en penses ? Est-ce que j'ai l'air d'une employée de librairie ? » Taquinai-je et tournant sur moi-même.

« Je sais que je t'engagerais. » Répondit-il avec humour. « Tu es très bien, ma puce. Et tu vas t'en sortir. Si ça ne marche pas là-bas, il y aura autre chose. » Me rassura-t-il.

« Je sais, mais je me sentirai mieux quand j'aurai enfin une paie. Ce qui me fait penser qu'il faut que nous passions déposer le reste du loyer à Andy, aujourd'hui. J'étais un peu juste hier, et je ne veux pas le faire attendre. »

Jasper fronça les sourcils quand je parlai de retourner à l'appartement. « Je m'en occuperait pendant ton rendez-vous, si ça ne te dérange pas. » Répondit-il fermement. « Je ne veux pas que tu t'approches de cet endroit, surtout sans moi. S'il te plaît, ne discute pas là-dessus, Bella. » Supplia-t-il avec sincérité.

« Relaxe, Mister. Je ne vais retourner là-bas toute seule, promis. Si ça ne t'embête pas d'y aller pendant mon entretien, ça me va. Tu as eu des nouvelles de Jenks aujourd'hui ? »

« Il a envoyé un mail ce matin pour dire que le détective privé avait localisé Andy et qu'il gardait un œil sur lui. » Ses mots me firent frissonner et il haussa un sourcil en signe de question.

« Tout ça me fout les jetons. » Essayai-je d'expliquer. « Je sais que c'est nécessaire, ça fait juste bizarre de l'espionner. » Haussant les épaules, je regardai l'heure. « Je dois partir dans une demi-heure si je veux être à l'heure. » L'informai-je, essayant de changer de sujet.

« Parfait, tu peux user de ce temps pour essayer tous les gadgets de ton téléphone portable. » Dit-il innocemment en me jetant un élégant téléphone noir, avant de sortir de la pièce.

Mes yeux s'élargirent alors que je le rattrapai à peine. Je tournai le téléphone dans ma main, je fis défiler le menu, souriant quand je vis son numéro être le seul contact. Mes doigts retrouvèrent rapidement l'habitude d'écrire un message, même si cela faisait des années que je n'avais pas eu de portable. Tu es 1 froussard, Jasper Whitlock !

Je finis de taper le message et attendis d'entendre son téléphone biper dans l'autre pièce. Je sursautai légèrement quand je sentis mon téléphone vibrer. Non. Je sais juste quand je dois sagement battre en retraite. Je peux revenir sans danger ?

Ouvrant la porte, je souris à son visage patient. « Je promets de ne pas te faire trop mal. » Plaisantai-je tandis qu'il avançait pour me prendre dans ses bras. Je m'appuyai contre son torse solide et posai ma tête contre son pull doux. « C'est gentil, Jasper. Merci. » Murmurai-je, contrant l'impulsion qui me poussait à être en colère pour ce cadeau coûteux.

« Je suis content que tu ne sois pas fâchée à cause de ça, ma puce. C'est vraiment un cadeau pour moi aussi. » Expliqua-t-il. « Je me sentirai bien mieux en sachant que nous pouvons nous joindre quand nous ne sommes pas ensemble, en particulier après hier. »

« Je sais, c'est pour ça que j'essaye de ne pas piquer une grosse crise, » Soupirai-je. « Je déteste que ce soit si cher, et je déteste de ne pas pouvoir le payer moi-même, mais ce sera bien de savoir que tu es joignable. J'ai vraiment eu peur hier. » Admis-je doucement, toujours dans ses bras. Nous passâmes vingt minutes à jouer avec les options et à installer des sonneries, avant qu'il ne me rappelle l'heure.

« Allez, » Taquina-t-il en me soulevant et me mettant dos à lui. « Tu ne veux pas être en retard à ton entretien, Mademoiselle Sanders. » Dit-il gentiment, démentant le fait qu'il me pinçait les fesses alors que je m'éloignais. L'ignorant copieusement, je marchais vigoureusement jusqu'à la porte d'entrée.

Les quinze minutes de trajet à pieds passèrent vite, passant notre temps à regarder les gens et à se taquiner. Je montrai du doigt, à Jasper le devant du magasin. L'enseigne indiquait Une Page à la Fois dans une écriture simple et élégante. Jasper sourit et déposa un petit baiser sur mes lèvres. « Ça a l'air d'être fait pour toi, Bella. Bonne chance, non pas que tu en aies besoin, puce. Je serai de retour dans une heure. »

« Merci. » Répondis-je en murmurant, lui envoyant un baiser en passant la porte. Mon entretien était avec Madeline, la propriétaire de la boutique et la seule employée. Je dirais qu'elle avait une petite cinquantaine d'années, notant que ses cheveux clairs avaient quelques touches de gris. Ses yeux étaient bons et vivants, tout comme son sens de l'humour. En quelques minutes, nous rigolions ensemble, et elle m'offrit rapidement le poste.

