Un nouvelle fois, un gros merci pour tous vos messages !
Je ne voulais qu'un peu de paix et de calme
"Je peux regarder votre couteau monsieur?" Demanda poliment le chef de l'équipe d'assaut.
"Bien sûr," accepta Harry en lui tendant le manche.
"C'est un couteau très intéressant," commenta le chef d'équipe, "ça vous dérange qu'on prenne votre déposition?"
"Pas du tout," répondit Harry, qui commençait à se sentir moins nerveux. "J'étais dans ma chambre et trois hommes se sont précipités à l'intérieur, j'ai échangé quelques sorts avec le premier avant qu'il ne passe par la fenêtre. Le second m'a empoigné et je suis désolé d'avoir du le poignarder, et le dernier s'est enfui par la porte."
"Merci d'avoir pris le temps de me répondre monsieur," dit le chef d'équipe en refermant son calepin. "On aura peut-être d'autres questions à vous poser par la suite quand les experts auront fait leur rapport."
"Pas de problèmes," Harry balaya la remarque. "Je peux descendre en bas? Je pense qu'il est temps que j'aille payer la note pour ma chambre."
"Vous pouvez," acquiesça le chef. "Mais je crains de devoir vous accompagner jusqu'à ce que j'ai l'autorisation de vous laisser partir."
"Je comprends," Harry hocha brièvement la tête. "Vous faites ce que vous avez à faire."
Ils descendirent tous deux jusqu'au hall en passant devant les ascenseurs et le corps du chauffeur qui avait été remonté près de l'autre.
"Dommage qu'il ait du mourir," se dit Harry après avoir remarqué le corps du chauffeur, "j'allais le laisser s'en aller."
Si le chef d'équipe allait répondre, il fut coupé par l'arrivée d'une autre homme, "un message du préfet."
"Quoi donc?" Demanda calmement le chef d'équipe.
"Il dit que Black est libre de partir si ça a l'air d'un cas de légitime défense," en fait ses mots étaient précisément 'dégagez-le de ma ville' mais le messager ne voyait pas de raison d'ennuyer le sorcier qui venait de d'écraser Salvatore Carillo comme une mouche.
"Ça en a l'air," répondit le chef d'équipe en hochant la tête. "Vous êtes libre de partir Mr. Black, puis-je vous demander où vous vous rendez maintenant?"
"La Suisse semble sympa," songea Harry. "Quoiqu'il en soit, j'espère que ce sera plus calme que le début de mes vacances."
"Passez une bonne journée Mr. Black," le chef d'équipe regarda avec respect l'homme le plus dangereux qu'il ait jamais vu, alors qu'il sortait tranquillement du bâtiment.
Harry résista à l'envie d'hurler, tout en se rendant vers l'entrée du Rome magique, pourquoi ce genre de choses lui arrivait continuellement ? Est-ce qu'il y avait une sorte de malédiction sur les Potters dont personne ne lui avait parlé?
C'est très frustré qu'il entra dans la partie magique de Rome et il s'arrêta devant le petit bar qu'il avait déjà visité. Pour l'instant, il avait vraiment besoin d'un verre, il chercherait ensuite un moyen de se rendre en Suisse.
"Bonjour Mr. Black," l'accueillit le vieil homme de l'autre fois en lui indiquant un siège vide. "Vous passez du bon temps?"
"J'aimerai que ce soit le cas," grimaça Harry. "Malheureusement, j'ai eu une très mauvaise journée."
"Qu'est-ce qui vous est arrivé?" Le vieil homme fit signe au barman d'apporter un verre.
"Trois hommes m'ont attaqué dans ma chambre d'hôtel," Harry bu une gorgée de la boisson fraichement servie. "Et les choses sont devenues violentes."
"Vous n'avez pas été blessé au moins?"
"Non," Harry secoua la tête. "Pas une égratignure."
"Bon," le vieil homme se passa nerveusement la langue sur les lèvres. "Que comptez-vous faire à ce sujet?"
"De la façon dont je vois les choses, il vaut mieux oublier ce qui vient d'arriver." Harry termina son verre et se leva, "et espérer que ce genre de choses n'arrive plus jamais."
"Je suis sûr que ça n'arrivera plus Mr. Black," le soulagement était clairement visible sur le visage du vieil homme. "Passez une bonne journée Mr. Black."
"Merci," Harry laissa quelques pièces sur la table. "Ça me semble poli de payer cette fois, après tout vous avez payer la dernière fois."
