Bonsoir tout le monde, comment allez vous?
Désolée du retard quand à la publication de ce chapitre, je suppose que vous comprendez, et j'espère surtout que la suite un peu plus bas suffira à me faire pardonner.
Encore une fois, merci à vous tous qui suivez cette fic, ça me fait plaisir ! Enfin, tous … est ce qu'il y a des lecteurs masculins ?
Et merci ma chère correctrice de prendre le temps de tout relire et corriger.
Aller bonne lecture !
« Cette fois, je te tiens. »
Zoro l'avait remarqué. Même si Sanji ne possédait pas une immense force dans ses bras, il avait l'impression que rien ni personne ne pourrait les faire bouger d'autour de sa personne. Presque aussitôt, il sentit les lèvres du blond se poser dans son cou, et le corps plus fin se coller au sien, et les mains habiles se glisser sous ses vêtements.
Oui, Zoro l'avait remarqué. Il l'avait entendu descendre, bien évidemment. Il savait que c'était Sanji sans même se retourner. Les autres étaient occupés.
Qui avait soufflé cette idée complètement farfelue d'un poisson qui ressemblait à tout sauf à ça? Zoro. Si cette occasion ne venait pas naturellement, alors il n'avait qu'à la créer. Tout bêtement. Alors il avait raconté cette histoire débile à Chopper, qui lui en avait parlé à Usopp pour lui demander s'il connaissait une telle créature. Comme prévu, Usopp lui avait raconté une histoire absurde où il l'avait dompté et puis pris dans son aquarium. Luffy qui était dans le coin, avait alors décidé de le pêcher, et avait clamé à tout l'équipage qu'il devait trouver ce poisson. Zoro avait alors décrété haut et fort s'en ficher, et vouloir picoler. Sanji, lui, avait toute la vaisselle à faire.
Zoro pensait aller voir le cuisinier pendant ce temps. Sauf qu'il avait entendu par la suite Sanji débouler, pressant un peu les choses. Alors il avait continué de faire semblant de s'intéresser aux bouteilles devant lui, jusqu'au moment où le cuisinier s'était approché de lui.
L'épéiste se retourna alors pour faire face à Sanji, lequel continuait de le bloquer contre le mur, posant ses lèvres sur les siennes. Cette fois-ci, c'était différent de toutes les situations précédentes. Là, Zoro sentait que le blond était nettement décidé et voulait aller jusqu'au bout. Il le soupçonnait d'être capable d'égorger toute personne tentant de les emmerder. Cette idée troubla pas mal l'épéiste tandis qu'il sentait une jambe de Sanji se glisser entre les siennes. Il était clair que le cuisinier était bien plus entreprenant. Et il n'aimait pas savoir ça, que le blond menait la danse. Il aurait bien voulu râler, lui faire part de son mécontentement, mais lorsqu'il sentit la cuisse de Sanji se frotter contre son membre, Zoro oublia cela. Il oublia de retenir un soupir à ce contact. Soupir qu'il regretta aussitôt en sentant Sanji s'exciter d'avantage. Zoro enroula l'une de ses jambes autour de celles du cuisinier lorsque celui-ci commença à lui ouvrir ses vêtements.
« Aucune patience, fit remarquer Zoro contre les lèvres du cuisinier.
- C'est là que tu te trompes… mais pour le moment, je vais oublier ce mot. »
La patience, c'est ce qu'il a fallu à Sanji pour réussir à en arriver là, à pouvoir embrasser Zoro contre un mur de la réserve.
Il laissa alors ses mains redécouvrir une nouvelle fois le corps de cet être tant détesté mais tellement désiré, sentant peu à peu son excitation grimper en lui. Et il en était de même pour Zoro. Son propre corps se mit à bouger contre celui du cuisinier, tirant un gémissement commun aux deux pirates. Le baiser se fit plus langoureux, plus intensif, pendant que les mains s'affairaient à dévêtir l'autre. D'ailleurs le cuisinier dut se faire violence pour ne pas déchirer les vêtements de Zoro. Et les mains de l'épéiste avaient légèrement oublié comment déboutonner une chemise.
Lorsqu'enfin ils envoyèrent balader leurs hauts respectifs, ils purent enfin aller toucher le torse de l'autre, gémir en sentant les moindres recoins de leur peau être caressés, et encore gémir tout en ondulant l'un contre l'autre. Sanji passa ses mains sous les cuisses de Zoro pour les lui écarter d'avantage, le maintenant fermement contre le mur. L'épéiste passa une main autour des épaules de Sanji pour s'accrocher, afin de ne pas tomber, et laissa son autre main toucher encore et sans cesse le corps qui se pressait contre lui.
