*** PETIT RAPPEL : Je ne suis en aucun cas l'auteur de cette histoire, je ne suis que la traductrice. Cette histoire appartient à Nobloodnofoul et je tente de traduire au plus prés de son texte, sans trop faire de mot à mot. ***


Chapitre 10 – Libre pour tous combats

Point de vue d'Edward

Ma salle de bain sentait comme si la plage s'y était jetée. Il y avait des bocaux de sels à côté de la baignoire et des bouteilles de…trucs partout sur le meuble. Le tiroir de son côté du lavabo contenait du maquillage. Il y avait pour six mille dollars de vêtements dans mon dressing, des chemisiers et des robes, des pantalons et des jupes, ainsi que des chaussures à talons. Il y avait même de petites choses en dentelle cachés dans le dernier tiroir de ma commode.

Elle portait toujours ces jeans. Elle portait toujours mes teeshirts. Elle utilisait toujours son shampooing pas cher et elle avait réussit à garder ses Nike. J'en serais vexé si elle n'était pas aussi craquante dans mes fringues. Repenser à tout ça me ramènait à ma triste tentative désespérée dans la cuisine. Alors que Bella était une véritable emmerdeuse à propos de son téléphone portable et de ses nouvelles fringues, elle était un modèle de perfection pour tout le reste. Alors après des jours à être à mes petits soins, me préparant petits déjeuners, déjeuners et dîners, et tout cela à partir de rien, je me disais que ce serait gentil de ma part de lui préparer quelque chose…

Ce qui m'avait conduit à brûler le petit déjeuner de ce matin. Je ne savais pas qui j'essayai de duper, moi ou Bella. J'avais massacré la poêle, fais fondre deux cuillères et une spatule ensemble et j'avais également cassé deux bols en plastique. De toute façon, les Pancakes étaient une invention démoniaque. Grognant, je retirai mon doigt de la poêle brûlante et regardai la fumée s'élever de l'évier quand que je tournai le robinet. Oh génial, des taches de gras. Je faisais mon possible pour ne pas balancer la poêle dans l'évier. J'essayai vraiment, mais j'étais tellement énervé que ça donnait l'impression que je tentai d'aplatir cette putain de chose.

Merde, ça a surement réveillé Bella.

Et en effet, aussitôt que la fumée s'était dissipée, je voyais son corps endormi debout à l'entrée de la cuisine. Ses cheveux étaient ébouriffés et emmêlés et mon teeshirt était froissé à force de remuer dans son sommeil. Je baissai les yeux et remarquai une nouvelle petite culotte.

Allez vous faire foutre Docteur Holdman. Allez vous faire foutre au fin fond des Enfers.

Cette putain de petite culotte était mauve. Mauve. Est-ce qu'elle le faisait exprès ? Achevez-moi. C'était presque la même qu'elle portait la première fois…avec plus de dentelle…et plus transparente. Bon sang. Je m'appuyai sur le comptoir, tentant vainement de cacher ma gaule parce que les pensées de ce que j'avais maintenant envie pour le petit dej' m'excitaient. Je pouvais que trop bien m'imaginer la jeter sur le comptoir et aller droit au but. Mais encore une fois, peut-être pas. Jetant un œil autour, il n'y avait pas un seul coin propre. Des tasses et bols sales étaient disposés un peu partout.

« Edward, je ne sais pas ce que la cuisine a fait pour t'énerver, mais je pense que vous devriez tous les deux faire une trêve parce qu'honnêtement, je ne sais pas qui va gagner à la fin. »

« T'es terriblement drôle, tu le sais ça ? »

« Qui a dit que ce devait être drôle ? »

Je levai les yeux au ciel et la tirai contre moi. Plus la peine de cacher mon barreau, alors je me frottai contre ses fesses et souriais quand elle sursautait.

« Edward… »

Ow, elle se devait d'utiliser ce ton réprimandant.

Peu importe.

Je la relâchai et fixai avec mépris la poêle dans l'évier. Putain de poêle à la con. Elle s'était foutue de moi. Elle était sensée être antiadhésive avec cette saloperie de Téflon dessus. Menteuse.

Je sentais les bras de Bella entourer ma taille et baissai les yeux vers elle. Je ne pouvais pas m'empêcher de lui sourire. C'était maladif.

« Merci d'avoir essayé de faire le petit déjeuner. »

Je l'embrassai sur la tête et nous conduisais dans la chambre.

« Vas prendre une douche et habille-toi, nous sortons pour manger. J'en ai assez de rester enfermé de toute façon. Ensuite, nous pourrons euh, aller acheter d'autres saloperies pour la cuisine. Je crois que j'ai détruis pas mal de chose. »

Elle ronchonnait et disparaissait dans la salle de bain. J'enfilai un jean et un teeshirt prit au hasard sur la pile dans mon tiroir. Ce qui m'amenait à un nouveau sujet à controverse entre moi et Bella. Elle pliait mes vêtements. Bordel, elle pliait mes sous-vêtements. Je pouvais jurer que je vivais désormais dans la quatrième dimension quand il s'agissait de mon dressing et de ma commode. Des vêtements qui n'avaient jamais été repassés auparavant étaient soudain amidonnés et doux. Je n'avais plus besoin de rester en boxer le temps que la machine à laver soit terminée pour avoir quelque chose à me mettre. Maintenant que j'y pensai, il ne me semblait même pas avoir vu de tas de linge sale nulle part. Elle le ramassait en cachette. Mes chaussettes étaient repliées avec leur double correspondant. C'était bizarre. Je devais toujours chercher l'autre chaussette qui allait avec. Toujours.

J'étais prêt en quelques minutes et prenais mon portable pour envoyer un texto à Alice, lui demandant quel était le meilleur endroit où emmener Bella acheter des trucs pour cuisiner. Elle me répondait instantanément.

Bella sortait de la chambre, portant son jean préféré et un nouveau chemisier. Ce dernier était vert avec des boutons, vraiment joli sur elle, mais serait carrément mieux si elle l'enlevait.

