Mwahahahem. Tu t'es plantéeuh! nananananèreuh!

Le douze? Ouais, je sais, je sors...

En tout cas, ce chapitre est nommé Baseball. Oh, mais que va-t-il se passer? (genre on s'en doute pas du tout, t'sais... XD)

Au fait, navrée du retard. J'avais une compet de gym cet aprèm' alors j'ai du bosser pas mal, en plus mes profs, sadiques, on mis la dose de devoirs. Et je devais installer les sims 2. Bon, ok, j'arrete de raconter ma vie et vous laisse lire... *Rabats-joie.*


Chapitre dixième : Baseball.

La tâche en question était de prendre du sang. Je n'avais pas soif, mais ça m'arriverait sûrement là-bas et il me faudrait des provisions.

Je me glissai dans le local habituel et flairai les poches de sang. Malgré le plastique, l'odeur me parvenait quand même. Je humais une poche qui sentait délicieusement bon, et m'en saisis. Je savais qu'une vie en dépendait sûrement, mais si je ne la prenais pas, c'était plusieurs morts qu'on déplorerait. Et je parvins à sortir tranquillement, heureusement. Rendu chez moi, je consultai mon billet : l'avion partait dans deux heures, alors je me mis en route avec de l'avance, mon sac à dos à la main, et ma poche de sang enfouie dedans. Une fois arrivée, j'enregistrai mes bagages, et fis le nécessaire habituel, et une agréable hôtesse me conduisit dans une salle d'attente. J'avais pris une livre pour m'occuper, et j'étais tellement plongée dans l'intrigue que je me levais à la dernière minute pour rejoindre l'avion. Je donnais mon billet à une dame qui me conduisit en silence jusqu'à ma place, où je m'installai et replongeais dans mon livre. Je n'avais plus que deux heures et demie à attendre avant d'arriver.

-Mademoiselle ! Nous avons atterri.

Je regardai la femme qui m'avait conduite à mon siège avec incompréhension. Puis mon cerveau émergea du suspense de mon livre et je me souvins d'où j'étais.

-Ah, oui, excusez moi.

Parvenant à sortir de l'aéroport, je m'étonnai même que la douane n'ait pas remarqué le sang dans mon sac. Je saisis le plastique pour le glisser dans ma poche : le liquide était légèrement chaud et agréable.

Ne restait plus qu'à trouver ces Cullen. Ces vampires devaient être assez fortunés, et leur maison devait certainement être l'égale de la nôtre en taille, voire plus imposante car ils étaient plus nombreux.

La ville était agréable, jolie à regarder malgré les trombes de pluie qui tombaient aujourd'hui. Je repérais le lycée : les enfants devaient y être scolarisés. Il y avait un hôpital, également. Peut-être s'approvisionnaient-ils en sang comme ça également.

Et j'entendis quelqu'un prononcé le nom de famille. Je tendis l'oreille.

-Le docteur Cullen est si mignon ! Dommage qu'il se soit marié à cette femme, Esmée…

-Il est tout de même ton supérieur et ton patron, tu ne devrais pas parler de lui ainsi. Et ses enfants devraient être plus dans tes âges, Nancy…

-Mais ils sont tous casés…

Cette conversation ne m'intéressait en fait pas du tout, je n'y appris rien, sinon qu'une infirmière (vu sa blouse, je supposai qu'elle en était une) avait des vues sur un docteur qui était magnifique. C'était un vampire, évidemment qu'il était beau !

Les deux femmes, situées loin de moi, encore à l'abri dans le hall de l'hôpital, n'avaient pas pu me remarquer.

Un éclair zébra le ciel et le tonnerre me fit sursauter, ma ramenant à mes pensées principales. En me promenant, je trouverai sûrement ces vampires.

Je trottinais gaiement, trempée, et, aussi vite qu'elle était venue, la pluie cessa. Le tonnerre grondait toujours, toutefois.

Je me glissai dans un coin à l'écart pour me transformer. En réalité, je gardais la même apparence, trait pour trait, mais en version sèche.

Je trouvais un bois où les odeurs l'herbe mouillée vinrent me chatouiller les narines. Je cédais à mon envie d'y aller et me promenais.

Alors que le tonnerre rugit encore une fois, je distinguai un bruit de fond, très fort. Je m'y dirigeai nonchalamment et priant pour que ça soit quelque chose d'intéressant. Puis je me souvins.

Alice pouvait voir le futur subjectif. Ainsi, si je pensais à ce que je ferai maintenant, elle me verrait, et je ne voulais pas l'effrayer. Et puis, j'avais appris par Philip autre chose. L'un des leurs lisait dans les pensées. Je bloquais donc les miennes, et continuai à marcher vers le bruit.

Cet exercice fut très amusant : avoir en tête un projet lointain tout en ne pensant à rien.

Et je les vis.

