Un grand merci à tous ceux qui me lisent.

Je me permets, d'expliquer ici une partie de l'histoire sur laquelle j'ai eu beaucoup de questions : certains d'entre vous ont trouvé que les serpentards acceptaient trop facilement Harry.

Explication :

En premier lieu, si vous vous souvenez, au début de l'histoire quand Lucius parle à Harry, il lui dit que plusieurs familles de mangemorts, comme lui, souhaitaient quitter le Lord.
D'autre part, les amis de Draco, savent que celui-ci s'est enfui pour ne pas être marqué et est parti vivre chez son parrain.
Ces derniers, savent aussi par la presse que Severus est le père d'Harry, en conséquence, il ne peut être un mangemort.
Draco vivant avec Harry chez son parrain, ses amis s'attendaient à ce que les deux ennemis se côtoient.
Les serpentards comme je les décrits, sont assez unis et suivent Draco qui est leur chef (d'ailleurs, celui-ci en fait la remarque à Harry à un moment dans l'histoire (quand il lui dit de ne pas s'inquiéter, qu'il est un Malfoy et qu'il garde son influence ...). De plus se sont aussi des personnes qui savent ou est leur intérêt.
Enfin, Draco ayant rejoint le camp de la lumière, il me semblait évident que si ses amis font partie de ceux qui veulent changer de camp, ils le suivraient.
Voilà, j'espère que c'est plus clair.

Pensez-vous que je doive rependre les chapitres en question pour que cela soit plus clair ?


CHAPITRE 10

Harry attendait Severus depuis presque une heure, lorsque ce dernier arriva.

- Désolé de t'avoir fait attendre, mais accueillir les premières années de serpentard, a été un peu plus long que prévu. Il semble que la conjoncture les angoisse beaucoup. La séparation d'avec leurs parents a été plus difficile cette année.

Harry sourit. Severus aimait vraiment ses serpentards ! C'était une des facettes de l'homme qu'il avait pu découvrir au cours de l'été : son humanité qu'il cachait si bien.

- Pas grave, répondit-il. C'est normal que tu prennes du temps pour eux. Tu sais, on se vante beaucoup de notre solidarité à gryffondor, mais, hormis si nous faisons appel à elle, nous ne voyons pas beaucoup le professeur Mc Gonagall dans notre tour !

- À oui ? Eh bien, je ne suis pas là pour juger le travail de ma collègue. Donc, nous allons plutôt parler de toi. Comment cela s'est-il passé ce soir ? Pas trop difficile ?

- Moins pire que ce à quoi je m'attendais. Bien que j'ai vraiment du mal avec le regard des autres ... C'est bizarre ... Ça m'oppresse beaucoup ... Et ...

Harry ne finit pas sa phrase. Il se mordait la lèvre en regardant ses pieds.

- Harry, dit Severus. Ce que tu ressens est normal. Un veela qui a un compagnon, se sent facilement agressé dans ce genre de situation. De plus, ajouta-t-il, tu n'as pas finalisé le lien avec Draco n'est pas ? Même si vous dormez tous les soirs ensembles, je suis sûr que vous n'êtes pas allé très loin.

Harry ne put s'empêcher de rougir, il remua encore plus mal à l'aise sur sa chaise. Parler de ça avec Severus ... Pas facile !

- Harry ! Regarde-moi. Je ne suis pas en train de te juger, ni de t'obliger à faire quoi que ce soit. Mais je dois te faire comprendre la situation : tu es un veela ! Et même si tu as trouvé ton compagnon, tu ne t'es pas lié à lui.
Harry ... Le malaise que tu ressens, ne s'atténuera que lorsque tu auras finalisé le lien, mais tu auras encore du mal face au désir d'une autre personne que ton compagnon, c'est dans ta nature : les veelas sont très exclusifs, cependant tu seras plus à l'aise. Mais c'est le seul moyen pour que ton veela, c'est-à-dire toi, se sente en sécurité. Au jour d'aujourd'hui, n'importe qui peut te revendiquer, et tu le sais. Voilà pourquoi tu es si mal quand les autres te regardent. Au fonds de toi, tu sais que tu es en danger.