Le magasin vendait divers genres, principalement de la fiction, mais aussi quelques biographies. Il y avait un petit bar à café dans le fond. Madeline expliqua qu'il s'agissait d'un ajout récent et que c'était pour ça qu'elle avait besoin d'embaucher quelqu'un. Mes tâches seraient de m'occuper du bar, d'aider les clients dans leurs achats, et un peu d'inventaire durant les heures du soir. L'emploi du temps était souple, dans le sens où elle cherchait surtout quelqu'un pour l'aider quand elle était présente. Nous nous mîmes d'accord pour que je commence le lundi matin suivant.

La cerise sur le gâteau était qu'il n'y avait pas de tenue particulière à avoir. Madeline, elle-même, portait une tenue classique, blouse et pantalon, mais elle m'assura qu'elle détestait la censure des goûts et qu'elle espérait que je m'habille de façon à être à l'aise et dans mon style. Je n'avais aucune intention de ressortir les vêtements en lycra, mais c'était bien de savoir que je pouvais mettre un jean si je le voulais.

L'heure passa rapidement tandis qu'elle me fit faire le tour de la boutique et me montrait le fonctionnement de la cafetière et de la machine à expresso. Avant que je ne m'en rende compte, la cloche de la porte retentit et Jasper entra dans le magasin. Il charma Madeline sans effort, sécurisant son affection pour lui en lui achetant plusieurs livres sur la Guerre Civile, qu'elle avait exposés.

Il paya les livres et nous sortîmes, main dans la main, pour rentrer à l'appartement. « Est-ce qu'Andy était là ? » Demandai-je, inquiète.

Jasper secoua la tête négativement. « Non, j'ai juste laissé l'enveloppe sur son lit. L'appartement est toujours en bordel, mais ta chambre à l'air en ordre. »

Je haussai une épaule. « De toute façon, il ne reste pas grand-chose là-bas. Je n'ai aucune babiole ou autre dont me soucier. » Il répondit avec un murmure, signifiant qu'il était d'accord avec moi, mais son regard était bien ailleurs. Je laissai tomber, me disant qu'il m'en parlerait si c'était important.

Nous passâmes le reste de l'après-midi à faire du lèche vitrine, profitant du temps clément, néanmoins couvert. Jasper vérifiait son Blackberry fréquemment, mais disait qu'il n'y avait toujours pas de nouvelles de Jenks. Il m'offrit un dîner au resto thaï, où je m'éclatai en lui collant sous le nez, des fourchettes garnies de nouilles épicées.

Alors que je savourais mon café thaï, ses yeux devinrent sérieux. « Crache le morceau, Whitlock ! » Ordonnai-je gentiment, prenant sa main. « Laisse-moi deviner, tu m'as acheté une télé grand écran, et tu as peur que je me mettes en colère quand tu me le donneras. » Plaisantai-je, essayant d'alléger le ton.

Il leva les yeux au ciel, mais fit un sourire sympathique face à ma pauvre blague. « Bella, je me demandais si tu pourrais envisager de prendre le reste de tes affaires et d'emménager officiellement avec moi. » Dit-il, regardant intensément mon visage. « Je me sentirai vraiment bien si tu n'avais plus aucune raison de retourner là-bas. » Dit-il fermement.

« Jasper, nous savons tout les deux que je vis déjà complètement avec toi. » Soupirai-je. « Ça ne me pose aucun problème d'amener le reste de mes affaires ici, et ça ne me gêne pas d'utiliser ton adresse comme la mienne, mais je ne peux pas laisser tomber Andy pour le loyer. Je promets de ne jamais retourner là-bas toute seule, mais je ne peux pas ne plus être son amie, non plus. »

Il hocha la tête, et j'appréciai qu'il puisse au moins comprendre mon point de vue. « Et si je faisais en sorte que le loyer soit payé chaque mois jusqu'à la fin de l'année ? » Proposa-t-il, regardant au loin, mal à l'aise.

Luttant contre mon agacement envers son empressement à dépenser de l'argent, je secouai la tête. « Je ne peux pas te laisser faire ça, Jasper. Je vis déjà avec toi gratuitement, et tu paies 90% de ma nourriture. Je ne peux pas te laisser payer un loyer pour un endroit où je ne vis pas. Je vais simplement continuer de payer mois par mois avec ce que je gagnerai à la librairie. De cette façon, il ne pourra pas tout dépenser d'un coup. » Soupirai-je tristement. Secouant la tête, je posai ma serviette. « C'était bien, mais je suis pleine. Rentrons à la maison, Jasper. »

Il écarquilla les yeux quand je mentionnai la maison, mais ne dit rien et régla l'addition. Quand nous arrivâmes à l'appartement, je me rendis compte que j'étais fatiguée de mon entretien et de la marche que nous avions faite toute l'après-midi.

