Disclaimer : One Piece appartient au grand, à l'unique Oda-sensei. Je lui dois tout.

En route pour ce neuvième chapitre ! Que vont devenir nos chers pirates sur Kareha ? Comme d'hab, on se revoit en bas. Bonne lecture :)


Arc 1 : Les Origines.

Chapitre IX : La mission continue ! Entrevue dans une tente et révélation.

*Côté Groupe 2 : Marco et Satch*

Le Phénix se posa allégrement sur le sol, d'un geste beau et gracieux comme tout ce qu'il faisait lorsqu'il était sous sa forme de Zoan. Bientôt, Satch descendit de son dos, un sac bien vissé sur son épaule droite et sa banane nonchalamment coiffée avec une bonne tonne de gel. Il en avait bien sûr pris de précaution pour toute la semaine. Bien sûr, ses deux sabres pendaient à sa ceinture, et il portait son habituel foulard orange que Marco nommait de « ridicule. ». Le cuisinier regarda son ami redevenir humain, et demanda :

- Bon, on commence par quoi ?

- Et si on allait se renseigner sur les personnes enlevées ? Pour voir quel type d'esclave ses escrocs revendent.

- J'allais le dire avant toi !

Marco leva les yeux au ciel et plaça ses mains dans ses poches en commençant à suivre le chemin vers le village. Le commandant de la quatrième flotte le suivit alors en l'interpellant de l'attendre. Marco soupira : « Ca risque d'être plus long que ce que je pensais… »

*Côté Groupe 3 : Alikey et Maeko*

La blonde replia ses deux ailes blanches dans son dos d'un jeté de cheveux, puis se retourna vers Maeko, encore chamboulé par le voyage dans les airs qu'il venait de faire :

- Je ne comprendrais jamais pourquoi tu as autant le vertige ?

- Laisse-moi tranquille Alikey ! Toi, tu as forcément peur de quelque chose, moi de la hauteur ! Chacun ses faiblesses.

- Mais moi je n'ai pas de faiblesses.

Elle avait dit ça sur un ton si menaçant qu'elle glaça le sang de Maeko, comme beaucoup de fois auparavant. Le brun se ressaisit, sentant que, de toute manière, il n'était plus dans les airs et que maintenant, il pouvait arrêter de paniquer. Il laissa un soupire de soulagement lui échappait et tourna son regard brun sur les environs. Ils se trouvaient dans un champ. Une goutte tomba de son front jusqu'au sol et il eut un air désespéré :

- Alikey…

- Quoi encore ?

- OU EST-CE QUE TU NOUS AS FAIT ATTERRIR ?

- BAH JE NE SAIS PAS MOI ON NE ME DIT JAMAIS OU JE DOIS ME POSER ALORS J'AI TROUVE UN ENDROIT A L'ECART OU PERSONNE NE NOUS TROUVERAIT OU VERRAIT ! ET ARRETE DE ME CRIER DESSUS OK CE N'EST PAS DE MA FAUTE !

- Bon, pas la peine se disputer, on va finir par trouver une solution.

Il se pinça l'arrête du nez, ce qui fit doucement rire Alikey :

- Tu ressembles à Marco comme ça, fit remarquer la blonde, dans un sourire joueur.

- Je ne relèverais pas. Bon, j'ai toujours Actu avec moi, et… on finira bien par trouver un moyen de retourner au village.

Tandis qu'il touchait doucement son arme favorite accrochée dans son dos, elle sortit une ombrelle de son sac et l'ouvrit :

- Quoi ? Mais il ne fait même pas chaud, s'étonna le brun.

- Ce n'est pas parce qu'il ne fait pas chaud que le soleil ne peut pas me brûler la peau, espèce de triple idiot, s'énerva Alikey.

- Si tu voulais vraiment protéger ta peau du soleil, tu n'avais qu'à mieux t'habiller, marmonna-t-il dans sa barbe.

- Quoi ? Qu'est-ce que tu as dit ? Je n'ai pas entendu, fit-elle, légèrement agacée.

- J'ai dit qu'on devrait se mettre maintenant en route, assura-t-il en frottant sa main dans ses cheveux et en souriant hypocritement.

« Dégonflé ! », pensa Alikey, tandis que Maeko grogna intérieurement : « Sorcière. » Ça promettait tout cela.

