1. Appartenance: Les personnages présents dans cette fiction ainsi que son univers appartiennent à Toby Whitehouse (Being Human) et à James Griffin (The Almighty Johnsons)

2. Rating: Je la note "T+" car l'univers sera à peu près identique à ceux des deux séries (ce qui reste correct tout de même) Mais certains chapitres pourront être "M" en raison de certaines scènes de violence ou de sexe (comme dans les deux séries en fait xD).

3. Autre: Ca y est ! Je suis de retour pour un mois sans interruption, héhé ! Pour ce qui est de cette fiction, je suis actuellement en train d'écrire le chapitre 14, donc y a encore de la marge avant d'arriver à la fin, car ils sont à peine arrivés en N-Z. BREF ! Je voulais vous faire part d'une de mes découverte dans Being Human, héhé ! Je revisionnais la saison 1, quand à l'épisode 4 (celui où Mitchell se fait accuser de pédophile à cause du DVD de Lauren que son jeune voisin avait prit) Eh bien, alors qu'Owen leur rend visite pour demander pourquoi la maison est taggé, Mitchell lui dit qu'il avait un DVD d'un homme nu en train de faire des choses. Et Owen à dit : "Un homme ?" et Mitchell à dit : "Sexuellement, mes goûts sont variés"... Est-ce que vous savez ce que ça veut dire..?! Mitchell a donc déjà eu une relation (ou plusieurs) avec des HOMMES ! héhé cette idée me rend toute fofolle xD BREF, je vous laisse lire la suite de cette fiction, c'était juste une petite parenthèse !


Chapitre 9

Point de vue de Mitchell.

Ma détermination était pleine et juste, mais cela ne m'empêcha pas de rester de longues minutes dans ma voiture, en train de regarder le de loin. Je devais y aller et raisonner Herrick, ou bien le menacer. Le tuer ne sera pas une très bonne idée, surtout s'il y a Seth et ses autres chiens de gardes dans le coin. Et puis si je le tuais maintenant, les autres fidèles d'Herrick tenteraient de me tuer. Alors je préfère avoir un vampire à mes trousses plutôt qu'une dizaine.

Je sortis de mes pensées lorsque je vis Lauren apparaître au coin de la rue pour se diriger vers le salon funéraire. Il fallait que je lui parle, à elle aussi. Je sortis alors de la voiture et m'approchai d'elle d'un pas rapide. Mais bien évidemment, elle me remarqua et partit en courant à l'intérieur du bâtiment. Je resserrai la mâchoire pour ne pas crier de rage, et entrait après elle. Dès que je pénétrai dans le hall d'accueil, Seth se releva de derrière son bureau et se mit à me sourire.

« Je vois que le petit louveteau a décidé de rejoindre la meute ? Fit-il d'un large sourire. Je pense que notre chef va en être ravi !

— Je ne suis pas là pour discuter de cette histoire. Je dois parler à Herrick, fis-je en me dirigeant vers l'arrière boutique.

— Mais où vas-tu ? Fit en me barrant la route. Tu n'as pas le droit de venir comme ça, à l'improviste. Et puis, tant que tu ne nous auras pas rejoins, tu n'auras pas le droit de franchir le comptoir. »

La colère bouillonnait dans mes veines, et d'un seul élan, je lui donnai un violent coup de revers dans le visage. Je partis alors en courant vers l'arrière boutique, profitant que mon congénère soit à terre, mais fut surpris de tomber nez à nez avec Lauren.

« Lauren ! Dis-je avec urgence. Il faut qu'on parle. »

J'attrapai son bras et la tirai dans le long couloir avant d'ouvrir une porte donnant sur un local, et de nous y cacher à l'intérieur. Je me tournai vers Lauren, qui semblait très intimidé de se trouver avec moi.

« Qu-Qu'est-ce que tu me veux, Mitchell ?

— Où étais-tu le soir où Herrick a attaqué le policier dans les bois de County Park ? Tu as dit que tu y serais ! Mais tu n'y étais pas, je ne t'y ais pas vu. Pourquoi m'avoir donné cette piste pour aller là-bas ? »

Ses sourcils s'étaient froncés et son regard cherchait désespéramment le mien afin de comprendre où je voulais en venir. Je soupirai longuement, puis repris calmement.