« Tu veux regarder un film ? » Demanda-t-il par-dessus son épaule en allant au salon. Couvrant mon bâillement, parfumé au thaï épicé, avec la main, je secouai la tête. « Je crois que je suis trop fatiguée ce soir. Je vais aller m'installer et lire un peu, je pense. »

« D'accord ma puce. Tu as eu une journée chargée. » Répondit-il en s'asseyant, puis il alluma la télé. Je brossai minutieusement mes dents, retirant toute trace de poulet aux noisettes, puis enfilai un pantalon de yoga et un débardeur. Quand je rejoignis Jasper au salon, il regardait un match universitaire de basketball. Je me blottis contre son corps dur, et il fit claquer sa langue, prit un oreiller et me mit dans une position plus confortable.

« Je ne savais pas que tu aimais le sport. » Commentai-je en ouvrant mon livre. Il rit tout en passant ses doigts dans mes cheveux. « Je suis plein de surprises, Bella. » Ce fut sa seule réponse tandis qu'il se laissait absorber par le match et que je luttais pour garder les yeux ouverts pendant que je lisais.

Tout ce que je sais, ensuite, c'est que je fus délicatement posée sur le lit. Jasper me souris et déposa un tendre baiser sur mon nez. « Rendors-toi, Bella ma belle. » Taquina-t-il. « Je vais vitre prendre une douche avant de te rejoindre. » M'informa-t-il avant d'ouvrir le placard pour prendre un t-shirt propre. Mon cœur papillonna quand il retira le pull qu'il portait pour le mettre dans le panier à linge.

Alors que ma fatigue s'évaporait, je me forçai, littéralement, à respirer. A peine consciente que je bougeai, je me jetai hors du lit, vers lui, et il se tourna, surpris par mon mouvement soudain. Heureusement, il amortit mon atterrissage quand je m'élançai contre sa poitrine parfaitement sculptée. Ses cicatrices étaient légèrement visibles dans la faible lumière, et je passais doucement mes mains dessus, puis me recula pour admirer l'intéressant motif qu'elles formaient sur ses muscles.

« Oh Bella, » Souffla-t-il en me soulevant et me portant sur le lit. Je le poussai et il me laissa nous faire rouler pour que je sois sur lui, en me donnant comme mission de vénérer chacune des cicatrices que je trouvais, avec mes mains ou ma bouche. Il ronronna de plaisir et ce son fila droit vers mon centre.

Il prit mes mains agitées et les leva au-dessus de ma tête, avant de rapidement nous faire rouler pour pouvoir presser son corps contre le mien, léchant le long de mon cou en descendant jusqu'au bord de mon débardeur, bien décolleté. Il glissa une main plus bas et prit un de mes seins en coupe, me faisant gémir d'excitation, tandis que ses doigts froids firent durcir mes tétons à travers le fin tissu de mon vêtement.

Souriant en coin, il jouait lentement avec la pointe dure, la pinçant fermement avant de la frôler d'une légère caresse. Il répéta cette exquise torture sur l'autre sein, et je fermai les yeux pour mieux apprécier les sensations, haletant en sentant ses mains froides relever mon débardeur.

Impatiente, je soulevai les épaules pour l'aider et il rit face à mon empressement. Avant que je ne puisse me fâcher contre lui pour avoir rigolé, sa bouche rentra en contact avec mon sein pour la première fois, et ma colère fut rapidement perdue parmi les vagues continuelles de plaisirs procurées par sa langue. Ses doigts s'occupaient de mon autre sein, pinçant, puis apaisant, tandis que je me mettais à me tortiller sous lui.

Regardant sa bouche sur mon sein, j'agrippai ses cheveux avec les deux mains, gémissant, de façon incontrôlable, sous l'intensité du plaisir, sans précédent, que j'éprouvais. « Si bon, Jasper. C'est si bon. » Haletai-je.

Soudain, il se figea et mes yeux croisèrent les siens. « Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qui ne va pas ? » Hoquetai-je. Il fut hors du lit en un éclair, attrapa un t-shirt et alla vers la porte.

« Il y a quelqu'un à la porte, Bella. Reste ici. » Dit-il fermement en sortant de la chambre et en fermant la porte. Me levant, je me dépêchai et allait m'appuyer contre la porte, écoutant quand j'entendis la porte d'entrée s'ouvrir. Le son d'une voix d'homme emplie la pièce. La voix plus faible de Jasper répondit, mais j'étais incapable d'entendre les mots échangés.

La conversation se poursuivit quelques minutes, et mes épaules s'affaissèrent quand je commençais à réaliser la probable identité de l'invité de Jasper. Mes yeux s'élargirent quand j'entendis la porte s'ouvrir à nouveau, puis une voix féminine familière se joignit à la discussion.

Soupirant en pensant au drame qui allait suivre, je sortis un t-shirt propre, passa une brosse dans mes cheveux avant d'ouvrir la porte tout doucement. Au même moment, sa voix se fit clairement entendre, « Jasper Whitlock, nom de dieu, pourquoi est-ce que ça sent comme si tu t'étais roulé… »

La question resta en suspend quand elle remarqua mon apparition dans l'encadrement de la porte. « …Putain de Bella Swan. » Finit-elle sur un ton glacé, ses yeux ambre pointés sur les miens, comme des lasers.

