Je t'aime mais ne le dis à personne.
Bonjour tout le monde !
Voici donc les ennuis, j'espère que vous ne me détesterez pas trop ^^
Merci encore pour toutes vos reviews, et vos ajouts en favoris.
Bon courage pour la dernière ligne droite avant l'Eté !
Bonne lecture )
Chapitre 8 : Retour à la réalité
BELLA POV
J'étais en retard quand je descendis dans le hall. J'avais réussi à m'endormir à l'aube, le sourire et le cœur allégés. Pourtant, je savais que ma révélation de la nuit dernière n'était pas une bonne chose.
Il aurait mieux valu que je ne tombe pas amoureuse du chevalier Edward. A sa pensée, je souris malgré moi.
_ Joli sourire, Bella.
Ses doigts se refermèrent violemment sur mon bras, et je tressaillis en voyant son regard bleu briller d'une lueur hargneuse. (N/Caro : voilà les emmerdes qui arrivent avec le chien galeux !)
_ James, vous me faites mal !
_ Je ne t'ai même pas encore touchée. Grinça-t-il dans mon oreille.
Je relevai les yeux sur lui. Il m'entrainait sans ménagement à sa suite. Je tentai de lui résister mais c'était peine perdue. James ouvrit la porte qui menait à l'aile Nord, et je craignis ce qu'il avait en tête.
Mike et Laurent se postaient à la porte, sans un mot, quand James me poussa contre le mur. Je faillis trébucher, et me retins de justesse contre un candélabre. J'étais essoufflée, je me sentais comme une proie qui se sait condamnée.
_ James, que…
_ Tais-toi !
Sa voix claqua dans la semi-pénombre de cette pièce. Il me regardait avec haine, ses poings étaient serrés, ses mâchoires contractées. Je baissai les yeux, attendant son prochain geste.
_ Tu ne faisais pas cette tête-là quand l'autre t'a gardée dans le noir ! M'accusa-t-il. (N/Caro : Oups...là c'est vraiment la merde !)
Je relevai la tête, ne comprenant d'abord pas ce qu'il disait. Puis mon cœur rata un battement.
James nous avait vus.
_ Je…
_ Tais toi, Bella. Il approcha. Tu pourras parler tout à l'heure. Il pencha son visage vers le mien. Ou plutôt crier.
Son haleine balaya mon visage. Je frémis, mes lèvres tremblaient.
_ Pitié, James…Jamais il…
_ Menteuse !
La gifle me parvint plus violemment que je le pensais possible. Je titubai, me laissai tomber à terre. Je n'avais aucune chance contre lui. (N/Caro put** encore un que j'ai envie de pourfendre ! Vite une épée ! Ou un flingue ! merde anachronisme ! pas bon !)
_ Relève-toi, tu n'as plus de courage ? Tu as perdu ton aplomb, on dirait bien…
Ses doigts attrapèrent mon menton, et me forcèrent à le regarder. De l'autre côté de la porte, j'entendis les pas des premiers chevaliers dans le château. Il ne pouvait rien me faire avec ces gens autour. Il comptait seulement me faire peur. Il avait réussi, cela devait cesser à présent. Mon regard se planta dans ses yeux, il eut un sourire mauvais.
_ Tu es belle quand tu es en colère, Bella.
Ses mains quittèrent mon visage pour aller dans mes cheveux. Je me décalai, la fureur traversa ses traits.
Après, sans que je sache comment, je me retrouvais debout contre le mur, James appuyé contre moi.
_ Le jeu de la sainte-nitouche ne marche plus ma belle. Tu te donnes vraiment à n'importe qui…Il est temps de remettre de l'ordre dans tes affaires.
Je sentis une de ses mains descendre sur ma taille, ma jupe commençait à remonter sur mes jambes.
_ Non !
Je le giflai à mon tour, et tentai de m'échapper. Il m'attrapa par la taille, enserra mes poignets dans ses mains. Son corps écrasait pratiquement le mien. J'avais du mal à respirer.
_ Espèce de petite garce, attends voir.
Ses lèvres agressèrent les miennes. Je les maintenais fermées, des sanglots commençaient à m'échapper…
_ Lâche-la.
Je défaillis presque en entendant sa voix. James grogna, tourna la tête sur sa droite.
_ Vous permettez messire Cullen, je suis occupé.
_ Lâche-la. Répéta Edward. (N/Caro : Ô oui Edward ! Notre sauveur !)