« Étais-tu dans les bois cette nuit-là ?

— Oui, mais je ne me suis pas montré..fit-elle troublée.

— Pourquoi donc ? Tu préférais observer la scène de meurtre de loin ? Ce n'est pas trop ton genre.. !

— N-Non, je...Enfin, je ne pensais pas que les choses tourneraient ainsi... Et je...J'ai préféré observer. »

C'était à mon tour de ne pas comprendre où elle voulait en venir. Les choses ne s'étaient pas déroulées comme prévues, ça j'étais d'accord, sinon Anders serait mort à l'heure actuelle. Ce qui n'est donc pas le cas. Mais pourquoi avoir préférer observer ? Si elle avait intervenue auprès d'Herrick, ils auraient été plus fort et auraient pu s'occuper d'Anders plus facilement.

« Pourquoi ? Tu aurais très bien pu aider Herrick. Pourquoi ne pas l'avoir fait, Lauren ?

— Je n'en avais pas envie ! S'énerva-t-elle. Je voulais tout faire pour que ce flic cesse de me poursuivre, quitte à le tuer, ce n'était pas ça qui allait me faire culpabiliser davantage ! Sauf que tu étais là, et ça a tout changé. (Elle baissa la tête) J'ai vu comment tu tentais de le protéger, la manière dont tu parlais de lui, la façon dont tu lui parlais tout court...dit-elle plus calmement. J'ai réalisé que tu l'aimais... S'il mourrait, tu allais souffrir... Et tu sais que...que je t'aime Mitchell, et je ne veux pas que tu me détestes, ni que tu souffre par ma faute. Voilà pourquoi je ne suis pas intervenue auprès d'Herrick. »

Je restai silencieux, mais je n'étais pas moins touché par ses propos. C'était grâce à elle si, ce soir-là, Anders était toujours en vie, et que j'étais toujours là aussi. Tout au moins, pas en train de me reposer de sombres questions comme une certaine fois.

Je fermais les yeux pour soupirer. Lauren n'étais pas une si mauvaise personne en fait... Elle ne l'avait jamais été, pour dire vrai. C'est seulement par ma faute qu'elle est devenue si agressive et dangereuse. Autrement, elle n'aurait jamais fait de mal à qui, ni quoi que ce soit.

« Est-ce qu'Herrick...commençais-je. Est-ce qu'Herrick sait que tu te trouvais là-bas.. ?

— Je n'en sais rien...fit-elle inquiète. Mais il m'a convoqué ici aujourd'hui pour me parler, et j'ignore de quoi il s'agit.

— Je dois également lui parler. Allons-y tout les deux et si...si jamais ça tourne mal pour toi, je te promets de t'aider. Je te vaux bien ça, après ce que tu as fait pour Anders... »

Elle hocha doucement la tête, puis nous sortîmes enfin du local pour nous diriger vers la salle de techniques, où se trouvait en fait le bureau d'Herrick ainsi que les « salles de réveils ». Ce fut presque chaleureusement que nous fûmes accueillis par notre chef, qui avait un sourire sardonique collé au visage.

« Lauren, Mitchell ! Je ne m'attendais pas à vous voir ensemble ! Surtout aujourd'hui.. !

— Nous devons parler, Herrick, fis-je sèchement.

— Hm...Oui, je comprends. Moi aussi je dois vous parler, fit-il avant de marquer une pause. A tous les deux. »

Il contourna son bureau avant de s'approcher lentement de nous, avec ce sourire et ce regard hautain. Il s'arrêta non loin, pris une longue inspiration, puis posa ses yeux sur moi.

« Jamais je n'aurais cru que tu t'interposes entre un être humain et moi. J'avais une affaire à régler avec lui. Et maintenant, j'en ai une avec toi. Tu n'aurais pas du intervenir.

— Ce n'était pas n'importe qui, Herrick ! Grondai-je de colère.

— Oh oui, pardonne-moi, ton ancien amant ! Dit-il en riant. Mais peu importe qui il était, Mitchell. Il était un danger pour Lauren, alors je devais l'éliminer afin de la protéger. N'est-ce pas Lauren ? »

Je la vis détourner le regard, comme honteuse et intimidé, sur le sol. Je jetai un regard plein de rage à Herrick qui se mit à rire à gorge déployée.

