Comme d'habitude, je souhaiterais remercier mes fidèles ! Je prends toujours autant de plaisir à lire vos commentaires !
Merci à Scarlette à qui je ne peux pas répondre.
J'espère que ce chapitre vous plaira !
Chapitre 9 : Quand les armures tombent
Quand Bella se réveilla le lendemain, elle était seule, le feu était éteint. Elle décida alors qu'en attendant Edward, elle irait se rafraichir dans l'étang. Arrivée sur les bords, elle commença à décrochée le haut de sa robe quand elle vit un homme ressemblant aux représentations des dieux et héros grecs sortir des eaux.
« Edward, murmura Bella sans s'en rendre compte, heureusement il était trop loin pour l'entendre cependant il pouvait distinguer l'admiration qu'avait Bella pour son corps. La jeune fille contemplait le corps nu d'Edward, jusqu'à maintenant, elle avait juste eu l'occasion d'apprécier son visage d'ange et ses mains aux doigts fins qu'elle avait tant de fois imaginé sur elle.
A ce moment, elle avait chaud, elle détaillait les jambes fortes d'Edward, ses cuisses bien dessinées, puis son torse musclé mais sans trop dont elle avait envie de tracer les contours, ainsi que ses épaules larges et ses bras dans lesquels Bella se serait blottie. Dans ses fantasmes, elle ne l'avait jamais imaginé si beau. Elle ne comprenait pas pourquoi en pleine nuit, elle se réveillait en sueur après avoir rêvé des yeux verts d'Edward et surtout de leur corps nus entrelacés, ne faisant qu'un alors qu'il était si taciturne. Souvent après, elle était obligée de soulager la chaleur qui montait soit en caressant.
Puis elle s'arrêta sur ce qu'elle avait inconsciemment évité, son pénis, mais lorsqu'elle se rendit compte de la manière indécente avec laquelle elle le regardait, elle se retourna et partie en courant, le rose aux joues.
Edward s'était senti bien sous l'œil de Bella, il ne savait pas si ce qu'elle avait vu lui avait plu mais l'espérait. Puis alors qu'il était entrain de se rhabiller, il entendit un bruit sourd, se retourna et vit Bella les fesses par terre. Elle avait du chuter en courant, Edward alla à sa rencontre :
« -Vous allez bien ? demanda-t-il alors qu'elle essayait de se relever, encore rouge de confusion.
-Oui ça va, j'ai connu pire ! Vous pouvez vous pousser que je me lève, dit-elle en retombant
-J'ai l'impression que votre cheville est trop faible, laissez-moi vous aider.
-Non, c'est bon, elle se leva en claudiquant, elle ne pouvait plus s'appuyer sur sa cheville et fini la route jusqu'à un tronc d'arbre à cloche pied sous le rire d'Edward. Une fois assise le jeune homme la rejoignit.
« Alors comme ça, c'est moi qui suis têtu ? Je n'ai jamais refusé de l'aide parce que j'avais mal…
-Je suis assez grande pour m'en sortir toute seule, j'ai dix-huit ans, je ne suis plus une enfant !
-Pourquoi êtes-vous tombé, pourquoi courriez-vous ? Quelque chose vous aurait-il dévarié ? demanda Edward souriant malicieusement.
-Pas du tout, ma cheville m'a juste lâchée ce qui m'a fait tomber.
-Si vous le dites, je pensais juste que vous aviez vu quelque chose qui vous avez fait partir en courant.
-Ah ce petit truc que j'ai vu au loin dans l'étang, c'était vous ? En effet, je me suis retournée mais pour vous laisser un peu d'intimité. Edward partit fut emporté par un rire franc.
-Je suis sur, que ce petit truc, vous auriez pu l'apprécier dans d'autres situations, lui dit-il avec un sourire en coin sachant que ça allait la faire rougir. Rien que d'évoquer des possibilités vous rougissez. Je suis sur que vous n'aviez jamais vu d'homme nu au paravent ?
-Ca ne vous regarde en rien, en plus on perd du temps, il faut qu'on arrive rapidement à Montpellier. Je languis de voir mon père, Y allons-nous ?