Zoro oubliait petit à petit où il se trouvait et tout le reste également. Il était sûr de peu de chose à ce moment-même, soit qu'il était excité comme jamais et que, si par malheur quelqu'un devait les déranger, cette fois-ci, il tuerait cette personne sans le moindre remord, puis violerait le blond sur place. Mais pour le moment, rien de cela. Heureusement.
Pour l'instant, il se fichait bien de savoir que c'était complètement vulgaire que de se faire coincer contre un mur par Sanji, et que ça l'était tout autant que d'avoir ses jambes écartées et nouées autour du cuisinier. Il se foutait de savoir qu'il n'aurait peut-être pas dû lui rouler la pelle de sa vie. Et il n'en n'avait rien à faire non plus quant au fait que leurs érections se frottaient l'une contre l'autre à chaque ondulation de leur part, réchauffant dangereusement les pirates. Pour résumer le tout, il était excité comme c'était pas possible, et il le vivait bien. Même très bien.
Sanji entraîna alors Zoro au sol, qui tira avec lui le drap qui recouvrait les bouteilles, non loin du mur auquel il s'était adossé, afin de continuer leurs ébats, les débarrassant des derniers vêtements qu'ils portaient, devenus plus une gêne qu'autre chose. Si Zoro se foutait pas mal d'avoir sous les yeux le corps dénudé du blond, il n'en n'était pas de même pour ce dernier. Sanji prit alors un instant pour mater sans retenue son futur amant allongé sous lui. Canon comme pas possible. Il avait dit qu'il allait lui faire subir les pires obscénités, ou un truc comme ça? Alors allons-y.
Le cuisinier se mit alors à faire glisser ses mains le long du corps de Zoro, lentement. Il les laissa passer sur ses cuisses, remontant encore, puis redescendant. Évitant volontairement un endroit bien précis. Et l'effet recherché ne se fit pas attendre. Il le voyait bien, Zoro mourrait d'envie de lui dire d'aller droit au but, mais, fierté oblige, il ne disait rien. Quoique, pour le coté fierté on repassera compte tenu de la situation. Zoro dut faire appel à tout son self-control pour ne pas gémir lorsque Sanji toucha enfin son membre dressé. Puis à toutes ses ressources lorsqu'il sentit un lent va-et-vient sur sa virilité. Il ne voulait pas lui montrer à quel point il aimait cela, ni qu'il en voulait plus. Sauf que, lorsqu'il remarqua que les caresses de Sanji n'accéléraient pas, il dut parler. C'était une question de survie :
« Putain, accélère !
- Qu'est-ce que je t'ai dit déjà sur la politesse? demanda presque innocemment Sanji.
- Quoi? »
Le sabreur regarda le blond, franchement surpris, s'étranglant avec sa salive. Il s'attendait à tout, sauf à ça !
« Tu ne te foutrais pas un peu de ma gueule par hasard?
- Pas du tout. Sois gentil et j'accélérerais. »
Et le pire dans l'histoire, c'était que Sanji était très sérieux. C'était peut-être pire que l'état dans lequel était Zoro, excité et ne voulant qu'une chose, qu'il aille plus vite. Mais lui demander d'être gentil ? Dans un tel moment? Il se foutait le doigt dans l'œil jusqu'au coude.
« Écoute, soit tu vas plus vite, soit je me casse et tu peux oublier, à vie, l'idée de me sauter dessus une nouvelle fois.
- Ah oui?
- Oui, répondit Zoro, très sérieusement. C'est pas moi qui saute sur les gens durant un entraînement. C'est pas moi qui perverti quelqu'un qui n'a rien demandé. C'est pas moi qui tripote les gens sous la table. C'est pas non plus moi qui …. Hum … »
La raison pour laquelle Zoro avait cessé sa tirade, coupée par un gémissement de pur plaisir, c'est parce que Sanji avait enfin accéléré le mouvement. Effectivement, l'épéiste avait raison sur toute la ligne, et Sanji se doutait d'un côté que, si Zoro se faisait vraiment violence, il réussirait à passer outre l'envie et se défoulerait sur la première venue ou le premier venu sur la prochaine île. Hors, il savait que pour lui-même, c'était foutu de chez foutu, il désirait trop fortement l'homme allongé sous lui et personne d'autre. Alors il remettrait ce petit jeu à une autre fois. Promis. Le désir d'enfin conclure passait devant pour cette fois. Avec tout le mal qu'il s'était donné, ce serait dommage de le laisser passer.