Redressant mes épaules et prenant une profonde inspiration, j'avançai dans la pièce. « Bonjour Rosalie. Bonjour Emmett. »

JPOV

(Environ 5 minutes plus tôt)

J'étais heureux, absorber par mes caresses sur les seins de Bella, peau contre peau pour la première fois. Ils étaient si chauds et doux, ça ne ressemblait à rien de ce que j'avais connu avant. Ses tétons étaient tellement réactifs à mon toucher froid, et je ne pus résister à l'envie de les goûter. Ses gémissements enthousiastes me rendaient complètement dur, et je n'étais pas loin de presser ma queue contre ses jambes, tout en adorant ses seins.

J'étais tellement concentré sur ma tâche, que je ne remarquais le bruit des pas approchant de la porte d'entrée, que juste avant ça ne frappe. Je me dégageai de Bella en un éclair, prenant un t-shirt et allant vers la porte, après lui avoir dit d'attendre dans la chambre.

Je me détendis légèrement en approchant de la porte, reconnaissant l'odeur qui filtrait à l'intérieur. Il n'y avait aucun danger, mais une bonne dose d'agacement m'attendait de l'autre côté de la porte. Soupirant, j'ouvris la porte tout en notant la vague d'impatience provenant du vampire qui patientait à l'extérieur.

« Ravi de te voir également, Jasper. » Sourit-il en avançant. « Ne déroule pas le tapis rouge surtout. » Plaisanta-t-il, de façon bon enfant, en me prenant dans ses bras de manière masculine.

« Tu sais que tu es toujours le bienvenu, Emmett, c'est juste que je n'attendais personne. » Dis-je, le tapant dans le dos. « Il y a quelqu'un d'autre avec toi ? » Demandai-je, ne sentant pas d'autre odeur de vampire.

« Rose est en bas, en train de parler avec le valet sur la façon de garer la voiture, elle devra être là dans une seconde. » Expliqua-t-il avec un sourire, projetant une vague d'affection envers sa femme. « Nous prenons juste une semaine, rien que pour nous. » Continua-t-il, son visage tombant légèrement. Une onde d'inquiétude me submergea, et je réalisai à quel point je m'habituais à la capacité de Bella à si bien contrôler ses émotions.

« Christ, Jasper, qui est la femme de ménage ? Cet endroit renifle l'humain frais. Comment est-ce que tu supportes ça ? » Demanda-t-il, les yeux brillants de curiosité. « Je n'ai rien senti d'aussi doux depuis… » Sa phrase fut interrompue par l'entrée de Rosalie dans l'appartement.

« Je le jure devant Dieu, s'il y a, ne serait-ce, qu'une égratignure sur ma voiture demain, le propriétaire de cet immeuble va en entendre parler. » Râla-t-elle en entrant. En réalité, malgré ses mots cinglants, ses émotions étaient plutôt calmes. C'était typiquement Rose, utiliser des mots blessants pour tenir les autres à l'écart. Cela n'avait aucun effet sur moi, mon empathie ayant révélé, depuis longtemps, qu'elle était férocement dévouée à ceux à qui elle tenait.

Elle marcha vers moi et ouvrit ses bras. Sans réfléchir, j'avançais pour l'étreindre. Son visage se figea et je me rendis compte de mon erreur. « Jasper Whitlock, nom de dieu, pourquoi est-ce que ça sent comme si tu t'étais roulé… »

Nous nous retournâmes au son de la porte de la chambre qui s'ouvrait, Emmett et Rosalie inspirant de façon inutile. « …Putain de Bella Swan. » Cracha Rosalie en foudroyant Bella du regard et elle projetait une si grande dose de dégoût, que je dus lutter pour éviter de grimacer d'inconfort.

Visiblement, Bella redressa les épaules et avança vers nous, les saluant à voix basse en même temps. Les yeux d'Emmett étaient de la taille d'une soucoupe, et je réalisai que je ne l'avais jamais vu aussi étonné. A Forks, il avait violemment résisté pour ne pas quitter Bella, mais il avait finit par succomber, quand les autres étaient tombés d'accord pour dire que c'était pour le mieux.

« Bella, » Murmura-t-il, bougeant rapidement vers elle. Elle recula vite et un élan de peine, de colère et d'un peu de peur, provenant d'elle, s'élança vers moi, avant de disparaître rapidement. En un éclair, je me plaçai entre eux, la tournant contre ma poitrine et serrant mes bras autour d'elle. Je sentis la peine d'Emmett et sa déception face à sa réaction, ainsi que l'incrédulité et le dégoût de Rosalie, alors, instinctivement, je projetai une vague de calme.

Emmett avança doucement vers nous, la confusion évidente, sur son visage. « Pourquoi est-ce que tu te caches de nous, p'tite sœur ? » Demanda-t-il, sa voix pleine de peine. Je secouai la tête mais Bella se crispait déjà dans mes bras.

