Bonjour à tous !
Voici enfin la partie 2 du chapitre 9. ^^
Bonne lecture !
Droits d'auteur : L'univers de Kuroshitsuji appartient à Yana Toboso. L'inspecteur Connor m'appartient.
Rating : T.
Chapitre 9 : Fête partie 2
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Sebastian prit l'insigne dans sa main et l'observa quelques secondes avant de se retourner et de le tendre à son maître. Ciel le prit et le soupesa avant de le lancer au visage de l'inspecteur Connor. L'homme écarquilla les yeux sous le coup de la surprise et ne sut pas comment réagir tellement le geste était soudain. Connor se pencha et ramassa le badge sur le sol et le porta au niveau de ses yeux. Plusieurs secondes passèrent avant qu'il n'en détache les yeux, de la haine brûlant dans son regard. Il empocha la preuve et s'éloigna à grands pas, sans adresser une seule parole à Ciel. Il était un homme fini. Sa réputation n'était plus que cendres volant au loin après un incendie. Le seul bruit qu'on entendait dans la pièce était les pas lourds de l'homme s'éloignant, fuyant.
Le jeune comte fronça les sourcils et assena, moqueur, à son adversaire :
-Une chance que vos employés sont tous honnêtes et jamais mis en cause dans vos enquêtes, monsieur. Vraiment, que c'est pitoyable.
-Petit impertinent ! Comment osez-vous ! Je ne vous permets pas de parler ainsi de mes hommes ! J'ai investi toutes mes années de jeunesse pour mettre en place cette police ! Une police digne de Sa Majesté ! Pure, honnête !
Le gros homme fit volteface en serrant les poings, son visage reflétant la haine la plus intense qui soit. Ses yeux semblaient prêts à sortir de leurs orbites et ses lèvres étaient étirées en une grimace de fureur.
-Ne dit-on pas que les subordonnés suivent l'exemple de leurs supérieurs ? Vous êtes un incompétent, monsieur, et vos hommes ne sont pas mieux que vous.
-Vous insinuez que… ça en est assez !
Il se rapprocha vivement de Ciel et plongea une main dans sa veste. Sebastian, plus rapide, souleva le comte d'une main qu'il serra autour de son cou. Connor se mit à gesticuler et laissa échapper un cri étranglé.
-On ne touche pas à mon maître… monsieur. Je ne vous le conseille pas. Sur votre vie.
Les ombres dans la pièce se firent plus nombreuses et se mirent à onduler, répondant à l'état d'esprit de Sebastian, qui était plus que contrarié. Une soirée gâchée, des invités en déroute et un meurtrier qui lui filait entre les dents et maintenant… ça. Ça en était définitivement trop pour la même soirée. Pourtant, Sebastian souriait, dangereusement calme et moqueur en ces circonstances. Sous les yeux horrifiés de l'inspecteur de police, le regard de Sebastian sembla prendre des teintes carmines. Rouge comme les feux de l'enfer.
-Qui…êtes-vous ? Réussit à dire l'inspecteur d'une voix étranglée. Il tenta une fois de plus de faire lâcher sa prise au démon sans réussir à desserrer celle-ci d'un iota.
-Je ne suis qu'un diable de majordome.
Le démon sourit encore plus, laissant apparaitre des dents étrangement aiguisées pour un humain. Des plumes noires apparurent dans les airs, flottant doucement vers le sol. Les lèvres de Sebastian s'incurvaient de plus en plus en un sourire féroce.
Connor, lui, se débattait de moins en moins. La vie l'abandonnait. Avec la force du désespoir il tenta de frapper le majordome démoniaque au visage mais ne réussit qu'à le faire pouffer de rire devant sa tentative pathétique de se défaire de sa prise de fer.
Ciel ouvrit la bouche et dit finalement, songeur :
-Lâche-le, Sebastian.
-En êtes-vous vraiment certain, monsieur ? Il me semble qu'il a bien voulu vous attaquer… et ma mission est de vous protéger.
-Lâche-le.
Sebastian inclina la tête, puis, sur un dernier sourire, relâcha sa prise. L'homme tomba sur le sol, visiblement en état de choc. Il tentait par tous les moyens de respirer le plus possible et, après quelques minutes, il se massa la gorge. Il avait vraiment eu peur que son heure fut arrivée. Ce qu'il avait vu, par contre… qu'est-ce que ça voulait dire ?
Ciel s'agenouilla prêt de l'homme et le regarda récupérer de ses émotions, tentant de comprendre la situation qui se présentait à lui. Il plongea une main dans la veste de l'inspecteur et en sortit une enveloppe cachetée.
-Qu'est-ce que c'est que cela ?
-Ma…démission.
-Tiens donc… la seule bonne parole que vous ayez eue ce soir. La seule bonne idée. Pourquoi avez-vous-vu fait entrer Lau à la réception ?
