Hello,

Voici un nouveau chapitre, j'espère que vous l'apprécierez. Laissez des reviews si ça vous dit, dans le cas inverse, je ne pourrais rien y faire de toute manière x) .

Je remercie merci thompson fan de manga d'avoir mis cette fanfiction en favorite, je suis vraiment désolé de ne pas l'avoir fait plus tôt, je pensais l'avoir fait dans le chapitre précédent et ce n'est que trop tard que je me suis rendu compte de mon erreur.

Noour: c'est clair qu'Harry n'a jamais de chance mais bon on peut aussi dire qu'il en a beaucoup au contraire vu qu'il survit à tout. Contente que tu l'ai apprécié.

Swangranger: Oui je pense que ce qu'ils ont vu a grandement traumatisé Diane et Draco x) d'ailleurs quand je l'ai écrit ça me dégoûtait également. Bah oui évidemment qu'ils vont travaillé ensemble, être coincé au même endroit sans pouvoir en sortir ça pousse à la communication, c'est prouvé scientifiquement.

Au cas où certains se le demanderaient la tenue de Diane est celle qu'a Blair dans Gossip Girl dans le tout premier épisode de la série. Fin c'est comme ça que la vois mais avec des collants noirs transparents simples et sans bandeau.

L'univers d'Harry Potter appartient toujours à J.K. Rowling sauf ce que mon imagination y rajoute.


We need people in our lives with whom we can be as open as possible. To have real conversations with people may seem like such as simple, obvious suggestion, but it involves courage and risk.

Traduction: Nous avons besoin dans nos vies de personnes avec lesquelles nous pouvons être aussi ouverts que possible. Avoir de vraies conversations avec les gens peut sembler être une suggestion simple et évidente, mais cela implique du courage et du risque.

Thomas Moore.

9.

Everything's not lost de Coldplay

Le lendemain, Harry n'avait toujours pas pris de décision. À vrai dire il y avait tellement réfléchi qu'un mal de tête fulgurant lui vrillait le cerveau, le rendant d'une humeur toute sauf positive sur la finalité de la journée. Il aurait voulu rester dans son lit et se rendormir pour ensuite se réveiller de ce cauchemar. Ou au moins être capable de voir l'avenir pour ne plus être inquiet. Malheureusement il ne pouvait faire ni l'un ni l'autre. Aussi dût-il se lever et s'habiller. Il regarda Ron, assoupi dans son lit la bouche grande ouverte , jaloux de la chance qu'il avait puis alla dans la cuisine où l'attendait la plupart des adultes.

Harry n'avait toujours pas fait de choix alors qu'il arrivait devant la salle d'audience, essoufflé par la course qu'il avait fait pour ne pas arriver en retard. Il était assez difficile d'y réfléchir dans ces conditions. En plus il n'avait pas croisé la route de Fugde. Comment les Serpentard pouvaient-ils croire qu'il serait possible de lui faire du chantage ? Pour ça il fallait déjà être face à lui. Or, le Ministère était immense ce n'est pas comme s'il allait tomber sur lui au détour d'un couloir, par Merlin. Il ne lui restait plus qu'une solution se fier à la justice. À force d'écouter et de répéter ce que lui disait son entourage peut-être cela allait-il finir pas être vrai. Il allait s'en sortir se dit-il une dernière fois . Du moins il l'espérait.

Lorsqu'il entra dans la salle où serait scellé son destin, Harry se sentit parcouru par une impression de déjà-vu. La pièce ne lui était pas étrangère. C'était celle où avait eu lieu la condamnation des Lestrange, celle à laquelle il avait assisté dans la Pensine de Dumbledore. Le décor n'avait pas changé bien que quartorze ans soient passé depuis le procès. Ni les torches accrochés au plafond ni les bancs sur les gradins n'avaient été modifiés ou supprimés. Seul le nombre de personnes présentes était différent. Contrairement à cette fois là, seuls les sièges les plus hauts étaient occupé. Harry n'arrivait pas à distinguer avec précision leur visage avec la pénombre . Toutefois il se réjouit de voir qu'aucun journaliste ou simple spectateur ne puisse y assister. Ainsi sa dignité n'en prendrait pas un coup s'il était condamné à l'expulsion. Soudain un des membres du groupe présent se retourna pour faire face à la chaise placé au milieu de la salle tout en ordonnant à Harry de s'y asseoir. Cornelius Fudge, entouré ainsi de ses pairs et collègues, Harry comprit qu'il ne pouvait utiliser l'information qu'il détenait. Fudge était le juge. Il contrôlait l'audience. Même s'il déclarait haut et fort ce qu'il savait, personne ne l'écouterait. Harry se mit à regretter la pensée qu'il avait eu plus tôt. Un journaliste aurait été bien utile dans cette situation.

Une bonne demi-heure plus tard, Harry insultait mentalement Fudge de tout les qualificatifs qu'il connaissait. Ce dernier était prêt à tout les stratagèmes pour le discréditer. Il avait non seulement nié tout ce qu'il s'était passé avec le Détraqueur mais avait également insinué qu'il était fou comme Dumbledore qui était arrivé in extremi pour prendre sa défense. Fudge avait également rappelé la lévitation de gâteau qu'avait fait Dobby pour l'empêcher de revenir à Poudlard en seconde année. Fallait-il vraiment qu'avant chaque année une catastrophe se produise dans sa vie ?

