Avant de commencer, je tiens à remercier celles (ou ceux) qui m'ont laissé leur petit message, waouh, ça m'a remué dans mon petit cœur ^^ sérieusement, c'est vraiment adorable de votre part, et j'espère que vous continuerez à trouver ce que vous aimez dans les prochains OS.
Et comme vous l'imaginez bien, oui, l'épisode de cette semaine (que je viens seulement de voir puisque je n'avais pas internet).
Voici donc un OS missing moment 4x04
Réinterprétation de la scène finale du rendez-vous, sur le palier des Charming. Une partie des dialogues est extraite de la série, le reste sort tout droit de mon cerveau déjanté !
POV Emma.
Bonne lecture
Ce soir, j'avais exceptionnellement laissé de côté ma panoplie de sauveuse et opté pour une robe. Je voulais me sentir femme. Je voulais oublier qui j'étais pour n'être qu'une fille, se rendant à un premier rendez-vous.
Killian s'était montré très attentionné avec moi. Très charmeur, comme à son habitude. Le restaurant était romantique à souhait. Nous avions passé la soirée à discuter, comme n'importe quel couple.
Il m'avait raccompagné jusqu'à l'appartement de mes parents, me proposant son blouson de cuir pour me tenir chaud. Très gentleman. J'avais passé une excellente soirée, malgré l'apparition surprise de mon mystérieux voleur. Si j'avais oublié l'incident immédiatement, ce n'était pas le cas de Killian. Il s'était parfois montré absent. Comme s'il m'échappait. Une sensation qui avait perduré durant tout le repas, même s'il avait sauvé les apparences.
Je connaissais son passé. Inutile de nier le fait qu'il était un pirate. Les vieux démons avaient probablement repris le dessus. Contre sa volonté. Killian Jones voulait faire les choses bien, mais le capitaine Hook n'avait probablement pas l'habitude de s'ouvrir et de baisser sa garde. J'allais devoir m'y faire.
- Tu veux entrer et boire un café… avec mes parents, le bébé et une faiseuse de glace ?
Je réalisai l'ironie de la situation, alors que les mots franchissaient mes lèvres. J'étais comme une adolescente, tentant désespérément de retenir le garçon qui lui plaît. Parce qu'il me plaisait. Il m'avait fait une surprise en changeant ses vêtements et en récupérant sa main perdue. L'attention m'avait touchée. Le changement de look, quant à lui… je devais bien avouer que le nouveau Killian était à tomber par terre.
Je réajustai le blouson de cuir, négligemment posé sur mes épaules et me rapprochai de lui :
- J'ai vraiment besoin d'avoir mon propre « chez moi ».
- Je suppose que nous devrons attendre la prochaine fois…
Réalisant le sous-entendu de sa phrase, je m'empressai de lui faire remarquer que je ne lui avais pas proposé de second rendez-vous. Les yeux fixés sur moi, il répliqua que c'était à son tour de le faire, et articula chacun de ses mots :
- Est-ce que tu voudrais sortir avec moi ? Une nouvelle fois ?
Je souris, malgré moi. Je mourrai d'envie de lui sauter au cou, de le garder près de moi, mais j'imaginais sans difficulté Mary-Margaret, l'oreille collée à la porte. Elle écoutait sûrement tout. Sauf que ce moment n'appartenait qu'à nous. Alors je comblai l'espace entre nous, et l'embrassai. Du bout des lèvres. Puis avec un peu plus d'ardeur. Plus passionnément.
Il répondit aussitôt à mon baiser. Sentir ses bras s'enrouler autour de moi m'enivrait.
Parce que j'étais dans ses bras. Et j'étais bien. En sécurité.
Il s'écarta de moi, les mains toujours posées sur mon dos. J'avais de plus en plus de mal à soutenir son regard.
- Je pourrais… te ramener chez moi ?