Une paisible clairière, où un terrain de baseball avait été improvisé. Un petit lutin lançait des balles à un blondinet à la carrure imposante. Une femme, agenouillée derrière lui, attrapait les balles manquées, même s'il devait y en avoir que très peu. Un rouquin jouait distraitement avec sa batte en discutant avec un homme blond et un colosse brun. Et, tout au fond, une belle brune était penchée sur une enfant, tout en riant avec une magnifique blonde.

Tous les Cullen étaient là, et je réalisais deux choses.

Premièrement, Alice et Jasper devaient être deux d'entre eux, mais que faisaient-ils là, pourquoi ne fuyaient-ils pas Enzo ?

Et deuxièmement, ils ne m'avaient pas encore remarquée. Je laissais alors libre cours à mes pensées, mais des pensées ébahies, comme une humaine qui découvrait leur jeu. J'avais envie de m'amuser un peu avant.

Le roux se stoppa soudain alors que je pensais et me fixa avec effarement. Ce devait être lui qui lisait dans les pensées. A me voir ainsi, on me prenait pour une humaine banale.

Puis, tous s'arrêtèrent en pleine action, et je pris alors la parole d'une voix de petite fille effrayée. Après tout, je donnais l'illusion d'avoir quinze ans seulement.

-Mais… Comment avez vous fait ? Vous courez si vite… Frappez si fort… Vous êtes des magiciens ? Demandais-je naïvement.

L'un d'eux se mit à rire. Le blond qui ne jouait pas, le plus âgé. Surement le docteur.

-De quoi parles-tu, ma petite ? On jouait normalement !

-Non, je sais ce que j'ai vu. J'ai tout vu.

Je jubilai intérieurement en voyant leurs airs perplexes et gênés. Seul l'un d'eux me regarda avec curiosité, comme s'il avait senti mes sentiments. Ce devait être Jasper.

Puis la belle blonde prit la parole d'une voix hargneuse.

-Elle en sait trop. Une seule solution, l'éliminer.

Je fis volontairement un pas en arrière en imitant un glapissement d'effroi. Et je tombai involontairement.

La poche de sang se perça. Par pur réflex, je touchais le liquide poisseux, et m'en mis accidentellement sur les mains.

L'odeur du sang les fit frissonner. Jasper fit un pas en avant, et il m'aurait sûrement dégustée (en tout cas, il le voulait) si le petit lutin, qui se révélait être une jeune femme, ne l'avait pas arrêté. Mais la fille brune, à l'autre bout du terrain… Nul ne la stoppa. Elle se jeta sur moi.

Nous roulâmes à terre, enfin, surtout elle vu que je l'étais déjà, et avant qu'elle ne plante ses crocs dans ma chair, je lui donnai un violent coup de pied dans la jambe. Elle s'arrêta immédiatement. Comment une humaine comme moi avait pu avoir autant de force ? Elle se releva et regarda le roux, geignant comme une gamine.

-Elle m'a cognée.

J'explosai de rire à la vue de sa mine décomposée et lui dit ironiquement.

-Tu as failli me dévorer, tu crois vraiment que ça fait le poids ?

Elle me regarda d'un air étrange, et je me relevai.

-Qui… es-tu ? Demanda le roux après avoir levé les yeux au ciel suite à la réplique de la brune.

-Je m'appelle Emeline Change. Et vous ?

-Nous sommes les Cullen. Commença le docteur. Je suis Carlisle, et voici ma femme, Esmé, ma fille Rosalie et son époux Emmett, mon fils Edward et se femme Bella, et puis… Ma fille Alice et son mari Jasper.

Je fixai ces deux derniers. Le dénommé Emmett, le brun imposant, me demanda, mal à l'aise.

-Qu'est ce que tu viens faire là ?

-Je suis une vampire, mais vous avez sûrement remarqué, vu que je savais qu'elle –je désignai Bella- allait me croquer. Et euh… Je me baladais dans le coin, et je vous ai entendu.

Ils me posèrent tous des tas de questions sauf Rosalie. Je connaissais cette manœuvre. Ils étaient en train de tenter de détourner mon attention. Et mon oreille détecta ce qui clochait. Un cœur battait. Un cœur faible et tranquille. Je fixai l'origine de ce bruit. L'enfant.

-Mais… Elle vit ! M'écriai-je.

Tous se mirent autour d'elle et la blonde reprit la parole de sa voix glaciale.

-Elle est à nous.

Horrifiée, je compris ce que signifiait cette phrase. Ils comptaient se nourrir… D'une enfant ! J'étais choquée. Puis le roux Edward parut se détendre à l'entente de mes pensées.

-Laisse, Rose. Elle ne va rien faire à Nessie.

-Mais… murmura Rosalie, peut convaincue.

Edward l'interrompit pour m'expliquer.

-Bien sûr que non, nous n'allons pas la manger. C'est ma fille.

-Votre fille ? Vous êtes un vampire, vous ne pouvez pas avoir d'enfants !

