Voilà le dernier chapitre, j'espère qu'il vous plaira.

J'ai commencé du coup à publier la deuxième fic que j'ai écris, qui se nomme « Le cœur a ses raisons que la raison ignore ». Si cette fic vous a plu, je vous invite a aller la lire aussi.

En tout cas, je vous remercie tous de m'avoir lu.

Bon dernier chapitre:)


Chapitre 9 : Retrouvailles (POV Alec)

3h53. Alec n'entendait plus rien. Jace ne criait plus. Était-il mort ? Errant dans le néant ? Il se décida à ouvrir les yeux. Devant lui se trouvait toujours les personnes chers à son cœur, Izzy serrant Jace dans ses bras, Camille une main sur l'épaule de Magnus, écroulé sur le sol, en pleures. Ses larmes déchiraient le cœur d'Alec. C'est lui qui, se voilant la face, ne pouvant se résoudre à aimer ce qui lui était interdit, faisant passer le soit disant honneur de sa famille avant l'amour de sa vie, avait fait couler ces larmes. Il les détestait, voulait les faire disparaître, les essuyer, pour ne laisser dans le regard de Magnus que le bonheur. Mais il avait échoué.

Il tourna la tête. 3H54. C'était impossible. Il leva son t-shirt, ses yeux s'écarquillant de surprise lorsqu'il vit que sa rune parabatai avait repris du poil de la bête. Il ferma les yeux quelques secondes, puis les rouvrit. Personne n'avait encore posé son regard dans sa direction. Il fallait qu'il ose dire ce qu'il n'avait jamais osé dire au sorcier : « Je t'aime aussi, Magnus ». Six paires d'yeux se posèrent alors sur lui, mais il se décida à n'en soutenir qu'une seule; Une mordorée. Qu'est-ce qu'il aimait ses yeux ! Il répéta dans un souffle « Je t'aime », tout en laissant ses yeux accrochés aux siens, et dans la seconde qui suivit, les lèvres de Magnus s'écrasaient sur les siennes, d'abord pour répondre à un besoin violent de sentir la présence de l'autre, puis le baiser se fit plus délicat, comme une promesse d'avenir. Magnus serra fortement le néphilim dans ses bras, comme si sa vie en dépendait, ne semblant plus vouloir le quitter. Il murmura à l'oreille du jeune homme « Ne me fais plus jamais ça, ne me quitte plus jamais, tu m'entends ? Je ne pourrais pas le supporter ». De nouvelles larmes quittèrent ses yeux, dévalant ses joues et venant s'écraser sur l'omoplate du shadowhunter. Ce dernier resserra sa prise contre le corps du sorcier et lui répondit dans un murmure similaire au sien « Plus jamais Magnus, tu m'entends ! J'ai tellement besoin de toi ».

Le sorcier ne put empêcher un sourire d'apparaître sur son visage. Il se souvenait de toutes les fois où Alec lui avait dit cette phrase. Cependant, cette fois-ci, c'était différent. Le shadowhunter n'était pas la pour ses pouvoirs de sorcier. Il était là pour lui, pour l'amour qu'il pouvait lui porter. Il repensa à la promesse qu'il s'était faite de ne faire du jeune homme qu'un nom de plus sur sa liste, passant à autre chose après sa mort. Sa mort. Son cœur se serra. Elle était inéluctable, mais il se promit de l'aimer éperduement jusqu'à ce qu'elle arrive. Et cette promesse là, il l'a tiendrait. Car il était sur d'une chose. Alec ne pourrait jamais se résumer à un nom sur une liste. Il l'aimait éperduement, comme il n'avait jamais aimé personne, et comme il n'aimerai jamais plus.

4 heures. Le ventre du néphilim gronda. Maintenant, il avait faim !

[...]

Six mois plus tard, 20h30.

« Magnus ? » S'enquit Alec après avoir ouvert la porte du loft dans lequel vivait Magnus. Il ne se serait pas permis d'entrer sans la permission de son amant si celui-ci ne lui avait pas envoyé, 10 minutes plus tôt, un message assez inquiétant pour le shadowhunter qui disait « Peux-tu venir au loft très rapidement, c'est urgent ! Magnus ». L'absence de réponse lorsqu'il avait toqué à sa porte avait finit par l'inquiéter assez pour qu'il se décide à entrer. La porte n'étant pas verrouillée, il était entré, mais ne s'était pas permis de faire plus de deux pas avant de s'arrêter.

« Magnus ? » Toujours aucune réponse. Il devait chercher le sorcier, même si cela voulait dire fouillé le loft. Après tout, son amant ne pourrait pas lui en vouloir de s'être inquiété pour lui, même s'il ne manquerait pas de lui rappeler qu'il était le grand sorcier de Brooklyn, et qu'il était donc capable de se défendre tout seul. Il commença donc à le chercher dans tout l'appartement, et ce n'est que lorsqu'il sorti de la chambre de Magnus qu'il se figea. Il ne l'avait pas vu, mais le sorcier était sur le balcon, le regardant, un grand sourire aux lèvres, et à ses côtés était dressée une table décorée, des bougies de ça et là. Comment avait-il pu ne pas le voir ? Il se mit en mouvement pour franchir la distance entre lui et son amant. Magnus en profita pour le taquiner :

« Eh bien Alexander, je me rappellerai que la chambre est le premier endroit ou tu m'as cherché, tu es vraiment un petit coquin !» Il se moquait de lui, et Alec le fit taire par un baiser passionné.

