N/A Pour éviter des sursauts, une petite spécification: Sara vient d'un mot hébreu qui signifie princesse. Ahh et j'avoue, y'a une réplique que j'ai piqué direct au show. Vous essaierez de deviner laquelle haha.

Le Veilleur

Cameron passa le début de la soirée à accueillir les invités qui assisteraient au bal annuel. Ce bal servait de levée de fonds pour la recherche sur le cancer. Chaque année, il connaissait un succès respectable vu le coût du billet. C'était la première année que Cameron devait le coordonner, toutefois et elle trouvait cette responsabilité plutôt stressante. Elle avait hâte que Cuddy revienne de son congé de maladie. Elle se rendait compte, pour la deuxième fois, que malgré ses capacités d'organisation, elle aimait peu diriger des événements d'une telle ampleur.

Pourtant, elle s'en sortait bien. Et tous les invités commentèrent sa robe, ses cheveux, sa beauté… ce qui la flattait.

Tous les invités… sauf un.

House et Wilson arrivèrent en même temps, en tuxedo.

- House ! Je ne savais pas que vous veniez ?

- Ma conscience m'a convaincue, fit-il en accusant Wilson.

- Bravo, le félicita Cameron.

- Vous êtes magnifique, Dr. Cameron, commenta Wilson.

- Eh bien, merci.

House la regarda à peine et fit un « Hum hum ». Cameron se dit que c'était sa façon de complimenter. Elle leur indiqua leur table dans la grande salle de réception de l'hôpital et continua d'accueillir les invités.

Juste avant que la soirée ne débute, deux femmes entrèrent dans la salle. Cameron les accueilli avec enthousiasme. House n'arriva pas à voir de qu'il s'agissait. Puis, la soirée débuta avec un discours assommant du président de la fondation.

Bla bla… cancer… bla bla… support aux familles… Puis, il invita l'invité d'honneur à prononcer un discours, un célèbre oncologiste de l'hôpital Princeton-Plainsboro, « James Wilson ».

House se tourna vers son meilleur ami qui se leva tout naturellement.

- Hey, tu m'as menti ! Je ne savais pas qu'on venait à ta première communion ! lança-t-il sous le tonnerre d'applaudissement.

- Très marrant, répondit l'oncologiste en souriant.

Il se dirigea vers la scène, et prit la parole. Il fit un discours tout aussi assommant selon House. Mais il devait toutefois êtes teinté d'émotion car il vit quelques femmes verser une ou deux larmes. Sacré Wilson. Toujours le mot pour émouvoir.

Puis, Cameron monta sur scène et chuchota quelque chose à l'oreille Wilson. Celui-ci sourit et sembla chercher quelqu'un dans la foule.

- Comme c'est la tradition, l'invité d'honneur doit ouvrir le bal avec la compagne de son choix. Dr. Wilson…

- Je souhaite souligner la présence de quelqu'un de très particulier ce soir. C'est notre doyenne de la faculté et la directrice de l'hôpital. Elle nous gratifie de sa présence, puisqu'elle est absence depuis deux semaines, après un accident. Je souhaite donc inviter Dr. Lisa Cuddy pour ouvrir le bal, première femme doyenne de la faculté de médecine et directrice générale d'un hôpital.

Quel enfoiré, pensa House, sous un nouveau tonnerre d'applaudissement et de cris de joie. Il venait de scorer encore plus fort dans le cœur des dames qui devaient se dire : « Quel romantique ! » « Comme il est attentionné ! » « Oh, regardez comme elle est belle ! »

En effet. House ne manqua pas de le remarquer. Cuddy était particulièrement ravissante dans sa robe bleu foncée qui faisait ressortir la couleur de ses yeux. Ses bijoux brillaient juste assez pour attirer le regard, mais restaient discrets. Et ses chaussures… étaient en verre. Dans ses cheveux, une barrette en diamant qui décorait uniquement, car ses cheveux étaient lousses.

À ses côtés, Sara portait une robe bleu poudre, plus provocante.

On lui pardonne, elle a vingt-cinq ans, se dit House en détournant vite son regard de la jeune cousine.

Cuddy et Wilson dansèrent seuls un instant avant d'être rejoints par d'autres couples de danseurs, dont Chase et Cameron et Thirteen et Foreman. House, cependant, ne détourna pas son regard de Cuddy. Il dut s'avouer que Wilson et elle dansaient plutôt bien. Elle semblait avoir récupéré en entier, car elle n'avait aucun débalancement.

Intérieurement, il bouillonnait.

Il sentit bientôt, une présence près de lui. Le parfum léger et sucré lui dit que ce devait être une jeune personne. Il gagea sur Sara qui s'approchait de lui, par derrière.

- Bonjour.