J'ai besoin de me faire baiser rapidement. C'est vraiment du délire.

Nous descendions prendre la Volvo et elle s'installait à l'intérieur sans se plaindre. J'étais captivé par la vue plongeante que j'avais de ses seins de là où je me trouvai, au-dessus d'elle. Je refermai la porte avec un petit peu trop de force. Je me demandai si ce désir obsessionnel que j'avais de vouloir prendre Bella venait du fait qu'à cause de cet enfoiré de médecin ce soit devenu le fruit défendu ou bien juste parce que j'en avais vraiment envie. Vraiment, ça faisait des années que je n'avais plus eus de rapports avant de connaitre Bella. Je n'étais pas un ermite non plus, j'étais juste concentré. Il fallait absolument que je refoule ces pensées. Aucun risque qu'elle change d'avis là-dessus, surtout quand c'était des médecins qui disaient 'non', j'étais juste en train de me torturer inutilement.

Je l'emmenai chez IHOP (chaîne de resto US, je vous conseille d'aller jeter un œil sur leur menu via leur site web…ça a l'air miam miam) pour le petit déjeuner et restai figé sur ses Pancakes.

Une invention démoniaque.

« Qu'est-ce qui ne va pas avec mes pancakes ? Tu as l'air de les détester. »

« Rien. Tu es prête à partir ? »

« Où allons-nous ? »

« Tu verras. »

« Ow, je déteste ce type de plan. »

« Je sais. »

Avec un sourire jusqu'aux oreilles, je réglai l'addition et poussai Bella vers la sortie du restaurant puis dans la Volvo. Elle avait l'air d'être énervée, c'était adorable.

Si ce n'était que moi, j'aurai dis merde. Mais Bella aimait cuisiner, alors je me sentais un peu mal d'avoir détruis tous ces ustensiles. Nous entrions sur le parking de Bed, Bath & Beyond (chaîne de magasin US proposant de tout, draps, décorations, vaisselle, électroménager, mais pas de gros volumes types meubles) et je souriais en voyant Bella ouvrir de grands yeux, remerciant mentalement Alice pour sa suggestion.

Nous entrions dans le magasin et je prenais un chariot avant de commencer à faire le tour, Bella me suivait. Dés que nous commencions à regarder pour des trucs, j'avais envie d'exploser de rire.

Alice s'était plainte pendant des heures sur le fait qu'elle avait dû lutter pour réussir à faire essayer des vêtements à Bella. La lutte et l'acharnement qu'il lui avait fallut pour qu'elle soit d'accord sur les prix et les styles. Comment elle avait râlé sur le fait d'acheter du maquillage et des chaussures. Mais aussitôt que je tournai dans un rayon avec des bols en inox, c'était Noël ! Tous ces petits mordillements de lèvres et ces regards gagas devant les poêles à frire et les robot-mixeurs me donnaient de nouveau le barreau. Nous avions le chariot plein, au grand dam de Bella, et faisions la queue à la caisse. Ce magasin était vraiment bondé pour un jeudi après midi. Je mettais Bella devant la poignée du chariot et plaçai mes bras de chaque côté. Elle se laissait aller contre moi et posait son pied sur la barre inférieure. Je riais en la voyant faire et elle me donnait un petit coup. Les gens nous regardaient, alors je l'embrassai dans le cou et elle rigolait. Nous arrivions enfin à la caisse et j'ignorai la caissière qui battait des cils. Bella ne l'ignorait pas. Je pouffai en voyant le numéro écrit sur le reçu et lui rendais en lui disant que je n'en avais pas besoin. Bella souriait et nous nous en allions avec plus d'appareils de cuisines et de poêle que j'aurai pu imaginer en avoir besoin dans toute ma vie mais la joie qui se lisait sur son visage valait largement la migraine que j'aurai en cherchant de la place pour ranger tout ça une fois de retour à l'appartement.

Deux heures plus tard, nous avions terminés de tout ranger et de réorganiser la cuisine. Nous allions nous blottir dans le canapé pendant que je lisais l'un des magazines Cosmo qu'Alice avait laissé à Bella. Plus précisément l'article sur comment faire une bonne fellation. Je le lisais à voix haute, très sérieusement. C'était une tâche assez difficile à faire en même temps que les rires de Bella. Nous faisions même un test appelé 'S'intéresse-t-il à vous ou à votre corps ?'. Apparemment, j'étais intéressé par d'autres hommes. Après cela, Cosmo finissait direct à la poubelle.

A seize heures, nous étions gracié par la manie d'Emmett, 'cogner à la porte et hurler'. Je lui ouvrais pour le trouver debout devant, vêtu d'un costume. Merde, j'avais oublié le combat de ce soir.

« On n'y va pas. » Je commençai à lui refermer la porte au nez quand une patte énorme s'aplatissait dessus.

« Hun un ! Vous y allez. Nous partons à dix neuf heures. Le combat est à vingt et une heure. Présence obligatoire. »

Grognant, je refermai la porte et allai prévenir Bella.

« Hé, il faut que j'aille à un combat ce soir. Je ne resterai même pas toute la soirée, donc je serai- »

Mon portable commençait à sonner, je le ramassai sur la table basse et soupirai avant de décrocher…

« Quoi encore Emmett ?...Non…Non…Je ne suis pas en train…Très bien…Peu importe. Ouais, j'ai compris. »

Je raccrochai et prenais une profonde inspiration.

« Tu veux m'accompagner ce soir ? »

« Bien sur que je veux. Tu sais que j'irai partout avec toi. »

Emmett avait raison. Je voulais effectivement être un connard dominant. Je ne voulais pas qu'elle y aille. Du tout. Mais je savais que si elle était avec moi, je pourrai plus facilement prendre soin d'elle. Je ne pouvais pas risquer qu'il lui arrive quelque chose ici, en mon absence.

