Salut tout le monde !
J'ai été longue entre ces deux chapitres, pardonnez-moi...
Maintenant, passons aux remerciements personnalisés. J'adore toujours autant !
IsaJackson : Et oui, ça y est enfin, Sheppy va être sauvé ! Il est mal en point, c'est vrai, mais comme je te l'avais déjà dis, le réconfort va être à la hauteur...
Hathor2 : Merci d'aimer toujours autant.
Alpheratz9 : Non, ne t'inquiète surtout pas, ta critique n'est pas maladroite, et surtout, elle est parfaitement justifiée. Moi aussi, quand je me relis, je trouve ça d'une longueur interminable. Mais le problème, c'est que quand j'ai voulu réduire, j'ai trouvé que la suite venait trop rapidement. Et pourtant, j'ai pris le temps de voir et revoir ce que je pouvais retirer...
En plus, je pense sincèrement que ma tête refusait de supprimer ce que j'avais mis autant de temps à écrire. Narcissique ? Egocentrique ? Ouais, peut-être... Mon "œuvre" est là, et inconsciemment (ou consciemment) je n'ai pas voulu la raccourcir... Alors j'espère que tu ne va pas te lasser trop vite.
Et non, je ne t'en voudrais jamais pour avoir été franche avec moi. Sinon, je pense que ce n'est pas la peine de publier, autant garder pour soit ce que l'on écrit, comme ça, pas de déception !
Merci à toi d'avoir résisté jusque là !
Nico : Bah, t'es où mon grand ??
Domi : Une nouvelle ? Un nouveau ? En tout cas merci, ça fait plaisir d'avoir une personne en plus à remercier personnellement !
En attendant, bonne lecture à tous !
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Chapitre 10
Le commandant du Dédale avait l'air d'avoir tout vécu, ou presque, il n'empêche qu'à ce moment, il ne pouvait s'empêcher de regarder sa montre toutes les trente secondes...
Ça n'avançait pas...
-Monsieur, vous pensez qu'il est encore en vie ? Lui demanda le pilote.
-Nous avons le devoir d'y croire tant que l'équipe du major Lorne n'aura rien trouvé ! S'exclama t-il.
Un soldat s'approcha alors et lui dit.
-Il est l'heure, je vais descendre.
-Bien, vous restez dix minutes, et on vous remonte.
-J'espère que je ne serais pas seul... Murmura le sergent.
-Je l'espère aussi.
Le militaire se plaça au centre de la salle et fut transféré très vite sur la planète...
-Oui, je l'espère vraiment... Murmura Caldwell pour lui-même.
oOoOo
Martin avait entendu le coup de sifflet et s'était précipité.
-Vous l'avez trouvé ? Demanda t-il plein d'espoir.
-Non, mais je vais aller de l'autre côté, il faut que vous m'aidiez.
-Vous voulez aller de l'autre côté ? Mais c'est dangereux ! Je vais y aller !
-Non, c'est moi qui y vais, vous, vous allez m'aider en me retenant avec la corde. Le courant m'a l'air d'être très fort, et je risque d'être emporté.
Il prit une autre corde qu'il s'attacha autour de la taille, retira sa veste, mais garda sur lui le gilet pare-balle avec tout ce qu'il y avait dedans et qu'il aurait peut-être besoin...
-L'eau est très froide ! Vous devriez la garder !
-Non, elle va m'alourdir, et je n'aurais pas vraiment besoin de ça pour me ralentir !
En prenant une grande inspiration, il rentra dans l'eau en prenant mille précautions, et s'enfonça doucement jusqu'à la taille. Il se mit à claquer des dents aussitôt. Effectivement, elle était vraiment glaciale...