Sa voix était basse, pleine de rage contenue. Derrière lui, Emmett et Jasper maintenaient Mike et Laurent au sol.
_ Oh bien sûr ! fit James.
Il se détacha de moi, mes poignets toujours dans ses mains. Il me poussa vers les escaliers et je tombai. Je serrai les dents. Mon regard allait d'Edward à James.
Ils se mesuraient du regard, leurs poings serrés, leurs corps prêts à réagir au moindre mouvement de l'autre.
_ Edward. Appelai-je.
Il ne pouvait pas se battre contre James. Il était trop fort pour lui, et jamais monseigneur Aro n'aurait accepté un tel combat.
Edward fit un pas vers moi. Il me tendit la main mais je la délaissai. Je savais ce que James pouvait faire s'il me voyait faire ça.
_ N'approche plus de Bella. La voix basse de James vibrait de colère, autant que ses yeux envoyaient des éclairs. Tu n'as aucun droit sur elle. Elle est à moi.
_ Edward, s'il vous plaît.
Je me redressai, levant les mains. Je le suppliai. Monseigneur Aro le ferait tuer. Je ne pouvais pas laisser faire. Edward tourna les yeux. Ses doigts se refermèrent sur mon bras alors qu'il m'entrainait dans un demi-tour. Du coin de l'œil, je vis James qui serrait les poings. Il était prêt à nous tuer tous, je le sentais. Mais Mike et Laurent, qui avaient été relâchés par Emmett et Jasper, le retinrent en lui murmurant quelque chose à l'oreille.
_ Seigneurs…Suppliai-je.
Jasper sembla comprendre ce que je voulais. Il acquiesça et fit signe aux autres. Emmett et lui nous escortèrent jusqu'aux portes de la bibliothèque.
_ Vous n'avez rien, Bella ? S'inquiéta Monseigneur Jasper, et je secouai la tête.
_ Fait-il ça souvent ? Gronda Emmett. (N/Caro : Mais on peut pas le tuer celui là !)
Je ne répondis pas au début, puis assurai
_ Je veillerai à ce que vous ne soyez plus témoin de cela.
Je fis une révérence cérémonieuse à ces chevaliers, nous avions pris trop de risques. Il était temps que je me reprenne. Avant que je fasse un geste, Edward prit mes mains dans les siennes, et captura mon regard.
_ Je veillerai à ce qu'il n'ose plus ce genre de gestes.
Messires Emmett et Jasper hochèrent vigoureusement la tête, d'un commun accord.
Je baissai les yeux, me mordant la lèvre inférieure.
_ Merci.
Je croisai le regard d'Edward. Il était encore plein de haine.
_ Isabella. La voix de monseigneur Aro claqua dans tout le château, en même temps que mon cœur loupait un battement.
Je relevai la tête, mon cœur battant la chamade. C'était mauvais signe. Je m'apprêtai à m'excuser. (N/Caro : Et re-merde !)
_ Tyran !
Edward et Jasper tournèrent la tête vers Emmett. Dans leurs regards se voyait la colère de ces appels.
_ Je vous prie de m'excuser. Je libérai mes mains de celles d'Edward, fis une révérence, et m'éloignai avant qu'ils n'agissent.
Je parcourus rapidement les mètres de galeries qui conduisaient à la salle du trône.
Mon cœur s'arrêta dans sa course quand je vis James aux pieds du trône de monseigneur Aro.
_ Isabella, j'espérais ne pas avoir à faire cela. (N/Caro : quel connard ce James !)
Je tressaillis, mon regard alla de James –avec son sourire sardonique- à mon seigneur et père –et sa colère-. J'avançai encore d'un pas, incertaine.
_ Monseigneur…Commençai-je mais il m'interrompit d'un signe de la main.
_ Où est cet Edward Cullen ?
_ Il…Seigneur, je ne sais ce que James vous a dit mais…
_ Où est-il ? ! Cria-t-il.
Je baissai les yeux sur mes doigts.
_ Il n'a rien fait. Murmurai-je.
_ Ne t'a-t-il pas attaquée ?
_ Qu…Non ! (N/Caro : Figlio di cana !)
Je jetai un œil à James. Il serrait les poings mais son sourire était toujours en place. Je reportai mon attention sur mon maître.
_ Messire Edward Cullen et son père, le médecin Cullen. Annonça Tyler.