*Côté Groupe 4 : Ace et Lucia.*

Le jeune Portgas, debout sur son Striker, essayait du mieux qu'il pouvait d'ignorer les ondes négatives sortant du corps de Lucia, assise à l'arrière, complètement déprimée, assise les genoux recroquevillé contre sa poitrine, et se balançant d'avant en arrière. Finalement, le brun perdit sa patience, et se retourna pour cogner sur le crâne de son amie aux cheveux rouges, mais cette dernière releva la tête avant qu'il ne puisse faire quoi que ce soit :

- Rappel moi pourquoi ils nous ont mis ensemble ?

- Parce que Satch a un esprit tordu et malsain, et je suis sûr que c'est la même chose pour Marco, sauf que lui, ne le montre pas.

- Mais je ne veux pas avoir une gazinière sur patte pour partenaire !

- PARCE QUE TU CROIS QU'AVOIR UNE FRAISE GÉANTE COMME PARTENAIRE ME FAIT PLAISIR ?

- OUAIS MOI J'AIMERAIS BIEN M'AVOIR COMME PARTENAIRE VU COMMENT JE SUIS COOL !

- MAIS TU DÉLIRES COMPLÈTEMENT MA PAUVRE !

- EH BAH MOI JE PRÉFÈRE LARGEMENT ETRE UNE FOLLE PLUTÔT QU'UN CHAUFFAGE QUI BOUGE COMME TOI !

- TU SAIS CE QU'IL TE DIT LE CHAUFFAGE ?

- NON, ET JE M'EN FOUS !

L'ambiance qui régnait sur le petit Striker n'allait pas manquer de le faire renverser envoyant les deux possesseurs de fruit du démon au fond de l'océan à jamais. Ace et Lucia s'échangeaient un regard meurtrier et électrique. Puis, l'adolescente détacha son regard bleu de celui gris captivant d'Ace, pour voir s'ils n'allaient pas s'échouaient sur l'île. Un cri lui échappa alors qu'elle montrait les côtes si proches de Kareha. Ace se retourna violemment et juste à temps pour arrêter la machine, brusquement. Si brusquement que Lucia effectua un vol plané jusqu'au dos du jeune homme. La face écrasée contre la peau dénudée d'Ace, elle reprit ses esprits quand elle sentit que le sol ne bougeait plus :

- Lucia… si tu pouvais… me lâcher… ce serait fort sympathique…

Elle se rendit compte que, dans la peur de l'accident, elle s'était accrochée à la première chose venue, soit le torse du brun. Se rendant compte que la situation était assez embarrassante, elle se recula jusqu'au petit mât du striker et ne le lâcha plus. Ace soupira, découragé :

- Bon… on a évité la catastrophe. On y va ?

- Hein ? Euh… ouais…

- Tu as une idée de par où on pourrait commencer ?

- Non mais…

- Ok, on va au restaurant.

Elle soupira, à son tour découragé, mais ne put dire quoi que ce soit devant le grand sourire que lui servait Ace. Un sourire de D. Elle eut une mine attendrie, et le poussa sur la terre ferme :

- Allez, Baka, allons remplir ton estomac sur dimensionné et en même temps, chercher quelques infos. Ensuite, on ira aux sources thermales.

- Et je peux savoir pourquoi ?

- Parce que c'est là-haut que toutes les informations circulent voyons.

Les deux jeunes prirent le chemin au village, non loin de là, après avoir bien pris soin de cacher le Striker des yeux de tous.

*Côté Groupe 1 : Manue*

Ils avaient rapidement trouvé l'ancien carnet de note de Sultan, dans un coffre fort qui avait résistait à l'explosion et la fleur, intacte, au centre de la pièce. Ils avaient désinfecté le tout, et les avait enfermé dans des bocaux avant de reprendre le chemin du bateau. La verte fixait maintenant sa découverte à travers la vitre du bocal. Les dernières notes rédigeaient par Zama D. Sultan se trouvaient juste à côté, et la verte n'avait pas réussi à les ouvrir. La fleur qui se rapprochait le plus de la Semeï no Hana se trouvait juste devant sous ses yeux. Elle essayait de deviner quels avaient été les sentiments de son père, lorsqu'il l'avait trouvé la première fois. Mais rien du tout. Son père avait toujours été une personne énigmatique, de toute façon.