Sans trop savoir pourquoi, Zoro se mit à lécher les doigts que Sanji lui présenta au bout d'un moment. En fait tout ce qui comptait était ce que l'autre main du crétin lui faisait en ce moment même. Le reste importait peu. Il sentit ensuite les doigts du blond se diriger dans son dos, trop bas selon lui. Automatiquement, il se crispa, mécontent, revenant sur terre brutalement :
« Putain !
- Quoi ? Tu préfèrerais que je te prenne à sec ? Ferme-la et apprécie.
- T'en as de bonnes toi ! râla Zoro. Tu crois que j'ai envie d'être le soumis là-dedans?
- Je ne pense pas non. Mais tu n'as pas le choix. »
Sanji retourna alors Zoro comme une crêpe, se souciant peu de le cogner au sol, et sans plus rien ajouter, inséra un doigt dans l'intimité du sabreur. Toujours aussi crispé, celui-ci le prit très mal :
« Salopard !
- Non mais je rêve … soupira Sanji, me dis pas que tu as mal !
- C'est pas la question … Attends, tu crois vraiment pouvoir me faire mal ? Toi ?
- Ne me tente pas. »
Zoro eut du mal à reconnaître la voix de Sanji sur le moment. Il eut un grognement de mécontentement lorsqu'il sentit un second doigt venir en lui. Ça ne lui plaisait pas du tout ! Ce que le blond semblait avoir remarquer. Son but était de s'envoyer en l'air avec lui, mais si au passage il pouvait rendre la chose plus agréable à Zoro … soit.
Il glissa alors sa main vers le membre de son futur amant, entreprenant de le caresser, lentement, afin de rendre plus supportable la gêne occasionnée par ses doigts. Oh et pourtant, bientôt, Sanji le savait, il n'allait pas tarder à en demander plus. Enfin presque.
A un moment, très bref, Zoro s'était posé une question, par rapport au « rôle » qu'il aurait à jouer. Avec le recul, il avait remarqué que Sanji était bien plus entreprenant que lui, plus « au-dessus » également. Nul doute que le blond voulait être le dominant dans cette histoire. Hors, l'idée de se faire prendre par Sanji était vraiment … étrange. Pas vraiment dérangeante comme elle aurait pu l'être il y a encore peu. Parce que le peu qu'il avait vu des compétences au pieu du blond, ça lui avait plu. Ce qu'il lui faisait maintenant, ça lui plaisait. Imaginer ce dont il était capable par la suite le faisait frissonner d'excitation. Et ce bien malgré lui, hélas. Après, si ça lui permettait de régler cette histoire de pulsions et d'intentions louches envers le cuisinier, alors … alors il verrait.
Le blond commença alors à bouger ses doigts afin de préparer Zoro à la suite, mais aussi pour l'exciter. Ce qui pour le moment ne plaisait toujours pas à l'autre homme. L'idée d'être à quatre pattes devant Sanji … moyen.
« Putain, tu me soules avec tes idées à la … Ah ! »
Il n'avait pu retenir cette exclamation de surprise, sortie toute seule, arrachant à Sanji un sourire de pervers fini. Il semblerait qu'il ait trouvé cet endroit si sensible. Alors il commença à s'amuser. D'abord en évitant sciemment cet endroit, et lorsque Zoro s'y attendait le moins, il y revenait, lui arrachant une nouvelle exclamation. De voir cet homme toujours si impassible se laisser aller à gémir entre ses bras, c'était un spectacle totalement insolite et grandement excitant pour Sanji. Puis il se décida à insister sur cet endroit, rendant les choses insupportables pour Zoro.
Celui-ci sentait très clairement l'excitation remonter en flèche. Il ignorait pourquoi il fallait qu'à un endroit pareil il puisse sentir un tel plaisir, mais ce que lui faisait le blond …. c'était juste divin. Exquis. Insupportable.
« A … arrête …. soupira Zoro, pas crédible du tout.
- Haha, rit légèrement Sanji. Pas question. »
Pour prouver à Zoro qu'il n'avait aucune intention de s'arrêter en si bon chemin, il reprit ses caresses et ajouta un troisième et dernier doigt en lui, arrachant un cri de pur plaisir à Zoro. Le son qui sorti de sa gorge suffit à exciter Sanji en plus de la vue qu'il lui donnait, le dos cambré et ses mains accrochées au drap qui traînait là. Mais il lui manquait autre chose, il ne voyait pas son visage. En attendant, Sanji continua à rendre Zoro complètement fou de plaisir.