« Allons...Pourquoi tant de fureur ? Ah mais oui, tes excentricités te poussent à faire des choses stupides ! Je ne sais pas si je dois te pardonner, ou bien te punir...

— Faites ce que vous voulez, je m'en fiche. Mais ne vous approchez plus d'Anders. Plus jamais.

— Je crois qu'il est trop tard pour ça, fit Herrick en inspirant profondément. Je sens son odeur, dans le bâtiment. »

Point de vue d'Anders.

« Je veux parler à votre supérieur, fis-je pour la énième fois à l'homme de l'accueil. Je dois lui parler.

— Désolé monsieur, dit-il en ricanant salacement, mais je crains qu'il ne soit occupé.

— Eh bien j'attendrais. »

Je resserrai la mâchoire et allai m'asseoir sur un fauteuil à deux places avec Karen. Je détestais quand les gens me prenait pour un imbécile, mais je n'avais pas de mandat de perquisition, je ne pouvais donc pas aller fouiller l'arrière boutique afin de trouver Herrick.

« Je n'aime pas la façon dont il me regarde, me confia faiblement Karen en jetant un regard furtif à l'homme de l'accueil. S'il pouvait me dévorer du regard, je serais déjà en charpie. »

Je pinçai mes lèvres, réalisant que cet homme pouvait être, lui aussi, un vampire. Et si cet endroit en étant plein ? Il frisson désagréable me parcouru tout le corps. Faisons comme s'ils n'existaient pas, et tout se passera bien.

J'entendis un petit raclement de gorge sur ma droite, ce qui attira mon attention, et vis une dame âgée assise en train de consulter le magazine de présentation du salon. Je me permis de lancer la conversation afin de savoir si cet endroit n'était pas une couverture.

« Vous...Vous chercher votre dernière demeure ? Fis-je gêné.

— Oh, vous savez... à mon âge, il faut bien commencer à y réfléchir ! Fit-elle avec un sourire plaisantin. J'hésite entre ces deux-là...Pouvez-vous me conseiller ? »

Je me penchai pour regarder le magazine et vit les cercueils en questions. Bon, cette vieille dame était là pour chercher son dernier chez-elle. C'était peut-être moi qui commençais à devenir parano.

« J'aime bien celui-ci, il m'a l'air confortable et plutôt bien travaillé. Mais ce n'est que mon point de vue.

— Vous avez un bon goût, jeune homme. C'était pour celui-ci que je penchais le plus ! Dit-elle en souriant toujours. Je prendrais celui-ci dans ce cas. »

Je lui adressai un faible sourire quand, soudain, je vis l'homme de l'accueil rigoler mais se taire subitement lorsque Herrick arriva au tournant. Je bondis sur mes jambes et m'approchai du comptoir pour lui faire face.

« Oh... ! Mais en voilà une surprise ! Officier Johnson, c'est bien ça ? (Je ne répondis rien mais posai ma main sur mon revolver). Vous voulez probablement des explications pour ce qu'il s'est passé la dernière fois ?

— Exactement. Pourquoi avez-vous tenté de m'attaquer ?

— Oh...Ne soyez pas si négatif ! J'ai simplement voulu rendre service à une connaissance ! Vous lui posez pas mal de problème, vous et votre...collègue, fit-il en regardant Karen par-dessus mon épaule. Madame... »

Je m'approchai doucement de cet homme et ancrai mes yeux dans les siens. Je voulais l'intimider, mais son regard était aussi froid que la mort et aussi transparent qu'une âme. Mes mains commencèrent à trembler, mais je réussis tout de même à garder mon calme.

« Je sais ce que vous êtes, Herrick. Et vous n'allez pas vous en sortir si facilement. Je ne sais pas ce que vous faites réellement dans la vie, si vous êtes policier, si vous êtes directeur de ce salon funéraire... Mais dans n'importe quels cas, vous avez tenté d'attenter à ma vie. Et vous risquez très gros.

— Oh...Comment avez-vous deviné ce que je suis, officier Johnson ?

— Vous étiez-là lorsque Mitchell était sois-disant mort. Vous êtes encore là, dans ses pattes... Vous avez de curieuses façons d'attaquer les gens... Ça n'est pas très humain tout ça, fis-je à demi-mot.