Le son d'un poing tapant contre la porte la sortit de sa courte rêverie. Elise passait timidement une tête par delà la porte, un plateau entre les mains. Manue lui fit signe d'entrée, reportant son regard sur la fleur. La bleue se permit d'allumer la lumière, trouvant l'ambiance trop sombre. Elle posa ensuite le plateau rempli de nourriture à côté de la verte, et s'apprêtait à quitter la pièce, avant de dire :

- Tu sais, Manue-san… je pense que tu devrais plus travailler au grand air. T'aérer un peu. Parce que sinon, ton cerveau va finir par déborder de chaleur et après tu vas faire une…

- Merci de te soucier de la santé de mon cerveau Elise mais…

- Je suis très sérieuse, Manue-san. Ça peut être très dangereux de rester enfermer dans le noir sans aucun trou d'air. Autant pour ta santé que pour ton moral.

- Arrête de t'inquiéter pour moi, je vais très bien. Mais merci de l'intention.

- Si tu le dis.

La bleue décida de ne pas aller chercher plus loin, et laissa la verte dans ses réflexions et ses pensées. Manue reposa son regard vert sur le carnet et se décida à l'ouvrir pour en savoir plus.

*Groupe 2 : Marco et Satch*

Les deux hommes marchaient au milieu des villageois et habitants en plein milieu de la place du marché. Aucune trace de personnes suspectes à détecter, et pourtant, les gens de partout affluaient de part et là des boutiques et des sources. Kareha vivait principalement de son tourisme, bien qu'étant une île automnale. Tout le monde venait se détendre aux cascades de Kenko, signifiant littéralement, « Santé ». Satch commençait à désespérer alors que Marco regardait sans cesse la liste des personnes enlevés à ce jour, que le maire du village leur avait donné :

- Tu crois réellement que c'est une vente d'esclave ? Je veux dire… Les habitants de cette île sont tous ce qu'il y a de plus normaux. Pas d'homme-poissons, ni même de femme à la beauté plus grande que les autres et crois-moi, je sais de quoi je parle.

- Uhm…

- J'adore quand tu me fais ça, Marco, j'ai vraiment l'impression que ce que je dis à de l'importance à tes yeux, et que tu écoute attentivement mes conseils pour les suivre.

- Tu veux bien arrêter de te plaindre cinq minutes ? Je réfléchis.

- Sympa -_-

Satch, vexait par le comportement de son ami, plaça nonchalamment ses mains dans ses poches, et accéléra le pas pour faire bien attention à ce que le phénix suive son rythme à lui. Mais c'était peine perdue. Il soupira, et essaya de prendre la liste qui intriguait tant Marco :

- Tu as raison sur le point que les habitants n'ont rien de spécial aux yeux des Dragons Célestes mais… quelque chose cloche dans cette liste.

- Comment ça ?

- Ce sont tous des artisans, et des… presque scientifiques, fit Marco, réellement troublé.

- Tu crois que les Dragons Célestes les veulent pour leur… intelligence ?, demanda Satch, à tout hasard

- Les Dragons Célestes recherchent des serviteurs à même capable de combler leur moindre désir… pas des gens talentueux qui pourraient leur faire de l'ombre…, répondit Marco, peu convaincu.

- A moins que l'un d'eux ait besoin de ces talents justement. Les gens de cette île sont réputés pour leur médecine à base de plante et de fleur non ?, fit remarquer Satch, détaché, mine de rien.

Le phénix s'arrêta et fixa Satch, qui lui, avait toujours son air décontracté et boudeur. Un éclaire de génie passa dans ses yeux, et il lança un bébé denden au cuisinier en lui intimant de prévenir les deux autres équipes de leur découverte.

*Groupe 3 : Alikey et Maeko*

Les deux jeunes marchaient encore et toujours dans une forêt qui semblait s'épaissirent toujours plus. La blonde doutait de plus en plus du sens de l'orientation du brun, ce qui devait être un inconvénient chez tous les sabreurs. Elle rangea le denden dans son sac d'un geste ennuyé et referma son ombrelle à l'abri des arbres et du feuillage :

- Je viens d'avoir Marco au denden. Ils ont trouvé quelque chose.

- De toute manière, on ne pourra jamais faire quoi que ce soit, on est coincé dans cette satanée forêt.