-J'ai toujours entendu dire que l'eau froide raffermissait la peau ! Et bien moi, j'aurai eu ma dose !! Se dit-il pour se donner du courage.
oOoOo
Le sergent du Dédale était bien arrivé, et aussitôt il regarda partout autour de lui. Personne…
Mais en tendant l'oreille, il perçut indistinctement, le son de plusieurs voix. Regardant sa montre, il se dépêcha de partir à leur rencontre, d'après ce qu'il en savait, la planète était déserte, alors ce qu'il entendait ne pouvait provenir que de l'équipe du major. Il marchait vite, mais en faisant très attention, il n'y avait aucun moyen de communication qui fonctionnait sur cette fichue planète, et ils n'avaient pas besoin d'avoir un autre blessé à bord…
Mais dix minutes, quand on ne sait pas dans quoi on s'embarque c'est très court, et il n'eut pas le temps d'aller jusqu'aux voix, qu'il devait déjà repartir, sous peine de louper le retour…
Juste à temps, il se plaça à l'endroit où il avait atterri et fut remonté…
oOoOo
Blanche se leva d'un coup. Elle avait entendu un bruit strident. Levant la tête, elle huma l'air, et plissa son museau. L'odeur... Il y avait une odeur qu'elle n'avait pas l'habitude de sentir. Sauf depuis deux jours...
La même que celle de la forme à côté de laquelle elle s'était allongée, et qui ne bougeait plus depuis un long moment...
L'oreille aux aguets, elle écouta, puis elle s'approcha de John et poussa doucement sa tête avec son museau, mais elle avait beau forcer, il ne réagissait pas.
Rodny se leva, regarda sa mère, qui émit un petit bruit, et partit, le laissant seul.
Elle avait deviné qu'il fallait qu'elle ramène les porteurs de l'odeur jusqu'à elle, même si elle était un peu craintive quant à leur comportement envers elle et son petit.
Alors elle se dirigea vers la rivière un peu plus loin, et s'assit, juste en face de l'endroit où allait bientôt sortir le major…
oOoOo
Caldwell regarda sa montre, et enfin, l'aiguille était là où il voulait qu'elle soit.
-Remontez-le ! Ordonna t-il.
Un éclair blanc, une forme, et un homme apparut, mais seul.
Le commandant du Dédale poussa un soupir. Il s'y attendait un peu, même si il avait espéré le contraire.
-Il n'y avait personne, monsieur, mais j'ai entendu des voix
-Vous n'êtes pas allé voir ?
-Si, mais je n'ai pas eu le temps d'aller jusqu'à eux, alors j'ai fais demi-tour !
-Bon, dans trente minutes…
-Bien monsieur, je reste ici…
oOoOo
Le major Lorne était gelé, mais il continuait d'avancer dans les flots, quand il l'a vit.
-Oh nom de dieu ! Mais qu'est-ce que c'est que ça… ?
Il avait en face de lui, une bête qui ressemblait et qui avait la taille d'un Saint-bernard tout blanc, mais avec des cornes de chèvres sur la tête, à côté d'oreilles grandes comme celles d'un âne.
Blanche était là, assise juste à l'endroit où il avait eu l'intention de sortir de l'eau. Mais il n'était plus tout à fait sûr de vouloir le faire. Le sergent aussi, avait vu la bête.
-Je vous ramène ! S'écria t-il au major.
Lorne réfléchit un peu. Il n'y avait rien du côté de la rivière où étaient ses hommes, alors il fallait quand même qu'il sache si le colonel n'avait pas pu sortir par là. Il inspira un grand coup et se décida. Il avait son arme, et il pourrait toujours s'en servir au cas où.
En espérant qu'il n'ait pas les doigts trop gelés pour tirer…
Blanche avait senti son hésitation et sa peur. Alors elle se leva, et se déplaça de quelques mètres. Puis se rassit, attendant.
Le militaire fut surpris par son attitude, mais se réjouit quand même. Il sortit très vite, se détacha avec peine de la corde et souffla sur ses mains.
-Vous êtes sûr de vouloir continuer ? Cria le sergent, de l'autre côté.