Je me retournai d'un coup, ils étaient derrière moi, surpris pour le docteur, furieux pour Edward. Je lui fis signe de ne rien dire, ni faire. Mais il fixa son regard émeraude sur James.
Je me mordis la lèvre et vis le signe de mon père qui m'ordonnait de m'installer aux pieds des marches. Je me retrouvai alors au même endroit qu'à l'arrivée des Cullen, les yeux baissés, inquiète de ce qui allait découler de cette séance.
_ Docteur, mes hommes ont accueilli votre famille, il me semble. Commença Aro.
_ Un accueil qui a dépassé nos attentes. Confirma Carlisle.
_ Vous connaissez ma fille, Isabella. (N/Caro : rho là ça sent pas bon du tout ! Ça pue même !)
Je sentis son doigt pointé dans mon dos. J'évitai de relever les yeux. Je voulais qu'ils sortent de cette pièce rapidement, au moins, les conséquences ne seraient pas trop horribles.
_ Isabella aide mes filles à la confection de leurs toilettes.
Il avait à peine regardé dans ma direction.
_ Apparemment, il n'y a pas que vos filles qu'elle aide.
Je frémis au son de sa voix. Aro avait ordonné la mort de chevaliers pour moins que ça.
_ Que voulez-vous dire, monseigneur ?
_ Ne faites pas cela, Carlisle ! Je ne veux qu'une chose.
Sa voix était la pire que j'ai entendu de toute ma vie. Je me retournai et le suppliai en m'écriant.
_ S'il-vous-plait ! Non ! Tout sauf ça !
Il ne daigna même pas me regarder. (N/Caro : connard ! Fils de p*** ! enfoi** bâta*** ! Retenez-moi; retenez-moi je rentre dans l'histoire et je lui arrache la tête !)
_ Edward, vous devez savoir que mes hommes nous quittent bientôt pour la guerre.
Edward avança d'un pas. Son regard se planta dans le mien un instant avant d'acquiescer à l'intention d'Aro.
_ Vous les suivrez. Ordonna mon père sans autre formalité.
Déjà, il se levait pour quitter la salle. (N/Caro : Spuffy je te hais ! je le savais ! Je le savais ! Cours !)
_ Seigneur. L'interpella Edward.
Je le foudroyai du regard. Comment pouvait-il encore oser le mesurer ? Pourquoi n'attendait-il pas quelques jours pour demander d'être puni autrement ?
Aro se tourna lentement, James ricanait.
_ Me serait-il possible de connaitre la raison de cette décision ?
Le silence tomba.
_ Edward, non. Le suppliai-je.
Je me retins de ne pas le tirer hors de la pièce.
_ Vous êtes courageux, messire, ou peut-être simplement idiot. Fit remarquer Aro. (N/Caro : idiot toi-même !)
_ Ni l'un, ni l'autre, seigneur, j'ose espérer. J'accepte ce sort, si vous me donnez une explication.
_ Edward, le seigneur Volturi a sûrement de bonnes raisons de te demander cela. C'est un honneur. Intervint Carlisle en posant une main sur l'épaule de son fils. (N/Caro : un honneur ! Mon cul ouais !)
Aro resta silencieux, le fixant.
_ Approchez encore d'un pas de ma fille, et ce ne sera pas à la guerre que j'enverrai votre corps. Menaça-t-il finalement.
Je tressaillis. Les bourreaux chez Caïus étaient bien pires qu'ici, et je savais que c'était à cela que mon père pensait.
_ Isabella. Je relevai la tête vers lui. Tu viendras chez moi, dorénavant.
_ Tout de suite, sire. Acquiesçai-je avec une révérence.
Il me fit signe d'y aller. Je ne pus me retourner, mais je sentis le regard d'Edward dans mon dos, de même que celui de James.
La lourde porte qui menait à l'aile Nord de mon seigneur et père se referma. Je sus que je ne reverrai jamais les Cullen…Alors que James pouvait aller et venir à sa guise dans la totalité du château….(N/Caro : GRRRRR !)
Je montai en silence, consciente des pas de mon père derrière moi.
Arrivée au second étage, je m'arrêtai, attendant un signe quant à ce qu'il voulait.
Il resta un moment immobile, m'observant. Je gardai les yeux baissés, les mains jointes devant moi.