Quand il eut cette question à l'esprit, il entendit la voix rageuse de Fudge dire finalement :

« Les charges sont abandonnées. »

Jamais il n'avait entendu de phrase si douce à son oreille. Il se la répétait encore et encore. Dans moins de trois semaines, il serait assis paisiblement dans le Poudlard Express en compagnie de Ron et d'Hermione, en route pour l'école la plus extraordinaire qu'il ait jamais connu. Harry était extatique. Toutefois le brusque départ de Dumbledore le laissa un peu attristé. Le directeur ne lui avait pas dit un seul mot. Même pas un « bonjour, Harry » ou un « au revoir, Harry ». Il ne lui avait accordé aucun regard.

Regardant autour de lui, Harry ne savait pas trop quoi faire. Devait-il partir ? Attendre qu'on le lui dise ? Ou le faire quand tout le monde serait parti ?

Ne voulant pas rester une seule minute de plus, Harry se leva et se dirigea vers la sortie d'un pas lent. Lorsqu'il remarqua que personne ne l'arrêtait, son pas s'accéléra. Des ailes semblaient lui être pousser aux pieds lorsqu'il franchit le pas de la porte. Il s'était tellement élancé lors de son dernier pas qu'il se cogna tête la première contre Mr Weasley qui laissa échapper un hoquet de surprise. Lorsqu'Harry lui annonça la bonne nouvelle, son visage rayonna comme un soleil, autant que lorsqu'ils avaient pris le métro plus tôt ce matin. C'est enjoués qu'ils se dirigèrent vers l'escalier menant à la surface. Rien ne pouvait détruire l'humeur nouvellement acquise d'Harry. Ses lèvres s'étiraient en un large sourire qu'il n'arrivait pas à camoufler. Néanmoins sa joie disparut lorsqu'il vit Fudge accompagné d'un homme de haute stature aux cheveux blonds et lisses, le visage pâle et pointu. Un homme qu'il reconnut facilement lorsque ce dernier tourna ses yeux d'un gris glacial vers lui. Des yeux qu'il avait vu dans diverses occasions. Les deux dernières fois étaient pour le premier cas dans un cimetière terrifiant où il s'était fait torturé par la baguette de Voldemort et dans le deuxième cas dans les yeux de son fils pas plus tard qu'hier.

« Tiens, tiens, tiens...Le Patronus Potter » dit Lucius Malfoy.

Il est étonnant de voir comment le cerveau peut retenir des choses et s'en souvenir à des moments parfois inappropriées. Lorsque Lucius Malfoy parla Harry se souvint d'une anecdote que lui avait dit Hermione, comme quoi répéter trois fois le même mot d'affilé était un signe de trouble obsessionnel. Cela expliquerait beaucoup de choses.

« Monsieur le Ministre venait de m'informer de votre heureuse fortune, Potter continua Mr Malfoy d'une voix traînante qui était bien plus brute que celle de sa progéniture. Cela m'étonne à chaque fois...la façon que vous avez de vous sortir de situations dont la plupart n'arrive pas à s'en sortir...en vous tortillant...à la manière d'un serpent, en fait.

- Oui, vous avez raison répliqua Harry tout en essayant de garder son calme, la main de Mr Weasley l'y aidant. Je m'en sors toujours très bien.

- En effet. La chance semble être de votre côté... »

Soudain Lucius Malfoy agrippa Harry par l'épaule, le séparant du contact de Mr Weasley puis glissa dans sa poche un objet tout en lui murmurant :

« Donnez leur ceci, ils en auront besoin. »

Puis aussi brusquement qu'il l'avait attrapé, il le relâcha et partit rejoindre Fudge qui l'attendait plus loin. Harry entendit un faible tintement lorsqu'il secoua sa cape, de l'argent sans doute. Ne voulant pas que le ministre s'en tire sans dommage, Harry alla les rejoindre et dit :

« Mr le Ministre, votre femme a le bonjour de Diane Wylde en passant. Elle s'inquiète de voir que Mme Fudge apparaisse très peu à vos côtés ces derniers temps. »

En réponse à cela, Fudge le regarda estomaqué. Son visage palissant de seconde en seconde. Mr Malfoy lui semblait étrangement amusé. Finalement Fudge reprit contenance et se tourna vers ce dernier.

« Expliquez moi ceci Lucius ! Dit-il furieusement.

- Mr le Ministre, j'ai appris à mes enfants la politesse voyez-vous ? Il n'est guère étonnant qu'il l'applique envers quelqu'un de votre carrure, une personne dont la droiture est irréprochable. Pourquoi êtes vous si affolé ? Demanda Mr Malfoy, de la satisfaction dans le regard. Vous devriez être heureux de l'attention que porte Diane à votre bonheur. Je serais vexé si ce n'était pas le cas.