Se tournant, son dos ainsi contre ma poitrine, elle le regarda en face. « Tu n'as plus le droit de m'appeler comme ça, Emmett. » Sa voix était triste mais claire, et à ses mots, il recula. Bella tremblait légèrement contre moi, et je sentis une vague d'extrême nervosité me traverser, avant qu'elle ne l'éteigne.

Se retournant vers moi, elle parla à voix basse. « On dirait que la soirée va durer. Je vais prendre une douche rapide, le temps que vous discutiez. Tu peux leur dire ce qu'ils ont besoin de savoir à mon sujet. » Soupira-t-elle contre ma poitrine.

Je la repoussai gentiment, juste assez pour pouvoir la regarder dans les yeux. Son expression était calme, mais je pouvais sentir l'angoisse vibrer dans son petit corps. « Tu es sûre, ma puce ? Je n'ai pas à leur dire quoi que ce soit. Dis-le et je garderai ma bouche cousue. » Lui dis-je, me fichant qu'Emmett et Rose puisse entendre tout ce que nous nous disions.

« Le mal est déjà fait, Jasper. Ils sont là, et ils vont vouloir des réponses. Tu n'as pas à leur mentir pour moi. » Murmura-t-elle.

Elle semblait si fragile et tendue, ressemblant plus à la Bella que je regardais au bar, toutes ces semaines en arrière, plutôt qu'à la femme sûre d'elle, avec qui je m'étais promené plus tôt dans la journée. Je relevai son menton et pressai un tendre baiser sur ses lèvres, ignorant l'énorme dose de choc émise par Emmett et Rosalie. « Fais-moi confiance, Bella, tout va bien se passer, promis. » Elle mordit sa lèvre et haussa les épaules en guise de réponse, puis tourna et repartit dans la chambre.

Je la regardai s'en aller, et luttai contre la déception qui se formait en moi. Nous avions fait tant de progrès avec ces problèmes de confiance, et revoir Rose et Emmett était un bouleversement dont elle n'avait pas besoin maintenant. Soupirant, je me tournai vers mon « frère » et ma « sœur ».

« Asseyez-vous, » Proposai-je, en désignant le canapé. « Je vais juste la voir rapidement et je reviens, nous pourrons parler. Je suis sûr que vous avez des questions. » Ajoutai-je, ironiquement. Ils s'assirent sans tarder, Emmett ressentant toujours de la peine et de la confusion, Rosalie étant partagée entre curiosité et colère envers Bella.

Je suivis Bella dans la chambre, la prenant dans mes bras avant que la porte ne se referme. Elle tremblait, littéralement, tandis que je m'asseyais sur le lit et la berçais. « Je suis sûr que c'est dur de les voir, ma puce, que ça ramène plein de souvenirs. Mais je n'arrive pas à comprendre ce qui te fait si peur. » Avouai-je.

Elle me regarda avec de grands yeux. « Il va savoir, Jasper. Il va le lire dans leurs pensées, et il saura, et il va essayer de me retrouver, et je ne veux pas le voir. » Babilla-t-elle à bout de souffle, sa respiration courte et difficile. Son cœur commença à accélérer, et je réalisai qu'elle glissait vers une crise de panique.

« Reste avec moi, Bella. Ralentis ta respiration. » Lui dis-je calmement, la posant sur le lit et prenant son visage entre mes mains. « Nous verrons quand nous en serons là. Je ne sais pas ce qu'ils ont prévu, ni quand ils verront Edward. Mais peu importe. Tu n'as pas envie de le voir, tu n'auras pas à le faire, fin de l'histoire. » Dis-je fermement.

« Promis ? » Supplia-t-elle, serrant mes mains dans mes siennes. « Je te promets, Bella. » Doucement, je projetai une petite dose de calme vers elle, et cela semblait marcher, tandis que son souffle commençait à se calmer et à se réguler. Ses petites mains se détendirent et elle s'assit. « Désolée, Jasper. Ça va maintenant. » Marmonna-t-elle, clairement embarrassée.

« Tu n'as aucune raison de t'excuser, ma puce. Va prendre ta douche, je vais t'attendre. »

Elle secoua la tête négativement. « Retourne là-bas et dis-leur. Je sortirai quand je serai prête. » Dit-elle fermement tout en se penchant pour m'embrasser doucement.

« Je suis fier de toi, ma belle. » Murmurai-je contre sa bouche. Lui souriant, je me levai et allait au salon, fermant la porte derrière moi. Je fus accueilli par l'image d'une Rosalie furieuse, faisant les cent pas devant Emmett. M'entendant approcher, elle se tourna brusquement et pointa un doigt accusateur dans ma direction.

« A quoi tu penses, Jasper ? » Me siffla-t-elle. « Cette fille n'a été qu'une source de problèmes pour notre famille depuis qu'elle a débarqué à Forks. Edward ne se l'est toujours pas sorti de la tête, et maintenant, tu as une histoire avec elle ? » Ses mots étaient durs, plein de colère, par rapport à la séparation de sa famille. Par-dessus les reproches et la colère envers Bella, je pouvais sentir son amour et son inquiétude pour moi, alors je résistai à l'envie de la rembarrer.