Il inspira une fois, puis avança jusqu'à son appartement. Angela était en train de récupérer un panier de linge vide quand j'entrai à sa suite. Elle écarquilla les yeux avant de s'éclipser.
Aro s'assit dans un fauteuil aux bordures dorées, un fauteuil que bien des générations de Volturi avaient eu dans leurs appartements. Je restai debout, à quelques pas. Il n'avait pas un regard pour moi, comme si, pour le moment, je n'existais plus à ses yeux. Il ôta ses gants, et défit le haut de sa tunique par des gestes brusques. Je ne le regardais pas, mais je sentais la violence qui était en lui. Elle émanait de tout son être, d'autant plus avec la pénombre qu'il ordonnait à garder dans ses pièces.
Je sentis son regard se poser sur moi, j'aurais voulu que le sol s'ouvre sous mes pieds.
_ J'ai fait une erreur, Isabella.
Je m'étonnai de cet aveu. Je relevai un regard surpris sur lui. Mais le mépris dans le sien me fit le rebaisser.
_ Dès le début, tu n'aurais pas dû te trouver là. Continua-t-il, d'une voix indifférente, comme s'il regrettait un accord.
Je ne dis rien. Il n'y avait rien à dire. Je savais ce que mon père pensait de ma naissance. Ma mère avait tenu tête pour me mettre au monde. Malgré tout, j'étais son seul enfant.
_ Tu savais ce à quoi tu avais droit, ou pas. J'ai appris que tu avais mis cela de côté.
Cette fois il attendait que je dise quelque chose. Je relevai la tête
_ J'ai désobéi, monseigneur.
_ Ce jeune chevalier a de la chance que James ait besoin de bras, sinon il aurait déjà goûté à l'épée de Ben.
Je retins ma respiration, puis relâchai l'air. Un frisson me parcourut.
_ Messire Edward n'a rien fait de mal, seigneur.
_ Tu l'as laissé t'entrainer dehors, ou peut-être l'y as-tu poussé ?
Il réfléchissait à voix haute, se levant pour faire les cent pas.
_ Je sais aussi qu'il t'a touchée.
_ Juste un baiser, seigneur, un unique…
_ Ne me mens pas ! Mike vous a vus hier soir et l'a rapporté à son supérieur hiérarchique qui me l'a affirmé ! Tu es pire alors que ces autres filles ! (N/Caro : *ne dis rien trop de gros mots en tête*)
Je me mordis la langue pour ne pas m'écrier que James était bien pire qu'Edward. Jamais Aro ne m'aurait cru. Et même s'il l'avait fait, James était un de ses hommes, son meilleur homme.
_ Tu resteras à côté. Tu ne ressortiras pas d'ici tout de suite, Isabella. Et peu importe ce que pensera cette jeune indécente d'Alice Cullen ! Je relevai la tête rapidement. Et oui ! Je sais que tu passes ton temps dans leurs chambres. C'est terminé, Isabella, tu vas comprendre où est ta place.
Il réduisit l'espace entre nous. Il prit mon menton entre ses doigts, me faisant mal.
_ Tu n'es rien, Isabella, malgré ce qu'ils disent ou pensent. Tu n'as droit à rien. Tu n'as droit qu'à ce que je te donne : tu as une chambre, et un devoir dorénavant. Angela va aller chercher tes trois robes et tu vas rester ici à préparer les napperons et autres armoiries nécessaires pour les cadeaux à la demoiselle Denali. Tu ne diras rien, ne feras rien d'autres qu'obéir à mes ordres. (N/Caro : *EXPLOSE*)
Il se tut, je retenais mes larmes. Il ne pouvait pas me confiner plus encore qu'il le faisait déjà…
_ Oui, sire. Dis-je, la voix pleine de mes sanglots retenus.
Une lueur de plaisir brilla dans son regard, puis il se détourna sans un autre mot. Il me congédiait.
Je tremblais en sortant de la pièce. Je me mordais les lèvres pour ne pas pleurer. Je savais, au fond de moi, que cela arriverait. Je m'appuyai une seconde au mur pour reprendre mes esprits.
_ Bella. Murmura Angela à mes côtés.
Elle se positionna contre le mur, et me regarda. Je croisai son regard, et une larme m'échappa.
_ Angie…Sanglotai-je en me tournant vers elle.
Elle me prit dans ses bras, et nous attira dans la chambre où elle couchait, à deux pas. Je m'assis sur le bord de son lit, les larmes roulant sur mes joues. Elle ne dit rien, et passa un bras autour de mes épaules, me laissant poser la tête sur la sienne.