- Voyons Lucius...je...je le suis évidemment. Partons maintenant, nous avons des choses à régler. »

Satisfait de la réaction qu'avait eu Fudge, Harry se retourna vers Mr Weasley qui le regardait, perdu.

« Harry, est ce que ça va ? S'exclama-t-il. Qu'est ce que Lucius te voulait ? Pourquoi Diane a voulu te faire passer ce message ?

- Oui ça va...Pour Fudge et Malfoy, c'est rien d'important. »

Harry ne pouvait s'expliquer ce qui s'était passé avec le second. Et avant de le raconter aux adultes, il voulait d'abord s'assurer de tout comprendre. Lucius Malfoy lui avait donné une bourse. Qu'est ce qu'il pouvait bien y avoir à l'intérieur ? Et le « ils » dont Malfoy parlait, étaient-ce ses enfants ?


Pendant qu'Harry se trouvait face au Magenmagot, les occupants du Square Grimmaurd terminaient de manger leur petit-déjeuner, impatients et angoissés. Draco se demandait si Potter aurait assez de tripes pour menacer le ministre de la Magie. De son point de vue, il était assez commun d'utiliser ce genre de méthode pour être sûr d'arriver à ses fins. Lui et ses amis avaient toujours été ainsi. Même Diane avait eu ce genre de vie avant qu'elle n'habite chez lui. Il fallait ruser, c'était le seul moyen. En plus de ça, c'était assez drôle de voir la tête que faisaient les gens lorsqu'on les piégeait, un de ses passe-temps favori.

D'ailleurs, il s'ennuyait un peu en ce moment. Regardant autour de lui pour trouver une occupation, il vit tout d'abord sa meilleure amie à sa droite. Diane pianotait doucement la table avec ses doigts, une mélodie en tête. Peut-être devrait-il demander à un adulte d'accorder le piano du salon ou faire une remarque sarcastique à ce propos. Le second semblait être un bon choix. À son bras gauche, bien caché sous l'ample manche du gilet qu'elle avait emprunté à Weasley fille était accroché Ace. Le serpent lui avait finalement pardonné, le matin même, son « abandon ». L'assiette placée devant elle ne contenait aucune miette de nourriture bien qu'elle ait mangé. Diane avait horreur du gaspillage. Draco pouvait souligner plein de défauts sur les Weasley mais il ne pouvait critiquer le talent culinaire que possédait leur mère. Tout ce qu'elle cuisinait était délicieux. Lui-même avait littéralement savouré chaque plat qu'elle avait préparé depuis qu'ils étaient arrivés. Tout en conservant un visage impassible à chaque bouchée bien entendu. Si seulement tout le monde pouvait avoir cette capacité. Bien sûr, il ne blâmait pas tout le monde à ce propos. Par exemple lorsque Diane était concentrée sur une chose, elle ne remarquait pas les gens autour d'elle ce qui était mignon. Surtout lorsqu'elle jouait du piano. Aussi, Draco ne s'étonnait pas qu'elle n'ait toujours pas remarqué le regard que lui lançait parfois Weasley ( il fallait vraiment qu'il trouve un surnom pour chacun d'entre eux) un sourire aux lèvres tout en parlant à voix basse à son jumeau qui quelquefois bougeait sa tête de droite à gauche, conscient que son frère ne l'écoutait pas entièrement.

Devant lui, Blaise et Théo faisaient discrètement des paris sur ce qu'il se produirait pendant l'année. De vrais commères. Mais ils ne traitaient pas simplement de la question classique de qui sortirait avec qui mais également quel serait le drame de l'année, qui serait le futur professeur de Défense Contre Les Forces du Mal, combien de temps ils survivraient dans cette maison…

Malheureusement faire des paris n'était plus seulement une simple distraction. Ils le faisaient également car maintenant qu'ils n'étaient plus sous la coupelle de leur parents, l'argent n'allait plus couler à flots. Quelque chose qui ne plaisait à aucun d'entre eux. Ils avaient tous pensé à différents stratagèmes mais cela incluait des choses qu'ils ne pouvaient faire qu'à Poudlard. Aussi Théodore avait soulevé l'idée d'utiliser les contacts de Mondingus Fletcher. Après tout, Diane le connaissait plus ou moins depuis quelques années et traitait avec lui pour obtenir ce qu'elle avait du mal à trouver sur quelqu'un ou quelque chose. Draco se demandait quelque fois si sa meilleure amie n'avait pas eu une vie un peu trop présente dans les bas-fonds de la société pour avoir ce genre de connaissances.

De leur côté Granger, la fille Weasley et Ronny comme aimait l'appeler sa mère semblait discuter de Potter. Encore. Ils n'arrêtaient jamais. Sirius Black quant à lui ne participait à aucune conversation et restait silencieux. Au moins une chose qu'il partageait avec son oncle ou son je ne sais quoi.

Brusquement, ils entendirent des bruits dans le couloir qui interrompit les gestes de tous. Mr Weasley accompagné d'Harry Potter entrèrent dans la cuisine en essayant de ne renverser aucun objet, pour éviter les cris incessants de la mère de Sirius.