— Vous devez donc vous poser la question à propos de votre ex petit ami dans ce cas, fit-il avec un large sourire cynique.

— Je sais qu'il est comme vous. Et pourtant, vous n'êtes pas du tout pareil.

— Oh...Alors il vous l'a dit...(il se pinça les lèvres) Vous ne serez donc pas surpris d'apprendre que toutes les personnes autour de vous, excepté votre collègue, sont des vampires ? »

Je fronçai les sourcils et tournai la tête pour regarder les gens présent dans la pièce. L'homme de l'accueil se mit à rire de cette façon salace, le regard du 'garde du corps' de Herrick devint noir, et la vieille dame me fit un clin d'œil de la même teinte. Quoi.. ? Elle...aussi ?

Je me mis à reculer doucement, la main toujours de posée sur mon revolver, et me collai à Karen. Je lui expliquai rapidement le topo, et elle me regarda avec des yeux ronds.

« Je te jure, crois-moi. »

Et je n'eus le temps de réagir que les trois vampires se jetèrent sur nous pour nous neutraliser et permettre à Herrick de s'enfuir. Mais je n'allais certainement pas filer ce monstre qui avait tenté de me tuer, qui avait blessé Mitchell, qui l'avait même tué ! Et qui avait un lien étroit avec mon affaire.

J'attrapai la main du garde du corps, qui s'était agrippée à ma chemise, et la pris en clé de bras avant de lui donner un violent coup de cross derrière la tête, et il tomba au sol inconscient. Karen, quant à elle, se mit à violemment repousser à la vieille dame qui tomba sur les fauteuils mais qui se releva tout de même avant de se précipiter vers elle telle une furie. Je fus déconcentré quand l'homme de l'accueil me sauta dessus et me fis tomber au sol, envoyant mon revolver à quelques mètres. Ses mains étaient sur ma gorge, et je n'arrivais plus à respirer. Il avait une telle force que je n'arrivais même pas à le renverser. Ma vue commença à s'obscurcir, mais je pus tout de même voir et sentir cet homme se raidir de douleur puis tomber lourdement sur moi, et relâcher la pression qu'il exerçait sur mon cou. Je le repoussai alors que je me massai un instant la gorge, et remarquai que ma chemise était pleine de sang. Je tournai la tête vers cet homme et constatai que sa poitrine était transpercée par un pieu. Oh mon dieu... Je sentis soudainement une chaleur m'envahir, et une odeur me monter à la tête.

« Anders ! Ca va ? Réponds-moi, je t'en pris !

— M-Mitchell.. ? Fis-je surpris de le voir. Que fais-tu là ?

— C'est plutôt moi qui devrais te poser cette question ! Fit-il en m'aidant à me relever.

— Quelqu'un peut m'aider, pitié ! S'écria Karen. Elle est plus hargneuse qu'une bernache ! »

Mitchell se retourna agilement et tira une droite à la vieille femme, qui s'écroula au sol. Tout le monde était à terre, sauf nous.

« Faut pas avoir peur de frapper une femme, surtout si elle est vampire. »

Il plaqua subitement sa main sur sa bouche en réalisant que Karen était avec nous, mais je le rassurai en lui disant qu'elle était au courant. Que je n'avais pas pu faire autrement, sinon ç'aurait probablement mal fini.

« Qu'est-ce que tu fou ici, alors ? Fit-il plus sérieusement.

— Je voulais savoir pourquoi il avait tenté de m'attaquer et surtout savoir pourquoi il cache ma meurtrière !

— Ce n'est pas prudent de venir ici, ça regorge de vampires. »

Nous entendîmes soudainement un cri provenant de l'arrière boutique. Je vis Mitchell se raidir et ses yeux devenir noirs.

« Lauren ! »

Réalisant qu'il s'agissait probablement d'une jeune fille en danger à cause de Herrick, je ramassai mon arme et partit en courant après Mitchell, suivit de près par Karen. Nous débouchâmes dans une pièce où étaient éparpillés quelques brancards. Je pointai mon arme en même temps que Karen sur Herrick, qui maintenait fermement contre lui une jeune femme, qu'il menaçait de transpercer d'un long morceau de bois taillé.