Je ne voulais pas dire adieu à ce qu'Edward m'avait fait goûter, même si je savais que ce n'était qu'un rêve.
Je pleurais ma fatigue, mon enfermement et l'espoir perdu.
Angela me tendit un mouchoir et je la remerciai d'un sourire.
_ J'ai appris, Bella. Je suis désolée.
_ Tu n'as pas à l'être…J'ai fait une erreur.
_ C'est vrai avec messire Edward ?
Elle détourna le regard. Elle ne voulait pas, au contraire des autres, se mêler de ce qui ne la regardait pas. Elle prendrait mes confidences et les garderait pour elle. Je le savais.
_ Cela fait trois semaines que le soir, nous nous retrouvons. Acquiesçai-je.
_ Vous…
Son hésitation était légitime. Je secouai la tête, sentant les larmes revenir.
_ Jamais plus que des baisers, Angie, je te le jure ! Il a fallu que Mike nous voie hier soir.
Je serrai les poings autour du mouchoir. De toute façon, que faisait-il près de l'escalier réservé aux domestiques ? !
_ Je suis désolée, Bella.
Nous restâmes silencieuses un moment, mais je sentais qu'elle avait encore une question.
_ Je t'écoute, Angie. Lui dis-je.
Elle détourna le regard, avant de le reporter sur moi.
_ Tu l'aimes ?
_ Oui. Répondis-je sans réfléchir et les larmes reparurent. (N/Caro : Rien a foutre des anachronismes ! *sors son bazooka*)
Jamais je ne m'étais attachée à qui que ce soit. L'abandon de ma mère m'avait fait me sentir trahie et incapable d'être aimée. J'avais bâti mes relations sur cette conclusion, au grand damne de Jacob entre autres. J'aurais dû me contenter de ce que j'avais, plutôt que de laisser un chevalier s'attacher à moi et risquer la mort.
_ Il lui a ordonné de suivre James à sa guerre. Murmurai-je.
Elle ne dit rien, me prenant encore dans ses bras. Mais Aro l'appela et elle dut sortir rapidement.
Je restai là un moment, jusqu'à entendre Angela descendre. Je me doutais qu'elle allait me rapporter mes quelques affaires. Je sortis d'un pas triste de cette chambre, et allai vers la suivante, au bout d'un couloir où une simple bougie tentait de vaincre les ténèbres. J'étais trop épuisée pour me sentir opprimée.
La chambre était aussi sombre que les autres pièces. Un unique carreau tentait d'apporter la lumière du soleil, une table en bois était appuyée en dessous. J'allumai une bougie, et regardai autour de moi. Le lit était appuyé contre un mur, un édredon épais était posé dessus. Personne ne s'était installé ici depuis des années.
Je jetai un œil à mon reflet dans le miroir sur la table. Mes yeux étaient rougis, mes épaules affaissées. Mon cœur était coupé en deux.
Angela frappa un instant à ma porte, avant d'entrer et de me trouver assise sur mon lit, le regard levé vers la petite fenêtre. Elle posa le panier dans lequel elle avait pris mes affaires sur la table, puis se tourna vers moi.
_ Tu sais lire, Bella ?
Je tournai mes yeux vers elle. Que voulait-elle dire ?
_ Oui. Comme Maggie et toi.
_ C'est bien. Je t'ai ramené tout ce que j'ai trouvé dans ta chambre. Tu devrais vérifier que je n'ai rien oublié.
_ Merci, Angela.
_ Ca va aller, Bella.
Elle serra mon épaule, et sortit enfin. J'étais immobile encore un moment. Je n'étais jamais restée inactive de toute ma vie. Depuis toujours, on m'envoyait faire telle ou telle chose dans le château. Restée enfermée ici allait me rendre dingue.
Et puis, je décidai que je ne pouvais pas rester ainsi. Je cherchai ma brosse dans le panier, défis ma coiffure pour mieux la refaire. Je pris le reste de mes affaires et les rangeai une à une dans le placard à ma droite. Je dépliai une chemise quand je vis un parchemin tomber à terre. Je fronçai les sourcils, figée.
La question et les propos d'Angela me revinrent en mémoire. Avait-elle cherché à me dire quelque chose ?