Celui-ci tentait tant bien que mal de retenir les gémissements obscènes qui mourraient dans sa gorge. Il n'avait pas envie que Sanji sache à quel point ce qu'il lui faisait était exquis. Même si sa respiration plus qu'irrégulière et le rythme effréné de son cœur pouvaient le trahir aisément. Cependant, lorsqu'il sentit que Sanji arrêta tout, Zoro eut envie de le frapper pour qu'il termine ce qu'il fasse. Il n'eut pas à attendre longtemps avant qu'il ne le retourne à nouveau et que deux lèvres ne capturent les siennes. L'épéiste, toujours dans un état second, sentit que le cuisinier lui écartait les jambes et lui soulevait le bassin. Zoro eut du mal à déglutir alors. Cette fois-ci, il allait vraiment passer à la casserole.
« Essaye de ne pas trop pleurer, d'accord ? lui dit Sanji.
- Quoi? »
Il comprit très vite, lorsque, d'un mouvement sec, Sanji le pénétra. Zoro dut alors se mordre la langue avec violence pour ne pas crier. Il avait connu la douleur. Toutes sortes de douleurs possibles et inimaginables. Il avait souffert, faillit y passer plus d'une fois. Mais, même si comparé à toutes les blessures qu'il avait enduré, ce qu'il sentait maintenant était minime, c'était totalement différent. Il ne se sentait pas non plus déchiré de l'intérieur, mais il avait mal. Zoro ne connaissait pas cette sensation-là. Il ferma alors fortement les yeux pour passer outre ce moment désagréable.
Au-dessus de lui, Sanji regardait le visage de son amant fixement. Il n'avait pas entendu le moindre son sortir de la bouche du chasseur de pirates, mais il avait nettement senti son corps entier se crisper. Normal d'un côté. Il aurait peut-être dû attendre un peu avant de bouger. Tant pis. Sanji avait déjà commencé à faire onduler son bassin, commençant ainsi des vas-et-viens en Zoro qui se tordait davantage. Mais l'épéiste ne disait rien. Le blond partit alors embrasser le cou du bretteur, tout en ondulant à la manière d'un serpent. Sa proie ne disait toujours rien, faisant tout pour passer outre la douleur. Sanji n'aidait pas. Il lui semblait que le blond avait augmenté la cadence :
« Ah … mais calme-toi deux secondes enfin !... tu veux me tuer ou quoi ? réussit à dire Zoro, la voix rauque.
- Oh, et qui est-ce qui disait que je ne lui ferais pas mal?
- Tu verras, la prochaine fois, c'est moi qui te baiserais, tu rigoleras … Ah ! Connard ! »
La raison pour laquelle Zoro émit un cri, c'est parce que Sanji avait donné un coup de bassin plus puissant que les autres, touchant ce point si sensible. Ce que le blond ne regretta pas. Si on exclue l'insulte qui s'en est naturellement suivie, la réaction de Zoro fut tout bonnement… excitante à souhait. Le voir se cambrer soudainement, lançant sa tête en arrière, offrant son cou à ses bons soins, écartant d'avantage les jambes dans un geste dénué de pudeur … C'était Noël avant l'heure pour Sanji.
Celui-ci recommença son geste. Il retoucha à nouveau cet endroit si sensible. Et la réaction de Zoro ne le déçut pas le moins du monde cette fois encore. Et il recommença une nouvelle fois. Et la voix de son amant se fit entendre, dans un gémissement que Sanji prit comme un appel au viol. Alors il ne se fit pas prier, jugeant qu'il avait déjà été assez gentil avec lui. Il se mit alors à bouger le bassin plus rapidement, plus violemment, brusquement, mordant, embrassant, et léchant le cou offert devant lui.
Zoro ne savait plus quand est-ce qu'il avait noué ses jambes autour de la taille de son amant, ni quand est-ce qu'il avait passé ses bras autour de lui, griffant les épaules du cuisinier sans s'en rendre compte. Il avait abandonné l'idée de retenir ses cris. Il ne savait plus rien de ce qui se déroulait autour de lui. Il sentait qu'il n'allait pas tenir longtemps à ce rythme, surtout lorsque son amant reprit ses caresses sur son membre.