-Il ne me semblait pas particulièrement dangereux. En fait… il me semble même qu'il m'a présenté un billet écrit de votre main. Je… oui… il me semble bien.
-Où est ce billet ?
Ciel fit signe à Sebastian d'approcher. Un peu d'intimidation supplémentaire aiderait peut-être à rendre l'inspecteur de police encore plus coopératif.
-Je…
Connor se mit à fouiller frénétiquement ses poches. Le mot avait disparu. Plus rien. Il n'y avait plus rien ! Levant les yeux, l'inspecteur poussa un cri de souris prise au piège en voyant que le majordome s'était rapproché de lui.
-S'il vous plaît… ne le laissez pas me tuer, comte. Je suis désolée mais le mot…a disparu.
Le comte se releva et botta du pied un débris de plâtre, colérique. Le meurtrier leur était une fois de plus passé entre les doigts. En sa demeure cette fois. Il prenait de plus en plus de risques. L'issue ne pouvait être que proche. L'un ou l'autre commettrait bien une erreur dans son jeu et la partie prendrait une tournure favorable pour l'un des adversaires.
-Quoi d'autre, inspecteur ?
-Rien. Rien, je le jure ! Je n'ai rien remarqué dans le comportement de mes hommes qui pouvait laisser croire…
Sa voix s'éteignit, la sueur se mit à couler sur son visage.
-Pourquoi une démission si soudaine de votre poste ?
-…je n'en peux plus de toute la pression qu'il représente. Non, je n'en peux plus… et vous avez été la goutte de trop. Cela a été trop pour moi. Je ne peux plus.
L'homme prit une expression désespérée.
-Oh mais vous ne démissionnerez pas, monsieur. Non, vous allez devenir l'un de mes pions. Si vous démissionnez, la presse s'emparera de l'affaire et on découvrira peut-être que c'est parce que l'enquête piétine et qu'on vous… intimide. N'est-ce pas ?
-Je…
Sebastian fit un pas en avant. L'inspecteur se traîna sur le sol, tentant de s'éloigner du majordome démoniaque. Il ne voulait pas finir sous terre. Il n'était prêt à quitter cette vie, pas encore, et surtout pas de cette façon.
-…bien. Je ferais ce que vous me demandez.
L'homme sembla se ratatiner sur lui-même et ne peut contenir un cri de désespoir.
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Ciel regardait autour de lui, se demandant s'ils arriveraient bientôt à destination. Il commençait à être lassé de marcher par un froid pareil. Soudain, Sebastian s'arrêta net et désigna une petite porte dans le mur d'un entrepôt. L'ouvrant, il entra et disparut à l'intérieur pour inspecter. Le domestique ressortit quelques minutes plus tard lorsqu'il fut certain que la voie était sécuritaire pour son jeune maître. Ciel passa devant son majordome et s'engagea dans un escalier en colimaçon descendant sous terre. Après quelques mètres, il se retrouva dans une pièce faiblement éclairée. Ça et là des hommes étaient étendus sur des coussins ou sur des canapés, fumant et se reposant, entourés de jeunes asiatiques en courtes tenues. Au centre de la pièce se tenait Lau, allongé, Ran Mao assise près de lui. L'apercevant, le contrebandier s'assit pour le saluer.
-Comte ! Notre conversation de hier a été… écourtée ne trouvez-vous pas ?
Ciel s'appuya sur canne et dévisagea le chinois.
-Certes, Lau. Que faisiez-vous chez moi pour commencer ?
-Oh ! Mais j'ai réussi une missive me demandant d'assister au bal, comte ! De votre main.
Ciel haussa un sourcil et pencha la tête, un air sombre sur son visage.
-De ma…je ne vous ai jamais envoyé d'invitation. Où est cette missive ? Je veux la voir.
Le jeune comte s'avança vers le contrebandier d'un pas vif.
-Mais certainement, comte. Ran Mao, pourrais-tu aller la chercher ?
-Hay.
La jeune femme s'éloigna pour en revenir avec une enveloppe qu'elle tendit à Ciel. Elle retourna ensuite s'asseoir, sur les genoux de Lau cette fois.
Parcourant la missive, Ciel ne put qu'admettre qu'elle semblait presque authentique. Sa signature était assez ressemblante et le sceau ne présentait que quelques défauts mineurs. Pour quelqu'un ne le connaissant pas bien, cela pouvait bien être pris pour un vrai billet de sa main. Il devait trouver le scélérat et au plus vite !
Le jeune comte empocha la missive, la mine sombre. Si on commençait à tenter de se faire passer pour lui… les choses n'iraient surement que de mal en pire.
Ciel tourna les talons sans un regard en arrière.
-Vous nous quittez déjà, comte ? Vous ne voudriez pas rester discuter ? J'ai quelques petites choses à… comte ? Comte ?
Poussant un soupir, Lau raffermit sa prise sur Ran Mao et lui dit :
-Je crois qu'il est en colère.
-Humm.
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Alors ? Un avis ? Merci !