Gagné. Il ne se retourna pas.

- Bonjour, princesse.

Sara eut un petit rire.

- Vous parlez hébreu ?

- Et vous ?

- Non. Je ne connais que la signification de mon nom. Le vôtre, qu'est-ce qu'il signifie ?

- Gregory vient d'un mot latin. Ça signifie veilleur… ou vaillant, tout dépend de la traduction.

Il ne savait pas pourquoi il avait répondu. Il restait concentré sur Cuddy. Il n'avait pas offert un regard à Sara. Celle-ci rit de nouveau.

- Ok. Vous avez effectivement l'air de veiller sur quelqu'un.

Enfin, House se tourna vers elle, mais il ne dit rien. Ce fut subtil, mais Sara nota qu'il sembla gêné.

- Vous n'êtes pas très expressif.

- Et ça vous prend un doctorat en psychologie pour voir ça ? ironisa-t-il.

Sara ne répondit pas.

- Je ne vous aime pas beaucoup, déclara-t-elle.

- Peu de gens m'aiment. Mais peu de gens le disent, dit-il en la regardant curieusement, soudainement intéressé par la jeune femme.

Elle avait peut-être finalement quelque chose d'intéressant : de la franchise.

- Moi, je ne vous aime pas beaucoup. Mais apparemment, vous arrivez à attirer les gens. Je ne sais pas comment vous faite parce que vous êtes un déficient des habiletés sociales.

- Je suis à l'image de Dieu. Adoré par des milliers de fidèles qui savent pas pourquoi ils ont la foi. Détesté par des milliers qui voient clair.

Sara resta surprise par cette ambitieuse comparaison.

- Wow, c'est très narcissique. Et pourtant, je dois concevoir que c'est assez lucide… et représentatif. Mais narcissique… Dieu ! Vous vous comparé à Dieu !

- Êtes-vous croyante ?

- Oui.

- Vous êtes une idiote.

Sara eut un hoquet de surprise. Puis, elle fronça les sourcils et annonça :

- Dans ce cas, tous ceux qui vous aiment sont des idiots. Enfin… sauf peut-être une personne. Mais je vais considérer que c'est parce que vous lui avez jeté un sort après avoir conclu un pacte avec Satan.

Sur ce, Sara s'éloigna, laissant House souriant. Il aimait bien la jeune femme finalement. Avec une telle franchise, il faudrait qu'il la mette de son côté. Il pourrait la transformer en petit démon pour obtenir tout ce qu'il voulait auprès de Cuddy.

Cuddy… avait disparu de son champ de vision.

Elle n'était plus avec Wilson qui discutait avec Chase.

Il se dirigea vers la salle de bain des bains des femmes. Il ouvrit la porte sans hésitation et y entra. Cuddy était devant le miroir en train de replacer la broche dans ses cheveux.

- C'est la toilette des femmes, annonça-t-elle froidement.

- J'espérais vous surprendre en train d'attacher votre porte jarretelle ou de replacer votre soutien gorge.

- Je ne porte ni un ni l'autre.

- Ah, pourquoi me dites-vous des insanités !

Cuddy lui lança un regard amusé dans la glace.

- Qu'est-ce que vous voulez House ?

- Faire l'amour avec vous de façon endiablée dans la salle bain, maintenant.

- Appelez la fondation rêve d'enfant, répliqua-t-elle avec un sourire en sortant de la salle de bain.

Celui-ci sourit et décida de s'accrocher. Leur confrontation n'avait pas été si terrible finalement. Il n'y avait pas eu de malaise.

La soirée se déroula très bien selon les organisateurs. Les discours, les activités de levées de fond, le repas excellent etc. House, lui, trouva la soirée en tant que tel d'un ennui mortel, mais il savoura la présence de Cuddy. Il ne se gêna pas pour passer des remarques à son égard toute la soirée. Tout le monde trouva cela des plus banals, car il avait l'habitude de le faire en temps normal.

Si Cuddy n'avait pas voulu se couvrir, elle aurait passé la soirée à dévorer House des yeux. Il était vraiment attirant dans son tuxedo. De plus, elle sentait son regard la parcourir, ce qui ne la laissait vraiment pas indifférente.

À un moment dans la soirée, elle sentit qu'elle avait besoin de s'éloigner, pour ne pas lui sauter dessus. Elle se dirigea tranquillement vers la salle de bain. Cependant, elle sentit que quelqu'un lui prenait la main et l'entraînait plus rapidement.

House ouvrit la porte de la salle de bain, y entraîna Cuddy et barra la porte derrière eux. Il ouvrit les portes des toilettes individuelles pour s'assurer que personne n'y était. Cuddy éclata de rire.

- Qu'est-ce que vous faites, House ?

