Nouveau chapitre, pour vous servir ! Rien à dire de plus…

ENJOY !

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-Un peu de silence, s'il vous plait !

Tout le monde se tut lorsque McGonagall rentra dans la salle.

-Merci. Aujourd'hui, les dernière année, métamorphose humaine ! Vous connaissez les bases du dernier cours, allez-y !

Elle jeta un sort qui installa de grands miroirs contre les murs, et ils commencèrent à s'entraîner devant. Une demie-heure plus tard, elle passa dans les rangs pour voir les résultats. Les cheveux roux de Lily étaient devenus rose, ceux de Sirius, châtains, les yeux de Remus avaient pris une couleur bleu turquoise, et Peter commençait à faire apparaître des tâches de rousseur. Puis elle s'approcha de James. Il n'y avait absolument aucun changement physique chez lui. Elle s'arrêta un instant pour regarder la façon dont il jetait le sort. Les yeux fermés, sa baguette à seulement quelques millimètres de son visage, il murmurait la formule en agitant sa baguette d'un léger coup sec. Mais il ne se passait absolument rien.

Minerva fronça les sourcils, et ré-observa James trois fois. Il lançait le sortilège d'une façon tout à fait correcte… La formule, la concentration, le mouvement bref de la baguette, tout y était. Mais absolument rien ne se produisait, sa baguette ne réagissait même pas lorsqu'il la frappait sans le faire exprès sur ses lunettes.

Elle le laissa essayer le sortilège pendant qu'elle passait voir les autres élèves, puis déclara :

-Bon, le cours est bientôt fini ! Rangez vos baguettes, et notez vos devoirs pour la semaine prochaine !

Les élèves sortirent de la salle, pendant que les troisième année y rentraient.

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Quelqu'un frappa à la porte, et Minerva cria :

-Entrez.

-B'soir madame.

-Bonsoir, James, sourit-elle en levant la tête vers lui.

-Je vais chercher l'éponge pour nettoyer les tables, dit-il presque automatiquement.

Minerva resta bouche bée devant autant de résignation de sa part.

-Non, James.

Il leva la tête, visiblement surpris. D'un coup de baguette, elle fit venir une chaise qu'elle posa devant son bureau.

-Asseyez-vous.

James s'assit et garda la tête baissée, le regard ancré dans le sol.

-Je voulais vous parler à propos du cours de ce matin.

-Je suis désolé, madame ! assura-t-il en levant la tête. Je vous jure que j'essayais, je…

-Je sais, je sais que vous faisiez tout votre possible. Mais ce n'est pas normal que vous ne réussissiez pas, d'autant plus de la part d'un élève aussi brillant que vous. Je voudrais que vous réessayiez. Vous avez votre baguette sur vous ?

-Oui.

James réessaya plusieurs fois, suivant les conseils de la professeur, sans jamais arriver à un quelconque résultat. Plus il recommençait, plus il désespérait, se retrouvant au bord des larmes.

-Calmez-vous, James, murmura McGonagall d'une voix douce. Il ne faut pas que vous restiez sur un échec. On va faire plus simple, beaucoup plus simple.

Elle ouvrit un de ses tiroirs, et en sortit une allumette.

-Transformez-moi ça en une aiguille.

En effet, il aurait été difficile de faire plus simple. Ce sort était celui qu'on apprenait lors du premier cours, en première année. James se concentra de toutes ses forces sur l'allumette, et jeta le sort. Même s'il était basique, il soupira de soulagement en la voyant se transformer en une aiguille parfaite.

-C'est bien.

Minerva tira une araignée de ses tiroirs.

-Maintenant, transformez ça en un verre à pied.

James se concentra, et donna trois coups de baguette en murmurant :

-Verraverto !

Là encore, l'araignée se transforma en un verre à pied impeccable.

Minerva continua de lui faire faire des exercices, mais il n'y avait rien à faire : il réussissait impeccablement les sortilèges basiques, et bloquait totalement dès que les exercices dépassaient le niveau de la 4e année. Les sortilèges répétés fatiguaient le jeune Gryffondor, qui rapidement devint trop épuisé pour prononcer la moindre formule. Elle dit :

-C'est bon, on va rester là-dessus. Rentrez dans votre salle commune, vous avez besoin de dormir.

James resta immobile, hésitant.

-Un problème, James ?

-La Grosse Dame a changé le mot de passe hier soir, j'étais en retenue quand elle l'a donné aux autres… Je peux pas rentrer dans la salle commune…

-Vos condisciples de Gryffondor ne vous l'ont pas donné ?