« Si vous faites quoi que ce soit, cria-t-il, je la tue !

— Relâchez-là tout de suite ! M'écriai-je en pointant tout de même sur lui. Si vous la lâchez, je ne tirerai pas.

— Je suis flic, officier Johnson. Je sais ce que ce blabla signifie ! 'Relâchez l'otage, nous ne vous voulons aucun mal !' et la seconde d'après, le vilain gît mort sur le sol ! »

Il insista du regard en appuyant davantage la pointe du pieu dans le dos de la jeune femme, qui se mit à gémir de peur. Mes membres tremblaient, jamais je n'avais été confronté à une telle situation. Je m'occupais des délinquants dans la rue, des petites effractions... ! Pas de meurtre, d'otages ni de vampires !

« Relâchez Lauren tout de suite, fit Mitchell en s'approchant doucement de Herrick. Ni vous ni moi voulons la blesser... Elle est un atout à la confrérie.

— Je suis d'accord sur ce point-là, fit Herrick en souriant. Une très belle créature, qui sait jouer de ses qualités pour recruter... Sur ce coup, Mitchell, tu as eu une proie de choix ! J'ai été si fière que tu nous l'ai offert...mais tu me déçois tellement maintenant...

— De quoi parle-t-il Mitchell ? Fis-je inquiet de ne pas comprendre. Mitchell ?! »

Il s'était approché de trop, et Herrick avait violemment jeté cette Lauren au sol. Aussitôt, il prit les jambes à son cou en direction de la sortie. Karen partit à l'avant, alors que Mitchell se précipita sur Lauren, qui était inconsciente.

« Mitchell, ça va aller ?

— J-Je ne sais pas, fit-il paniqué. Elle est blessé.. ! (Il releva la tête vers moi.) Oublie Herrick, Andy. Je t'en prie !

— Je ne peux pas, Mitch. Pas en étant si près du but. »

Je lui donnai un sourire crispé. Désolé Mitchell... Je baissai le regard et parti en courant pour rejoindre Karen à l'extérieur.

« Anders, non ! »

Je faisais abstraction de sa voix, qui me hurlait de revenir, de renoncer. Mais je ne pouvais pas ! J'étais à deux doigts de l'attraper, et je pourrais l'interroger sur la meurtrière. Et m'occuper de son cas ensuite.

Lorsque j'arrivai à l'extérieur, je vis Karen à couverte derrière un mur. Je me plaçai juste à ses côtés, l'arme en mains, et lui demandai où était passé notre vampire cinglé.

« Il est caché derrière la voiture, là-bas. »

Nous sursautâmes lorsqu'un coup de feu retentit et entendîmes la balle riper contre le mur derrière lequel nous étions cachés. Il avait son arme de service sur lui, l'enfoiré ! Ça n'allait pas nous facilité la tâche, car nous n'avions pas prévu de gilets par-balles.

Karen se dégagea alors du mur pour tirer quelques coups en direction de Herrick mais se dernier se planqua derrière la voiture. Elle se mit aussitôt à couvert et me jeta un regard inquiet.

« Il est loin, et si nous attendons trop, il a la possibilité de s'enfuir en courant. Il y a énormément de rues dans le coin, il nous sera difficile de le retrouver.

— Laisse-moi faire. »

Je sortis de notre cachette et m'avançai furtivement près du sol pour me cacher derrière un autre mur, qui se trouvait plus proche de notre assaillant. Nous étions désormais postés à deux endroits différents, nous avions la possibilité de tirer si l'autre se sentait menacé.

J'entendis un second coup de feu provenant de Herrick, et je me relevai pour tirer à mon tour dans sa direction. Mais à peine je m'étais relevé et avais pointé mon arme, qu'il était déjà droit comme un piquet, et son revolver avait déjà tiré une balle.

« ANDERS ! »

Mon cœur s'arrêta soudainement de battre, alors que je sentis une atroce douleur se propager dans mon bras droit. Complètement abasourdit, mon regard s'égara sur ma blessure et je réalisai seulement maintenant qu'il m'avait tiré dessus. La tête commença à me tourner subitement, et le monde semblait se mouvoir étrangement autour de moi.