-Très bien Mademoiselle la Prude en selle. Je suppose que malgré votre cheville, vous n'avez pas besoin d'aide pour monter ?
-Vous avez raison, répondit Bella et elle partit encore sur un pied vers Zia observé par Edward. La cheville qu'elle s'était tordu été celle dont elle se servait d'appui pour monter. Elle essaya de monter mais la douleur fut fulgurante et elle faillit reperdre l'équilibre.
Edward se tenait déjà derrière elle, « vous êtes sure vous n'avez vraiment pas besoin d'aide ? demanda-t-il joueur
Elle soupira, « vous savez bien que si, content d'avoir gagné ?
-non, je trouve ça dommage de vous être fait encore plus mal en essayant de monter seule. Vous ne pourriez pas me faire confiance de temps en temps ?
-C'est vous qui me dites ça, je vous fais confiance depuis le bal, que vous m'avez fait découvrir le village et vous, vous n'en êtes pas capable ! C'est l'hôpital qui se fout de la charité là !
-Vous en connaissez beaucoup plus que bien des gens sur moi, alors que vous êtes celle pour qui je travaille, déclara sombrement Edward ce qui eut le don d'exaspérer Bella
-On y va peut être maintenant ?
-Oui bien sur Mademoiselle Swan.
Ils reprirent leur route silencieusement, chacun pensant à sa réaction et à celle de l'autre. Bella n'avait pas l'habitude de s'énerver mais là, Edward l'avait surprise dans une mauvaise posture, ce qui avait fait qu'amplifier la mauvaise humeur dont elle faisait preuve depuis le réveil. Edward lui était surpris de la réaction de Bella qui d'habitude faisait preuve de calme. Les deux jeunes gens, sentaient qu'ils allaient de plus en plus vers un climat méditerranéen, qu'il quittait les contreforts du Massif Central. C'était néanmoins beau, Les cigales avec la chaleur s'en donnaient à cœur joie. On avait quitté l'odeur entêtante de la lavande mélangée aux bruyères et au thym. On sentait désormais la lavande avec une odeur que Bella n'arrivait pas à identifier. Elle pensait toujours au corps d'Adonis d'Edward qui pensait-elle devait être sculpté dans du marbre. Ce n'était pas possible qu'il soit humain, elle était maintenant sure que lorsqu'elle le toucherait, il serait dur et froid. Et puis elle se raisonna, elle partait dans des spéculations qui la dépassaient. Elle savait qu'Edward était fait de chair et d'os, elle l'avait senti quand il l'avait enlacé après qu'elle se soit sentie mal à la Grand-Combe.
Edward pensait à la manière dont la jeune fille lui tenait tête, il aimait ça, les femmes de caractère comme sa mère lui avait manqué dans sa vie. Il aimait l'image de la femme forte que Bella représentait malgré elle, malgré sa maladresse chronique.
Ils s'arrêtèrent pour manger au milieu des vignes, Bella coupa le silence
« - on est bien ici, c'est calme
-oui vous avez raison, de voir les vignes aussi loin que l'horizon nous le permet est reposant.
-je voulais vous demander pardon pour ma saute d'humeur tout à l'heure.
-C'est pas grave si ça ne se reproduit pas trop souvent, et puis je vous avez cherché, en l'entendant dire cela, Bella ne put s'empêcher de maudire ses joues qui commençaient à chauffer ce qui n'échappa pas à Edward. Il en sourit, elle était attendrissante.
Puis ils reprirent la route et arrivèrent sans embuche à Montpellier. Bella fut impressionnée par la taille de la ville même si elle avait déjà vu Versailles. Elle fut choquée par le nombre de personnes faisant la manche, de l'éclopé à la mère de famille ayant perdu son mari en passant par les enfants orphelins. Edward dut arrêter Bella car, elle se serait ruinée à faire la charité à chaque mendiant.
« Vous ne devez pas donner votre argent à tout va, mademoiselle car, il fut coupé alors qu'il essayait de se justifier…
-je ne vous comprends vraiment pas Edward, vous dites que nous les nobles on ne fait rien pour les petites gens et quand je fais quelque chose vous m'en empêchez !