« Ok, alors nous allons à un combat ce soir. James sera là tout comme King. J'ai besoin que tu restes prés de moi ce soir, d'accord ? Je ne vais pas te quitter une seule seconde mais c'est important que tu restes toujours à côté de moi. On devrait juste s'asseoir et regarder le combat puis nous en aller mais parfois ils font des trucs à la con et…restes toujours à côté de moi c'est tout, d'accord ? »

Elle acquiesçait et se mordait la lèvre, pensive.

« Est-ce que je dois bien m'habiller ? »

Ooooh. Ça c'était bon. Elle devait porter quelque chose de chic ce soir. Gagné.

« Euh, ouais. Les filles qui viennent à ces combats sont généralement bien habillées. Mais bon, tout ce que tu portes est toujours bien, donc je suis sur que ce à quoi tu pensais sera parfait. »

Je savais qu'elle voulait porter un jean et un joli chemisier. Je le savais mais je savais aussi qu'elle se sentirait mal si j'y allai en costume et qu'elle ne s'habillait pas convenablement. Oh…ça c'était parfait. Je me levai aussi calmement que possible et allai dans la chambre pour préparer mon pantalon et une chemise, puis me décidai finalement à porter un manteau. Je sentais le regard de Bella dans mon dos et souriais. Maintenant, elle était piégée.

Soufflant, elle se ruait dans le dressing et je mourrai d'envie de faire une petite danse de la victoire. A dix huit heures trente, Bella n'était toujours pas sortie de la salle de bain. Je n'avais pas vu ce qu'elle y avait emmené, à part que ça ressemblait à une robe. Emmett entrait comme une fleur dans l'appartement, Jasper derrière lui.

« Est-ce qu'elle est prête ? »

« J'en sais rien du tout. Elle est là-dedans depuis prés de deux heures. Je suis en train de me tâter pour envoyer une équipe de secours. »

« Est-ce qu'elle sait que nous partons à dix neuf heures ? »

« Oui, elle le sait. »

« Le combat est au Ring ce soir. Nous devons représenter yo yo ! » Emmett nous sortait son accent de gangster et je riais pendant que Jasper levait les yeux au ciel.

« Tu fais carrément pas ghetto. » Lui rétorquait Jasper.

« Représenter ? »

Nous nous retournions tous pour regarder Bella. Mes yeux étaient si grands que je les sentais se dessécher. Elle était sublime. Sa robe était en satin, de couleur rouge sang, sans bretelles et s'arrêtait juste légèrement au-dessus de ses genoux. Il y avait une ceinture noire autour de sa taille et ses cheveux étaient relevés en une espèce de chignon avec des mèches retombantes. Elle avait mit un tout petit peu de maquillage et ses cils étaient carrément plus allongés que d'habitude. Je m'avançai vers elle et la rattrapai alors qu'elle vacillait dans une paire de chaussures à talons noires.

« Merci. »

« Tu es…magnifique. »

Elle rougissait puis baissait les yeux avant de se mettre à s'agiter avec un petit sac à main noir dans ses mains.

« Ok les enfants, on est partis ! »

J'enroulai son bras autour du mien et l'accompagnai hors de l'appartement. J'optai pour l'ascenseur. Pas la peine de la torturer dans les escaliers, ou de me torturer moi-même par la même occasion. Malgré les supplications d'Emmett à ce que nous partions tous dans la Jeep, j'aidai Bella à s'asseoir dans la Volvo et nous y allions séparément. C'était un trajet silencieux, alors que je lui tenais la main. Je me servais même de sa main pour passer les vitesses juste pour l'entendre rigoler.

Lorsque nous arrivions au Ring, je me garai à l'autre bout du parking et aidai Bella à avancer sur l'asphalte inégal. Une fois entrés dans la salle, l'atmosphère humide m'écrasait. Je resserrai mon étreinte sur la main de Bella et me retrouvai obligé à me mêler à des gens que je connaissais à peine et desquels je me fichai pas mal. Il n'y avait qu'une poignée de femme dans la pièce et Bella était embarrassée par les regards qu'elles lui jetaient. Je la collai contre moi, sur le côté et me penchai pour lui murmurer à l'oreille.

« Je te protégerai. »

« Je sais. » Me murmurait-elle en retour.

Pour quelque raison que ce soit ces deux mots me donnaient l'impression d'être invincible. J'avais une mission et j'étais important. L'envie de bomber le torse et d'y frapper mes poings était en train d'augmenter. Quelqu'un comptait sur moi et ce n'était pas n'importe qui, c'était Bella. Le sentiment me mettait sous l'emprise du pouvoir et de l'importance. J'étais la sécurité de quelqu'un. Bella avait confiance en moi.

Elle passait son bras autour de ma taille et nous étions dans notre propre petit monde. L'air brumeux, empli de fumée tournoyait autour de nous et la lumière des néons était désagréable à mes yeux.

Emmett avait investit dans une nouvelle structure pour la plateforme de combat, cependant il avait gardé les anciens poteaux. Je ne voulais jamais l'avouer mais j'éprouvai effectivement de l'attachement pour ces derniers. Ils étaient aussi anciens que cet endroit et ils semblaient juste définir tout ce qu'était ce lieu : usagé, abîmé et déchiré mais toujours attaché à ce dynamisme qui le définissait. Je baissai les yeux vers Bella pour jauger sa réaction à ce lieu. Elle semblait nerveuse, à cran et résignée. Quand elle levait les yeux vers moi et me souriait, je savais que c'était sincère. Je lui souriais à mon tour et l'embrassai tendrement.

« Nous partirons dés que possible, d'accord ? »

Elle hochait simplement la tête et continuait à dévisager la masse de corps qui s'agitaient et se poussaient les uns contre les autres. Emmett et Jasper nous rejoignaient rapidement et nous commencions tous à discuter de tout et de rien dans un coin. Bella se détendait et commençait à s'amuser. Comme promis, je ne la laissais jamais seule et gardai toujours une main sur elle, qu'elle repose dans le bas de son dos ou que je lui tienne la main, j'avais mes doigts sur sa peau.