-Non.

Minerva resta silencieuse trois secondes, le regard fixé dans les yeux noisette de James. Puis elle soupira :

-Je vais vous accompagner pour dire à la Grosse Dame de vous donner le mot de passe.

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Dumbledore releva la tête, fixant McGonagall du regard.

-Sa magie ? Minerva, c'est impossible…

-Albus, venez le voir un soir si vous ne me croyez pas ! James va mal, et ses pouvoirs magiques commencent à en pâtir très sérieusement ! Il a le même niveau que des troisièmes année, et ça ne va pas s'arrêter là ! Si James continue à déprimer de cette façon, sa magie va continuer à disparaître, et dans un mois il aura autant de talents magiques qu'un Cracmol ! Il manque de sommeil, il n'a plus aucun ami, personne ne lui transmet même les nouveaux mots de passe de leur salle commune ! Albus, ces retenues permanentes ne peuvent plus durer !

Dumbledore regarda Minerva deux secondes, et soupira :

-Minerva, réduire ses retenues à cause d'une déprime s'appelle du favoritisme !

-Et le laisser dans cet état s'appelle de la non-assistance à personne en danger ! protesta furieusement McGonagall.

-Très bien. Je vais y réfléchir.

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James rentra dans la salle commune en même temps que Sirius, Remus et Peter. Il continuait à traîner avec eux, faisant office de poteau, écoutant les trois autres discuter avec animation. James se laissa tomber dans un canapé, et posa son sac. Sirius s'étira :

-Oh, moi j'ai la flemme, je fais mes devoirs demain ! Je vais poser mon sac dans le dortoir…

Sirius monta, et ouvrit la porte du dortoir. Il resta bouche bée, immobile, la main sur la poignée.

-Qu'est-ce qu'il y a, Sirius ? demanda Remus.

Devant le silence absolu de Sirius, Remus monta à son tour, et s'immobilisa de la même façon. Mais il réussit à murmurer :

-James…

-Quoi ?

James se leva, et Sirius s'écarta pour le laisser regarder. Son regard se fixa sur son lit. Ou plutôt, sur l'endroit où se trouvait habituellement son lit. A sa place, les pieds du lit, découpés par magie, roulaient sur le sol, tandis que les lattes du lit étaient éparpillées dans le dortoir. Son matelas, déchiré de toutes parts, n'était plus qu'un vulgaire tas de plumes.

-Putain… murmura Sirius d'un air dégoûté. Qui a put faire ça ?

-Y a beaucoup de monde qui supporte James de moins en moins, parmi les Gryffondors… fit remarquer Remus. N'importe qui aurait put faire ça…

James rentra dans le dortoir, et lança un accio pour récupérer tous les débris de son lit, éparpillés aux quatre coins du dortoir. Il soupira légèrement de soulagement en voyant que ce sort là, il arrivait encore à le jeter. Remus s'approcha de lui, constatant les dégâts.

-Tu veux que j'aille chercher McGonagall pour qu'elle te fasse venir un autre lit ?

-Non, ça sert à rien, il sera déchiqueté aussi rapidement que le premier… Je vais dormir dans la salle commune ou dans la Salle sur Demande… Mais merci.

James ressortit du dortoir. Remus le regarda, et fronça les sourcils. Ca faisait deux semaines que James avait eu les hanches cassées à cause de ce qu'il avait fait pendant son week-end, et pourtant… Pourtant il boitait encore de façon plus qu'effrayante.

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-Hey, Potter !

James leva la tête vers Rogue.

-On te voit ce soir, bien sûr ? demanda le Serpentard.

-Je peux pas, répondit James, j'ai trop mal aux hanches.

-Ca c'est ton problème, Potter.

-Ca deviendra le tien si je tombe dans les pommes parce que j'ai trop mal. A mon avis, McGonagall sera ravie d'entendre parler de la proposition que vous m'avez faite, non ?

Rogue le foudroya du regard.

-OK, on te laisse tranquille jusqu'aux vacances de Noël, et tu reprends après, d'accord ?

-Ca marche.

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James était étalé dans un fauteuil de la salle commune, lorsque Sirius rentra.

-Eh, James ! T'as vu ça ?

-Quoi ?