Je pus entendre Karen crier mon nom de nombreuses fois, puis un autre coup de feu m'assourdit alors. J'avais fermé les yeux par réflexe, pensant recevoir la balle, cette fois-ci, en pleine poitrine... Mais je ne sentis rien. J'entendis un bruit sourd et un cri de douleur.

J'ouvris les yeux précipitamment et vis Karen à mes pieds, gisant dans une marre de sang, les yeux rivés sur moi. Je m'accroupis avec empressement et, malgré la douleur, la pris contre moi, dans mes bras. Je remarquai que Herrick lui avait tiré en plein dans le ventre.

« Karen ! Oh non...Kary ! pleurai-je en nous berçant machinalement. Pourquoi tu t'es mise dans la trajectoire, idiote !?

— An-ders...fit-elle difficilement. T-Tu ne dois pas...m-mourir... »

Elle releva lentement son bras vers mon visage pour le caresser délicatement avant de me donner un faible sourire. Je ne pouvais pas retenir ces larmes, car je tenais tout de même beaucoup à Karen. Elle m'avait aidé à remonter la pente, c'était une coéquipière extraordinaire.. ! Une amie irremplaçable...

« Kary...Tu peux pas partir.. ! J-Je vais faire quoi sans toi !?

— Shht...Tu y arr-riveras... »

Une larme dévala alors sa joue, son bras retomba lourdement le long de son corps, et ses yeux dévièrent vers le ciel. La panique m'envahit subitement, et je commençais à lentement la secouer.

« Karen.. ? Fis-je doucement. KAREN !

— ANDERS ! »

Je tournai la tête vers la voix de Mitchell qui venait de ma droite. Il se jeta auprès de nous et tenta d'évaluer les dégâts sur Karen.

« C'est trop tard Mitchell...fis-je à chaude larmes. C'est fini...

— Non, je...je peux peut-être-

— Hey...Tout va bien, ne vous en faits pas... »

Nous relevâmes tous les deux la tête vers cette voix, et nous vîmes Karen, se tenant droite près de nous, près de son corps.

« P-Pourquoi t'être interposée.. ? Fis-je la gorge nouée.

— Anders...commença-t-elle, je m'excuse d'avoir été une coéquipière envahissante, une collègue parfois louche, et une amie un peu trop exigeante... Mais sache que tu as été, enfin tu l'es toujours, quelqu'un de très important pour moi... Je n'avais plus grand chose qui me rattachait à ce monde... Toi, tu as tellement de gens qui tiennent à toi, qui ont besoin de toi...continua-t-elle en souriant. Je t'aime Anders...comprends-moi... »

Les larmes coulaient encore plus après ce qu'elle venait de m'avouer, et je n'arrivais même plus à respirer tant mon cœur était douloureux et tant ma gorge était serrée. Je fus interpellé par une soudaine porte qui apparut sur le mur d'à côté, et Karen me regarda d'un air troublée.

« Elle est là...pour toi...lui répondit Mitchell qui pleurait aussi. C'est ta porte...

— Où est-ce qu'elle va me mener ?

— Je l'ignore... »

Elle s'approcha lentement de cette ouverture, encore close, et approcha doucement sa main vers la poignée ronde. Elle s'arrêta un instant, inspira profondément, puis la saisie et ouvrit la porte. Une vive lumière blanche vint me brûler la rétine et m'obligea à plisser les yeux pour ne pas être aveuglé. A contre-jour, je vis Karen se tourner vers moi et m'adresser un sourire.

« Tout va bien se passer, dit-elle après avoir jeté un œil dans l'ouverture. Prend soin de toi Anders. Et toi aussi, Mitchell... J'aurais voulu plus te connaître... »

Elle pinça ses lèvres puis inspira profondément une seconde fois avant de se tourner face à la lumière. Elle avança de quelques pas, avant de disparaître dans la cette blancheur, et la porte se referma. Puis disparu tel un spectre. Que venais-je de voir.. ? C'est alors...ce qu'il se passe lorsque l'on meurt.. ?

Je tournai la tête vers Mitchell, qui avait les yeux rougis et les joues brillantes. Nos regards se posèrent en même temps sur le corps de Karen, désormais sans vie et vide de son âme.