Actuellement, je lui massai les épaules alors qu'elle se tenait devant moi et venait d'engager Emmett dans un combat d'esprit. Ce qui était une façon gentille de dire que Bella était en train de botter le cul d'Emmett dans un jeu de 'Ta mère est'. Je riais fréquemment à ses répliques. Elle ne cessait jamais de m'impressionner. Cette fille adorait la littérature traditionnelle ainsi que la musique classique, elle savait cuisiner, faire le ménage et était incroyablement pleine de compassion, et elle était là, en train de riposter contre Emmett dans un jeu de 'Ta mère est'. Je n'aurai vraiment pas dû être surpris, c'était une véritable tête et une demie-tête quand elle le voulait. Elle avait une rage de vivre qui était magnétique. Le visage énervé d'Emmett n'avait pas de prix. Il continuait à l'attaquer malgré le fait que ses répliques fusaient aussitôt.

« Ah ouais ? Ta mère est si grosse qu'elle mange des galettes de blé fin. »

« Beurk, Emmett. Par pitié. Ta mère est si grosse qu'elle était en train de flotter dans l'océan et l'Espagne l'a prise pour le nouveau monde. »

Bien sur, Bella ramènerait un peu d'histoire et de culture dans un duel verbal de ghetto.

« Ta mère est si grosse que lorsque tu lui montes dessus, tes tympans explosent ! »

« Ok, arrêtons avec la série des 'grosses'…et pourquoi pas…les 'moches' ? »

« Ma belle, j'ai la meilleure…Ta mère est si moche que sa mère devait se saouler pour l'allaiter. »

« Ta mère est si moche que j'ai entendu dire que ton père l'avait rencontré pour la première fois à la fourrière. »

« Ta mère est si moche qu'elle en a fait pleurer un oignon ! »

Bella riait et ils continuaient là-dessus. Jasper en recrachait sa bière plusieurs fois et je laisser échapper un petit rire à leur jeu. J'avais mes bras autour de son ventre, juste en dessous de ses seins et mon menton était posé sur son épaule, la gardant prés de moi. Alors que je l'embrassai dans le cou, j'entendais sa voix.

« Edward ? Je ne m'attendais pas à te voir ici ce soir. Je pensai que tu serais toujours en train de te remettre. Si j'avais su que tu serais là, je t'aurai provoqué en duel plus tôt ! »

La voix suave de James nous coupait de notre petit monde et je me raidissais, attirant Bella contre mon torse. Elle poussait un petit cri aigu de surprise et ses mains agrippaient mes avant-bras.

Il se tenait là, avec une droguée rousse à son bras et deux autres hommes derrière lui. Je me permettais un regard vers Black et remarquai qu'il était bouche bée, les yeux fixés sur la poitrine de Bella. Je passai mon bras autour de ses épaules, bloquant de manière efficace toute vue sur son décolleté.

Mon regard restait bloqué sur celui de James alors que nous nous évaluions mutuellement.

« Ah oui, mademoiselle Swan. Je crois que nous nous sommes déjà rencontrés. Vous m'avez laissé une si frappante impression. J'espère que nous aurons l'occasion d'essayer de mieux nous connaître dans l'avenir. »

Le grognement emprisonné dans ma poitrine se libérait brusquement et je grognai dans sa direction.

« Tires-toi James! »

Je sentais Bella trembler contre moi et je savais d'instinct qu'elle avait peur. De moi ou de James, je n'en avais aucune idée, mais elle était effrayée et ça ne faisait que m'énerver d'avantage. Ses mains se resserraient sur mes bras comme un étau, je pouvais sentir ses ongles s'enfoncer à travers les couches de mon manteau et ma chemise. Je resserrai ma propre étreinte sur elle graduellement. Heureusement, la colère qui montait en moi était suffisamment contrôlée pour que je sache qu'il ne fallait pas que je lui fasse mal.

« Et Bien, Edward. Est-ce là une façon de parler à un vieux pote? J'essayai simplement de faire un effort pour faire connaissance avec mademoiselle Swan ici présente. Alors, Bella...je peux t'appeler Bella, n'est-ce pas? Bien, Bella. Je me disais que peut-être nous pourrions sortir un soir et aller prendre quelques verres, peut-être voir un spectacle. »

« Non, merci pour l'offre, mais j'ai de bien meilleures choses à faire avec mon temps que de trainer avec des lâches. »

« Bon sang Masen, elle a de la combativité en elle. J'aime ça. Lâche tu dis? Et pourquoi donc serai-je un lâche? »

Le bout de mes doigts s'enfonçaient dans ses côtes gentiment, en signe d'avertissement. Un moyen silencieux de lui demander de se taire. Elle avait raison, mais elle allait sceller son destin si elle ajoutait quoi que ce soit d'autre. C'était le moment d'être un crétin et de dissuader James de ce qu'il pensait qu'elle était.

« Ça suffit. Bella, tu sais que ce n'est pas vrai. James, je t'assure qu'elle ne voulait pas insinuer quoi que ce soit en disant cela. Elle était manifestement affolée à la fin du combat, tu peux comprendre son aversion pour toi. Cela ne se reproduira plus...n'est-ce pas bébé? »

Je la sentais se tendre dans mes bras mais elle hochait la tête rapidement et je pouvais jurer que ses ongles avaient pénétrés ma peau sous le tissus de mes manches. Je me maudissais intérieurement. Je venais de déconner. Je savais que j'avais déconné. Peu importe comment j'essayai de choisir mes mots, je sonnai comme un connard dominant. Mais si James pensait qu'elle venait de se faire remettre à sa place, alors, il commencerait à laisser tomber un peu de son intérêt qu'il lui portait. Si elle s'inclinait devant mes mots ici, peu importe comment la déclaration et l'opinion étaient fausses, il comprendrait qu'elle avait été remportée et qu'elle était contrôlée. Si cette situation n'était pas si intense, je rirai du ridicule de tout cela. Bella me possédait, ce n'était pas l'inverse. Je ferai sans problème tout ce qu'elle me demanderait. Son hochement de tête raide était une façon de me dire que j'avais gagné maintenant, mais que je ne gagnerai pas plus tard, pas avec elle.