- C'n'est pas que je ne veuille pas finaliser le lien, enfin ... Je veux dire ... Sev, j'n'ai jamais fait ça ... Avec personne. Alors je crois que j'ai un peu peur ... Avec un garçon ... Est-ce que cela fait mal ? Sev ! Je croyais que j'aimais les filles...

Harry resta un moment silencieux.

- Je suis un idiot. J'adore Draco. Bon sang ! Il est génial !

- Prends ton temps Harry. Repris Severus. Prend juste garde à ce que Dumbledore ne devine rien. C'est le plus important en ce moment !

Harry fit un grand sourire à son père. Celui-ci le lui retourna et, passant une main affectueuse dans ses cheveux, ajouta :

- Et d'ailleurs, tu devrais te dépêcher de rejoindre Draco avant qu'il ne démonte le château pour te retrouver s'il ne te trouve pas dans sa chambre en revenant !

- Ho ! Il sait où je suis ! Tu n'as pas vu les deux sbires dont j'ai hérité dans le couloir ?

Severus éclata de rire !

- Ils ne sont pas très discrets, j'en conviens, mais au moins ils sont efficaces ! Aller va-t'en !

Harry se leva, et après un baisé sur le front de la part de Severus sortit. Il se dirigea immédiatement vers le premier étage, ou se trouvait les chambres de préfet. Dès qu'il passa la porte les deux serpentards qui le suivaient, reprirent la direction des cachots.

La pièce était jolie. Harry se dit que les préfets avaient vraiment de la chance. Il se trouvait dans un petit salon-bureau. Un coté de la pièce était occupé par un canapé et deux fauteuils face à une cheminée. Il y avait un grand tapis et une table basse. La décoration était bien sûr, avec des tons de vert et d'argent. Le mur coté cheminé était en pierre, les autres murs étaient blancs.

De l'autre côté, il y avait le coin bureau, avec deux chaises et une étagère en bois.
Une grande fenêtre donnait sur le parc. Harry s'approcha pour regarder la vue, mais il était tard et on ne voyait pas grand-chose.

- Tu es revenu ?

Harry se retourna pour voir Draco qui ne portait qu'un pantalon de pyjama.

- Je suis allé voir Severus avant de monter répondit-il.

- Je m'en suis douté. Alors ça te plait ici ?

- C'est génial ! C'est quoi ces deux portes ? Il désignait la porte d'où venait Draco face à la cheminée et une autre porte arrondie sur le mur en pierre.

- Ici, c'est la chambre, avec une petite salle de bains. Et là-bas, ça donne sur la salle commune des serpentards ! Toutes les chambres de préfets ont un accès direct comme celui-là. Tu veux prendre une douche ?

- Oui, mais mes affaires sont dans mon dortoir.

- Tu n'as pas un elfe qui te vénère ? Appelle-le, il te les ramènera !

- À oui Dobby ! Harry regarda Draco gêné.

- C'est bon Harry ! Il n'y a pas de problème ! Si père avait su ce qu'était ce livre, il l'aurait détruit lui-même et pas utilisé bêtement pour créer des problèmes à Weasley père !

Harry appela Dobby, qui fut plus qu'enchanté de lui apporter ce qu'il demandait : un pyjama, des vêtements pour le lendemain et ses affaires de toilettes et de cours.

Se détendant dans la douche, Harry repensait à sa discussion avec Severus. À part s'embrasser et dormir ensembles, leur relation sur le plan physique avec Draco, n'avait guère évolué. Il était peut-être temps de passer à la vitesse au-dessus.

À cette pensée, le veela en lui, se trémoussa. Harry sentit une chaleur naitre dans son ventre.

Calme-toi Evan ! Je ne suis toujours pas prêt ! Siffla-t-il à sa partie veela qui s'excitait.

Depuis quelque temps, il avait pris l'habitude de s'adresser à cette partie de lui-même, en utilisant son deuxième prénom. C'était le seul moyen qu'il avait trouvé pour gérer plus facilement sa dualité.

Sa toilette finie, Harry se sécha et enfila un pantalon de pyjama et un tee-shirt. Il n'avait jamais dormi autant habillé que depuis qu'il dormait avec Draco !