Sirius lui lança un exemplaire de la Gazette du Sorcier, que James attrapa au vol. Il le déplia et lut l'article en première page :

Dolorès Ombrage renforce ses lois concernant les prostitués

Continuant sur la lancée des lois publiées il y a maintenant deux mois de cela, Dolorès Ombrage, chef du département de l'emploi au ministère de la magie, fixe de nouveaux articles dans ses lois concernant les prostitués. Elle nous explique cela dans une interview qu'elle a eu la gentillesse de nous accorder : "Le ministère s'intéresse particulièrement au cas de ces personnes, qui, pour la plupart, ont pratiquement tout perdu. Pour leur apporter l'aide dont ils ont besoin pour se sortir de cette terrible situation, nous devons d'abord les connaître. C'est pourquoi ma nouvelle loi oblige tout prostitué à venir au ministère pour être répertorié et marqué comme tel. Tout prostitué surpris dans l'exercice de ses fonctions, sans pour autant porter cette marque distinctive sera passible d'une condamnation à vie à la prison d'Askaban. Les prostitués sont donc invités à se présenter au ministère, dans les plus brefs délais, pour recevoir cette marque qui permettra à nos agents de sécurité de les distinguer."

Cette nouvelle loi provoque de vives réactions de la part de personnages importants de notre monde. Nous citons notamment le témoignage indigné de Bathilda Tourdesac, historienne de la magie reconnue : "Cette loi est une honte, ces personnes sont déjà en difficulté, certains ont subi des choses horribles avant d'en arriver là, et en plus de ça on voudrait les marquer de la même façon que les esclaves lors de la période de la Traite des Cracmols ! C'est inadmissible ! Si vous voulez réellement les aider, supprimez ces lois et trouvez-leur des logements et des emplois !"

D'autres personnes, également interrogées, ont fait preuve de beaucoup plus d'ironie : "Ecoutez, nous a répondu une sorcière qui tient à rester dans l'anonymat, les mangemorts détruisent chaque jour nos champs de céréales, tuent nos élevages, brûlent nos plantations ! Une étude magique a démontré que, en raison des pénuries de nourritures dues à ces attaques, le prix de la nourriture a tellement augmenté que désormais, un repas correct et équilibré coûte environ 100 gallions ! Quand on sait que le SMIS, Salaire Minimum d'Intérêt Sorcier, se situe au seuil de 300 gallions par moi, on est donc censés manger 3 repas en un mois ! Le sorcier moyen reçoit 300 gallions par mois, alors que certains prostitués en reçoivent autant en une seule nuit ! Franchement, si vous voulez mon avis, ça incite vivement à changer de travail, peu importe les lois qui planent sur nos têtes !"

Bref, cette loi, bien qu'elle soit désormais en vigueur et appliquée, entraîne beaucoup de réactions dans le monde magique, et nous devrons attendre davantage avant d'en savoir plus sur l'avenir de cette nouvelle loi.

Ouais, pensa James, certaines putes sont payées 300 gallions la nuit… Elle fermerait sa gueule si elle savait que d'autres sont payés 10 gallions le week-end…

Remus, qui avait lu par-dessus l'épaule de James, demanda suffisamment discrètement pour que personne autour d'eux ne l'entende :

-Tu vas faire quoi ?

-Il est hors de question que je les laisse me marquer comme du bétail ! répondit James d'une voix agacée. Elle croit vraiment qu'elle peut nous traiter comme ça ?

-Fais gaffe quand même… murmura Peter. S'ils te chopent et que t'es pas marqué…

-T'inquiète, je verrais le moment venu !

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-Tiens, revoilà la pute !

-Qu'est-ce que tu fous là, Potter ? demande un gars de 6e année en se levant.

-Il se trouve que c'est ma salle commune, ça te pose un problème ? je demande en tirant ma baguette.

Le sixième année foudroya James du regard, avant de faire volte-face. James soupira d'agacement, et se laissa tomber dans l'un des fauteuils près de la cheminée. Une fille de deuxième année vint le rejoindre.

-Tu devrais pas les écouter, tu sais… C'est des vrais conards…

-Je sais, Eoria, sourit James. T'inquiète pas pour moi…

-Mais quand même… Où est Sirius, au fait ?

-J'en sais rien, je suppose qu'il est toujours en train de manger… Pourquoi t'es pas au dîner, toi ?

-J'ai un devoir de potions à finir… J'y arrive pas ! Tu saurais pas où est Severus, pour que je puisse lui demander ?

-Non, mais fais voir, je peux peut-être t'aider… C'est quoi, ton problème ?