« Alors ? » demanda Mme Weasley avant tout le monde, impatients de connaître la réponse. Pour les uns parce qu'ils ne voulaient pas aller à Poudlard sans Harry pour les autres juste pour continuer à avoir une personne avec qui ils pouvaient se battre avec motivation.

Harry ne savait pas s'il devait tenter une petite blague ou annoncer la bonne nouvelle. Sentant qu'il n'arriverait pas à garder sons son sérieux, il sut qu'il ne pouvait mentir tellement il était heureux.

« Charges abandonnées » s'exclama t-il.

Il n'arrivait toujours pas à croire la chance qu'il avait. À ces deux mots, les Gryffondor s'étaient tous levés d'un bond, en un mouvement d'une synchronisation presque parfaite que ça en était incroyable. Ron et Hermione avaient immédiatement rejoint leur meilleur ami. Le second fou de joie et la seconde toute tremblante. Mme Weasley pleurait en cachette des larmes de joie dans son tablier. Quant à Fred, George et Ginny, ils exécutaient une danse mêlant plusieurs mouvements de bras et de sauts en l'air les bras tendus en scandant en continu : « Il s'en est tiré...Il s'en est tiré...Il s'en est tiré. »

Sirius, lui, avait un sourire qui n'atteignait pas totalement ses yeux mais vint tout de même serrer son filleuil dans ses bras, heureux pour lui. Du côté des Serpentard, eux se demandaient si Harry avait utilisé ce qu'ils lui avaient donné ou non.

« Sirius fit soudain Mr Weasley, Lucius Malfoy était au ministère... »

Quand il entendit cela, le visage de Draco s'assombrit. Son père était au Ministère et il parlait à Fudge. Il devait sans doute utiliser encore une fois sa technique du « Oh monsieur le Ministre, je comprends exactement ce que vous ressentez. Oh tenez un paquet de gallions, faîtes ce que je vous suggère pour vous en sortir. » Cela fonctionnait toujours sur Fudge. Ce dernier était très nul aux échecs donc pour prévoir plusieurs coups dans l'avenir ce n'était pas gagné. Cela en disait beaucoup sur sa manière de traiter la politique. En plus de ça se faire pièger par deux adolescents de quatorze ans n'était pas très valorisant pour lui. C'est un des rares moments où il avait cru que son père était fier de lui.

Fallait-il vraiment que ce dernier suive les ordres de Voldemort comme un petit chien collant aux basques de son maître ? Ce n'était pas digne d'un Malfoy. Un Malfoy avait de l'honneur. Les Malfoy ne s'abaissaient devant personne. Jamais. Voilà ce que son père répétait à longueur de temps. Comment pouvait-il en même temps dire ce genre de choses et agir de manière totalement différente lorsque Voldemort était là ?

Son poing se serra à cette idée, tellement qu'il sentit ses ongles lui transperçaient la peau.

« Tu te fais mal lui murmura Diane tout en desserrant sa main avec douceur.

- Je...J'ai besoin d'être seul souffla t-il en se levant pour se diriger vers les escaliers. »

La Serpentarde le regarda faire de l'inquiétude dans le regard. Blaise l'interrogea des yeux pour lui demander s'il fallait suivre leur ami. Elle lui fit signe que non, plus tard serait mieux. Draco avait parfois besoin de réfléchir seul. De plus elle pouvait le surveiller grâce à leur lien.

Alors que les Gryffondor étalaient leur bonne humeur à grand bruit à côté d'eux, la jeune fille se demanda si le système des maisons rivales s'appliquaient également aux humeurs de leur membre. Peut-être que c'était juste un concours de circonstances. Ou peut-être Gryffondor et Serpentard n'étaient pas faits pour être heureux ensemble.

Draco n'avait pas particulièrement regardé où il allait quand il avait quitté la table. Il avait juste voulu trouver un endroit où il pouvait évacuer sa colère en toute tranquilité. Levant la tête, il vit qu'il avait atterri devant la tapisserie représentant La Noble et Très Ancienne Maison des Black « Toujours pur ». Il n'avait qu'à se tourner vers la gauche et à abaisser la tête pour se voir lui et ses « très chères parents ». Et sa tante Bellatrix. En voyant sa figure, même représenté par des fils, il ne pensait qu'à la tuer. Il avait déjà ressenti cette envie meurtrière auparavant. Mais envers un être qui n'appartenait ni à sa famille ni à la communauté magique. Mais qui avait également causé du mal envers Diane. Il ne l'avait pas rencontré personnellement et il en aurait jamais l'occasion puisque l'homme était mort. Il n'avait que huit ans à l'époque mais il comprit à cette âge que ce qu'il ressentait était de la haine.

Pourquoi cette fichue tapisserie ne pouvait-elle pas se décrocher ? Se demanda t-il alors qu'il la prenait à mains nues en tirant de toutes ses forces.

« À ta place, j'abandonnerais. J'ai déjà tout essayé cet été et dans ma jeunesse. » fit soudain une voix derrière lui.