Tout en finissant de s'habiller, il réfléchissait à ce qu'il allait faire. L'angoisse remplaça l'excitation. Merde ! Merde ! Merde !

Harry sortit de la salle de bains et examina la chambre. Un grand lit à baldaquin, deux chevets, un fauteuil et deux grandes portes coulissantes avec miroir encastrées dans le mur, qui devaient être des rangements. La chambre n'était pas très grande, mais elle avait un côté intime très agréable.

Prenant son courage à deux mains, Harry respira fort et se dirigea vers le salon. Draco était assis par terre sur le tapis devant la cheminée. Il lisait.

Harry s'avança et s'assit en tailleur en face de lui. Son compagnon leva les yeux et lui sourit.

- Ça va ?

- hum hum fit Harry en se mordant les lèvres.

Draco pencha la tête et observa le garçon. Le regard de glace accrocha deux émeraudes qui le fixaient écarquillées.

- Je ne crois pas non. Répondit Draco. Il posa son livre et se rapprocha d'Harry. Sa main caressa le visage du jeune homme doucement, tendrement.

- Dis-moi.

Harry se mordit les lèvres de plus belle. Draco tendit la main et passa son pouce sur ses lèvres.

- Arrête ! Dit-il.

Harry ferma les yeux et pencha la tête pour appuyer sa joue sur la main de Draco, qui se remit à le caresser lentement.

Sans ouvrir les yeux, Harry commença à parler.

- Je ... Je crois que j'ai envie de ... Plus ... Avec toi ...

- Tu crois ?

Harry ouvrit les yeux.

- Non ... J'en suis sûr ... Mais Drac, je suis mort de peur. Voilà ! Il l'avait dit !

Harry se frotta les bras et baissa les yeux.

- Je... Je ne connais rien au sexe. Je n'ai jamais rien fait avec une fille, et encore moins avec un garçon ... Il laissa sa phrase en suspens. Que pouvait-il dire de plus ! Il s'était dévoilé !

Draco recommença à caresser son visage. Puis il fit glisser sa main sur la nuque d'Harry pour le rapprocher de lui. Il commença lentement à déposer de petits baisers le long de sa mâchoire, puis sur le coin de ses lèvres.

- Tu me fais confiance ? demanda-t-il tout bas.

- Oui, répondit Harry sans hésiter.

Draco pris la main d'Harry et se leva.

- Viens dit-il.

Une fois dans la chambre, Draco lâcha Harry et recula de plusieurs pas.

- Enlève ton tee-shirt. Dit-il en le regardant dans les yeux.

Sans lâcher son compagnon du regard, Harry releva son tee-shirt et le fit passer au-dessus de sa tête.
Les deux jeunes hommes se regardaient toujours avec intensité.

- Tu es beau dit Draco.

Harry rougit.

- Tu es tellement beau. Répéta Draco en se rapprochant.

- Tu l'as déjà fait de nombreuses fois. Dit Harry. Ce n'était pas une question. Avec des filles et des garçons ? Ajouta-t-il.

- Oui. Répondit Draco.

Le regard gris se fit plus sombre tandis qu'il levait la main pour le caresser. Harry ferma les yeux pour apprécier la caresse. Les doigts de Draco effleuraient son cou, descendaient sur ses épaules, puis sur son torse. Harry rouvrit les yeux quand il sentit Draco derrière lui. Il regarda dans le miroir son compagnon poser ses mains sur sa taille et enfouir son visage dans son cou. Harry pencha la tête pour lui laisser l'accès. La langue de Draco dessinait un chemin sur son cou, ses épaules, déclenchant des frissons chez Harry. Le jeune homme haleta : Draco le tenait par la taille et le pressait contre lui, lui faisant sentir son érection contre ses fesses.

- Tu sens ce que tu me fais Harry ? Dit-il, en pressant encore plus le garçon contre lui et en amorçant un mouvement de hanche.

Harry ne put retenir un gémissement en fixant Draco à travers le miroir. Il lâcha le tee-shirt qu'il tenait toujours. Draco lui prit une main et la guida sur son torse.