« Compréhensible. Bon, c'était amusant mais je pense que nous allons aller trouver nos sièges. Ce devrait être un combat intéressant, si toutefois il n'était pas divertissant. »

Il faisait demi-tour et son petit entourage le suivait. Black s'attardait un moment et j'avais envie de lever les yeux au ciel à son égard.

« Black, ton maitre est en train de s'éloigner, tu devrais le suivre comme un bon petit chiot. »

Il me dévisageait mais ne disait rien avant de se tourner et de s'en aller à son tour.

Je prenais de profondes inspiration et me délectai de l'odeur du parfum de Bella. C'était un contraste absolu avec les odeurs humides dans la salle. Frais et éventé, vanille et citron. Je me délectai d'elle avidement et sentais son étreinte se relâcher dans mes bras. La tournant vers moi, je prenais son visage entre mes mains et l'embrassai.

« Je suis désolé. Je suis désolé. Je ne voulais pas faire ça, mais tu ne peux pas le provoquer comme ça. Tu sais que je ne le pensai pas, n'est-ce pas? »

Elle sondait mon visage et soupirait, apparemment heureuse de ce qu'elle y avait vu. Ses lèvres tremblaient un instant avant qu'elle ne redresse les épaules et me lance un regard meurtrier. Je jure devant Dieu, je préfèrerai faire une centaine de rounds dans le ring contre Emmett avec mes mains attachées dans le dos plutôt que de devoir faire face à ce regard.

« Je suis désolé. Je t'en prie, Bella. Je suis désolé. »

J'étais maintenant en train de la supplier. L'embargo du sexe était levée Lundi et que je sois damné si je n'allai pas la prendre à la minute où nous aurions quittés le bureau du médecin. En y réfléchissant bien, je serai peut être capable de m'octroyer certains plaisirs plus tôt que ça.

Ce n'est pas en rapport avec le sexe, c'est en rapport avec le fait de l'avoir rabaissée devant ses amis. C'est en rapport avec le fait de la faire se sentir comme une moins que rien. Penses avec la bonne tête, crétin.

« Tu sais que je ne pensais pas ces conneries. Bella tu n'es pas un objet que je peux contrôler et j'en suis bien conscient, mais je devais diffuser la situation. James... il...commence des petits jeux avec les gens. Il s'en prend à moi à travers toi. J'essayai de lui faire comprendre que tu n'étais pas ce qu'il pense que tu es. »

« Et qu'est-ce que je suis au juste? »

C'était la première chose qu'elle disait depuis que j'avais commencé mon laïus pathétique et j'étais juste heureux que James soit partit, tout comme Emmett et Jasper. Ils ne m'auraient jamais lâcher là-dessus.

« Tu es...la plus intelligente, douce, et dingue de toute les femmes que j'ai jamais rencontré. Tu es tout ce que j'aurai pu espérer de quelqu'un et tu vas finir par me tuer un de ces jours si tu n'arrêtes pas de mettre en rogne de dangereux et psychotiques connards. Tu es tout pour moi Bella et fais moi confiance quand je dis que je ne pensai pas ce que j'ai dis. Je l'ai fais pour te protéger. James fait une fixation sur toi et je ne peux pas laisser durer ça. »

Faire des compliments aux femmes était toujours bien...non?

Elle hochait la tête de manière solennelle et j'avais envie de taper du pied. Elle ne comprenait pas. Elle pensait toujours que j'étais un connard.

Tu es un connard.

« Écoutes, nous n'avons pas le temps pour ça ici, contente-toi de me suivre, essaie de passer du bon temps et finissons en avec tout ça, d'accord? Nous nous en irons juste après le dixième round, même si ce n'est pas encore fini, ok? »

Elle hochait la tête de nouveau. Oh, merde, le mur du silence. Au diable cette putain de merde.

« Bella, s'il te plait, laisse couler tout ça et passons une bonne soirée? »

Mais le mal était fait et je la conduisais à nos sièges, à côté d'Emmett. Jasper préférait toujours les coulisses. L'agitation qui bouillonnait en moi augmentait de minutes en minutes et alors que le second round débutait, mon genou ne cessait de rebondir vigoureusement et j'étais prêt à tout envoyer bouler et à m'en aller. Cependant, je savais qu'Emmett me dépècerait vivant si je partais aussi tôt. Ces trucs était importants pour lui et se mêler avec d'autres gens aidait à soutenir notre cause. Je regardai James de l'autre côté du ring, descendant des verres et tripotant la rousse à ses côtés. Elle avait l'air d'avoir besoin d'un autre shoot de peu importe ce à quoi elle tournait. Au moment du troisième round, j'avais compté six verres descendus de ce qui ressemblait à du bourbon et il vacillait dans son siège pendant qu'il déconnait avec Black et ses autres potes.

Poids plume.

Et alors, cette pensée me donnait envie de rire malgré l'humeur maussade et la situation merdique avec Bella parce qu'honnêtement, je ne pourrai pas lui en vouloir de me rebalancer toutes mes conneries à la figure dés que nous arriverions à la maison.

A la maison. C'était notre maison. Merde, j'avais déconné.

Les petites serveuses maigrichonnes sautillaient autour avec des boissons dans leurs mains et l'une d'antre elles se penchait un tout petit peu trop bas pour demander si je voulais quelque chose. Je prenais un verre de Vodka et jouai avec dans mes mains, ne prenant qu'une gorgée et décidant que ça n'en valait pas la peine. Les excuses ivres n'étaient jamais bonnes et j'étais prêt à me mettre à plat ventre une fois que nous serions seuls. Je commençai très sérieusement à envisager l'idée de sauter dans le ring et d'achever l'un des deux combattants moi-même, juste pour en finir avec ces putains de conneries.