Draco se retourna et vit Sirius Black, son grand-oncle d'une autre branche familiale. Et dire qu'ils étaient maintenant semblables. Ils avaient tout les deux fui de chez eux. Seulement personne n'allait carboniser son image à lui. Malheureusement.

« Peut-être que ça marcherait avec du feu. Il y a rien de mieux qu'un feu pour détruire les choses indésirables…

- Peut-être...Pourquoi ne pas l'avoir suggéré avant ?

- Personne n'a demandé.

- Molly en ferait sans doute tout un plat...Tu as une tête à faire peur en passant…

- Vous pouvez parler, la vôtre n'est pas mieux. »

Un silence s'installa alors qu'ils regardaient tout les deux la tapisserie, se demandant combien de temps mettrait-elle pour disparaître en cendres. Une demi-heure...Une heure…L'odeur de brûlée allait sans doute envahir la maison pendant longtemps.

« On n'a jamais vraiment eu de conversation, non ? Demanda Sirius d'une vois détachée.

- Si par conversation, vous insinuez des mots échangés alors la première et dernière fois était pour le sauvetage de Diane…

- Elle et toi, vous êtes ensemble ? Vous êtes plutôt proches…

- Pourquoi tout le monde pense forcément à ça ? Grogna Draco. En plus de ça c'est un peu inapproprié pour une première conversation. Mais non. C'est ma meilleure amie...Vous savez ce qu'est d'avoir un ou une meilleure amie, non ?

- Oui, je le sais...soupira Sirius

- Comment vous faîtes ?

- Comment je fais quoi ?

- Pour surmonter ce genre de perte… Si jamais je perdais Diane…ou même Blaise ou Théo...Je ne sais pas qu'est ce que je ferais…

- On ne la surmonte jamais. » prononça Sirius avec difficulté. Comment pourrait-il ? Ses amis avaient été assassiné par un pur psychopathe. Tout ça pourquoi ? Il n'en avait absolument aucune idée. James lui manquait. Lily aussi. Même Peter. Pas celui qui les avait trahi, non celui qui avait été un Maraudeur.

« Tout ce que je peux te dire continua Sirius plus fermement, c'est de protéger tes amis. C'est eux ta vrai famille.

- Notre famille a toujours craint n'est-ce-pas ? Dit Draco avec aigreur.

- Je n'aurais pas mieux dit moi-même…

- Au fait, pourquoi vous vous êtes isolés ?

- Un besoin d'être seul à l'évidence comme toi…

- Et au lieu d'aller dans une autre pièce pour l'être, vous avez préféré me rejoindre...Vous êtes bizarre…

- Est-ce que tu as toujours besoin de tout tourner au sarcasme ?

- Certains vous diront que ça fait partie de mon charme...Mais là n'est pas la question, pourquoi vous êtes aussi abattu ? À part l'évidence bien entendu.

- Je ne suis pas abattu…

- Si vous l'êtes… Vous vous sentez seul…

- Non c'est faux…

- Si et je peux comprendre. Potter va retourner à Poudlard et vous auriez voulu avoir quelqu'un avec vous. Quelqu'un qui vous rappelle vos meilleurs amis. Un subtitut. Leur enfant et votre filleul. »

Molly, Remus et maintenant le mini Lucius lui disaient exactement la même chose. Sirius commençait à croire que soit son comportement était ce qu'ils disaient. Soit qu'ils avaient tout les trois tort. Alors qu'il pensait que Draco avait fini, ce dernier continua :

« C'est normal. Et vous voulez savoir pourquoi ? Parce que la personne ou plutôt les personnes qui ont provoqué tout cela sont toujours vivantes. On ne peut pas être en paix dans ce cas et je doute qu'on le puisse même après. Il n'y a qu'à me regarder pour le comprendre…

- Tu veux de venger de quelqu'un ? Qui ?

- Quelqu'un. Mais c'est de vous qu'on parle alors ressaisissez-vous. Il y a des gens qui compte sur vous et qui veulent vous voir en vie, eux aussi.

- C'est assez étonnant. J'ai toujours cru que les Malfoy ne se souciaient de personne à part d'eux mêmes.

- C'est qu'une mascarade du moins ça dépend des personnes. Si vous m'aviez connu avant mes huit ans, j'aurais dit le contraire.

- Qu'est ce qui s'est passé ?

- J'ai vu une fille, habillé avec des vêtements moldus, endormi avec un serpent au bras, à Fleury et Botts…

- Attend une seconde ! Des vêtements moldus ?

- Diane en portait à l'époque. » répondit Draco, distrait.

À cette réponse, Sirius ne put s'empêcher de se poser encore plus de questions à propos de la Serpentarde. Bien qu'il ait été enfermer pendant plusieurs années à Azkaban, les nouvelles que le couple Malfoy avait recueilli une orpheline lui était parvenu jusqu'à la prison. La Gazette du Sorcier avait bien des façons de diffuser l'information. Le cri que Bellatrix avait poussé l'avait également alerté que quelque chose de grave se passait. Savoir que cela traumatisait sa chère cousine l'avait réjoui au plus haut point. Qui aurait cru que Lucius puisse jouer au bon samaritain ?