-Oui, il faut que j'aille voir !
Prenant son arme à la main, il avança doucement pour ne pas effrayer la bête. Mais Blanche ne bougea pas, se contentant de pousser des petits couinements, puis elle se leva de nouveau et se dirigea vers la grotte, en se tournant de temps en temps pour voir si il l'a suivait.
Lorne trouvait la façon de se comporter de l'animal assez étrange, et il marcha derrière elle, quand il le vit enfin.
Sans se préoccuper d'autre chose, il se mit à courir vers la forme allongée. Rodny avait pris peur et s'était un peu éloigné, quand il l'avait vu se précipiter vers lui. Sa mère n'était pas là pour le défendre, et l'autre était bien plus grand que celui à qui il avait tenu compagnie ces derniers jours…
Alors quand Lorne s'accroupit, il poussa un cri en montrant les crocs…
Il ne voulait pas qu'il lui fasse du mal, il était gentil…
-Du calme ! Dit gentiment Lorne, je ne te veux pas de mal, je veux juste le voir lui…
La voix était douce, et sa mère, qui n'était pas loin, ne disait rien, alors il se calma et s'allongea tout près.
John était couché, où plutôt étalé sur le côté et ne bougeait pas. Lorne le mit doucement sur le dos, et s'exclama.
-Oh bon sang ! Colonel ! Colonel ! Réveillez-vous !
Il posa sa tête sur la poitrine de son supérieur et écouta. Le cœur battait, mais très faiblement, et la respiration était difficile. Lorne releva la tête et l'examina de plus près.
Il ouvrit la veste, et souleva le tee-shirt. Il remarqua les marques violettes que John s'étaient fait en tombant, ainsi que les griffures sur tout le côté droit. Mais le pire, il le découvrit quand il baissa son regard vers les jambes.
Il écarta les morceaux de tissu déchiré et ne put s'empêcher de faire une grimace de dégoût. Si il n'y avait pas eu les profondes coupures et hématomes, il aurait quand même senti l'odeur. L'âcre odeur du sang séché, mélangée à celle des plaies infectées et qui suintaient.
Mais il n'avait rien sur lui pour le soigner, et de toute façon, les blessures étaient bien trop grave pour une simple désinfection, alors il se leva très vite. Il fallait qu'il aille chercher les autres…
Il enleva son gilet et le plaça délicatement sous la tête de son supérieur. Il était mouillé, mais se serait plus confortable, même si il était pratiquement sûr qu'il ne s'en rendrait pas compte…
Il refit le chemin en sens inverse, s'approcha de l'endroit où il avait traversé et cria.
-Je l'ai trouvé ! Il est blessé et inconscient, il me faut de l'aide, je n'y arriverais pas tout seul.
-Retournez auprès de lui, je vais chercher les autres !
Sans plus attendre, le sergent se précipita vers la pente et entreprit de la remonter très vite…
oOoOo
-Vous avez des nouvelles du dédale ?
Elisabeth sursauta. Elle n'avait pas entendu entrer Radec
-Non pas encore, mais ça ne fait pas si longtemps que ça qu'il est partit !
-Vous allez bien ? Demanda alors Zelenka.
Elle soupira et répondit.
-J'irais bien mieux quand ils seront rentrés. Tous.
Elle était vraiment inquiète, et sa voix tremblait un peu.
-Comment vont-ils ?
Il n'avait pas besoin de dire de qui il parlait, Elisabeth le savait.
-Ils sont tous les trois épuisés, et Carson s'occupe d'eux. D'ailleurs, je vais aller les voir…
-Vous me donnerez de leurs nouvelles ?
-Oui...
-Merci Dr Weir...
Et il sortit sans plus attendre, sous le regard surprit de la dirigeante. Elle aurait cru qu'il aurait voulu aller avec elle.