- Je nous barricade dans la salle de bain.

- Et vous croyez que tout bonnement, je vais…

Elle ne pu pas terminer sa phrase, car House avait passé ses mains autour de sa taille et avait déposé ses lèvres sur les siennes. Elle resta surprise un moment, mais n'attendit pas longtemps avant de répondre au baiser. Cuddy tenta de se défaire de son emprise, mais il la resserra dans ses bras. Elle sourit et dit, en coupant le baiser :

- C'est des plans pour les gamins, s'enfermer dans une salle de bain.

- On ne l'a pas fait étant gamins, fit-il remarqué.

- Je n'ai plus vingt ans, dit-elle se voulant plus mature.

- Oh que si, souffla-t-il en l'embrassant dans le cou.

Elle ferma les yeux et passa ses mains dans les cheveux de House. Celui-ci fit tomber les bretelles de sa robe et remonta jusqu'à ses lèvres, tandis qu'il détachait sa robe. Ils entreprirent de se déshabiller, s'embrasser, s'observer furtivement par moment, se caresser…

Mais Cuddy eut une faiblesse. Gregory vit son visage blêmir soudainement et ses jambes flanchèrent.

- Oh, ça va ? s'enquit-il.

Son cœur sembla s'arrêter. Il la serra contre lui, tandis qu'elle glissait sur le sol. Il s'agenouilla et l'assit contre lui.

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Ma tête, murmura-t-elle.

Il passa sa main dans ses cheveux et sentit un liquide chaud contre ses doigts. Du sang.

- Les points de suture ont sauté…

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- Où sont Cuddy et House ? demanda Cameron à la table où Wilson, Sara, Chase, Foreman et Thirteen s'étaient réunis.

Tous s'échangèrent un regard. Ils l'ignoraient et Chase haussa les épaules. Les autres restèrent indifférents. Une expression de panique passa sur le visage de Sara, ce qui n'échappa à Wilson.

- Ok, si vous les trouvez dites-leur qu'un des investisseurs veut discuter avec eux. Et non, je ne sais pas pourquoi il les veut tous les deux. Et euh, quelqu'un sait où se trouve le concierge ?

- Le concierge ?

- La porte de la toilette des femmes est barrée.

Sara grimaça et s'éclipsa, de façon peu subtile car Wilson la suivit.

- Qu'est-ce que vous faites ?

- Je vous suis aux toilettes des femmes pour surprendre House et Cuddy.

Elle resta sérieuse et dévisagea Wilson.

- Écoutez, si c'est ce qu'ils sont en train de faire…

- Je ne vais le dire à personne, coupa Wilson pour la rassurer, je vais juste faire chier House avec ça pour le restant de mes jours.

- Ok, ça me va très bien alors, décida-t-elle.

Ils arrivèrent devant la salle de bain et se mirent à cogner sans gêne dans la porte. C'est avec grande surprise qu'ils entendirent :

- C'est ouvert ! Et putain, moins de bruit, je suis en train de faire des points de suture à froid !

Sara et Wilson se dévisagèrent l'un l'autre et entrèrent en trombe dans la salle de bain. Effectivement, House refaisait des points de suture à Cuddy qui grimaçait de douleur. Des larmes silencieuses coulaient le long de ses joues.

- Euh… qu'est-ce qui s'est passé ? Et qu'est-ce que tu fais avec un kit de point de suture à un bal ?

- C'est à moi, expliqua Cuddy, j'avais trainé mon kit, au cas où. J'ai bien fait… aww !!

- C'est terminé, dit House en faisant le nœud.

Wilson fronça les sourcils.

- House, pourquoi ta chemise est tâchée de sang ?

- Parce que Cuddy s'est évanouie sur moi. Les femmes me trouvent si confortables.

- Et qu'est-ce que vous faisiez tous les deux dans la salle de…

- Ok, ça suffit les questions stupides, coupa Sara en voyant l'embarras de Cuddy, tout le monde sait ce qu'ils faisaient dans la salle de bain. Pas besoin d'un dessin. En passant, Cameron et le concierge s'en viennent dans moins de deux minutes. Venez, Dr. Wilson.

Elle empoigna son poignet et le traîna à l'écart. Cuddy soupira. House se nettoya les mains et les essuya. Il se retourna vers Cuddy et lui sourit.

- Maintenant, vous m'en devez deux. Une pour la cane brisée sur la tête d'un inconnu et l'autre pour avoir taché mon tuxedo.

Cuddy rit et hocha la tête. House déposa ses mains sur ses hanches et l'embrassa doucement. Elle semblait fatiguée.

- Vous devriez rentrer, souffla-t-il.

Elle approuva et sortit de la pièce sans rien dire, éprouvée. House s'appuya sur sa cane et resta songeur.