- Si tu n'es pas content, t'as qu'à chercher un autre chemin, un autre moyen. Enfin bref, ils pensent qu'ils ont capturé des scientifiques pour les revendre à un Dragon Céleste malade. Il faut que je me rende à la base des révolutionnaires sur l'île à une dizaine de miles, et que je sache de quel Dragon Céleste il s'agit. Tu m'accompagnes ?

- Chez les révolutionnaires ? Pourquoi ?

- Je te l'ai déjà dit. Bon, c'est oui ou c'est non ?

- Bah, je n'ai pas vraiment le choix, non ?

- Ouais, allez, viens, on va prendre la méthode rapide.

Maeko déglutit. Ils allaient repartir par les airs, et il allait encore avoir le vertige.

*Groupe 4 : Ace et Lucia*

La fille d'Heyko Swann fixait le fils de Roger avec une certaine impatience et un désespoir criard. Il venait de commander son 20ème plat, et ils n'avaient toujours rien appris. Heureusement que Satch et Marco avançaient mieux de leur côté, parce que sinon… Elle reposa le denden dans son sac, et se décida à parler, entre deux bouchers du brun :

- Marco et Satch ont découvert un truc en plus. Eux, fit-elle remarquer, agacée.

- Serait-ce un reproche que j'entends dans ta voix ?

- Oui. Enfin bref, ils pensent que ce sont des scientifiques qui seraient revendus pour soigner un ou plusieurs Dragons Célestes. Ils ont envoyé Ali et Maeko-kun rechercher plus d'info là-dessous au près des révolutionnaires.

- Et nous, on doit faire quoi ?, l'interrogea-t-elle, intéressé.

- Comme il va bientôt faire nuit, on doit rejoindre Marco et Satch et on continuera les recherches demain.

- Ok, ok, je termine ça et on y va.

- Dépêche-toi parce qu'ils ont fait un campement assez loin, et j'aimerais y être avant la nuit.

- Pars sans moi, proposa-t-il.

- Pour que tu te perdes encore ? Non merci, ça va, je perdrais encore plus de temps. En plus, je suis censée te prendre en charge, alors donc…

- Ce n'est pas moi le commandant ici ?

- Être commandant ne signifie pas être consciencieux. La preuve, ça fait bien longtemps que Satch commande la 4ème flotte.

- Tu n'es pas très sympathique avec lui.

- Ce n'est jamais méchant. Mais reconnais qu'il y a plus consciencieux que lui.

- Sauf en situation de crise, dit-il, en faveur de son ami.

- Sauf en situation de crise, répéta-t-elle, pensive.

Il était rare de voir Lucia ainsi perdue dans ses pensées. C'était souvent quand on lui parlait de Luffy, où elle se perdait dans ses souvenirs pour ne revenir que quand on l'interpellait. Le jeune Portgas savait à quel point la jeune femme portait les deux commandants en estime et dans son cœur. Les deux hommes qui l'avaient élevé et inculqué les principes qu'ils avaient pour qu'elle devienne la femme qu'elle était aujourd'hui. Et souvent, Ace avait du mal à se dire que Lucia était une femme. Au même titre qu'il était un homme. Comme ils s'étaient connus toutes leur vie enfant, pour se retrouver ensuite adulte, le choc avait été lourd pour tous les deux :

- C'est fou comme je ne comprenais jamais pourquoi tu portais autant d'admiration pour eux, quand tu parlais d'eux avant. Au même titre que Luffy avec Shanks, dit Ace, en terminant son assiette

- Uhm… je suppose qu'avec Dadan, tu n'as pas vraiment eu de figure paternelle.

- En effet, fit-il, sec, froid.

- Shanks était la figure paternelle de Luffy. Il lui a appris à rêver, à croire en ce qui comptait pour lui, et surtout, à protéger ses amis.

- Et qu'est-ce que Marco et Satch t'ont appris ?

- Marco ? A persévérer. A croire en ce qui était juste à mes yeux. A poursuivre mes idées et mes rêves. A continuer d'avancer, quoi qu'il arrive.

- Satch ?

- Satch doit m'avoir appris la meilleure leçon que je n'ai jamais retenue, répondit-elle, rêveuse.

- Laquelle ?