"Au revoir Mr. Black," lança le vieil homme alors qu'Harry marchait vers la porte. "Bon voyage."
Harry se promena dans l'allée pendant plusieurs minutes, avant de trouver une petite boutique qui se targuait de vendre les portoloins internationaux les moins chers de tout Rome.
"Salut?" appela Harry en entrant dans la boutique qui semblait déserte, "il y a quelqu'un?"
"Quoi?" Une tête passa la porte de ce qui devait être l'arrière boutique. "Oh, désolé. Je ne vous attendais pas avant plusieurs minutes. Vous voulez un portoloin donc?"
"Oui," confirma Harry, "pour la Suisse."
"Je dois voir votre passeport alors," l'homme tendit la main. "Après tout, vous allez franchir une frontière."
"Un instant," Harry fouilla dans ses poches, et tendit son passeport vers le marchand.
L'homme sortit sa baguette et donna un coup sur le passeport.
"Si c'est nécessaire," Harry lui donna le livret, "qu'avez vous voulu dire en disant que vous m'attendiez... "
"Merci, et voici pour vous." L'homme interrompit Harry et lui rendit son passeport ainsi qu'un drapeau Suisse accroché au bout d'une chaine.
"Merci," Harry accepta les deux objets. "Combien je vous dois?"
"Le préfet a déjà payé pour vous," l'homme sourit. "Il a envoyé des hommes dans chaque boutique de voyage de Rome pour leur dire que tout portoloin international que vous achèteriez serait à sa charge, il paye même double si nous vous faisons partir dans l'heure."
"C'est gentil de sa part," sourit Harry. "Et à propos de cette question que je voulais poser."
"J'ai peur que nous n'ayons pas le temps pour ça Harry," l'homme lui fit un sourire désolé. "Vous voyez, j'ai très envie de toucher le double du prix normal, et pour ça il faut que vous partiez... maintenant."
Harry se sentit tiré par le nombril et le monde commença à tourner.
"Bienvenue en Suisse," dit un homme à l'air jovial. "Je peux voir vos papiers s'il vous plait?"
"Bien sûr," Harry tendit son passeport et lutta pour masquer son mécontentement, fichu vendeur.
"Vous avez eu une bonne journée Mr." Le douanier baissa les yeux vers le passeport, "… Black."
"C'était un peu brutal, mais j'ai bon espoir que les choses se calment."
"Je vois," le douanier semblait incapable de détacher ses yeux du petit livret.
"Quelque chose ne va pas?" demanda Harry qui commençait à s'inquiéter de l'étrange comportement de l'homme.
"Non monsieur," répondit aussitôt le douanier, "Simplement, je ne m'attendais pas à vous rencontrer un jour. Essayez de prendre contact avec le département de justice magique pendant que vous êtes ici. Ils ont quelques messages à vous transmettre et je pense que certains d'entre eux aimeraient discuter avec vous autour d'une bière si vous avez le temps."
"Merci," répondit Harry, "vous pouvez sûrement m'aider, où dois-je m'adresser pour qu'on m'indique un bon endroit où dormir?"
"Il y a un bureau d'information juste à l'extérieur," le douanier fit un signe en direction des portes. "Si vous n'avez rien d'autre à me demander."
"Alors bonne journée," répondit Harry en marchant vers la sortie.
"Vous aussi Mr. Black," le douanier ferma sa fille et attendit que Mr. Black soit sortit avant de rejoindre le superviseur. "Mr. Black était dans ma file y a un instant."
"Vous lui avez dit de prendre contact avec la police?"
"Oui," acquiesça l'agent. "Il a demandé où il devait s'installer pour la nuit, et je lui ai indiqué la réception."
"Bon boulot," le superviseur nota l'heure dans son cahier. "Juste par curiosité, je dois demander : quel est son prénom?"
"Mr." le douanier haussa les épaules. "Quand j'ai regardé, c'est tout ce que j'ai vu dans la case prénom."
"Je vois," le superviseur réfléchit quelques instants. "Allez dans la salle de repos, je dois aller faire un rapport là-dessus."
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"Nous avons découvert ce qui est arrivé à Mr. Black monsieur," dit nerveusement l'homme de main qui avait proposé de donner une leçon à Mr. Black auparavant.
"Alors?"
"Black a été attaqué dans sa chambre d'hôtel par Giovanni Consiglio, Salvatore Carillo, et le chauffeur de Consiglio. Black a balancé Consiglio par la fenêtre, éparpillé les tripes de Carillo sur le sol, et poussé le chauffeur dans les escaliers." L'homme hésita.