- Qu'est-ce que tu fais ! Dit Harry.

- Je t'apprends le plaisir Harry. Tu t'es déjà touché comme ça ?

Harry rougit encore. Draco tenait sa main et la faisait glisser sur son torse son ventre, toujours en le fixant dans le miroir. Il la dirigea encore plus bas, sous l'élastique du pantalon, et de son bras il serra plus fort le jeune homme contre lui.

- Draco ! Harry haleta ! Draco avait posé sa main sur son érection !

- Chut ! Laisse-toi faire chaton.

Draco referma les doigts d'Harry autour de son sexe et amorça un mouvement de va et vient, tout en frottant sa propre érection contre les fesses de son compagnon. Les yeux exorbités devant leur reflet dans le miroir, Harry regardait Draco le masturber avec sa propre main de plus en plus vite, de plus en plus fort. Leur souffle se fit erratique. . Le visage de Draco était enfoui dans le cou d'Harry, qui ne retenait plus ses gémissements.

- C'est ça, oui chaton! Ne te retiens pas !

Et Harry ne tint pas longtemps. Rejetant la tête en arrière, il explosa dans sa main et celle de Draco. Ses genoux lâchèrent sous la vague de plaisir. Draco et lui se laissèrent glisser et se retrouvèrent sur le sol, devant le miroir. Draco serrait toujours Harry contre lui. Celui-ci, les yeux fermés, lové dans ses bras, reprenait son souffle lentement.

- Ça va ? Demanda Draco, en les nettoyants d'un informulé.

Harry rouvrit les yeux.

- Oui ! Ça va, dit-il en le regardant.

- Merci.

- Merci ? C'est toi qui me dis merci ! Putain Draco. Je viens de comprendre pourquoi toute l'école fantasme sur toi ! Tu es sorti avec combien d'élèves ? En disant cette dernière phrase, Harry senti son cœur se serrer : il était jaloux !

- En fait, très peu.

- Très peu ? Tu te fous de moi là ?

- Non Harry, je suis sorti avec deux filles et deux garçons dans l'école.

- Et c'est grâce à eux que tu es devenu un dieu du sexe ?

Draco se mit à rire.

- Merci pour le Dieu du sexe, c'est flatteur. J'ai plus d'expérience en dehors de l'école, et en général avec des partenaires plus âgés, mais je crois surtout, que je suis comme ça simplement par moi-même. Je n'ai pas de complexes, ni d'inhibitions, je ne me fixe pas de limites. Je fais ce que je veux, ce qui me fait envie, et ... j'aime dominer.

- Oui, ... C'est l'impression que j'ai eue ... Tu dois me trouver nul ...

- Non chaton ! Non ! Tu es parfait. Si tu savais comme ça m'excite de savoir que c'est moi qui vais tout t'apprendre ! Que personne ne t'ait touché avant moi ... Que personne d'autre ne te touchera ...

- Chaton ?

- Eh bien, je trouve que cela te va bien. Un chaton c'est un tout petit lion, non ?

- Salaud ! Cria Harry en se jetant sur Draco, et en essayant de l'immobiliser. Mais d'un coup de reins le blond inversa les positions et c'est Harry qui se retrouva pris au piège : allongé sur le dos, Draco au-dessus de lui, les poignets prisonniers des mains de son compagnon.
Si Harry était le plus puissant pour la magie, au corps à corps, le blond le dominait largement. Plus grand d'une tête malgré les un mètre quatre-vingt d'Harry, et plus musclé, Draco avait de plus, bénéficié d'un entrainement physique depuis son plus jeune âge, grâce à Lucius et Severus qui accordaient beaucoup d'importances aux techniques de combat moldu.

- Que vais-je pouvoir faire de toi maintenant chaton ?

Draco se pencha, les yeux brillants pour capturer sa bouche. Ils s'embrassèrent sans retenue. Draco fouillait sa bouche, et Harry se laissa envahir, ressentant dans tout son corps une excitation qu'il n'aurait jamais crue pouvoir être provoquée par un simple baiser. Ils se séparèrent à bout de souffle.

- Je crois que nous allons arrêter là chaton.

- Nous arrêter ? Articula Harry.