- Apprécier… eh puis, aimer la vie. Ne jamais prendre les choses du mauvais côté, toujours du bon. Il m'a un jour dit que relativiser rendait tout plus bon et poétique. Satch est un sacré rêveur que rien n'arrête tant qu'il a son imagination. Je crois que je l'admire juste pour ça. Son sens de l'humour bancal aussi, mais… quand… quand je me dis que tout va mal, je pense à ses paroles et je me dis qu'au moins, rien de pire ne peut arriver.

- Eh beh. J'ai pas compris un mot sur deux de ce que tu as dit, mais en tout cas, je suis sûr d'une chose.

- Laquelle ?

- Tu les aimes vraiment beaucoup tous les deux.

Il lui servit encore un sourire à la D, et elle ne put qu'y répondre. Elle répliqua avec un « Tu as sûrement raison. » Avant qu'il ne se remette en route.

*Groupe 2 : Marco et Satch*

Le blond regardait le soleil se couchait, lentement sur les champs de blé qui composaient une bonne partie de l'île. Assis sur un rondeau de bois, il fixait la carte dessinée par Max, quelques années auparavant. Essayant de voir où les kidnappeurs pouvaient bien se cacher. Satch ramenait du bois de la forêt pour le feu. Deux tentes étaient paresseusement posées sur le petit campement qu'ils avaient fait. Le cuisinier, après avoir posé les bûches sur le sol de terre, s'assit à côté de son ami, plongé dans ses pensées. Il attisa lentement la petite flamme d'un bout de bois, tout en regardant aussi le coucher de soleil. Un bruit de froissement de feuille les fit sursauter et se retourner. Mais rien en vu. Soudain, deux personnes tombèrent des arbres. La première d'un pas plus lourd, laissant découvrir ses grosses chaussures noires à semelle, ses cheveux de jais, ses yeux gris rieurs, et ses tâches de rousseur. La deuxième, d'un pas plus léger, arrivant doucement sur le sol, laissant dévoiler ses jambes fines, ses cheveux rouges, ses yeux bleus foncés et son bonnet en forme de tête de loup :

- Mais par où êtes-vous passés bon sang ?

- Par les arbres, plus facile et plus rapide.

- Je ne me souvenais plus avec quelle facilité tu te déplaçais comme ça, Lucia.

La concernée se contenta d'hausser les épaules, avant de jeter son sac sur le campement, et de s'assoir à côté de son commandant. Ace suivit rapidement le rythme, son sac de voyage se retrouvant sur celui de Lucia, et il s'assit à côté de Satch. Alors que le commandant de la première parlait activement avec sa seconde sur l'emplacement hypothétique des ravisseurs, Satch cuisinait quelque chose rapidement, et Ace, couché dans l'herbe fraîche, les mains sous la tête, regardait le ciel étoilé.

Et ce n'est après qu'un repas peu garnis mais conséquent, qu'ils décidèrent de se séparer en deux groupes pour les deux tentes, en tirant à la courte paille. Et il fut décidé que :

- HORS DE QUESTION QUE JE DORME DANS LA MÊME TENTE QUE LA GAZINIÈRE SUR PATTE !

- PARCE QUE VOUS ESPÉREZ PEUT-ÊTRE QUE JE VAIS DORMIR AVEC LA FOLLE AUX CHEVEUX ROUGES ! C'EST MÊME PAS UNE VRAIE COULEUR DE CHEVEUX LE ROUGE !

- On a tiré à la courte paille, maintenant vous arrêtez de faire les gamins, et ce n'est que pour une nuit, au maximum 6, donc arrêtez de vous plaindre !

- Eh pis, on vous demande pas de dormir dans le même sac de couchage juste dans la même tente.

Marché conclus, les arguments de Marco et Satch valaient mille fois mieux que ceux d'Ace ou de Lucia. Ils prirent donc une tente pour deux, et là, quand Lucia ouvrit la sienne, surprise :

- C'est une blague là ? Y'a à peine la place pour une personne ! Et Ace c'est un gros sac, j'suis sûr quand il dort il prendre un lit deux places et…

- Oh ça va, tais-toi, un peu.

- T'as dit quoi là ?

Les deux jeunes se retrouvèrent à se battre dans leur tente plus petite que l'autre, détruisant tout sur leur passage à l'intérieur. Et c'est une demi-heure après qu'ils purent enfin se mettre au lit.