-J'allais y venir, ces femmes et ces enfants que vous voyez demander l'obole sont souvent sous le joug d'un homme qui ramasse le butin du jour et ne leur laisse que de quoi manger quelque chose d'infâme pour qu'ils puissent vivre pour continuer à les servir… ce n'est pas forcément leur rendre service que de rentrer dans ce jeu… »
Le silence se fit, il continuait d'avancer dans une ville bruyante, puante, sale.
« -Il faut que nous trouvions une auberge parce qu'on n'est pas un plan foireux comme hier…
-Ce n'est pas de ma faute si les gens n'ont pas de courage, n'ont rien dans leur pantalon ! Je suis sure que c'est sa femme qui prend les décisions ! Elle porte la culotte et pas les robes !
-Quel emportement ! Quelle fougue ! je ne vous accusais en rien… essaya de s'expliquer Edward étonné des excès de comportement de sa compagne.
-Je croyais… Et puis, ça m'énerve les gens, sans mémoire, dépendant d'un système, tournant dans le sens du vent !
-Allons donc prendre une chambre d'hôtel Bella, comme ça nous ne devrons rien à personne, dit Edward, la jeune fille était tellement énervée qu'elle ne remarqua pas la manière dont elle avait appelé.
Ils trouvèrent une chambre dans l'auberge El troubador (le troubadour). Bella fit rapidement le tour de la chambre, il y avait un grand lit et un lit pour enfant. C'était la dernière chambre de l'auberge, les draps y étaient propre, la poussière faite depuis peu. Edward n'avait pas pu se raser depuis le début du voyage, il ne supportait pas ne pas être rasé alors que Bella le trouvait encore plus attirant comme ça. Une fois les affaires posées, la porte de la chambre fermée, ils se rendirent à la prison mais alors qu'il n'était que 17 heures, elle était déjà fermée et Bella ne put avoir aucune nouvelle de son père. ils commencèrent à déambuler comme des badauds dans la ville. La jeune fille se fatigua vite et demanda à rentrer. Ils mangèrent rapidement ce qui leur restait en réserve et se couchèrent. Edward du prendre le lit double malgré ses protestations. Bella fut intransigeante, elle était fatiguée et déçue de sa journée. Elle avait été de mauvaise humeur toute la journée et n'aimait pas ça, de plus elle pensait avoir des nouvelles de son père mais ce n'était pas le cas. Elle ne savait pas s'il allait bien, ou même si il était encore en vie, elle avait entendu tellement de choses au sujet des prisons. Les bastonnades, la question, les gardes qui passaient leurs nerfs… elle avait peur pour Charles. Elle s'endormit avec cette crainte. Edward passa sa première bonne nuit depuis longtemps, il avait fait sa nuit d'un seul trait. Lorsqu'il se réveilla, il vit une femme qu'il désirait de plus en plus endormie sur le lit jouxtant le sien. Il décida de se lever et de se raser sur la bassine qui était à leur disposition. Tout à coup, il jura et réveilla Bella qui ouvrit péniblement les yeux :
« Que se passe-t-il ? demanda-t-elle d'une voix endormie
-Rien, je me suis simplement taillé avec le rasoir.
La jeune fille voulut aller voir mais elle avait oublié sa cheville enflée et s'affaissa sous son poids.
-Isabella, vous auriez du me dire pour votre cheville paniqua Edward en s'approchant.
-Ce n'est rien j'ai l'habitude, c'est juste qu'elle est froide…
-Où sont vos crèmes pour les muscles ?
-… mais…
-Il n'y a pas de discussion possible mademoiselle Swan, murmura Edward en relevant son visage vers celui de Bella
-Dans la trousse qui se trouve dans mon sac soupira Bella sans quitter les yeux du jeune homme, ses émeraudes la captivée.
Edward revient avec la sacoche confus, « c'est quel pot ?
-Celui-ci, merci Edward.
Alors qu'elle allait prendre l'onguent dans les mains, Edward ouvrit le pot et trempa ses doigts dedans. Bella ne comprit ou il voulait en venir seulement quand il prit sa cheville entre ses longues mains.
-Je peux le faire toute seule, maugréa Bella
-Ca vous gêne que je le fasse ? Vous ne pouvez pas bouger du lit pour le moment, restez allongée, demanda Edward.