Et maintenant, il apprenait que l'adolescente portait des vêtements moldus avant cet événement. L'histoire de cette fille était encore plus mystérieuse qu'il ne l'avait cru. Mais une chose l'intriguait encore plus. Qui pouvait bien être ses parents biologiques ? Elle lui rappelait bien quelqu'un mais cette personne n'avait jamais eu d'enfants à sa connaissance.

Pendant ce temps, Draco se demandait s'il n'en avait pas trop dit. Il n'avait pas vraiment réfléchi quand il avait lâché l'information. Il pensait que cela n'avait pas grande importance.

À cette époque, ses parents le laissaient souvent dans les magasins du Chemin de Traverse pour qu'ils puissent soit aller à l'Allée des Embrumes dans le cas de son père ou chez Mme Guipure pour sa mère. Il ne s'en souciait pas vraiment puisqu'ils lui laissaient assez d'argent au cas où il lui prenait l'envie d'acheter quelque chose. Un jour tout à fait normal, il était monté à l'étage chez Fleury et Bott pour lire un livre à côté de la baie vitrée, son endroit préféré de la boutique, pour constater que la place était déjà prise. Par une personne portant ce qu'il apprendrait plus tard comme étant une veste en cuir et un jean. Elle était bien différente des filles comme Pansy Parkinson qu'il voyait parfois dans des soirées organisées par sa mère. C'était d'ailleurs la première fois qu'il voyait une fille avec un pantalon. D'ailleurs quand il le lui avait dit, Diane l'avait regardé comme s'il n'était qu'un vulgaire Veracrasse. Une chose qu'elle faisait encore aujourd'hui quand elle pensait qu'il agissait comme un idiot.

« Sirius fit une voix faisant sursauter l'intéressé et Draco. Qu'est ce que tu fais ? »

Quand Harry était venu chercher son parrain qui avait mystérieusement disparu alors qu'il célébrait la bonne nouvelle de l'abandon des charges contre lui, il ne s'était pas attendu à le retrouver en compagnie de son pire ennemi.

« On ne faisait que parler, Potter dit Draco d'une voix sarcastique. Ne sois pas si suspicieux. »

Une autre personne entra à son tour dans la pièce. Blaise Zabini.

« Dray…

- C'est bon, j'arrive...Ah et avant que j'oublie, vous pourriez réparer le piano, ça m'arrangerait. »

Laissant Harry et Sirius, les deux Serpentard sortirent.

Harry ne comprenait pas vraiment la situation. Son parrain si hostile envers les Serpentard parlait tranquillement avec l'un d'entre eux et pas n'importe lequel.

« Tu peux m'expliquer ? Demanda finalement Harry.

- Il n'y a rien à expliquer. Nous parlions…

- Je vois. Et de quoi ?

- De... »

Sirius se rendit compte qu'il ne pouvait en parler avec Harry. Il ne pouvait lui dire ce qu'il pensait réellement. Aussi afficha t-il un grand sourire et dit de sa voix la plus convaincante :

« De combien il devait être déçu que tu ne sois pas renvoyé…

- C'est ce qu'il a dit ? Oh l'espèce de fouine... »

Sirius espérait que son mensonge ne provoque pas encore plus de tension entre les adolescents. Bien que cela soit amusant de regarder ce petit monde, cela lui rappelait bien trop comment il était à cet âge et combien il voulait retourner à cette époque. Tout était beaucoup plus simple. Quand James et Lily étaient encore vivants, Peter n'était pas devenu un Mangemort et quand Remus et lui étaient un peu plus insouciants et moins sombres. Ils avaient tout les deux dû être seuls pendant si longtemps après la mort de leurs amis. Chacun se demandant comment l'autre pouvait-il avoir fait quelque chose d'aussi affreux alors que tout cela était juste un malentendu. Leur amitié avait souffert. Et ce qu'il restait des Maraudeurs n'était que leur pâle ombre. Il espérait que cette génération s'en sorte mieux.


« Alors Harry comment ça s'est passé au Ministère ? Demanda Ron

- Mal au début mais Dumbledore est venu me défendre….

- Je te l'avais bien dit qu'il ne te laisserait pas tomber fit Hermione

- Après l'audience je n'ai pas pu m'empêcher de faire une remarque à Fudge sur ce que vous savez, le père de Malfoy était là et il m'a donné ça dit Harry en montrant à tous une bourse tout ce qu'il y a de plus banal.

- Tu as regardé à l'intérieur ? Questionna Fred.

- Non j'attendais qu'on soit réunis. Et je crois qu'il voulait que je le donne à Malfoy et Wylde

- Vérifions d'abord qu'il n'y ait rien de maléfique là-dedans fit George.

Cependant la bourse en question contenait bien plus que ce qu'ils pensaient. Sa taille physique ne correspondait pas à son véritable contenu. À chaque fois qu'Harry plongeait sa main dans la bourse il en ressortait quelque chose comme si cette dernière n'avait aucun fond, formant un monticule sur son lit. La plupart des objets étaient des vêtements, des livres, des partitions...tout ce qu'il y a de plus banal.