La proposition était plus que tentante. Mais je savais qu'il serait plus raisonnable d'en rester là, de se quitter sur ce baiser et de rejoindre mes parents, prêts pour l'interrogatoire… J'hochai la tête de droite à gauche, déclinant son offre.
- C'est dommage. Je ne suis pas certain de garder cette nouvelle main longtemps…
- Seriez-vous en train de me faire du chantage, monsieur Jones ?
- Je nous offre de nouveaux horizons, Swan.
Il m'agrippa par les hanches et colla furieusement ses lèvres aux miennes. Mon corps épousa le sien parfaitement. Je pouvais sans mal percevoir dans ce baiser inattendu sa frustration, longtemps dominée. Je l'imitai aussitôt, prenant son visage entre mes mains. C'était à celui de nous deux qui prendrait le dessus. Qui marquerait le plus l'autre de son empreinte. Sa main se perdit dans mes cheveux.
- Avec nos quatre mains, je pourrai avoir une imagination débordante, my love.
Un seul murmure qui me fit monter le rouge aux joues. Il m'obligea à reculer, trouvant appui contre le mur. Je ne pus m'empêcher de sourire lorsque je sentis ses dents mordiller mon pouce. Je le serrai contre moi de toutes mes forces. Ma langue taquina sa joue et il jura en retour. Ses mains glissèrent plus bas, caressant mes fesses à travers le tissu de mon jupon. Nous n'avions jamais été si proches jusque là.
Je regrettai plus que jamais de partager le domicile de mes parents...
Instinctivement, nous nous mimes à onduler, doucement. Je m'agrippai à lui pour ne pas perdre pied. Je collai mon front au sien, interrompant notre baiser. L'une de ses mains caressa ma cuisse, m'arrachant un soupir d'aise. Je ne m'étais pas sentie aussi désirée depuis très longtemps.
Soudain, je le sentis se raidir. Il calma le jeu et glissa ses mains dans les miennes, entremêlant nos doigts. Je découvrais cette sensation, inédite. Cette nouvelle main ne m'avait jamais manqué, avant. Mais s'il était amené à la garder, je m'y habituerai sans aucun problème.
Nous restâmes quelques secondes, immobiles. Les yeux fermés, Killian respirait profondément. Je l'observai, hypnotisée. Je le trouvai plus beau que jamais.
- Tu me rends fou, Emma. Je ferai mieux de te souhaiter « bonne nuit ».
Il lia le geste à la parole et posa délicatement les lèvres sur mon front, avant de s'éloigner de moi. J'évitai de lui montrer ma déception et lui rendis son blouson de cuir. C'était à moi de sauver les apparences.
Je lui souhaitai enfin « bonne nuit » et le laissai seul sur le palier.
Dans ma tête, c'était la tempête. Plus aucune pensée rationnelle. J'avais totalement perdu le contrôle. Dans ma poitrine, mon cœur battait à tout rompre. Mes jambes ne me tenaient plus debout. Je m'effondrai sur le sol, le dos collé à la porte d'entrée.
J'étais bêtement en train de tomber amoureuse de lui…
J'inspirai profondément, tenant par tous les moyens de retrouver mon esprit. Avant de scruter l'appartement et de découvrir ma mère, confortablement installée sur le canapé, une tasse de thé entre les mains :
- Alors ? Comment ça s'est passé ?
- Je ferai mieux d'aller me coucher.
- Allez, Emma, raconte-moi ! Je suis ta mère !
- Justement. Ce n'est… pas très approprié.
- D'accord. Tu as raison. Tu as le droit d'avoir tes petits secrets.
Je retirai mes talons et entreprit de monter l'escalier. J'entendis alors Mary-Margaret ajouter :
- Tu pourrais au moins me donner un petit indice. Est-ce que vous vous êtes embrassés ?
- Bonne nuit !
Je n'avais plus qu'une envie : m'étaler sur mon lit, et chasser ce regard pénétrant de mon esprit.
Ou m'en souvenir.
Encore et encore.
Jusqu'à la prochaine fois.
FIN
