De : Snapou Black

Disclam' : Rien n'est à moi, même si je ne dirait pas non pour un p'tit bout. Enfin ça c'est le blabla habituel : là je peux dire que le petit Liam est à moi !

Perso principal : Zacharias Smith ; Theodore Nott ; Liam Sheep

Résumé : Zacharias n'oublie pas. Ne veut pas oublier. Ne peut pas l'oublier. Quitte à aller se faire du mal en allant rendre visite à Sheep et aller à l'encontre du règlement. Tout ce qu'il veut : ce sont des réponses.

Titre : Liam Sheep : Et maintenant si loin

Chapitre : Chapitre 10

Année en cours: Après Poudlard

Divers: Partie de 15 chapitres

Review Anonyme : snapou-black .kazeo .com


Lorsque Harry Potter vit Zacharias passer la porte du bureau, il sortit d'instinct sa baguette de sa manche et se tint prêt à intervenir s'il venait à faire des siennes. Il vit la nouvelle recrue regarder l'arrivant, l'air étonnée. Le chef du service sourit lorsqu'il la vit sortir son arme.

- Qu'est ce qu'on a aujourd'hui ? Demanda le blond en guise de bonjour général.

Le survivant baissa sa baguette, jusque là levée devant lui. Intrigué, il fixa Smith. L'homme lui souriait, de son agaçant sourire en coin. Ce dernier, adossé contre la porte d'entrée, avait laissé son regard examiner l'ensemble de la pièce. Pour aller s'arrêter à ce qui fût le bureau de John.

Harry le regarda s'avancer, sans rien dire. Que dire, de toutes façons ? Il savait pertinnement que le blond le considérait bien plus responsable qu'il ne l'était réellement. Qu'il lui reprochait plus le décès de Theodore (et John) qu'il n'en voulait à Sheep.

Azkaban venait de le contacter pour lui dire que le prisonnier s'était de nouveau fait agresser par Theophile Nott. Puis un nouvel appel une trentaine de minutes plus tard, pour lui annoncer que Liam Sheep semblait aller mieux, qu'il était soigné.

Et qu'il venait de recevoir une visite de Smith.

- Où sont ses affaires ? Demanda Zacharias en foudroyant Harry du regard. Potter, c'est à toi que j'cause.
- On a vidé son bureau il y a trois semaines, Zach, se contenta de lui répondre le garçon à lunettes. Et Mary y a mit les siennes.

L'ancien Poufsouffle se tourna vers la jeune femme et, méprisant, l'observa de haut en bas. Le nez plissé, les sourcils froncés, un coin de sa lèvre légèrement relevé, aucuns doutes n'étaient permis : la nouvelle n'était pas au goût de Smith.

- La mini jupe c'est pour faire avouer les criminels plus vite ?

La jeune femme tiqua et allait répliquer lorsque la main de Potter se posa sur son épaule afin de l'en empêcher. Il faudrait qu'elle apprenne à faire avec, si Zacharias décidait de revenir travailler ici.

Au fond, il aurait comprit que son ancien camarade de classe ne quitte le service pour un autre. Il pouvait presque le comprendre de ne plus vouloir travailler entre ces murs. Il avait perdu John et Theodore à quelques jours d'intervalles. Le premier n'était, certes, pas un de ses amis les plus proches mais ils avaient durant sept ans partagés un dortoir. Rester indifférent face à son décès était impossible.

- Et toi Potter : combien d'agent as-tu laissé se faire tuer avant d'en arriver à celle-ci ?
- Je te présente Mary Valentys, répondit Harry. Ta nouvelle collègue.
- J'en veux pas.

Zacharias s'était tourné vers lui, puis approché à pas lents. Pour finalement lui coller son poing dans la figure. Mary réagit instantannément et immobilisa l'homme aux cheveux blond.

Le nez entre les mains, plié en deux, Harry reprenait ses esprits. Il l'avait attendu ce coup là, bien longtemps... pour le recevoir une fois sa gardé baissée. Smith était un adversaire redoutable et à terre.