-Je dois faire deux rouleaux de parchemin sur les propriétés de la pierre de lune…

James sourit, et répondit :

-On a eu un devoir dans le même style y a pas longtemps, et Lily avait emprunté un bouquin à la bibliothèque où il y avait largement de quoi faire deux rouleaux de parchemin… Je pense qu'elle l'a encore…

-Génial, je vais lui demander ! Merci beaucoup James, je t'adore, t'es trop sympa !

Un pâle sourire se dessina sur le visage de James. Il ferma les yeux, mais n'arrivais pas à ignorer les railleries des autres Gryffondors dans son dos. James se leva, et sortit.

-Où tu vas, James ? cria Eoria.

-Je vais prendre l'air cinq minutes…

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Minerva aurait été incapable de dire si James allait mieux ou moins bien. A première vue, il paraissait plus éveillé, d'humeur plus joyeuse que d'habitude. Mais il ne lui fallut pas longtemps pour découvrir la cause de ce changement de comportement. Un soir où elle faisait une ronde dans les couloirs, vers minuit, elle entendit du bruit en provenance de la tour d'astronomie. Elle y monta et aperçut James, assis sur un créneau de la tour, les jambes pendant dans le vide. Elle s'approcha de lui, et remarqua qu'il tenait quelque chose dans la main.

Doucement, elle s'approcha de lui, et posa une main sur son épaule. James sursauta et se retourna vivement, plissant des yeux pour la distinguer dans l'obscurité. Minerva murmura :

-Lumos !

La tour s'éclaira grâce à sa baguette, et James murmura :

-Professeur…

-James. Vous ne devriez pas dormir ?

-Pas fatigué.

Minerva approcha sa baguette du visage de James, et ordonna en désignant ce qu'il tenait dans la main :

-Lâchez-ça, James.

James hésita deux secondes avant d'écraser le joint qu'il tenait. Minerva remarqua que la drogue qu'il avait respirée avait déjà fait ses effets. Ses pupilles, dilatées au maximum, contrastait horriblement avec le blanc de ses yeux, devenu rouge.

-James… Si j'écoutais le règlement, je devrais vous coller en retenue pour usage de stupéfiants.

-Je suis déjà en retenue…

-Je sais, mais vous vous mettez en danger en vous droguant !

-Ca fait du bien… murmura-t-il d'une voix suppliante. C'est la seule chose qui me permet de… d'oublier…

Minerva pinça des lèvres. D'un coté elle le comprenait. De l'autre, elle savait que James mettait sa vie en danger en se droguant.

-James, vous droguer n'est pas une solution. Ca camouflera vos problèmes, ça ne les résoudras pas pour autant ! James… Je pense sérieusement que vous devriez voir un psy.

-Les psy sont considérés comme des personnes délivrant des soins, au même titre que les médicomages…

-Oui, et alors ?

-Les putains dans mon genre n'ont pas accès aux soins.

Minerva haussa les sourcils. Non pas parce qu'il avait entièrement raison, mais parce qu'il n'avait jamais parlé de lui de cette façon. Même s'il travaillait depuis bientôt 6 mois, James avait bien trop d'amour propre pour utiliser ce genre de mots pour se décrire lui-même.

-James… Où trouvez-vous cette drogue ?

Visiblement, il ne s'attendait pas à cette question. Il répondit tout de même :

-Quelqu'un me la fournit pour seulement quelques noises.

-Qui ?

-Une fille qui bosse dans la même maison close que moi. Elle est pas à Poudlard, vous la connaissez pas…

Elle soupira.

-Bon, j'enlève 50 points à Gryffondor. 25 pour la drogue, 25 pour votre sortie nocturne. Maintenant retournez dans votre dortoir !

James se leva, et prit machinalement le chemin de la Salle sur Demande.

-Pourquoi n'allez-vous pas dans votre dortoir ?

Le Gryffondor hésita une fraction de seconde, avant de répondre :

-J'ai plus de lit.

-Comment ça ?

-J'ai plus de lit ! Quelqu'un a fait exploser les lattes, et m'a déchiré mon matelas…

-ET VOUS NE POUVIEZ PAS LE DIRE POUR QU'ON LE REMPLACE ?

-Ca aurait servi à quoi ? Le deuxième lit aurait très vite été dans le même état que le premier, et tout le monde m'aurait traité de balance… J'ai pas envie de chercher les ennuis…

-Et moi j'ai envie de trouver le coupable, répondit sèchement McGonagall. Allez dans la Salle sur Demande en attendant, mais je ne laisserait pas cette situation durer, James.