"Continue."
"Le reste m'a été dit par mon cousin Tony, celui qui travaille dans le bar où les flics aiment bien aller." Quand son patron hocha la tête, il continua. "Ils disent que Black a tué le vieux Consiglio et qu'il a aussi organisé l'accident qui a tué plusieurs de ses hommes. L'un d'eux à même juré avoir entendu Black dire qu'il allait laisser Giovanni en vie, et que c'était dommage qu'il ne l'ait pas compris et qu'il soit venu l'attaquer. Ils pensent également qu'il attendait tranquillement dans sa chambre d'hôtel, pour voir si quelqu'un avait décidé de s'en prendre à lui."
"Merci," répondit Alberto Nachelli. "Et rappelle-moi de remercier ton cousin pour les informations, ça m'aide à mieux comprendre la situation."
"En quoi monsieur?"
"Black a dit quelque chose en payant mon verre," le vieil homme se redressa sur sa chaise. "Il a dit qu'il ne se vengerait pas et que c'était 'normal qu'il paye cette fois, puisqu'on avait payé la fois précédente.' Je croyais qu'il parlait des boissons, mais maintenant je ne suis plus si sûr."
"Qu'est-ce que vous voulez dire patron?"
"On dirait qu'il s'est passé quelque chose qui a attiré l'attention de Black sur nous, du coup il a tué Consiglio et ses hommes et il a fixé de nouvelles règles, pour nous faire payer de l'avoir ennuyé." La vieil homme sourit, "pour quelque raison, il a laissé vivre le fils Consiglio, donc quand il a essayé de le tuer, Black a décidé que c'était de sa faute et pas de la nôtre."
"Donc quand Black a dit qu'il payait pour cette fois?"
"Il parlait de la tentative de meurtre qu'il a subit, pas des boissons."
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"Qu'est-ce qu'il y a?" Répondit le préfet quand on cogna à sa porte.
"Black est partit monsieur," un homme passa la tête dans l'entrebâillement, "pour la Suisse."
"Merci," un large sourire apparu sur le visage du préfet. "Avec un peu de chance, il ne reviendra pas avant ma retraite."
"Oui monsieur," l'homme gloussa en quittant le bureau.
"Qu'est-ce que vous alliez dire avant qu'on soit interrompus?" Le préfet se tourna vers le chef d'équipe envoyé pour aider Black.
"J'allais vous parler du couteau de Black monsieur," l'homme fit une pause. "Il est très particulier et je me suis dit qu'il valait mieux vous en parler."
"Alors?"
"C'était un Pugio de style romain avec une garde en os, les enchantements étaient plutôt vieux et posés comme les romains le faisaient, ce qui laisse penser qu'il ne s'agit pas d'une réplique. La lame est faite dans un étrange métal bleuissant, et il y a un mot écrit dessus."
"Quel mot?"
"Atrum," le chef d'équipe avala sa salive, très nerveux. "Ce qui peut se traduire par Black si je me souviens bien de mes cours de latin."
"Tu n'es pas en train de suggérer... ?"
"Je ne suggère rien monsieur, je vous rapporte juste les faits."
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En approchant du bureau d'information, Harry commença à planifier son premier jour en Suisse. Il comptait se prendre deux kilos de chocolat Suisse, une grande chambre d'hôtel, et il ferait confiance au destin pour décider de la suite.
"Bonjour monsieur," la fille du bureau d'information sourit en le voyant approcher. "Que puis-je pour vous?"
"Je voudrais une chambre," dit Harry en souriant. "De préférence aussi grande et luxueuse que possible."
"Un instant monsieur," la fille plongea derrière son comptoir et ressortit avec un prospectus. "Voilà, un hôtel grand, luxueux et également bien placé."
"Merci." Harry s'éloigna, heureux que les choses commencent à s'améliorer.
Dans son dos, la femme du bureau d'information fit un large sourire. Elle ne savait pas qui l'avait payée pour placer un sort traçant sur le prospectus qu'elle venait de donner à l'homme étrange, et elle s'en fichait. Après tout, elle ne pourrait pas vivre avec son maigre salaire sans faire... quelques extras. Et même si elle avait su la provenance de l'argent, elle s'en fichait quand même, la somme qu'ils proposaient à toute personne capable de leur fournir un moyen de suivre l'homme au visage méconnaissable était bien trop importante pour qu'elle laisse passer cette chance. Même si ça l'obligeait à se salir un peu les mains.