Soudain, le combat était terminé. Clairmont envoyait un coup droit et un coup de tête qui couchait Hawthorne et le mettait KO. J'avais un mouvement de recul quand j'entendais le craquement de son dernier coup et me demandai si c'était ce que Bella avait vu avant que je sois mis KO dans le dernier round. Je me sentais légèrement nauséeux mais je ne pouvais pas être sur si c'était à cause du peu d'alcool dans mon système ou un véritable remord. La pièce s'affolait pendant un moment et je lâchai le verre dans ma main pour attirer Bella dans mes bras. Des chaises étaient rejetées en arrière et les gens commençaient à hurler. Emmett se levait rapidement et j'étais reconnaissant de sa large carrure. Que ce soit ou non son but, il empêchait les gens de nous rentrer dedans.

Voilà exactement pourquoi elle ne devrait pas être là. Ces gens étaient grossiers et dégoutants.

Je passai mes bras autour d'elle comme une cage et la resserrai contre ma poitrine. Mes épaules et mon dos étaient bousculés, alors je bloquai mes genoux et mes jambes tentant de nous garder ancré sur place et immobiles à travers toute cette bousculade. Je sentais Bella enfouir sa tête dans ma poitrine et ses bras passer autour de ma taille sous mon manteau. Je refermai les pans du manteau sur elle dans le but de la protéger de la vision de tous ces enculés bourrés et énervés se trouvant dans la salle. Je me penchai en avant et lui murmurai de nouveau, tentant de calmer ses nerfs.

« Ce sera bientôt terminé. Ils s'en iront tous chercher leur argent et nous pourrons sortir d'ici d'accord? »

Elle ne se détendait pas et le trou au fond de mon ventre s'agrandissait. C'était ce sentiment de condamnation imminente, quand vous saviez que vous aviez fait quelque chose de mal et que vous saviez qu'on vous avait attrapé. Le châtiment se profilait à l'horizon et c'était ces moments d'accalmie avant la tempête quand votre estomac faisait des nœuds et que vous vous sentiez froid et malade.

J'entendais le rire tapageur se rapprocher juste une milliseconde avant qu'ils soient devant nous. James et Black semblaient être seuls et James avait l'air d'être le seul à être éméché. Je pouvais voir ses yeux briller de joie quand nous croisions le regard.

« Edward ! Plutôt génial comme combat hein ?! Il a duré à peu prés aussi longtemps que ce que je pensai ! Nous devrions sortir et célébrer cette victoire ! Allez, tu peux amener la petite tigresse et on pourra tous voir de quoi elle est faite ! »

Emmett décidait d'entrer dans la conversation et de parler à ma place, ce qui était une bonne idée, parce que ma seule idée de réponse que j'avais en tête était de lui enfoncer le nez dans le crâne.

« Écoutes James, le combat est terminé. Vas chercher tes gains et vas t'en. »

Je voyais Emmett poser une main sur l'épaule de James, le repoussant en arrière légèrement et je me figeai quand les yeux de James commençaient à briller de manière obscure dans l'éclairage brumeux. Il repoussait la main d'Emmett et reculait d'un pas en vacillant. Black le stabilisait rapidement avant de reculer à son tour, sachant pertinemment que nous étions plus nombreux qu'eux si son boss décidait de nous provoquer ici.

C'est à ce moment là que la plus mauvaise des mauvaises choses se produisait. King nous honorait de sa présence. Je le voyais tituber dans notre direction et savais immédiatement qu'il était cuit. King était toujours bourré dans les évènements de ce genre. Une blonde bien foutue était droguée à ses côtés. Les mains de King lui entaillaient la peau dans une poigne impitoyable. Si je n'avais pas à m'inquiéter pour Bella, je lui aurai donné une leçon sur la manière dont une femme devait être traitée.

« Et bien ! Comment vont mes deux combattants préférés ?! Que se passe-t-il ? Pourquoi êtes-vous si sérieux ? Est-ce que quelqu'un est mort ? »

Bella se raidissait dans mes bras, je resserrai mon étreinte sur elle, priant pour ne pas l'étouffer contre ma poitrine mais je savais exactement ce qu'elle voulait répondre à la stupidité de King.

« Non, nous étions en train de partir. » La voix apaisante de Jasper nous rappelait tous à l'ordre. Je me retournai et le voyais se diriger vers nous d'une démarche tranquille. Sa veste était jetée par-dessus son épaule et sa chemise ressortait de son pantalon gris au niveau des bretelles.

Jasper était une légende dans ce milieu. Il avait remporté plus de combats à la suite que tout autre combattant ici présent et était l'exemple même de la sérénité. Les gens ne savaient pas comment gérer le calme de Jasper, c'était étrange de voir le feu sur le ring pour seulement voir des cendres en dehors et King se faisait toujours remettre à sa place par lui.

« Et bien, c'est bien dommage ! Nous devrions aller au Sound Bar ! Ce club est encore ouvert pour quelques heures et nous pourrions tous prendre quelques verres, et parler du bon vieux temps ! »

Ce qui était assez drôle parce que King ne savait rien du tout du 'bon vieux temps'. King était nouveau dans ce milieu, n'ayant été là que depuis deux ans. Pour dire vrai, je ne savais pas grand-chose non plus sur ce 'bon vieux temps'. Et ça ne m'intéressait pas non plus d'ailleurs. Emmett déclinait poliment l'offre, cependant, King le prenait de toutes les façons possibles sauf polie. Son visage virait au rouge et il repoussait brutalement la blonde, la faisant vaciller sur ses jambes.

« Tu te crois tellement mieux que moi McCarty ? Parce que tu as cette salle de sport merdique et un combattant de second ordre ? J'ai remporté le dernier combat espèce de fils de pute ! Et tu sais que je vais également remporter le prochain et à ce moment là, je vais faire en sorte de racheter ce trou et d'en reprendre la direction. »

Alors avec Emmett, vous pouviez l'insulter lui, sa mère, et même le grand état du Tennessee d'où il était originaire, mais jamais au grand Dieu jamais, insulter sa salle de sport. Parce que pour Emmett, Le Ring était comme l'Eglise : Sacré. Et King venait tout juste de commettre une hérésie. Je voyais la flamme de la colère dans ses yeux et avant qu'il ne puisse faire le moindre geste, j'entendais la voix aigue de la blonde à côté de King.