« Ce n'est pas drôle » Finit-il par lui répondre après avoir mis fin à l'échange. « Sais-tu combien je me suis inquiété après avoir reçu ton message ? Alors que ce n'était qu'une ruse pour m'apater ! Pour te punir, je devrais retourner immédiatement à l'institut ! »

Il reçu alors un tendre baiser de Magnus

« Tu devrais peut-être, mais tu ne le feras pas, car tu m'aimes trop pour ça !»

Alec leva les yeux au ciel, mais ne dit mot. C'était vrai, mais il n'était toujours pas très à l'aise avec l'idée de montrer ses sentiments à tout bout de champs. Il alla donc s'asseoir à la table, ce qui aurait pour conséquence de montrer à son amant qu'il avait raison, sans pour autant avoir à le dire. Cela eu l'effet escompté, car un sourrire naquit sur le visage du sorcier, qui s'assit à son tour.

« Je suis vraiment content que tu sois venu Alexander »

[…]

(POV Magnus)

Le dîner était terminé, et Magnus s'était blotti dans les bras d'Alec dans le canapé. Il savait pourquoi il l'avait fait venir, et ce n'était pas seulement pour passer ce moment agréable avec l'homme qu'il aimait. L'homme qu'il aimait ! Quelle lui semblait loin l'époque où il se refusait d'avoir de véritables sentiments pour quelqu'un. Alec l'avait changé, il avait déclenché ce petit truc dans son cœur qui lui avait interdit de ne faire d'Alec que quelqu'un de plus sur sa liste. Car Alec n'était pas « quelqu'un » ! C'était la personne qu'il avait cherché depuis toujours, cette personne qui serait capable de reboucher le trou béant qu'il avait dans son cœur. Alors il devait le lui demander, mais ça lui faisait vraiment peur, car il ne savait pas ce que le néphilim en penserai. Alors pendant tout le repas, il avait repousser le moment, et il le repoussait encore en ce moment même.

« Qu'est ce qui ne va pas ? » La voix d'Alec le fit sursauter, et il se releva pour être à hauteur de ses yeux. Il ne pouvait pas reculer maintenant. Après tout, il le voulait, et son amant venait de lancer la conversation, donc il fallait qu'il lui dise.

« Tout va bien ! Ne t'inquiète pas. C'est juste que... » Il se leva, et se mis à faire les cents pas devant le canapé. Finalement, il ne voulait pas regarder son homme dans les yeux quand il lui demanderai. « En faite, j'ai beaucoup réfléchi, et … » Il fit une pause. Il devait bein choisir ses mots. « Tu travailles beaucoup, Alexander... Ce n'est pas un reproche ! J'aime le fait que tu sois une personne avec un sens de l'honneur et du devoir, que tu sois toujours prêt à aider les autres, que ce soit un shadowhunter, un terrestre ou même une créature obscure, mais... » Il se permit de jeter un petit coup d'œil au shadowhunter, qui semblait être à mi-chemin entre l'incompréhension et l'inquiétude face à sa tirade. Il sentit son courage retombé, mais il ne pouvait pas s'arrêter en si bon chemin. Bien choisir ses mots. « Je t'aime, Alexander. De ce fait, j'aimerai passer plus de temps avec toi » Il vit ce dernier ouvrir la bouche, prêt à dire quelque chose, mais il le stoppa. « Non, s'il te plaît, d'abord, laisse moi finir. » Alec ne répondit rien, donc il continua. « Je ne te demande pas de moins travailler ! Je ne te demanderai jamais quelque chose comme cela. Ce que j'aimerai, en revanche, c'est pouvoir t'avoir prêt de moi chaque soir, pour qu'on ait nos petits moments à nous, tu comprends ce que je veux dire ? »

Alec le regardait avec un regard où se voyait la confusion.

« Je crois... » Finit-il par dire. « Je crois comprendre que tu veux que je vienne vivre ici, avec toi... C'est bien ça ? »

« C'est ce que je souhaite le plus au jour d'aujourd'hui, Alexander ! Mais je ne te force à... »

« D'accord ! »

La réponse du néphilim laissa bouche bée le sorcier. Il était d'accord, Alec voulait venir vivre avec lui ! C'était le deuxième plus beau jour de sa vie. Il fondit alors sur ses lèvres, et seuls les astres furent témoins de leur amour.

C'est donc comme cela que l'histoire d'amour entre Alexander Gideon Lightwood et Magnus Bane commença. Elle fit parsemer de hauts, de bas, de disputes, de réconciliations sur l'oreiller et de biens d'autres choses encore, comme ces moments en tête à tête qu'Alec avait toujours avoué apprécier. Et pas un seul moment ces deux êtres ne cessèrent de s'aimer.

Quand à Camille Belcourt, celle dont il fallait se méfier se promit de se montrer plus méfiante. Elle fut graciée par l'Enclave en récompense de son témoignage contre le sorcier Justin Timberlake, à qui elle s'était procurée la potion sans en saisir la portée et la dangerosité. Il fut condamné à mort, laissant les cœurs de milliers de terrestres dévastés par sa perte.