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"J'ai de bonnes nouvelles Maître," annonça un homme en s'agenouillant pour embrasser les robes de son horrible maître. "Un mercenaire en suisse a réussit à placer un sort de traçage sur Black, et nous pouvons le suivre tant qu'il ne s'en débarrasse pas."
"Excellent," siffla la forme obscure. "Envoie quinze hommes pour... faire un exemple, les gens doivent savoir ce qu'il en coûte de me défier."
"On s'en occupe Maître," l'homme pathétique rampa puis quitta la pièce.
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"Vous préférez une chambre dans les étages du bas ou en haut monsieur?" Demanda la réceptionniste à Harry avec un sourire professionnel.
"J'aimerai une chambre aussi haute que possible," dit Harry en souriant. "Avec un balcon si vous avez, j'aime bien sentir le vent dans mes cheveux."
"Bien sûr monsieur, la chambre 1003 est disponible, au dixième étage, et elle dispose d'un grand balcon." L'employée attrapa une clef sous le comptoir. "Peut-on faire autre chose pour rendre votre visite plus agréable?"
"Si ça ne vous demande pas trop d'efforts, vous pouvez faire monter du chocolat dans ma chambre?" demande Harry d'un air penaud, "J'en ai tellement entendu parler, mais je n'ai jamais eu l'occasion de le gouter avant aujourd'hui."
"J'en ferai envoyer, et avec un peu de chance il arrivera à la chambre en même temps que vous." Répondit l'employée en faisant un grand sourire, "vous seriez surpris du nombre de personnes qui demandent la même chose quand ils arrivent ici."
"Merci," Harry fit un sourire en prenant la clef de sa chambre. "Passez une bonne nuit."
"Vous aussi Mr. Black," répondit-elle joyeusement.
Harry se retint de pousser un cri de joie en marchant vers l'un des ascenseurs. Enfin les belles vacances calmes qu'il avait prévues allaient commencer, à partir de maintenant il n'y aurait pas : d'attaques de mangemorts, d'agresseurs avec des couteaux, de gardes suisses lui demandant de vérifier des protections, d'hommes fous entrant dans sa chambre d'hôtel, rien d'autre que la paix et le calme.
"Dixième étage," annonça Harry à l'homme qui s'occupait de l'ascenseur.
"Bien monsieur."
Harry sautillait d'enthousiasme quand les portes de l'ascenseur s'ouvrirent, "merci et passez une bonne journée." Dit-il par-dessus son épaule à l'homme qui s'occupait de l'ascenseur, en se dirigeant vers sa chambre.
"Votre chocolat monsieur," annonça une jeune femme souriante qui se tenait devant sa porte avec un grand plateau, "vous voulez autre chose?"
"Non merci," fit Harry en secouant la tête. "Posez simplement le chocolat sur le lit et dites moi combien je vous dois."
"Avec les compliment de la maison, monsieur," la fille posa le plateau sur le lit. "Nous essayons de rendre heureux les clients des chambres de luxe."
"Merci," répondit Harry en prenant un rouleau de factures. "Passez une bonne nuit."
"Vous aussi monsieur," la fille fit un dernier sourire et quitta la pièce.
Harry attrapa un morceau de chocolat, ouvrit la porte qui donnait sur le balcon et s'appuya contre la rambarde. Le vent dans ses cheveux, les lumières de la ville, comment sa vie aurait-elle pu être plus parfaite?
"Meuuuuuuuuurt."
Harry vit avec stupéfaction plusieurs mangemorts apparaître devant lui et tomber vers leur mort. Après avoir reniflé suspicieusement le morceau de chocolat qu'il était en train de manger, Harry se pencha au-dessus de la rambarde pour regarder la pile de mangemorts qui jonchait le sol devant l'hôtel. Harry se détourna et retourna tristement dans sa chambre en se demandant pourquoi ces choses n'arrivaient qu'à lui, et il se retint de pleurer. Les membres du département de la justice du coin allait bientôt se présenter ici et il valait mieux qu'il prépare ses affaires.
TN : vous aurez peut-être remarqué que le vendeur de portoloin italien l'appelle Harry, ce n'est pas une étourderie de l'auteur, l'explication arrivera plus tard. J'espère poster la suite mardi, mais c'est pas sûr, peut-être mercredi au pire.