-Les hommes, si. Et Bella n'est vampire que depuis peu. Renesmé est bel et bien ma fille.

-Tu n'as pas vraiment répondu à la question d'Emmett, en fait, Emeline. Murmura Jasper. Tu as menti. Tu ne te baladais pas, j'ai senti ton mensonge.

« Je veux parler à Alice et Jasper en privé » Pensai-je, en cherchant comment exprimer ça. C'était sans compter sur Edward.

-Venez, elle veut vous parler à tous les deux, c'est tout. Pas aux autres.

Il me regarda avec un air curieux mais je m'efforçais de ne pas penser à ma conversation. Puis ils disparurent enfin.

-Que veux-tu ? Demanda Alice d'une voix calme, mais percée par l'inquiétude.

Je m'assis en tailleur par terre.

-Pourquoi êtes-vous revenus ?

-Euh… On était en voyage de noces et nous sommes revenus pour les vacances. Mentit Jasper.

-Faux. Dites à votre famille ce mensonge si vous voulez. Je sais que votre départ n'était pas pour ce motif.

-Comment sais-tu que nous sommes partis ? Demanda Alice en imitant ma posture.

-Vous êtes traqués.

Tous deux se figèrent et s'observèrent.

-Pas par moi, ne vous en faîtes pas. Mais je connais bien celui qui vous suit. Et je connais ces motifs.

Ils m'interrogèrent du regard.

-Jasper, c'est votre don qui lui fait peur. Depuis quelques mois, un vampire contrôle nos sentiments comme de vulgaires marionnettes. En… Votre poursuivant s'est mis en colère, et il n'était plus maître de lui-même. Il veut une vengeance. Et, Alice, vous avez tué, avec votre famille, son meilleur ami, James. Et il sait que la meilleure façon de vous faire souffrir est de… Tuer votre mari. Je suis désolée.

Ils parurent bouleversés, et la voix d'Alice me parut tremblante.

-Dis-nous au moins comment il s'appelle. Nous ne lui ferons pas de mal, sauf en cas de défense. Mais au moins, il faut que nous soyons à égalité.

-Enzo Change.

-Ton mari ? Demanda-t-elle, remarquant le même nom de famille.

-Mon frère. Il a vécu deux longues années avec James, et connaît les ficelles du métier de traqueur. Peut-être est-il moins doué et moins développé, mais sachez qu'il est quand même fort. Et il a de l'avance.

-Quel âge a-t-il ?

-Nous avons été transformé quatre siècles auparavant. Et il a un pouvoir. Si jamais vous le voyez, ne le regardez jamais s'il se met à danser. Même pour se moquer de lui… Je suis on ne peut plus sérieuse.

-Comment vous deux en savez-vous autant sur ma famille ?

-Il existe deux vampires qui savent tout sur chaque autre de la planète. Sans le vouloir. Une visite chez elles nous a appris tout ce qu'on voulait savoir sur ceux supposément nommés James et Alicia Hallen. Elles ont fait le rapprochement. Et utiliser le prénom de James n'était guère intelligent, car il a remué les souvenirs d'Enzo, et ravivé sa haine envers vous deux. Fuyez dès que possible, voilà mon seul et unique conseil.

-Mais ne peux-tu pas le faire revenir à la raison ? Notre famille commence à avoir des doutes sur notre voyage, surtout Edward qui ne nous entend jamais y penser…

-J'aimerai. Mais Enzo est dur à trouver, bien trop. Et je ne pourrai le revoir qu'aux vacances de Noël. Tâchez de survivre jusque là.

Je me tus, en entendant des pas de courses très rapides venir jusqu'à nous. La belle Rosalie nous avertis.

-Méfiez-vous. Les cabots ont reçu de la visite. Des humains, à en juger du père. Ils se baladent par là, et sont avec Seth et Leah. Attention.

Seth. Seth. Ce nom… Ben ! Il n'allait pas dans la ville de Washington, mais dans l'état ! Mieux valait-il que je ne reste pas par-là. Si ce Seth était un loup, bien qu'ami avec un humain aussi banal que Ben, il ne manquerait pas de détecter mon inhumanité.

-Je dois y aller. Prenez soin de vous deux, et méfiez vous de lui… A bientôt, j'espère. En un seul morceau.

Il y avait tant d'amertume dans ma voix qu'ils se regardèrent, alertes. Puis Alice me demanda.

-Ne voudrais-tu pas rester quelques temps supplémentaires ? Nous répondrons à tes questions. Mais nous aimerions en savoir plus sur notre poursuivant, ton frère. S'il te plaît.

Je restais muette un instant, puis, sous le regard curieux de Rosalie qui n'avait pas compris, et celui plein d'espoir du couple, j'opinai finalement.


Comment va réagir Rosalie? Essaiera-t-elle de comprendre, acceptera-t-elle de laisser sa famille? Les loups vont ils arriver? Taaadaaaa!!!