Dos à dos, leur peau se touchant presque à travers le tissu du sac de couchage, Ace et Lucia essayaient de s'endormir en arrêtant de penser à l'autre qui était de l'autre côté. En vain, vu que Lucia grelottait plus que nécessaire, du au froid de la nuit sur cette île au climat changeant entre le jour et la nuit. Et le sac de couchage ne servait pas à réchauffer son corps fragile, ce qui provoquait chez elle se forts tremblements. Qui empêchaient par la même occasion Ace de fermer correctement l'œil. Au bout d'une heure ainsi, et agacé, le jeune Portgas se retourna pour faire front au dos de Lucia :

- T'as fini de trembler oui ? J'aimerais bien dormir, moi.

- Ex… excuse-moi… monsieur… Portgas mais… mais moi… je… n'ai pas… mangé le… foutu fruit… du… du… du… feu… donc… j'ai… j'ai… froid… par -10 degré…

- Il ne fait pas froid -_-

- C'est… c'est à cause de… de ton… fruit… Ba… Baka !

- Ah. Donc, si tu dors avec moi, tu n'auras plus froid.

- Je... je… je… attends ?! Quoi ?

- Et t'arrêteras de trembler comme une feuille ?

- Je… je suppose…

Sans laisser plus de temps à la jeune femme, Ace s'extirpa de son sac de couchage, et ouvrit celui de Lucia. Paralysée par le froid, elle se laissa porter dans les bras du jeune homme, qui entoura ses frêles épaules. Quand elle sentit la chaleur du corps du détenteur du fruit du feu, Lucia se détendit immédiatement, et arrêta de claquer des dents. Elle resserra même ses mains gelés contre le torse du jeune homme, qui laissa un juron lui échappait à cause de la fraîcheur. Mais bientôt, Lucia n'écoutait plus. Rassurée, en sécurité et au chaud dans l'étreinte musclée d'Ace, elle se laissa glisser dans les bras de Morphée. Puis, Ace, doucement bercé par la respiration faible et régulière de Lucia, ferma lui aussi les yeux pour sombrer dans le royaume des rêves et de l'insouciance. Demain serait un jour nouveau. Et ils affronteraient d'autres ennemis, certainement. Mais ça attendrait demain. Pour l'instant, ils étaient tous les deux, et ils étaient bien. Jusqu'à ce que Lucia se souvienne des paroles de Manue, le matin-même. « Ce garçon ne risque pas d'être la seule personne que tu perdras, Lucia. ». Elle rouvrit lentement un œil puis l'autre, et regarda le visage paisible d'un Ace endormi. Elle eut un faible sourire et se contenta de prononcer :

- Ne meurs pas, Ace. Jamais.

Oh, si elle avait su…

*Groupe 3 : Maeko et Alikey*

La blonde fixa le petit campement qu'avait préparé le reste du groupe. Le jour venait à peine de se lever, et Maeko s'était effondré dans l'herbe. Ils n'avaient pas dormi de la nuit, tous les deux. Enfin, surtout Alikey, qui avait du faire le voyage dans les airs. Et Maeko avait réussi à fermer les yeux de temps à autre et à oublier sa peur de la chute et du vide. Mais pas assez pour faire une nuit complète. Elle n'en avait cependant pas besoin, son corps s'entourant progressivement d'un fin halo de lumière blanche. Le brun, quand à lui, se releva doucement, la lumière du jour se levant lui agressant les yeux :

- On devrait les réveiller non ? Plus vite ce sera réglé, mieux ce sera.

- Attends encore un peu, le soleil vient à peine de se lever.

Maeko fixa son regard sur Alikey qui perdait en lumière. Elle fixait l'est et les ombrages rosés qui dépassaient de la forêt. Il se mit en position de tailleur, et regarda lui aussi l'astre solaire dépassait à l'horizon, au dessus des arbres :

- Je te trouve mélancolique aux levers de soleil, lui dit-il, vaguement endormi.

- Vraiment ?, demanda-t-elle, sans détacher son regard du soleil.

- Ouais.

- Toi, tu as plus tendance à fixer les couchers, fit-elle remarquer au brun.

- Je me dis que je viens encore de passer une nouvelle journée sur cette terre c'est tout.

- Vraiment ?