« Allez viens Royce. Je m'ennuie, allons nous en. Il fait chaud et c'est dégeu là-dedans et j'ai envie d'une vraie boisson. »

Elle était presque en train de le séduire. Malheureusement, Royce était trop bourré pour réaliser ce qu'il se passait autour de lui et il se déchainait sur elle, lui hurlant injure sur injure tout en lui tirant le bras et en la frappant au visage. Lui crachant des trucs sur comment elle savait où était sa place et qu'elle ne devait jamais lui dire ce qu'il devait faire. Avant de parvenir à faire quoi que ce soit, Emmett s'était jeté sur King, Jasper s'était jeté sur Emmett et dans ma précipitation pour aider mes frères, j'avais dû lâcher Bella et ne savais pas où elle avait atterrit.

J'empoignai le bras massif d'Emmett avec ma main gauche et passai mon bras droit autour de sa gorge pendant que Jasper s'interposait entre les deux abrutis de bagarreurs.

« Comment oses-tu traiter une femme de cette manière! Espèce de fils de pute d'enculé de merde ! » Emmett continuait à l'insulter sans même se soucier du sens de ses paroles. Mais le mot 'enculé ' revenait souvent, ainsi que d'autres saloperies de divers niveaux. Mes oreilles résonnaient de ses cris quand nous réussissions enfin à le faire reculer de deux mètres de King qui était étalé sur le sol. Je voyais une jolie ecchymose qui commençait à se former sur son visage et du sang s'échappait de sa bouche. J'espérai au fond de moi qu'il s'était cassé quelques dents.

« Fils de pute ! Tu vas couler McCarty. Vas te faire enculer, tu m'appartiens ! Tout ce jeu m'appartient ! Vas te faire enculer avec ton petit combattant de merde et ton entraineur fêlé ! Allez tous vous faire enculer ! »

King n'avait qu'un nombre limité d'hommes de son côté et à en juger par le manque de présence de James, ils n'étaient pas surs de la façon dont ils devaient s'y prendre pour s'attaquer à trois professionnels sobres. Je sentais des picotements dans ma nuque et tournai la tête pour voir un bon nombre de gérants d'autres salles de sport se tenant prêts sur le côté, attendant de voir s'ils avaient besoin de donner un coup de main. Souriant, je hochai la tête vers eux.

« Si tu veux cette salle de sport King, tu risques d'attendre un bon bout de temps. Je crois que James sait déjà qui est le véritable vainqueur dans un véritable combat…tu sais, vu qu'il t'a laissé là, livré à toi-même. »

King regardait tout autour de lui et je pouvais voir la couleur quitter son visage, l'ecchymose devenant beaucoup plus évidente en contraste avec la pâleur de sa peau.

Ses amis l'aidaient à se relever et il tenait sa tête haute quand il nous regardait.

« Ce n'est pas terminé. »

« Tu as raison. T'es toujours debout, donc c'est loin d'être terminé. »

Les paroles fermes d'Emmett frappaient King en pleine face et il sortait en trombe de la salle de sport, hors de toute menace.

Je relâchai ma prise sur Emmett et me tournai rapidement à la recherche de Bella. Elle se tenait à côté de la blonde qui s'était naturellement évanouie. Son visage était en train d'enfler et du sang séchait juste sous son nez. Je m'approchai d'elle et m'accroupissais à ses côtés.

« Est-ce que tu vas bien ? »

Elle me regardait, choquée. Ouais, je savais qu'il y avait une fille inconsciente sur le sol en face de moi, je savais que j'étais au milieu d'une bagarre quelques minutes auparavant, mais vraiment j'avais des priorités ici.

« Est-ce que tu vas bien ? »

Je laissai courir mes mains sur ses bras et jetai un œil à ses jambes du mieux que je pouvais étant donné qu'elle était à genoux. Elle avait l'air d'aller bien. J'en saurai plus un peu plus tard si elle était blessée.

« Elle s'est évanouie il y a quelques minutes…elle était confuse, demandant où elle était avant de s'évanouir. »

La carrure musclée d'Emmett arrivait devant nous et il posait ses yeux sur la femme. Ses bras immenses passaient sous son corps et la soulevaient avec douceur. Il regardait son visage en fronçant les sourcils et se détournait de la foule de gens pour s'en aller.

J'attirai Bella contre moi et nous dirigeai hâtivement vers la sortie. Il y avait bien trop de conneries se déroulant ici ce soir pour trainer dans le coin. Dieu seul sait ce qu'il allait bien pouvoir se produire ici ensuite.

Un putain de saut dans les cerceaux enflammés de la Mort.

Bella était silencieuse pendant le trajet de retour à la maison. Je détestai ces conneries. Le mur du silence était la punition ultime. Très certainement parce qu'elle ne vous emmenait nulle part. Elle ne m'attendait pas pour que je lui ouvre sa portière. Elle ne m'attendait pas avant de rentrer elle-même dans l'appartement. Elle m'ignorait quand elle se déshabillait complètement, ne laissant qu'un putain de soutien-gorge et une petite culotte des plus sexys, que je n'avais jamais vu sur elle puis m'ignorait quand elle allait dans la salle de bain et claquait la porte derrière elle.

Je jetai ma veste, sans me soucier de là où elle allait atterrir ou même de savoir si elle allait se froisser puis sortais ma chemise de mon pantalon, faisant sauter les boutons de mes manchettes et roulai ces dernières jusque sur mes coudes. Me laissant retomber sur le lit, je me tenais la tête dans les mains et tentai de remettre de l'ordre dans tout ce bazar qu'était cette situation.

Ok, alors commençons par le plus simple d'accord ?

D'accord, Bella est furieuse…

Et…

Et je suis un idiot.

C'est un bon début. Alors maintenant, pourquoi est-elle furieuse ?