Le reste se déroula plutôt rapidement, et sans être vraiment conscient de ce qu'il se passait autour de nous. Mitchell avait appelé une ambulance, et nous avions été transportés à l'hôpital. Malgré l'acharnement des médecins à dire et tenter de réanimer Karen, Mitchell et moi savions que c'était terminé... nous l'avions vu partir, franchir la porte... Elle ne pouvait plus revenir...

On s'était également occupé de mon bras, et je me trouvais actuellement assis sur un lit, dans une chambre, le bras en écharpe. Mitchell était lui aussi à mes côtés, les yeux posés dans le vide. Nous n'osions plus parler... de peur que notre voix s'enroue, que notre gorge se noue, que les larmes coulent... Mais ce silence se brisa lorsque George arriva dans la chambre d'hôpital avec Annie, suivit de mes frères à quelques minutes d'intervales.

« Que s'est-il passé ? Fit Mike inquiet.

— Je...J'étais sur une piste...fis-je difficilement. Mais le suspect s'est avéré...tenace et menaçant. Il... Il m'a tiré dessus, et...ensuite, il...(je repris mon souffle) Il a tué K-Karen... »

Mon poing valide se resserra sur mon pantalon alors que je me mordis violemment la lèvre inférieure pour ne pas céder devant tout ce monde.

« K-Karen est...elle est...fit difficilement mon aîné. Bon sang...Je ne sais pas...je ne sais pas quoi dire...

— Mitchell, intervint George. N-Ne me dit p-pas que...que c'est...

— Si, lui répondit-il, c'était lui... Et je peux t'assurer qu'il va regretter tout ce qu'il a fait. Et ce depuis le début. »

Je tournai enfin la tête vers mon amant, à qui je n'avais pas encore réussis à soutenir le regard, et il ouvrit lentement ses bras pour m'enlacer. Je me laissai aller contre lui, et contre toute attente, me mis à pleurer. J'avais perdu ma coéquipière...j'avais perdu ma coéquipière !

« T-Tu...continua George en regardant Mitchell, tu n'as pas pu.. ?

— C'était trop tard...elle était déjà devant la porte... »

Annie plaqua ses mains sur sa bouche, alors que les larmes lui montèrent aux yeux. Je savais qu'elles ne se connaissaient pas, mais Annie est un fantôme, et je sais qu'elle attends ce jour où la porte, sa porte, apparaîtra devant elle. Mais c'est le genre d'événement que l'on redoute aussi...

« Comment...enfin...comment ça s'est passé ? S'inquiéta-t-elle.

— Bien, lui répondis Mitchell. Elle n'avait pas peur... »

Après une bonne demi-heure dans un état second, je finis par revenir peu à peu à moi. Mitchell devait rentré mais il ne voulait pas me laisser seul ici, ou seul tout court en faite, car tout le monde était repartit désormais.

« Viens passer une nuit à la maison, me demanda-t-il, je veux simplement m'assurer qu'il ne t'arrivera rien...

— Je...Je comprends Mitchell, mais je...je ne peux pas...fis-je en baissant les yeux, honteux. J'ai besoin de me retrouver avec...ma famille...juste ce soir...s'il te plaît...

— Oui...je te comprends... »

Nous quittâmes doucement l'hôpital, pour ne pas trop me brusquer car mes jambes ne me soutenaient pas encore très bien. Mitchell, étant seulement blessé à la lèvre et la tempe, se proposa de me ramener en voiture jusqu'à chez moi.

Il faisait nuit désormais, et pendant le trajet, je me permis de lui poser quelques questions.

« Que faisais-tu au .. ?

— J'étais là-bas pour les mêmes raisons que toi...

— Pourquoi avoir mis tant de temps à venir à l'accueil.. ? Tu étais déjà à l'arrière boutique. Tu devais forcément être avec Herrick...

— Lorsqu'il a sentit que tu étais là, il m'a frappé à la tête avec sa lampe de bureau. J'ai perdu connaissance quelques minutes... »

C'était cohérent...Et puis cela expliquerait cette blessure à la tempe et à la lèvre... Je devais penser à autre chose, laisser mon côté inspecteur à l'écart. Je fais confiance à Mitchell, et je crois en ce qu'il me dit.