- Comment un si petit objet peut contenir autant de choses ? s'exclama Ginny, éreintée.

- Le père de Malfoy a dû utiliser un sortilège d'Extension Indétectable expliqua Hermione.

Soudain les Serpentard firent leur éruption dans la chambre, surprenant les Gryffondor dans leur fouille.

- Bon Potter, on a assez attendu...fit Diane. Eh mais c'est mes affaires, qu'est ce qu'elles font là ? Non...réponds quand je me serais changé.

La jeune fille se dirigea prestement vers la salle de bain attenante, emmenant ce dont elle avait besoin d'une main. Elle en ressortit quelques minutes plus tard habillé d'une robe noire à dentelle à manches longues et de chaussures à talons de la même couleur.

- Tu es enfin toi même maintenant approuva Blaise .

- Il était temps dit-elle. Ça ne fait pas trop...habillé ?

- Depuis quand ça te poses un problème ? Demanda Théodore, en levant les yeux au ciel.

- Non ça ne fait pas trop fit Draco, en souriant. Pas sur toi.

- Évidemment. Bon Potter tu peux répondre maintenant. De quelle manière tout ce qui m'appartient s'est retrouvé sur ton lit ?

- Ton tuteur m'a demandé de vous le donner…

- Je doute que mon père te l'ai demandé en transportant tout ça dans ses bras intervint Draco.

- Non Malfoy il m'a donné cette bourse et il m'a dit que vous en auriez besoin...

- Alors pourquoi ne pas nous l'avoir donné directement ? Vous pensiez réellement qu'il nous transmettrait quelque chose tout en sachant qu'il y avait un risque que vous regardiez dedans…Donnes moi ça !

Le blond mit à son tour sa main pour en ressortir cette fois une poignée de gallions, faisant écarquiller les yeux de tout les adolescents.

- Il a pas osé…

- Dray...fit Diane.

- Je sais ce que tu vas dire...qu'on devrait s'en servir. Et c'est NON ! Il fait toujours ça. C'est sa manière de s'excuser pour ce qu'il t'a fait ou plutôt pour ce qu'il n'a pas fait…En nous donnant de l'argent. J'en reviens pas qu'il utilise encore l'argent pour se racheter comme si on allait tout oublier. Diane comment peux tu penser qu'on devrait le prendre ? Si on le prends cela voudra dire que tu lui as pardonné…que tu leur as pardonné...

- Il n'y a rien à pardonner. Ils ne pouvaient rien faire.

- Comment ça rien ?! Ils auraient dû faire quelque chose pour que tu ne sois pas torturé comme ça ! Comment peux tu leur accorder ton pardon alors que tu conserveras toujours des cicatrices sur ton dos ?! Comment ont-ils pu rester figé sans rien dire et sans rien faire ?!

- Dray...sois rationnel ! On a besoin de cet argent ! Même avant on se demandait comment on ferait ! Tu crois qu'on peut encore étudier à Poudlard pendant encore trois ans sans rien ? Tout les quatre ? Tu ne peux pas accéder à ton coffre et Théodore non plus. Moi j'ai toujours vécu avec l'argent de tes parents. Et Blaise préfère ne pas faire intervenir sa mère. Je n'ai plus de baguette, je te rappelle ! Avec quel argent veux tu que j'en paye une nouvelle ?

- On trouvera un autre moyen ! N'importe quoi sauf ça.

- Bien se résigna la jeune fille plus doucement. Mais ne hait pas pas tes parents…

- Comment peux tu me le demander ?! Rugit Draco. Toi entre tous ! Tu es censée être TOUJOURS de mon côté ! Pas du leur !

- Je suis de ton côté Dray !

- Eh bien on ne dirait pas !

Se sentant trahi par sa meilleure amie, le Serpentard jeta la bourse à travers la pièce puis sortit tout en claquant la porte sur son passage.

- Dray ! cria Blaise en s'élançant à sa suite. Cependant Diane le stoppa en l'agrippant par le bras.

- Non ordonna t-elle. Théo vas-y.

Sans un mot, le désigné courut pour rejoindre leur ami.

- Pourquoi tu m'as arrêté ? Fit le métis.

- Parce que je sais comment tu réagiras…

- Ah oui et comment ?

- Tu lui donneras raison sans prendre en compte mon point de vue comme à chaque fois.

- C'est faux !

- Ne me mens pas ! Théodore, lui, fera la part des choses.

- Je n'arrive pas à comprendre pourquoi tu fais ça...Comment peux tu ? Dray en veut à ses parents pour toi et pour personne d'autre. Tu es la personne la plus importante de sa vie. Pendant que tu étais inconsciente, il ne mangeait plus...c'était un vrai zombie…

- Je le sais tout ça...