- Libères le, Mary.
- Mais monsieur, il...
- Je m'en occupe.

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Adamson avait été rechercher Liam ; il l'avait trouvé le visage dépourvu de toutes marques de violence alors qu'on lui avait dit que Nott avait de nouveau prit à partie son prisonnier.

Lorsqu'il lui avait demandé des explications, le brun s'était contenté de hausser les épaules et de tracer son chemin. Sagement, il l'avait ensuite attendu, adossé aux barreaux de sa cellule.

- Tu es vraiment un étrange spécimen, Sheep.
- Je sais, sourit ce dernier. Je suis à part et donc une espèce à protéger des cinglés comme Nott.

_

Debout devant le bureau de Potter, Zacharias écoutait ce dernier, enfoncé dans son fauteuil en train de passer de la glace sur son visage douloureux. Il l'écoutait, l'entendait, l'écoutait distraitement. Pour ne pas dire : pas du tout.

- ... drais que tu ne veuilles pas rester et je suis prêt à faire une lettre de...
- T'arrête un peu de parler ? S'agaça finalement Smith. Je reste, point. C'est ici que je veux bosser et tu serais trop content de te débarrasser de moi.
- Je ne peux nier que ne plus t'avoir dans les pattes m'arrangerait.

Le blaireau tourna les talons après avoir déchiré la lettre de recommandation que le chef de service avait été écrit à son attention. Il abandonna les restes par terre, laissant le soin à Harry de les ramasser et les jeter.

Le jeune homme alla, ensuite, enfin déposer sa veste sur sa chaise de bureau. Il y prit place et laissa ses bras ainsi que sa tête glisser sur la planche. Les yeux grands ouverts, un sourire moqueur aux lèvres, il observait sa nouvelle collègue.

- Tu cherches quoi ?
- Rien, répondit-elle agressive. Rien du tout.
- Il me semble que les Rien du tout sont rangés dans le placard près de la porte.

La jeune femme alla tout de même vérifier et tenter sa chance, consciente qu'elle n'aurait qu'à subir les moqueries et sarcasmes de l'agaçant personnage mais que cela s'arrêterait là. Un instant plus tard, elle pouvait retourner à son bureau et commencer à rédiger les dossiers qu'elle avait en retard.

- On retiendra donc que les Rien du tout sont bels et biens dans le placard.

Mary foudroya Zacharias du regard, le faisant éclater de rire.

- Tu sais, j'ai vécu cinq ans avec un Serpentard qui aurait eu énormément à t'apprendre au niveau Regards qui Tuent.

Harry, à la porte, s'étonnait d'entendre Smith évoquer aussi facilement Theodore. Il voyait, néanmoins, l'orage arriver au galop... et éclater avant même qu'il ne puisse aller s'abriter.

- Et bien qu'il vienne m'apprendre.
- Il en aurait été ravi, souffla le blond. Si ton patron n'avait pas été un incompétent de première catégorie il en aurait eu la possibilité !

Evidemment le voilà mêlé à une conversation dans laquelle il n'avait pourtant rien à voir. Ce n'était pas lui, que diable, qui venait de tendre le bâton pour se faire frapper par Smith, c'était elle ! Et pourtant... c'était bien lui qui recevait les coups.

Cruelle injustice.

- Ne rejette pas ta propre incompétence sur le dos des autres, Zacharias Smith.
- Nous n'avons pas élevé les lamas ensemble, Valentys. Alors emplois un autre ton avec moi. D'autant plus que tu ne connais rien à l'histoire.
- Je sais que ton cher Nott a été tué par Sheep et que tu n'es pas arrivé à temps.

Harry, qui avait pour une fois opté pour la prudence, ne disait mot. Pourtant, à voir les mains de Zacharias trembler ainsi que ses épaules, il en conclut qu'il était temps de mettre fin à tout ce cirque. Smith revenait travailler, ce n'était pas pour qu'il ne reparte aussitôt.


SB