Draco sourit en se redressant agilement. Il tendit la main à Harry pour l'aider à se relever. Une fois debout, Draco embrassa délicatement le coin de la bouche d'Harry.

- Oui, il vaut mieux.

Le jeune homme prit le visage de son compagnon entre ses mains.

- Laisse-moi t'initier à ma manière Harry. Tu me fais confiance ?

- Oui répéta le jeune homme.

- Alors au lit maintenant. Demain, nous avons cours.


- On commence par potions. dit Harry en se dirigeant vers la grande salle pour le petit-déjeuner.

- Ça va, tu fais partie des bons élèves maintenant, avec les cours de mon parrain !

- C'est bon, ce n'est pas ce qui m'inquiète. Sev n'a plus besoin de jouer la comédie maintenant.

- Alors, qu'est-ce qui ne va pas ?

- Le petit dej avec mes « amis » par exemple ?

- Tu as très bien géré ça hier. Continue et ceux qui t'apprécient vraiment reviendront.

- J'espère Draco, j'espère vraiment que tu aies raison. Je tiens à mes amis, tu sais.

- Je sais. Mais je te le répète, ai confiance, ils reviendront.

Harry lui adressa un sourire, et rassuré, ouvrit la grande porte. Ils n'étaient pas en avance. Il y avait dans la salle le brouhaha habituel. Il regarda en direction de sa table, tous les gryffondors étaient là.
Harry releva la tête et se dirigea vers sa table. Une place était libre à côté de Neville. Il s'assit en saluant son camarade et adressa un bonjour souriant au reste de la table.

- Bonjour Harry lança Dean, qui était assis en face de lui. Tu n'as pas dormi au dortoir cette nuit !

- Tu sais, tout le monde parlait de toi hier soir dans la salle commune ! Ajouta Neville.

- On peut te poser quelques questions ? Reprit Dean d'une voie hésitante.

- Si ce n'est pas trop indiscret, je répondrai. Harry se dit qu'il devait faire quelques efforts. Ses camarades n'avaient pas l'air agressif, et si répondre à quelques questions pouvait améliorer leur relation, cela en valait la peine.

- Alors ?

- Eh bien, reprit Dean. Toutes les filles, et les garçons aussi d'ailleurs, se demandent comment tu as pu autant changer physiquement. On ne dit pas que tu étais moche avant. Mais Harry, tu as pris peut être vingt centimètres, tes cheveux sont superbes, ton visage a changé. Enfin ! Tu comprends que l'on s'interroge n'est-ce pas ?

- Je comprends. Répondit Harry. La réponse est simple, j'ai eu seize ans pendant les vacances et j'ai reçu mon héritage. Ça arrive à tous les sorciers non ?

- Heu ... Oui. Répondit Neville. Mais pour le commun des mortels, les changements physiques sont quasiment inexistants. Rare sont ceux qui voient une différence après un héritage magique. Tu dois être sacrément puissant maintenant ...

- Je t'avoue que j'ai été moi-même très surpris. Effectivement, je suis un peu plus puissant. Mais ce n'est pas extraordinaire non plus ! Sev dit qu'il faut que j'apprenne à maitriser tout ça avant de pouvoir mesurer la quantité de pouvoir que j'ai acquis.

Toute la table écoutait la conversation. Hermione n'en perdait pas une miette. Ron faisait celui que cela n'intéressait pas. Mais sa jalousie grandissait.

- Tu appelles Snape Sev ... Remarqua Seamus. Seamus était un sang-mêlé. Sa mère était sorcière et son père un moldu, il était fan de foot et Harry l'aimait bien.

- Oui répondit Harry en riant. Je te rappelle que j'ai découvert que c'était l'un de mes pères ! Donc je me vois mal l'appeler par son nom de famille !

- Comment ça se fait, que tu n'aies pas été au courant avant demanda Lavande.

Tous le pressaient de questions, heureux de voir qu'Harry répondait sans se fâcher.

Voilà la grande question, se dit Harry. Severus et lui avaient décidé de ne pas mentir sur ce sujet.