- Alors expliques toi ! C'est rare que vous vous disputiez comme ça, d'habitude vous êtes parfaitement en accord…Tu devrais le soutenir…

- Le soutenir dans sa haine ? Jamais. Blaise tu ne l'aideras pas en l'approuvant à chaque fois. Je lui devais la vérité c'est comme ça que je l'aide. Il ne peut mettre la faute sur ses parents, ce n'est pas eux qui m'ont fait ces marques c'est Bellatrix. S'ils m'avaient aidé, ils auraient été tué et là, je m'en serais voulu. Je n'aurais pas pu vivre avec ma conscience s'ils étaient morts pour peut-être me sauver. Et je ne peux pas leur en vouloir après tout ce qu'ils ont fait pour moi. Si Dray commence à les haïr, ça le bouffera de l'intérieur et je ne veux pas de ça...pas lui. Tu comprends ?

- Oui…un peu.

- Tu peux y aller maintenant dit Diane en souriant doucement.

- Vraiment ? Dit le garçon, étonné.

- Tu as compris alors vas-y …

- Tu ne viens pas ?

- Je ne penses pas que Draco ait envie de me voir maintenant…Je me ferais pardonner plus tard...Allez ouste. »

Diane le regarda partir de la chambre comme les deux autres, la laissant seule avec les Gryffondor qui étaient resté stoïques durant tout la scène. Elle soupira un instant puis se tourna vers eux, affichant un visage imperturbable et dit comme si rien ne s'était passé:

« Potter, tu as utilisé ce qu'on t'a dit finalement ? Sur Fudge.

- Oui répondit-il interloquée par son changement d'attitude. Après l'audience, je ne pouvais pas le faire avant…

- Mais tu étais déjà libéré...Pourquoi l'avoir menacé dans ce cas ?

- Vu le comportement qu'il a eu avec moi, j'ai pensé qu'il méritait une petite frayeur…

- Pas mal, c'est un côté de ta personnalité que je ne connaissais pas Saint Potter…

- Je ne suis pas un saint…

- Si tu le dis...Comment il a réagi ?

- Quand j'ai mentionné ton nom, on aurait dit qu'il était prêt à s'évanouir…

- À ce point ? dit la Serpentarde, un rictus diabolique aux lèvres. J'ai tendance à faire cet effet chez la plupart des gens. Au moins vu que tu ne l'as pas vraiment pas utilisé, je pourrais toujours m'en servir au cas où. Tu m'as servi de rappel en quelque sorte….Fudge était avec Lucius, non ? Est ce qu'il a dit quelque chose ? »

Harry essaya de lui répéta mot pour mot la réplique qu'avait eu le patriarche Malfoy à l'égard du Ministre de la Magie. Cela eu pour effet de la faire rire aux éclats.

« Fudge s'est fait manipulé comme un benêt. En disant ça, Lucius a non seulement approuvé notre manœuvre mais il a aussi insinué que c'était lui qui nous l'avait apprise. Et il en a rajouté une couche dans le but d'obtenir ce qu'il voulait de lui…Tout ça en une seule phrase...C'est pas croyable…

- Il voulait quoi à ton avis ?

- Honnêtement je ne sais pas...Ça pourrait être n'importe quoi...Bon maintenant qu'on a terminé, il faut que je ramène tout ça là-haut dit-elle en ramassa là bourse à l'endroit où Draco l'avait jeté puis en remettant soigneusement chacune de ses affaires à l'intérieur.

- Dis ? l'interrompit Ginny, curieuse.

- Oui ? Dit Diane tout en reprenant son rangement.

- Comment fais tu pour ne pas leur en vouloir ne serait-ce qu'un peu ? On a tous vu la gravité de tes blessures quand tu es arrivé ici et la douleur que tu ressentais...Je ne sais pas si moi j'en aurais été capable à ta place…

- C'est parce que tu as toujours eu des parents avec toi répliqua la Serpentarde bien trop brutalement. Désolé je ne voulais pas répondre de cette manière ce que je veux dire c'est que moi...je...comment dire...je n'ai pas eu cette chance. Je crois que celui qui comprend le mieux c'est toi Potter n'est-ce-pas ?

- Oui fit Harry, songeur. Même si vous n'êtes pas liés par le sang, ce sont tes parents de substitution.

- Exactement. Comment je pourrais leur en vouloir alors qu'ils m'ont recueilli et élevé pendant sept ans. Ils l'ont fait quand bien même ils ne connaissaient pas avec certitude mes origines. Et ça je ne pourrais jamais l'oublier...Et je sais qu'au fond Dray sait aussi que sans ses parents, je serais morte depuis bien longtemps.

- Comment ça ? S'exclama Fred

- C'est une autre histoire et on n'est pas assez proche pour que je vous l'a raconte dit-elle en regardant le rouquin droit dans les yeux. En plus il y a eu suffisamment d'étalage de sentiments dans cette pièce, encore un et je me mettrais à vomir.

Ayant récolté toutes ses affaires, Diane se dirigea vers la porte mais avant de la franchir, elle se tourna vers Harry et déclara :

« Bien que ça me coûte de le dire, je suis bien contente que tu n'ai pas été renvoyé…

- Et moi donc...dit-il

- Poudlard sans ta présence aurait été mortellement tranquille...Comment ferait-on sans la dose de drame que tu nous apportes chaque année ?

- Concernant le drame, tu t'en tires très bien toute seule…

- Pas faux... »