Ils échangèrent un sourire complice, avant que le bretteur ne se lève et claque dans ses mains :

- Allez, on va réveiller les belles au bois dormant !

Il se dirigea vers la plus petite tente et commença à l'ouvrir, pour finalement découvrir un spectacle qu'il n'aurait jamais cru voir de toute sa vie :

- Ali-chan ! Viens voir ça ! C'est assez exceptionnel !

- De quoi tu parles Maeko ?

La blonde se figea devant la scène qui s'offrait à elle. Lucia, dormant paisiblement, un air un peu gaga sur les lèvres, dans les bras d'un Ace, la bave au coin de la bouche, tout aussi paisible :

- Si j'avais su, j'aurais pris un denden photo, fit Alikey, au bord de la crise de larme tellement elle riait.

- Oh ça oui. Allez, ne gâche pas le plaisir de les réveiller voyons ! A l'attaque !, cria Maeko en s'élançant du mieux qu'il pouvait dans la tente.

Ce n'est qu'une bonne heure après que tout le monde soit réveillé, et qu'Ace et Lucia essayaient d'expliquer le pourquoi du comment à une Alikey et un Maeko devenu étrangement sourd, que le campement fut défait et qu'ils prirent le chemin vers le village :

- Vous avez eu les infos nécessaires du coup ?, demanda Marco.

- Ouais. Il y a bien un Dragon Céleste tombé malade il y a quelques temps et dont aucun médecin n'arrive à soigner les premiers symptômes, répondit Maeko.

- La maladie de Roger ou Heyko ?, interrogea Satch, pour le refroidissement d'Ace et Lucia.

- Non, je ne pense pas, répondit Alikey, sûre d'elle.

- Et qui est donc le Crétin Céleste qui aura la chance de mourir comme une personne du bas peuple ?, demanda Ace.

- Saint Jalmak.

Le cœur de Lucia manqua un battement, tandis qu'elle s'arrêtait sur place. Ses yeux s'écarquillèrent d'horreur, et elle sentit presque le sol se dérobait sous ses pieds. Mais elle tint bon. Par contre, son petit organe fragile faillit la lâcher et il arrêta de battre pendant un infime temps, tandis que son cerveau lui renvoyait ses pires souvenirs à la figure, rendant la situation encore plus absurde qu'elle ne l'était. Le petit groupe s'arrêta pour la regarder, stupéfait :

- Lucia ? Quelque chose ne va pas ?

- Je…

Les évènements et les souvenirs tournés à une telle vitesse dans sa tête qu'elle n'arrivait pas à faire le tri. Elle repensa d'abord à son inquiétude pour Ace et Dadan, mais surtout Sabo, emprisonné chez lui. Puis, sa lassitude devant l'enthousiasme des personnes présentes. Et enfin, un nom scandé haut et fort, acclamant le nouvel arrivant, le grand seigneur de cette terre, un Dragon Céleste venu spécialement en East Blue, sur l'île de Dawn, au royaume de Goa. Puis, elle se souvint de la fumée, du drapeau entrain de brûler, et de la souffrance qu'elle avait ressentie : « Saint Jalmak… c'est Saint Jalmak qui l'a tué. C'est lui. C'est lui qui a tué Sabo… » Et cette phrase se répétait, inlassablement dans sa tête, la replongeant presque dix ans en arrière, à l'époque de l'évènement.

Les autres ne purent pas se poser plus de question vu qu'un messager du maire arrivait en courant vers eux. Il s'arrêta à même pas deux mètres du groupe, reprit rapidement son souffle, et se tourna vers Marco :

- Marco-sama ! Le maire m'a prévenu pour vous dire qu'un homme s'était échappé de sa captivité. Le bateau de pirate transportant les hommes se trouvent à la crique 10 ! Ils sont en train de partir ! Il faut faire vite !

Et ceux sont ces mots qui sortirent Lucia de brève transe. Elle reprit les commandes de son esprit, et arrêta la crise de panique qui la prenait en régulant les battements de son cœur à l'aide de son fruit du démon. Hors de question que ce bateau ne s'en aille avec à son bord des personnes capables de sauver l'assassin de son ancien rayon de soleil. C'était chose sûre :

- LUCIA ! QUE FAIS-TU ? REVIENS !