« J'apprécie ton intérêt Rosalie, mais assied-toi et je vais vous dire comme on en est arrivé là. » Dis-je gentiment. Je fus satisfait quand elle s'exécuta tout de suite, et je leur racontai l'histoire depuis le moment où j'avais trouvé Bella. Ils écoutèrent en silence quand je leur parlai des circonstances de notre rencontre et de ce qu'il s'était passé dans sa vie avant que je ne réapparaisse, finissant en décrivant le récent comportement d'Andy.

Peine et tristesse s'échappaient d'Emmett pendant qu'il m'écoutait parler. « Nous n'aurions jamais dû la laisser. » Gémit-il. « Je savais que nous n'aurions pas dû la laisser, peu importe ce qu'il se passait entre elle et Edward. Elle doit tous nous détester. » Dit-il, cherchant la réponse dans mes yeux.

Soupirant, j'essayai d'expliquer sans parler pour elle. « Je ne pense pas qu'elle haïsse quelqu'un, Emmett. Je ne peux pas toujours sentir ce qu'elle ressent, alors je ne suis pas sûr, mais je ne crois pas qu'elle nous déteste pour être partis. Elle est vraiment furieuse contre Edward pour lui avoir menti… » Je stoppai quand Emmett gronda au rappel de la façon dont Edward avait mit fin à leur histoire. « Mais elle en veut seulement à Victoria pour la mort de sa famille et pour l'avoir obligée à vivre dans la peur. »

« Je veux me racheter, Jasper. » Dit-il avec force. « Dis-moi ce que je dois faire pour ça ? » Rosalie leva les yeux au ciel, mais je sentis la poussée d'affection qu'elle ressentait pour son mari au cœur tendre.

« Je ne pense pas que Hallmark vende une carte avec écrit « Désolé d'avoir ruiné ta vie », Emmett. » Le réprimanda-t-elle doucement. « Je suis sûr qu'elle te mènera par le bout du nez bientôt, donne-lui juste un peu de temps, bébé. »

La réaction émotionnelle de Rosalie envers Bella était partagée. Elle reprochait toujours à Bella la cassure au sein de la famille Cullen, mais elle ressentait plus de sympathie pour sa situation après avoir entendu les combats qu'elle avait menés.

Notre conversation s'interrompit quand nous entendîmes Bella ouvrir la porte et entrer dans la pièce. Je souris en sentant son odeur, parce que même si elle avait son propre gel douche ici, maintenant, elle sentait le mien. Elle avança plus loin dans la pièce, se rendant à la cuisine.

« Je vais chercher de l'eau, quelqu'un veut quelque chose pendant que j'y suis ? » Dit-elle avec sarcasme. Sa plaisanterie fit sourire Emmett de toutes ses dents et un élan d'espoir brûla en lui. « Tu sais quoi Bella, je suis affamé, qu'est-ce que tu as d'autre ici ? » Demanda-t-il précipitamment tout en la rejoignant à la cuisine.

Elle le regardait, stupéfaite, ouvrir la porte du frigo et fouiller à l'intérieur. « Emmett, qu'est-ce que tu fais ? » Demanda-t-elle à voix haute.

« L'idiot. » Dit sèchement Rosalie, levant les yeux ciel, et parcourant les chaînes sur la télé.

« Bingo ! » Cria Emmett tandis qu'il sortait le lait. « Je me laisserai bien tenter par des céréales. » S'enthousiasma-t-il, attrapant une boîte de cheerios sur le comptoir. Bella et moi étions figés, le regardant se servir un énorme bol, verser le lait, avant de lever une grosse cuillère vers sa bouche.

Ses yeux brillèrent quand il ouvrit la bouche pour la bouillie froide et dégoulinante. Bella se tourna vers moi, arquant un sourcil. « Jasper, que se passe-t-il quand vous manger ? » Demanda-t-elle pour faire la conversation.

Je lui souris en répondant, mimant son ton léger. « Tu as déjà vu un chat avec une boule de poils ? » Elle hocha la tête. « Bien, c'est à peu près ça, Bella. »

Retroussant son nez, dégoûtée, elle se tourna vers Emmett, qui tenait toujours la cuillère dégoulinante devant sa bouche. « Ça suffit Emmett. J'ai eu une longue journée, et nettoyer du vomis de vampire ne fait pas parti de ma liste de choses à faire. » Lui aboya-t-elle en avançant vers lui et lui arrachant la cuillère. Malgré son ton sec, elle ne put empêcher le sourire qui s'affichait sur son visage.

« En plus, il faudrait que tu manges quelque chose de vraiment plus dégoûtant que des céréales pour que je me sente mal pour toi. » Dit-elle, cassante, frappant l'arrière de sa tête avec la cuillère.