- C'est une transmission de paternité posthume si on peut dire ça comme ça. Je ne savais pas que c'était possible. C'est ma mère qui l'a fait le soir de mon anniversaire. Je suppose qu'elle voulait me protéger ... Je l'ai vue pendant que je dormais ...

- Et ça ne te dérange pas que Snape soit ton père ? Demanda Neville.

- Il se comporte bien avec moi. Avant, il était obligé de jouer un rôle, car il espionnait Voldemort. Avec moi comme fils maintenant, il ne peut plus le faire. Je suis content. Harry releva les yeux et regarda ces amis.

- J'espère que ces réponses vous ont suffis, parce qu'en ce qui me concerne, j'ai fini de répondre lança-t-il catégorique.

- C'est ok Harry, merci lui dit Dean.

- Hey s'écria Seamus. Que cela ne t'empêche pas de tout faire pour que gryffondor gagne encore la coupe cette année même si ton père et ton mec sont à serpentard !

Harry se mit à rire.

- Tu n'as rien à craindre Seamus ! J'y mettrais un point d'honneur ! Nous gagnerons la coupe de Quidditch et la coupe des quatre maisons !

- En parlant de Quidditch, intervint Katie Bell, tu seras sans doute notre capitaine maintenant qu'Angelina est partie. Tu as prévu les sélections pour quand ?

- Tu t'avances un peu là, Katie, il n'y a aucune raison pour que la capitaine ce soit moi. En plus, je ne suis pas sûr que ce poste m'intéresse. Attrapeur ça me suffit. Tu ferais un excellent capitaine Katie.

La jolie Katie ne put s'empêcher de rougir.

- Hum ça me plairait bien dit-elle.

Pendant qu'Harry reprenait confiance en lui et en ses amis, Ginny Weasley faisait des plans, Ron bouillait de jalousie et Hermione analysait tout ce qu'elle avait entendu.

Les gryffondors se levèrent pour se rendre à leur premier cours. La plus part se lamentant de commencer par potion.

Quand les gryffondors arrivèrent aux cachots, les serpentards qui avaient ce cours avec eux étaient déjà là. Harry se dirigea sans hésitation vers Draco, qui le regardait venir, nonchalamment appuyé contre un mur.

- Alors ? Comment c'est passé ce premier petit déjeuner ?

- Tu avais raison. On m'a posé quelques questions, mais sans méchanceté. Je suis contant.

- J'ai toujours raison Potter !

-Prends garde Malfoy, un jour ta tête va éclater à force de gonfler !

Les deux garçons éclatèrent de rire, et Draco prit Harry par la main pour entrer dans la classe. Ils s'assirent derrière Baise et Pansy du côté des serpentards.

- Sale traitre cracha Ron en passant près d'eux.

Harry soupira en secouant la tête.

- Dix points en moins pour gryffondor, pour perturber le cours monsieur Weasley. Allez à votre place et que je ne vous entende plus !

Hermione grimaça et jeta un regard noir à Ron. Elle commençait vraiment à en avoir assez du comportement de son petit ami !

- Bien. Je ne me répéterais pas ! Vous savez tous, que ceux qui n'obtiendront pas de notes suffisantes à la fin de ce trimestre devront quitter ce cours ! Le professeur Dumbledore m'a demandé de faire un effort et d'accepter dans la classe des élèves qui n'ont pas le niveau. Certains ont eu l'intelligence de ne pas insister. Mais j'en vois, qui malgré leurs capacités limitées sont encore là. Je ne serais pas indulgent dans mes notations, et je ne perdrais pas mon temps avec des incapables. C'est un cours de potions avancées, l'année prochaine, vous passerez vos A.S.P.I.C, je ne baisserais pas le niveau de cette classe pour garder des élèves à la traine !
Ceci étant dit, vous aller préparer aujourd'hui une potion appelée Filtre de Paix en travail individuel. C'est une révision. Cela ne devrait donc poser aucune difficulté. Vous avez deux heures !

Les élèves se levèrent immédiatement pour aller chercher leurs ingrédients au fonds de la salle.
Harry évita de justesse Ron, qui avait essayé de le bousculer pendant qu'il prenait une fiole. Ron lui jeta un regard provocateur qui fit secouer la tête à Harry. Il ne reconnaissait plus son ami. Bien sûr, Ron avait toujours été un peu jaloux, mais là ça dépassait vraiment les bornes. Il fallait qu'il trouve un moment pour discuter avec Hermione.