« Comment va la jeune fille.. ?

— Je l'ai mis en sûreté, ne t'en fais pas pour elle, dit-il en me souriant tristement. »

Nous arrivâmes enfin devant chez moi, et il coupa un instant le moteur avant de se tourner vers moi. Il me demanda si tout irait bien, si mon bras ne me faisait pas trop mal, et surtout, si je tenais le coup. Je lui confiai que c'était la première fois que j'assistais à une...mort. Il me confia, à son tour, qu'il s'agissait de sa première fois aussi... Et qu'il redoutait le jour où Annie devrait les quitter. Il n'osait même pas y penser en fait.

Nous soupirâmes en même temps et nous regardâmes avec un faible sourire. Ce fut une journée mouvementé et pleine en émotion... Je me penchai vers Mitchell pour poser ma tête contre son épaule. Je sentis ses bras s'enrouler autour de moi pour me serrer contre lui. Nous restâmes ainsi quelques minutes, avant que je ne relève la tête doucement et l'embrasse furtivement. Je devais rentrer, ne serait-ce pour ne pas inquiéter Jean et Amanda... Mais j'avais besoin de Mitchell, lui seul pouvait réellement comprendre ce que j'avais traversé aujourd'hui... Je déposai, une nouvelle fois, plus franchement mes lèvres contre les siennes pour entamer un long et léger baiser. J'en avais tellement besoin...tellement.. !

Mon cœur s'emballa subitement lorsque je vis la lumière de la maison s'allumer. Non non non non.. ! Je me séparai à contre cœur de mon amant, ce qui était littéralement le cas, et baissai la tête. Je devais aussi trouver une solution pour ça... Mais s'était tellement dur, car je tenais à Amanda, et j'aimais encore et toujours Mitchell. Je n'arrivais pas à faire un choix... Mais il faudra bien qu'un jour il soit fait.

« Il y a du monde chez toi ? Demanda-t-il soudainement.

— Oh euh...oui. Ma filleule et sa mère devait venir dîner ce soir à la maison... je crois que, pour le coup, c'est un peu loupé... »

Argh...je détestais lui mentir. Il m'adressa un sourire, plus chaleureux que les précédents, et scella ses lèvres une dernière fois aux mienne, mais plus longuement et plus...appuyé. Il faufila sa langue dans ma bouche pour entamer un baiser plus humide et plus rassurant, étrangement. Il déposa un dernier baiser sur le bout de mes lèvres avant d'appuyer son front contre le mien.

« Je t'aime Anders... Appelle-moi si tu as un soucis...

— Ne t'en fais pas pour moi...mais oui, je t'appellerais si j'ai un problème...dis-je en lui souriant. Je t'aime aussi Mitchell. »

Il me prit une dernière fois dans ses bras puis, après un furtif baiser, je quittai enfin la voiture pour retourner chez moi.

Amanda se mit presque à hurler lorsqu'elle me vit dans cet état. Elle avait été terriblement inquiète, surtout après le coup de fil que Mike lui avait passé. Elle était au courant pour Karen, et elle en fut profondément touché. Elles s'appréciaient beaucoup toutes les deux.

« Mais pourquoi est-elle.. ?

— C'était son choix...fis-je la voix faiblarde. Une âme pour une âme... »


Voilà, j'imagine que vous ne vous doutiez pas trop que la personne qui quitterait la fiction serais Karen, mais je trouvais que ç'aurait été trop plat s'il n'y avait pas de décès et que si elle n'avait pas été là, ç'aurait été Anders qui aurait été mis au tapis... M'enin BREF !

J'ai gardé l'idée que Seth meurt au (comme dans la série, sauf que c'était Lauren à la base) et puis la vieille dame x) Celle qui a couché avec Hitler héhé !

Je vous rassure, il y aura une confrontation sanglante avec Herrick, un de ces quatre. Histoire de bien remettre les pendules à l'heure, mais pour le moment je ne l'ai pas encore écrit. J'attends qu'ils rentrent de N-Z pour lui régler son compte x)

N'oubliez pas vos petites reviews, elles sont toujours agréables à lire :)
On se retrouve au prochain chapitre alors !
(Où nous verrons comment Andy et Mitch se sont rencontrer, héhé)

Bybye ! :D