Mais l'adolescente n'écoutait déjà plus rien d'autre que sa propre dictée. Et elle la menait tout droit à la crique 10 pour empêcher ce bateau de partir. Elle ne sentit par la présence d'Ace qui la suivait de près, ne sentait pas les recherches affolées d'Alikey, par les airs, ne sentait pas la panique de Maeko et Satch à son sujet, la colère de Marco alors qu'elle désobéissait et n'agissait qu'à sa guise. Elle n'écoutait plus que son instinct qui lui dictait la direction où allait et quoi faire. Jamais elle n'avait couru aussi vite, avec autant d'acharnement, que maintenant. Si vite que la crique numéro 10 se dessina au loin.

Mais malheureusement pour Lucia, elle était arrivée trop tard, bien trop tard. Le bateau partait déjà, il était trop loin pour qu'elle le rattrape. Et alors qu'elle voulut s'élancer de la falaise pour le rattraper et ainsi assouvir indirectement une vengeance qui durait depuis bien longtemps, une main rattrapa son pull avant qu'elle ne saute plus loin. Et elle fut violemment enfermée dans les mêmes bras que la nuit même. D'abord abasourdie par la vision du bateau s'éloignant, elle commença à se débattre pour aller l'arrêter. Mais l'étreinte d'Ace était ferme et ses bras musclés ne lâcheraient pas :

- NON ! LÂCHE-MOI ACE ! TU NE PEUX PAS COMPRENDRE ! CE SALAUD NE MÉRITE PAS QU'ON LUI SAUVE LA VIE ! CE N'EST QU'UN ASSASSIN ! C'EST DE SA FAUTE ! C'EST DE SA FAUTE SI SABO EST MORT ! C'EST DE SA FAUTE ! IL NE MÉRITE PAS DE VIVRE ! IL NE MÉRITÉ PAS DE…

Au fur et à mesure du temps qui passait, qu'Alikey, puis Marco, puis Satch et Maeko arrivent que le bateau disparaisse à l'horizon, elle se calma doucement, dans les bras du brun, qui la maintenait toujours aussi fortement. Répétant des petits « Il ne mérite pas de vivre. » ou encore « C'est de sa faute. » Elle finit par tomber au sol, se tenant son cœur douloureux qui avait du mal à battre. Regardant désespérément la mer qui avait emporté ces hommes capables de sauver un meurtrier. Le meurtrier de Sabo. De son ami. De son soleil. De son bonheur. L'assassin de tout ce qu'il y avait eu de meilleur en elle. L'assassin de son enfance, de son insouciance, de sa pureté. L'assassin de tout ce qui faisait d'elle une bonne personne.

Ace avait compris. Elle l'avait clairement dit, de toute manière. Et quand Marco se posa à côté d'eux, il le supplia du regard pour qu'il fasse quelque chose :

- On est en infériorité numérique, Ace, ce serait du suicide qu'on y aille, seulement tous les six. J'ai prévenu le Moby Dick, mais il aurait fallu qu'il fasse le tour de l'île avant d'y arriver. C'est trop tard. On a échoué. On ne peut plus rien faire maintenant.

Le brun hocha la tête, d'un air résigné, et enfonça un peu plus son chapeau sur sa tête. Ça ne laissait rien présager de bon, cette histoire, oh ça oui.


Voilà voilà, un autre chapitre de bouclé. J'espère qu'il vous a plu :). Le prochain va clore ce premier arc, pour laisser place au deuxième, qui expliquera beaucoup de choses.

Encore merci à Littlejuju pour sa review. Oui, tu as raison, Lucia a beaucoup de chance, et je pense que pas mal donnerait n'importe quoi pour être à sa place. Même s'il n'y a aucune ambiguïté :)

Et n'oubliez pas que si vous avez une suggestion, une question, quelque chose qui vous gêne, vous dérange, ou simplement l'envie de me lancer des fleurs, n'hésitez pas à poster une review, je ne mords pas, et en plus c'est gratuit.

Dimanche, on aura une petite apparition d'un guest, tout droit en rapport avec ce chapitre. Saurez-vous de qui je parle? (elle est facile celle-là les amis). De plus, ce sera le premier chapitre où je m'essaie au concept de "Song fic" ce qui promet quelques émotions assez fortes.

Prochain chapitre : Discussion à la belle étoile. "Lie down with me. Hold me, in your arms."

A dimanche les amigos! - La Femme Invisible.