C'était violent, sans aucune douceur. Mais il était impensable pour l'un comme pour l'autre qu'ils le fassent autrement. Avec des pétales de fleur, des mots d'amour et des draps en satin ? Non. Dans la réserve, à même le sol sur le plancher inconfortable, avec des insultes. Cela ne pouvait se dérouler autrement. Il n'était à aucun moment question d'une romance quelconque. Juste ce besoin bestial qu'ils devaient à tout prix assouvir.
Sanji redoubla d'ardeur dans ses mouvements, maltraitant l'arrière train du sabreur sans le moindre remords. Il faut dire que celui-ci ne semblait demander que ça. Il devait d'ailleurs faire un effort surhumain pour se retenir de jouir en lui en voyant le visage de Zoro déformé par le plaisir. Vraiment, c'était mieux que dans tous ses rêves.
« Ah … Sanji, enfoiré! »
Ce fut dans ces mots si mélodieux, suite à un coup de rein encore plus violent que les autres, que Zoro atteint l'extase et se répandit entre eux. La vision de Zoro en plein orgasme criant son prénom, plus le fait que tout son corps s'était contracté, et surtout son intimité, eurent raison de Sanji qui connut à son tour un plaisir des plus dévastateur et se libéra en son amant. Le blond s'effondra alors sur le corps sous lui, complètement épuisé.
Les deux n'en menaient pas large et avaient du mal à retrouver leur souffle. Sanji s'était retiré de Zoro, sans pour autant bouger de ce corps qu'il avait eu tant de mal à avoir. Heureux malgré tout. Dire que tout avait commencé par une provocation de la part de Zoro, lancée ici même, et que tout aboutissait ici dans cette même réserve. Cela dit, Sanji se garda bien de dire quoi que ce soit là-dessus. Il ne pensait pas que l'épéiste le prendrait très bien. Ce serait sa petite victoire personnelle. Comme quoi, attendre peut avoir du bon.
Ils restèrent un instant ainsi, occupés à retrouver leur calme et à se remettre de leurs émotions, battant ainsi leur temps record quant au fait de rester dans la même pièce sans se tuer. Il sembla cependant à Zoro, qu'au bout d'un moment, un sourire s'était dessiné sur les lèvres du cuisinier allongé sur lui.
« Pourquoi tu te mets à sourire comme un abruti maintenant ?
- Tu préfèrerais que je pleure peut être? »
Le blond eut cependant très peur en voyant du coin de l'œil le sourire carnassier de Zoro. Très peur. Mais vraiment très peur ! Qu'est-ce qui pouvait bien se passer dans cette tête verte? Et surtout, qu'est-ce qu'il avait dit ?
« C'est moi qui vais te faire pleurer, cuistot de merde. »
Sans avoir eu le temps de comprendre ce qui se déroulait, ledit cuisinier s'était retrouvé plaqué sur le sol sous l'escrimeur qui n'avait toujours pas abandonné ce sourire. En d'autres circonstances, Sanji aurait dit que c'était la tête de psychopathe de Marimo, celle qu'il réservait à ses adversaires. Sauf que là, jusqu'à preuve du contraire, ils n'étaient pas en plein combat. Enfin presque.
« Hé ! Qu'est-ce que tu fais ?
- Je vais te rendre la monnaie de ta pièce. »
Aucune discussion ne semblait alors possible. Et d'ailleurs, Sanji n'avait pas envie de parlementer, parce que les choses étaient soudainement bien plus claires pour lui. Il n'eut plus le moindre doute en voyant Zoro humidifier ses doigts, et lui écarter les jambes à son tour. Ce qui ne l'empêcha pas pourtant de paniquer un instant :
« Oh oh oh ! Qu'est-ce que tu comptes faire là au juste ?
- Non mais en plus il est complètement con … »
Zoro se pencha en avant vers le visage de Sanji, une lueur qu'il ne lui connaissait pas dans les yeux.
« Je vais te baiser. »
Ces quelques mots suffirent à faire retrouver son excitation au blond. Aussitôt, Sanji connut la désagréable sensation que Zoro avait expérimentée juste à l'instant. Sauf que le vert ne se montrait pas aussi patient qu'avait pu l'être le blond. Même s'il prenait au moins le temps de le préparer. Trop aimable … Par contre il sentit un autre doigt arriver rapidement. Lui arrachant un gémissement de protestation.
« On rigole moins soudainement, hein? fit Zoro, moqueur.