Il répondit par un hochement d'épaules :

-Comme vous voulez… Au fait, madame… Je voulais savoir… Est-ce que je pourrais avoir une autorisation de sortie du château ?

-Quand ?

-Avant les vacances, pendant une journée entière.

-Pourquoi ?

James lui expliqua brièvement les raisons de son absence, et McGonagall approuva :

-D'accord, je vais vous signer un papier que je vous transmettrais demain ou après-demain.

-Merci.

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-C'est bizarre… remarqua Remus, on a pas vu James de la journée… Il était même pas en cours ! Vous savez pas où il peut être ?

-Son absence n'a pas trop choqué McGo, fit remarquer Sirius, donc soit il est encore rendu à l'infirmerie, soit il a eu une autorisation de sortie…

-Tiens, le voilà !

James rentra dans le dortoir, qu'il avait ré-intégré depuis que McGonagall lui avait fait ramener un autre lit.

-T'étais où, aujourd'hui ? demanda Sirius.

-Pourquoi, tu t'inquiètes pour moi, maintenant ? lâcha James d'une voix sarcastique, sans même le regarder.

-Absolument pas, je posais juste la question comme ça. Après, si tu veux pas y répondre, c'est ton problème, j'ai pas de comptes à te rendre.

-Ca tombe très bien, parce que justement, j'ai pas l'intention de te répondre.

Sirius referma le rideau de son lit, et James distingua sa silhouette s'allonger. Attrapant son pyjama, il enleva son tee-shirt. Il avait totalement oublié que Peter était juste derrière lui.

-James, qu'est-ce que t'as, derrière l'épaule ?

-Rien ! Une brûlure… Je me suis planté dans un feu de cheminée.

-Tu crois vraiment nous faire gober ça ? demanda Sirius en se levant.

Il s'approcha de James, et le prit doucement, mais fermement par l'épaule pour voir ce qu'il avait.

Ce qu'il vit le cloua sur place. Derrière son épaule droite, il avait en effet une superbe brûlure. Une grande tâche rouge entourait des symboles noirs, visiblement créés en carbonisant sa peau. Le tatouage noir représentait les chiffres et lettres "JP1568753".

Sirius lâcha James, le dévisageant avec dégoût. Puis il demanda :

-Je croyais que t'avais pas l'intention de les laisser te marquer comme du bétail ?

-J'ai changé d'avis, ça te pose un problème ?

Il essaya de se dégager, mais Sirius l'agrippa par l'épaule.

-Non, ça me pose aucun problème. C'est juste que je pensais vraiment pas que ça t'amuserait d'afficher comme ça le fait que tu n'es qu'une sale putain.

-Tu crois que ça me fait marrer ? rugit James. Tu crois que ça m'amuse, de laisser ces conards du ministère me coller une barre de fer chauffée à blanc sur la peau, sans anesthésie, pour m'humilier encore un peu plus ?

-Ne cherche pas à me faire pitié, grogna Sirius en plaquant violemment James contre le mur.

-Lâche-moi ! hurla James en se débattant. Je cherche pas à te faire pitié, j'ai simplement pas envie de finir ma vie à Askaban à cause de cette saloperie de loi !

-Et depuis quand James Potter se soucis-t-il un minimum de la loi ?

James ne répondit rien, soutenant le regard de Sirius.

-T'es vraiment un crétin, reprit Sirius en le dévisageant avec dégoût. Tu te scarifies, tu te laisses crever de faim, tu te drogues, et maintenant tu obéis comme un bon toutou au ministère… C'est ça, hein ? Cette marque… C'est rien de plus qu'un autre moyen d'attirer notre attention ?

A nouveau, James resta silencieux. Tout simplement parce que Sirius s'était dangereusement approché de la vérité. Et il interpréta son silence sans aucune difficulté. Renforçant sa prise sur James, il le jeta violemment par terre.

-Dégage !

James ouvrit la bouche, mais Sirius le coupa :

-Non ! Tu dégages !

James se releva, et recula. Sirius lui décocha un coup de poing dans la tempe.

-J'ai dit dégage d'ici, Potter !

-SIRIUS ! rugit Remus. Ne le frappe pas !

James fit volte-face, et partit en courant.

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Et voilà, l'auteur décline toute responsabilité en cas de meurtre prématuré de Sirius par une fan de James !

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