Je tremblai en prenant le parchemin. J'avais une idée de ce que c'était. Je n'étais pas sûre de vouloir lire son contenu. Les risques que cela engendrait étaient bien trop grands. Je le regardai, indécise. Si Edward avait pris un tel risque, c'était qu'il ne mesurait pas ce qu'il faisait. Je ne pouvais pas le laisser se mettre ainsi en danger juste pour moi.
Je me mordis encore la lèvre inférieure, puis pris ma décision.
Le parchemin se trouva caché sous mon matelas, alors que je me remettais à ranger mes affaires. (N/Caro : mais bon dieu ! Tu vas la lire ! Ô! j'te parle)
Même si je ne lisais pas ce qui y était écrit, je savais qu'il était toujours dans les parages. Je pouvais supporter ce retrait pour quelques semaines. Je le devais.
OoOoOoOoO
Angela remonta après le diner et passa me voir avant d'aller s'allonger. J'étais déjà en train de travailler sur un napperon.
_ Il a été plus silencieux que d'habitude. Commença-t-elle.
_ Et…James ? Ignorai-je au mieux ce qu'elle impliquait.
Je relevai la tête vers elle, arrêtant ce que je faisais.
_ Je ne l'ai pas vu. Maggie m'a dit qu'elle passerait te voir demain.
Je hochai la tête et commençai à retirer mes barrettes.
_ Bella, as-tu lu son…
_ Non.
Je croisai son regard dans le miroir. Elle était surprise.
_ Mais, je pensais que…
Je soupirai.
_ Angela, je ne peux pas. Je dois l'oublier, et lui aussi. C'est trop dangereux. James a suffisamment de pouvoir ici, je ne supporterais pas qu'il retente…
Je baissai les yeux, toute la journée, il m'avait semblé sentir ses doigts se refermer sur ma hanche, comme il l'avait fait le matin. Je secouai la tête pour me sortir de mes pensées.
_ Mais, l'as-tu dit ?
_ A qui, Angie ? Aro, il n'aurait rien fait. Ben l'aurait défié, aurait risqué sa vie. Non, je refuse.
_ Tu es à sa merci, Bella. S'inquiéta-t-elle.
_ Je le sais, Angie. Mais en étant ici, cela me protège quand même. James serait vu tout de suite et il ne pourrait…
_ C'est injuste, Bella. Assura-t-elle en s'asseyant sur le bord de mon lit.
_ C'est ma vie. Fis-je, avec fatalisme. (N/Caro ! *Tape du pied* suis pas d'accord !)
Le silence s'installa. Je tressaillis une nouvelle fois devant l'absence de bruits autour de moi. Cette première journée dans cette chambre m'avait permis de réaliser les avantages à cette situation. Par la présence de la garde rapprochée sur cet étage, personne ne pourrait venir me voir sans être obligé de rendre des comptes. Mais le poids du billet qu'Edward m'avait laissé était lourd à porter. Je m'étais retenue toute la journée pour ne pas le lire ni espérer le revoir.
Ma nouvelle affectation était aussi bien différente de celle que j'avais avant. Je savais que de ne plus avoir de contacts avec les autres allait m'enfermer dans l'oubli jusqu'à ce que tout le reste ne me paraisse qu'un rêve inaccessible.
La seule chose qui me consolait, c'était que si je n'apparaissais plus aux Cullen, ils allaient m'oublier, et partir sans se retourner. Ils n'auraient pas d'ennuis malgré la décision d'Aro d'envoyer Edward à la guerre.
Il fallait que quelque chose se passe pour lui éviter cela.
_ Il m'a demandé de tes nouvelles. Murmura Angela, me sortant de mes pensées.
_ Qui ?
Son regard était éloquent.
_ Tu n'as rien dit, n'est-ce pas ?
_ Bella !
_ C'est mieux pour lui, Angela. Edward doit m'oublier.
Je regardai à l'extérieur. Il allait m'oublier. (N/Caro : Spuffy ! Spuffy ! Te cache pas j'arrive ! Nan mais tu nous as fait quoi là ! Après on me traite moi de sadique ? Nan mais tu vas finir par avoir ma mort sur la conscience ! Attends j't'appelle ! Tu vas souffrir !)
N : Alors, qu'en pensez-vous ? Il était temps que les ennuis arrivent, non ? Dites-moi donc ce que vous pensez de ça.
Bises, Spuffy (vous inquiétez pas, Caro m'a déjà engueulée MDR)