Il me fit un grand sourire, et je sentis son espoir. « Dis-moi, Bella, je le mangerai si ça te fait sourire. » Plaisanta-t-il, récupérant doucement la cuillère et lui tapant sur le bout du nez. Son sourire s'élargit et elle étouffa un petit rire face à ses pitreries.

Incapable de se retenir plus longtemps, il avança lentement, les bras ouverts. « S'il te plaît, Bella ? » Demanda-t-il timidement. Elle le regarda une minute avant de faire un pas en avant. Il l'entoura de ses longs bras et elle s'appuya contre lui. « Je suis désolé, Bella. Tellement désolé. » Murmura-t-il, encore et encore, en la serrant contre lui. « Moi aussi, Emmett. » Soupira-t-elle tristement.

« Ok, c'est bon. » Cria Rosalie depuis le salon. « Il est désolé, tu es désolée, tout le monde est ami. » Dit-elle sarcastiquement. Bella et Emmett se séparèrent, elle alla récupérer son eau et il retrouva Rose sur le canapé.

« Tu l'as rendu heureux, Bella. » Lui dis-je en retournant dans le salon. Bella me suivit jusqu'au plus petit canapé et s'assit à côté de moi, se blottissant contre moi, tandis que je plaçai mon bras autour d'elle. Rosalie leva encore les yeux au ciel, mais Emmett nous sourit simplement.

« Je ne pourrais jamais comprendre comment tu peux être confortable contre un vampire, Bella. » Dit-il en riant. « Ça doit être comme s'appuyer contre une statue ! »

Avant que Bella ne puisse répondre, je sentis une vague d'irritation venir de Rosalie. « Bien sûr qu'elle est à l'aise, Emmett. Elle doit probablement ressentir la même chose que lorsqu'elle faisait ça avec son véritable amour, à Forks. Tu te souviens de lui, un mec qui s'appelle Edward. » Cracha-t-elle en se levant et sortant de l'appartement.

Je m'obligeai à rester parfaitement immobile et à ne pas réagir aux paroles de Rose. En réalité, ses mots avaient touché un point sensible. Je savais que Bella tenait sincèrement à moi, mais il était facile de se demander si, parfois, elle imaginait que je sois Edward.

Emmett eut un air désolé et il se leva pour la suivre. « Je suis désolé, Bella. Elle est juste vraiment bouleversée par la séparation de la famille. Je vais aller lui parler. » Dit-il, puis il sortit.

Bella se tourna pour me faire face puis tendit la main vers mon visage et l'inclina vers elle. Laissant ses mains de chaque côté de ma figure, elle s'agenouilla. « Tu penses qu'elle a raison, n'est-ce pas ? » Murmura-t-elle tristement.

Je ne répondis pas, mais elle dut sentir mon inconfort à ce sujet, puisqu'elle continua de parler. « Je suis désolée de te laisser ressentir ça, Jasper. Je n'ai pas fait du bon boulot pour que tu saches à quel point tu me rends heureuse, à quel point je me sens bien avec toi. » Dit-elle, une larme coulant sur sa joue.

« Être avec toi n'est en rien comparable à être avec Edward. » Dit-elle avec urgence. « Quand je me blottie contre toi, j'aime être dans tes bras, je ne rêve pas d'être dans les siens. Avec Edward, j'avais toujours l'impression de ne pas être assez. Pas assez belle, pas assez forte, pas assez bien. Je l'aimais, mais ce n'était pas suffisant, non plus. » Poursuivit-elle, haussant les épaules.

« Mais toi, » Dit-elle, haletante, « Tu me donnes la sensation d'être une géante. Comme si j'étais assez forte pour tout encaisser. Et si je ne suis pas assez forte, je sais que tu seras juste à mes côtés, pour m'aider. Tu me traites comme un égal, tu me traites comme si j'étais désirable, et tu ne me repousses jamais. Tu n'es en rien Edward, et je suis désolée si je t'ai fait ressentir une telle chose. »

Après sa dernière phrase, elle éclata en sanglots. « Ne pleure pas, ma puce. Je sais que tu ne penses pas que je suis lui. Ce que Rosalie a dit à juste touché une corde sensible, c'est tout. Je sais que tu as un passé, tout comme moi. » Dis-je d'une voix douce en la reprenant dans mes bras.

« Non, ce n'est pas suffisant, Jasper. Tu dois savoir, comprendre ce que je ressens. » Dit-elle désespérément, son cœur battant la chamade. Avant que je ne puisse répondre, elle ferma les yeux et prit une profonde inspiration. Je hoquetai en sentant son mur émotionnel se dissoudre, littéralement. Ses émotions me frappèrent de plein fouet, il y en avait tant que j'avais du mal à garder le fil, chacune me donnant presque une sensation incisive.

La peine pour m'en avoir fait, la colère envers Rosalie, et la fatigue, tout cela était présent, mais l'émotion la plus démarquée était l'amour. Son amour était clair et fort, presque comme un torrent, menaçant de m'emporter avec son intensité. Ses yeux étaient toujours brillants de larmes, tandis que je me penchais vers elle pour capturer ses lèvres avec les miennes, pour un baiser passionné.