Il était presque midi. Harry avait faim et il était contrarié. Mc Gonagall lui avait dit que le professeur Dumbledore voulait le voir à son bureau avant le repas. Il n'avait pu en parler, ni avec Severus ni avec Draco qui était en cour d'étude des Runes cette dernière heure. De ce fait sur ordre de son amoureux, Crabbe et Goyle ne l'avaient pas lâché.

- Vincent, Greg, je pars voir le professeur Dumbledore, McGo m'a dit qu'il voulait me voir tout à l'heure. Vous n'êtes pas obligés de me suivre, je ne risque rien !

- Si on te laisse Draco nous tuera, s'il t'arrive quelque chose.

- Et qu'est-ce que vous voulez qu'il m'arrive ? Je vais voir Dumbledore et après, ce sera l'heure de déjeuner, je vous rejoins dans la grande salle ! Et il va falloir que Draco et moi, on discute de cette nouvelle lubie de me faire suivre !

- Bon, bon ne t'énerve pas, on fait comme ça, on te retrouve au repas, conclu Vincent Crabbe d'un air incertain.

Sur ce, Harry bifurqua dans le couloir qui menait au bureau du Directeur.

Quand il fut devant la gargouille, il donna le mot de passe et lorsqu'elle s'écarta, il s'engagea dans l'escalier en pierre qui se mit à monter.

Arrivé devant la porte du bureau du directeur, Harry hésita avant de frapper. Il avait envie d'être partout sauf là. Respirant un grand coup, il frappa.

- Entre Harry, je t'attendais, comment s'est passée cette rentrée ?

- Bien professeur dit Harry en entrant.

-Assieds-toi, veux-tu mon petit.

Une fois assit, ses barrières d'occlumenties bien en places, Harry releva les yeux vers son directeur.

- Alors parle-moi de ton été avec le professeur Snape, cela n'a pas été trop dur ? Tu sais que tu peux me parler Harry, et que si je peux t'aider, je n'hésiterai pas.

Pendant que le directeur lui parlait, Harry senti l'intrusion sur ses barrières. Mais Severus l'avait bien entrainé. Rien ne passa.

- Vous n'avez pas à vous inquiéter professeur. Je vais bien et mon été a été parfait.

- Parfais ? Tu m'étonnes Harry. Je crois me souvenir que tes relations avec le professeur Snape n'ont jamais été très cordiales. J'espère pour lui qu'il n'a pas abusé de la situation et qu'il ne t'a pas interdit de parler ! Je te le répète Harry si tu as besoin d'aide ...

Le directeur ne finit pas sa phrase. Harry furieux s'était levé en renversant le fauteuil dans le mouvement.

- Est-ce pour cette seule raison, professeur, que vous avez souhaité me voir ? Que sous-entendez-vous ? Tout se passe très bien entre MON PERE et moi ! Alors ne vous en mêlez pas !

- Harry ! Loin de moi l'idée de sous-entendre quoi que ce soit. Je voulais simplement m'assurer de ton bien-être.

- C'est quand j'étais chez les Dursley, qu'il fallait vous inquiéter de mon bien-être, professeur. Tout va bien maintenant pour moi. Si vous le permettez, j'aimerai maintenant, allez manger.

- Bien Harry, si tout va bien, je te souhaite un bon appétit.

- Au revoir professeur dit Harry en sortant du bureau.

Il était vraiment furieux. Son cœur battait à cent à l'heure. Ho, il n'était pas surpris, mais le culot du directeur, qui l'avait laissé crever de faim et être battu chez les Dursley et qui maintenant faisait celui qui s'inquiétait. Et il avait essayé de lire en lui ! Bon sang ! Combien de fois l'avait-il fait avant, quand il ne pouvait pas se défendre !

Il n'avait pas envie d'aller dans la grande salle maintenant. Il voulait se calmer. Mais Draco allait le chercher et piquer une crise. …/…

à bientôt