Parce que je suis un idiot.

On a déjà établi ce point. Essaie un peu plus fort crétin.

Elle était furieuse parce que je l'avais rabaissée en public et que je lui avais donné l'impression qu'elle avait tort et que James avait raison. Je l'avais fais se sentir comme si elle ne pouvait pas se défendre toute seule. Ce qu'elle ne pouvait pas…enfin pas face à James…pas de manière physique…et merde.

M'excuser ne semblait pas être suffisant à ce moment précis mais bordel de merde, elle était tellement bornée à ce sujet. Je lui avais dis que j'étais désolé juste après et je le pensai. Pourquoi est-ce qu'il fallait que je continue à le faire bon sang ? Voilà exactement pourquoi je n'avais jamais de relation. Elles étaient bien trop compliquées et toutes ces disputes commençaient à sérieusement me pousser à bout. Je n'étais même pas capable de rester en colère contre elle assez longtemps pour faire quelque chose de bien. Le fait qu'elle ait presque toujours raison n'aidait pas non plus.

Grognant, je m'allongeai sur le matelas et passai ma main dans mes cheveux. J'entendais l'eau se couper, ce qui voulait dire que Bella avait finit de prendre sa douche. Je roulai sur le côté et me relevai sur un coude quand j'entendais le verrou tourner et la porte s'ouvrir. Ses cheveux retombaient en mèches trempées sur ses épaules et elle avait une serviette autour d'elle.

« Bella… »

Elle me coupait la parole de la main et je retenais ma respiration pour la 'dispute'.

« Je ne veux plus me disputer à ce sujet. J'ai compris, vraiment. Mais ne le refais plus. Je sais ce que je fais et je sais ce que je dis. Je n'ai pas besoin de toi pour censurer mes paroles. »

J'acquiesçai simplement. Elle avait tort. Elle ne savait pas ce qu'elle faisait et elle avait vraiment besoin de quelqu'un pour censurer ses paroles. Elle était forte et intelligente et sarcastique mais Bella était irréfléchi quand il s'agissait d'une embrouille. Elle ne se rendait pas compte que les personnes à qui elle s'attaquait n'était pas connu pour leur niveau de connaissance et leur tempérament gentil et alors que j'avais été élevé dans l'idée qu'il fallait traiter une femme d'une certaine manière, les types comme James et King voyaient les femmes comme des jouets. Juste une paire de nichons et un cul pour passer le temps. Bella était tellement plus et elle ne se doutait pas de ce qu'il lui arriverait si elle testait cette conviction. Elle ne réalisait pas la gravité de cette issue. C'était mon boulot de la protéger. En tant qu'homme et en tant que son amant, j'avais le droit de faire ce que je pensais être nécessaire. Mais dans l'immédiat, lui dire cela serait une putain de tentative de suicide, alors je hochai simplement la tête.

Elle soufflait et laissait tomber sa serviette, m'embrouillant de manière efficace et parvenant à me distraire de peu importe ce à quoi j'étais en train de penser parce Bon Dieu, elle était de toute beauté. Je croyais mourir à sa façon de se déhancher alors qu'elle entrait dans le dressing et qu'elle se penchait ensuite en avant pour prendre une petite culotte cachée dans ce fameux dernier tiroir. Mon regard furtif arrivait à sa fin lorsqu'elle enfilait un teeshirt par-dessus sa tête et éteignait les lumières de la salle de bain et du dressing.

J'étais toujours incliné sur le lit et me débarrassai de mes chaussures, remuant mes doigts de pieds dans ces stupides chaussettes grises. Bella se tenait debout, entre mes genoux et me regardait de haut, pensive. Je ne savais pas quoi faire alors je restai immobile et la fixai. J'adorai faire ça, je ne pouvais pas m'en plaindre. Elle soupirait et se baissait pour m'enlever mes chaussettes puis commençait à défaire la boucle de ma ceinture. Je relevai un sourcil et elle levait les yeux au ciel.

« Lèves-toi simplement et aides-moi à te déshabiller. Cette soirée était vraiment infernale et je veux juste aller me coucher. »

Tout en grognant, je me levai et elle me déshabillait avant de me pousser dans le lit et de se glisser à côté de moi.

« Tu sens la cigarette. »

« Tu veux que je prennes une douche ? »

« Non. »

Et ensuite, elle me chevauchait et m'embrassait le cou ainsi que les épaules et ses mains descendaient le long de mon torse pour jouer avec l'élastique de mon boxer. Je grognai et enfonçai mes doigts dans ses cheveux, la tirant vers ma bouche. Elle m'accueillait avec impatience et glissait sa langue entre mes lèvres. Je la gardai fermement connectée à moi alors qu'elle essayait de se défaire de mon étreinte. Elle se frottait contre mon érection et je gémissais dans sa bouche. L'une de mes mains allait se placer sur ses fesses, l'aidant à créer ce frottement exceptionnel. Je la sentais relever mes sous-vêtements et y glisser la main pour se saisir de mon pénis ferme et lui donnait deux puissantes frictions. Tout en grognant, j'arquai le bas ventre contre elle et elle me libérait rapidement avant d'arracher ses lèvres des miennes. Elle roulait sur son côté du lit et se pelotonnait sur elle-même.

« Bonne nuit, Edward. »

Je restai allongé sur mon oreiller, haletant, m'empoignant les cheveux avec la main et je regardai la forme de son corps immobile. Elle venait juste de faire cette saloperie exprès ! Bon sang de merde. Mon pénis s'agitait contre ma cuisse comme pour dire, 'Hé, c'est quoi ce bordel ?'

Tu l'as bien mérité.

« Bonne nuit, Bella. »


Et encore un chapitre....celui-là avait un peu plus d'action et devinez qui qui est la blonde avec Royce........

J'espère que ce chapitre vous plaira, moi, j'adore leurs petites prises de tête constantes...sont vraiment trop mimi tous les deux.

bientôt pour le chapitre 11 et merci encore pour tous vos super commentaires.

~Rachel~