- Ferme la, putain ... »
Sanji soupira malgré lui. De plaisir, de gêne, d'agacement, et encore de plaisir. Il comprit à son tour pourquoi cet endroit-là avait fait autant crier Zoro un peu plus tôt. Et là, il n'y avait que les doigts du sabreur. Pour le moment. Cela dit, l'idée d'être totalement à la merci de la libido du sabreur avait quelque chose de très excitant pour lui. Sanji n'allait donc pas s'en plaindre. Même s'il n'avait pas prévu ça du tout. Il n'avait pas prévu ce renversement de situation, pas du tout. Il n'avait pas prévu que Zoro ne le retourne et le mette à quatre pattes devant lui. Ni d'être excité comme il ne l'avait jamais été. Et encore moins de sentir quelque chose de bien plus gros remplacer les doigts. Effectivement, cette fois-ci, Sanji ne rigola pas. Mais pour lui aussi, pas question de laisser à l'épéiste du dimanche le plaisir de savoir ça.
« Si j'avais … su … réussit à dire Sanji entre deux grimaces, j'aurais été plus violent.
- T'as raté ta chance, blondinette. » lui fit la voix moqueuse, mais teintée de plaisir de Zoro. Il avait agrippé les hanches de Sanji solidement afin de lui imposer son rythme, à sa guise.
Alors Sanji serra les poings sur le drap tombé au sol se mordant les lèvres, pour passer outre la douleur tandis que Zoro continuait ses vas-et-viens en lui. Pourtant, il aurait pu serrer les dents autant qu'il le voulait, se maîtriser du mieux qu'il le pouvait, lorsque l'épéiste frappa en plein sur sa prostate, il ne put s'empêcher de crier. Immédiatement, Zoro reproduit le même mouvement, arrachant un autre cri à son amant. Le mélange de la douleur et du plaisir était des plus puissants pour le blond. Sanji balança sa tête en arrière, arquant son corps sous le plaisir, offrant une vue des plus appétissantes à son amant.
Finalement, Zoro n'avait pas sa réponse quant à savoir si c'était Sanji qui l'excitait ou s'il avait juste eu envie de le faire, et qu'il avait transposé son désir sur lui. Et il s'en foutait de le savoir. D'une façon comme d'une autre, il était en train de vivre l'une des meilleures parties de jambes en l'air de sa vie. Lui pensait que le blond était un abruti fini pas foutu de faire un seul truc de bien dans sa vie, le voilà au moins sûr que pour ce genre de choses, il se débrouillait. Zoro se pencha alors sur le corps arqué sous lui pour aller lui lécher l'oreille, y murmurant :
« Si tu continues de crier comme ça, tu vas ramener tout le bateau.
- J'en ai … rien à foutre, déclara Sanji, la voix hachée.
- Si c'est comme ça...
- Ah ! Espèce de salopard !
- Je t'en prie. »
Zoro avait alors redoublé d'ardeur dans ses coups de reins, pour le plus grand plaisir de Sanji, mais au déplaisir des cordes vocales de celui-ci. Peu importait.
Le blond se dit alors que Zoro allait le rendre complètement dingue lorsqu'il sentit la main de celui-ci le caresser et ses dents se planter doucement dans son épaule déjà griffée. En fait, le sexe avec Zoro, ça n'avait rien à voir avec ce qu'il connaissait. Mais ça, c'était sûrement la première fois qu'il perdait autant la tête. Et même qu'il criait autant. Sanji s'oublia totalement lorsqu'il se libéra une seconde fois, la raison bien loin de ce bateau, et son amant ne tarda pas à le rejoindre.
Sanji laissa son corps tomber sur le drap, seul témoin de leurs ébats, tandis que Zoro s'allongea près de lui.
Le cuisinier fut alors surpris en voyant Zoro rabattre ce même drap sur eux deux. Il eut alors un sourire en coin en voyant l'escrimeur allongé contre lui, yeux fermés. Semblerait-il qu'il avait une envie de pioncer.
« Hé, Marimo … murmura Sanji.
- Quoi ? marmonna Zoro, à mi-chemin du royaume des rêves.
- Dors bien crétin. »
Zoro ne daigna pas ouvrir l'œil pour regarder le blond, ni même faire un geste. Cela dit, il lui répondit tout de même avant de dormir :
« Toi aussi abruti. »
Je voulais aussi préciser que l'idée du double lemon m'est venue dès le début de l'histoire, pas pour pouvoir satisfaire un maximum de lecteurs. C'est simplement que je n'ai pas pu me décider quand au dominant, alors profitons du fait qu'ils ont la possibilité d'inverser les rôles !
Le chapitre suivant sera par contre le dernier, eh oui déjà !
En attendant, portez-vous bien!