« Moi aussi je t'aime, Bella. » Murmurai-je dans sa bouche alors que nous nous embrassions, et doucement, je poussais vers elle, une petite quantité de l'amour que je lui portais. Elle écarquilla les yeux et hoqueta quand elle le sentit. Ses mains agrippèrent mes épaules et un beau sourire orna son visage larmoyant.

« Wow. » Dit-elle à voix basse.

« Ouais, wow est le mot juste, ma puce. » Répondis-je, allant chercher un autre baiser.

Nous fûmes tous les deux surpris par Emmett raclant sa gorge, se tenant dans l'encadrement de la porte avec Rosalie. « Désolé, je sais que nous interrompons votre « moment », » Plaisanta-t-il, mimant les guillemets avec ses mains. Je retins une vague d'irritation, mais Bella rigola face à son terrible timing. « Rosalie voudrait dire quelque chose. » Continua-t-il, se sentant nerveux alors qu'il tirait sa femme dans l'appartement.

Bella se mit sur mes genoux et se tourna pour leur faire face. « Avant que tu ne commences Rosalie, j'ai quelque chose à te dire. » Dit-elle fermement. « Tu peux dire ce que tu veux sur moi. Je suis une grande fille, je peux supporter, et franchement, l'opinion que tu as de moi n'est pas vraiment importante. Mais tu dois comprendre, cette merde que tu viens juste de balancer, ça ne m'a pas blessée, ça a fait du mal à Jasper, et ça me pose un problème. » Continua-t-elle, les yeux vifs.

« Donc si tu as autre chose sur le cœur que tu voudrais me dire, allons dans un endroit privé et tu pourras te lâcher. Mais je ne tolérerai pas que tu jettes mon passé à la figure de Jasper, juste pour obtenir une réaction. J'ai aimé Edward, il m'a quitté, et je n'ai pas eu d'autre choix que de passer à autre chose. Jasper et moi, nous nous sommes trouvés, et je n'ai pas honte de ça, donc si tu veux rester ici, fais-toi à cette idée. » Gronda Bella.

Rosalie haussa un parfait sourcil et entra dans la pièce. « Impressionnante. » Dit-elle avec réticence. « Le chaton a des griffes, hein Jasper ? En tout cas, tu as raison. Je m'excuse auprès de vous deux, j'ai dépassé les limites, » Continua-t-elle doucement. « Je suis ce que je suis, je ne vais pas promettre d'être sympa ou quoi que ce soit, mais je laisserai ton passé de côté à partir d'aujourd'hui. »

Bella resta sur moi et fit un petit signe de la tête à Rosalie. « Marché conclu. » Dit-elle d'une voix claire. Pivotant vers moi, Bella mit sa tête sous mon menton. « Je suis fatiguée. Tu viens me border ? » Demanda-t-elle.

La soulevant dans mes bras, je l'emmenai dans la chambre. « Je n'oserais pas rater ça, puce. »

« Bonne nuit Bells. » Cria Emmett depuis le salon. Elle flancha un peu à cause du surnom donné par Charlie et je fronçai les sourcils. Avant que je ne puisse l'engueuler, elle secoua la tête. « Ça va Jasper. C'est une bonne chose de se souvenir de lui. »

Elle se changea dans un de mes t-shirt et un petit short. Je la mis sous la couette, comme d'habitude, et m'allongea près d'elle. « Tu resteras jusqu'à ce que je m'endorme ? » Marmonna-t-elle contre ma poitrine et se recroquevillant contre moi.

« Je resterai toute la nuit si tu veux, Bella. » Répondis-je doucement.

« Non. Tu leur manques et ils te manquent. Tu dois passer du temps avec eux. Laisse-moi juste m'endormir avant de partir. » Dit-elle à moitié endormie.

« D'accord bébé. Je serai là immédiatement si tu commences à faire un cauchemar. »

« Je sais, Jasper. » Sa respiration prenait déjà un rythme régulier, tandis que je souris pour sa confiance en moi. J'avais été tellement inquiet de sa réaction quand Emmett et Rosalie étaient arrivés, mais une nouvelle fois, elle avait prouvé qu'elle était plus forte que je ne l'aurais jamais imaginé. Elle glissa dans un profond sommeil, alors j'embrassai le dessus de sa tête en me levant prudemment, et sortit passer du temps avec « mes frères et sœurs ».


Je suis sure que vous ne les attendiez pas ces deux-là.

Cette Rosalie, toujours agréable, n'est-ce pas, grrrrrrrrrrrrrr, c'est un personnage qu'on finit toujours par aimer, ou du moins apprécier, dans les fics, mais alors au début, on aurait envie de l'étrangler. Je me demande souvent pourquoi personne ne la remet à sa place une bonne fois pour toute. Mais bon, c'est comme ça, après tout, je ne suis que l'humble traductrice...

A bientôt.

Bizzzzzzzzzzzzzzzz

Em.