Il posa alors ses doigts sur la cheville endolorie et entreprit de doucement la masser, Bella soupira d'aise. Son massage était aussi léger que le vent mais tout de même salvateur. Sa cheville qui était crispée se détendait. De temps en temps, elle sentait les mains d'Edward s'aventurer sur son mollet. Il fit des cercles sur la cheville pour que la pommade pénètre correctement. Edward quant à lui profitait de ce moment, il le prolongeait autant qu'il le pouvait. Tous les deux étaient bien, mais il fallait que ça s'arrête, il était temps d'aller à la prison.
Il était un peu plus de dix heures lorsqu'ils arrivèrent devant la porte de la prison, déjà un monde fou attendait pour les visites. Il ne fallait pas perdre patience, ils attendirent donc tranquillement leur tour, qui arriva qu'à 14 heures. Ils se présentèrent devant le gardien :
« -Bonjour monsieur, je viens voir Charles Swan.
-Un instant, je regarde où il est … Henri, amène cette fille voir Swan cellule 154.
-Très bien, par contre lui il reste, dit le dénommé Henri en montrant Edward du doigt.
-Je suis là pour chaperonner Mademoiselle Swan monsieur.
-Vous pouvez pas venir, dit le gardien en haussant le ton.
-Comment ça ? hurla Edward qui commençait à devenir rouge
-Ne vous inquiétez pas Edward tout se passera bien, je reviens.
Le jeune homme bougonna et sorti de la prison. Bella suivait le gardien qui la regardait d'une manière qui ne lui convenait pas. Elle ne se sentait pas à l'aise et ne voulait que voir son père et partir rapidement
« -C'est encore loin ?
-Non juste à deux cellules, ne vous inquiétait pas.
Ils arrivèrent devant une cellule mais elle était vide.
-Où est mon père ?
-Il a du être transféré…
-Où ?
-Je ne sais pas, j'en ai aucune idée… mais pour que vous ne soyez pas venu pour rien, que diriez-vous de me donner un petit baiser ?
-Jamais cracha Bella alors qu'il s'approchait dangereusement d'elle. Elle le gifla et partit en courant sous le regard vicelard de l'homme qui était trop rond pour la poursuivre.
Elle ne sut jamais, comment elle était parvenue à l'extérieur près d'Edward.
« Alors comment va-t-il ? et vous, vous avez l'air essoufflé ?, demanda le jeune homme inquiet
-Je ne l'ai pas vu, je sais pas, répondit Bella en éludant la seconde question.
-Pourquoi ?
-Je sais pas, je sais pas, je sais pas, elle répétait ces mots inlassablement, jusqu'à ce qu'Edward la secoue et qu'elle sorte de sa tétanie.
_Je ne sais pas, il a été transféré, je ne sais rien d'autre.
Ils rentrèrent à l'auberge, déçus.
Bella se jeta sur le lit et s'endormit. Elle se réveilla subitement, Edward avait disparu, elle commençait à s'inquiétait, à angoisser. Puis il apparut avec des carafes d'eau.
« Nous n'avions plus d'eau, expliqua-t-il, je suis allé en chercher.
Bella était fatiguée moralement, de n'avoir pu voir son père, de la réaction des hommes, de son voyage, de tout, elle avait besoin de penser à autre chose, elle avait envie de sentir Edward contre elle, elle avait besoin de se sentir désirée et protégée. Elle avait subitement envie de passer un nouveau stade, de donner à Edward ce qu'elle avait refusé à Gabriel.
Elle regarda Edward dans les yeux, incapable de casser la connexion qui s'était établie :
« Edward… Fais-moi l'amour… s'il te plait. »
Pas de point historique cette fois, je n'arrive pas à trouver des informations pertinentes sur Montpellier...
La suite au prochain chapitre, enfin si vous le voulez… N'hésitez pas à me le faire savoir avec un commentaire.
J'espère que ce chapitre vous a plu. J'ai toujours des doutes, je pense que j'en aurais toujours alors comme d'habitude, n'hésitez pas si vous avez le temps de me dire ce que vous en pensez. Dites autant ce qui vous fait décrocher de cette histoire que ce que vous aimez.
Merci de lire.
Lily