Elle se leva alors et se dirigea vers l'infirmerie.
oOoOo
Radec retourna au labo. Il devait s'occuper l'esprit en attendant, cela lui permettrait peut-être d'éviter d'avoir les idées trop noires…
Il aurait bien aimé aller les voir, mais il savait que si Rodney le voyait, il ne pourrait pas s'empêcher de parler boulot, alors, il avait décidé de ne pas y aller. Quand il irait mieux, là, il se permettrait d'aller le déranger. Pour le moment, il le laisserait se reposer tranquillement...
oOoOo
Le sergent avait mal aux mains, mais ne s'était pas arrêté pour autant. La pente était raide mais il l'a grimpa rapidement. Arrivé en haut, les autres l'aidèrent à se détacher, pendant qu'il expliquait la situation.
-Le major l'a trouvé, mais il est blessé et inconscient. Il faut descendre pour lui filer un coup de main !
Pas besoin de demander qui irait, ils étaient tous prêts !
-On va redescendre à trois, vous deux, dit-il en désignant deux soldats, vous retournez à l'endroit d'où on est arrivé, et vous attendez que le Dédale renvoi une personne, vous le mettez au courant, et vous revenez nous aider. Quant à vous, dit-il aux deux qui restaient, vous restez ici, et vous nous aiderez à le remonter. Allez ! On y va !
Deux autres cordes furent fixées au même arbre et ils redescendirent très vite. Il y avait urgence…
oOoOo
Lorne était retourné vers John et essayait de le réveiller. Mais quand il souleva les paupières du blessé, ce qu'il vit ne le rassura pas. Il faisait grand soleil, mais les pupilles étaient fixes et dilatées. Pas bon signe…
Il regarda sa montre, et fit un rapide calcul. Normalement, le Dédale ne devrait pas tarder à renvoyer du monde, alors il se leva et retourna vers la rivière, impatient.
oOoOo
Caldwell se tourna et dit.
-Vous êtes prêt ?
Question superflue, le sergent était déjà en place.
-Je suis prêt !
Encore une fois, il disparut de la salle…
oOoOo
Les deux militaires avaient couru, et arrivèrent au moment même ou le sergent apparu.
-On l'a trouvé ! S'exclamèrent-ils ensemble.
Les mains posées sur leurs genoux, ils essayèrent de reprendre leur souffle, et l'un d'eux continua.
-Mais il faudra du temps pour aller le chercher, c'est assez difficile d'accès. D'après le major Lorne, il est blessé, il faut qu'une équipe médicale se tienne prête ! On y retourne !
-D'accord ! Dans dix minutes, je remonte et je redescends avec les secours !
Ils n'arrêtaient pas de courir, mais c'était pour la bonne cause, alors ils se précipitèrent de nouveau vers la cascade et attendirent avec impatience de les voir remonter…
oOoOo
C'est avec un immense soupir de soulagement que Lorne les vit arriver. Deux d'entre eux traversèrent, pour l'aider, pendant qu'un autre les attendait. Il fallait tenir la corde…
Ils grelottaient, mais se dépêchèrent d'aller voir leur chef.
Avec d'infinie précaution, le colonel fut levé et transporté. Arrivé près de la rivière, ils le posèrent par terre.
Problème. Comment allaient-ils le faire traverser ?
-Vous allez m'aider à l'installer sur mon dos, je m'en charge ! S'exclama Lorne.
John fut attaché délicatement par les bras autour du cou du major, ainsi qu'à la taille, et ainsi harnaché, Lorne s'avança dans l'eau, aidé par les deux autres…
Blanche les regarda sans bouger, puis elle entra dans la grotte avec son petit. Elle avait fait ce qu'il fallait…
oOoOo
A suivre...
OoOoO OoOoO OoOoO OoOoO
Voilà.
Et encore un chapitre de posté !
Et merci aux quelques 39 personnes qui ont lu le chapitre précédent, mais pourtant, ne se sont pas fait connaitre...
A la prochaine ?
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