Titre : Les Choses Qui Changent 10/26
Rating : NC17
Disclaimer : Rien ne m'appartient. Persos à JKR et histoire à eutychides (voir profil pour le lien vers le site de l'auteur).
Résumé : Après Poudlard, tout change.
Avertissements : Slash HP/DM, Mpreg, langage.
NdA : désolée pour le retard :) et merci à tous ceux et celles qui ont reviewé :))
1.
C'est comme si il s'était toujours senti aussi mal.
Quelques fois, le matin, il ne lève même pas. Potter ne voit pas la différence – il fait prendre aux enfants leur petit-déjeuner avant de partir au Ministère. Il aide Pyrrha à s'habiller, habille Abraxas et quitte la maison, tout ça avant sept heures du matin.
Son corps souffre, mais ce n'est pas la même souffrance qu'avant. Cette souffrance ne s'arrête pas. Il arrête de dormir la nuit, car ça engourdi son corps, mais reste éveillé et s'active dans la maison, dans un était permanent de semi conscience. Les cris du bébé n'agacent pas ses oreilles. Il ne les entend presque plus.
Lorsque Granger vient, de temps en temps l'après-midi, elle lui dit qu'il perd rapidement du poids. Il ne lui dit pas que sa peau pend bizarrement à certains endroits et lorsqu'il se regarde dans le miroir, il y trouve le même visage creusé et gris que lorsque Potter l'a surpris, des années auparavant, dans les toilettes de Mimi Geignarde.
Il tremble tout le temps et met deux, trois, quatre couches de robes pour rembourrer son corps. Il dort avec deux pyjamas et si Potter s'en est aperçu, il n'a encore rien dit.
Il saigne pendant quatre mois, mais n'en souffle pas un mot à cette insipide Brown lorsqu'elle passe pour une visite de contrôle en Avril. Il n'a presque plus de ces trucs moldus, donc il commence à arracher le bas de ses vieilles robes pour les mettre entre ses jambes, les jetant dans les toilettes, ou dans la poubelle pour ne pas que Potter s'en aperçoive.
Un jour, la chasse ne se tire pas.
Il est trop faible pour faire de la magie. Il essaye un Evanesco, mais il a un retour de baguette qui l'envoie valser contre le mur. Il reste allongé là, gémissant, jusqu'à ce que Pyrrha le trouve, lui demande s'il va bien et s'il a besoin d'un bisou magique.
Draco ferme les yeux et étouffe un rire de gorge. « Non, Papa va bien, » dit-il.
Potter le retrouve affalé par terre à son retour du travail. Il peut entendre le bébé pleurer quelque part et il est conscient de la sensation froide et mouillée de l'eau flottant autour de lui, se déversant des toilettes sur le sol. Il est conscient de l'odeur du sang qui flotte dans l'air.
S'il y avait des loups-garous dans le coin, ils viendraient pour tuer, pense-t-il. Il essaye de dire ça à Potter, mais il oublie dès qu'il ouvre la bouche.
Potter disparaît, et les voix de Granger et Weasley sont bruyantes. Il a du leur passer un coup de cheminette parce que très vite le bébé cesse de pleurer, au même moment où la baguette de Potter se met à flasher et étinceler, asséchant la flaque où clapotent ses robes et faisant disparaître l'odeur du sang.
Ses robes sont enlevées, couche par couche. Potter dit quelque chose, en colère et à voix basse, et Draco dit, « Ne me hait pas. » Sa propre voix est distante, un écho dans son esprit qui sonne faux parce qu'il est faible et tremblant, et que sa voix ne ressemble pas à ça.
« Pourquoi est-ce que tu ne me dis jamais rien, Malfoy ? » dit sèchement Harry. Il pose à Draco d'autres questions – depuis combien de temps ça dure, pourquoi il n'a jamais rien dit, pourquoi il est si maigre, pourquoi il n'a jamais rien dit.
Potter ne se tait pas. Son cœur commence à battre furieusement, souffrant à cause d'un marteau qui tapetapecogne dans son crâne. Des crampes saisissent ses entrailles, cette même douleur aigue qui va et vient dans son ventre et qui ne s'arrête jamais vraiment. Il gémit et essaie de se mettre en boule sur le lit, mais Potter maintient ses bras au dessus de sa tête. Potter le lance un regard furieux, les yeux aussi brillants que l'Avada Kedavra et ses mots ne sont pas mieux.
« Tu es si stupide, » siffle Potter, mais sa baguette est jetée plus loin et il se s'allonge simplement sur le lit à côté de Draco, secoue la tête et marmonne des mots à l'oreille de Draco qu'il oubliera bien assez vite, mais en ce moment il les entend, il commence à s'étrangler car il est si fatigué de tout ça, il se sent pathétique et de nouveau un ado de seize ans et tout a mal tourné.
2.
« C'est trop petit, » se plaint Draco. « Il n'y a pas de place. »
Potter ne semble pas comprendre ça. Trois enfants. Eux deux. Deux chambres. Ca ne va pas. Draco repense au Manoir avec nostalgie, avec des acres de pièces inexplorées et de couloirs, où il fut un temps des légions de Malfoy vivaient. Il sait qu'il ne peut pas y retourner. Il sait que Potter n'y réfléchirait même pas, mais il y pense, et au magnifique et brillant marbre blanc, aux tapis de velours bleu, aux peintures à l'huile étincelantes d'ancêtres et d'amis depuis longtemps décédés, observant, parlant et murmurant sans cesse. Ce n'était jamais mort lorsqu'il y vivait, c'était vibrant, vivant et respirant de vie par lui-même entre les grands espaces verts bordés de tilleuls et d'ormes.
Deux semaine, trois peut-être, et Potter dit finalement, « D'accord. »
« Et pas une petite maison, » dit Draco. « Pas un sale appartement qui est à peine plus grand. »
« D'accord, » dit Potter.
« Et pas trop de moldus autour, » ajoute-t-il.
Potter hausse un sourcil et tousse. « Euh… Malfoy, il y a des moldus partout dans les banlieues. Je pensais qu'être trop près des sorciers était dangereux pour toi. »
Il plisse les yeux et refuse d'admettre que Potter a raison.
Ils passent leur week-end à tout ranger dans des cartons et les réduire. Weasley et Granger viennent dîner le dimanche et aident un peu. Draco reste en retrait, tenant Viola et grimaçant alors que les pattes de Weasley touchent tout, mais il ne dit rien.
Draco passe la journée du déménagement entre pure terreur et joie alors qu'il était dans un véhicule moldu que Potter conduisait n'importe comment, tournant le volant, pilant et en général roulant plus qu'un Eclair de Feu, passant rapidement les moldus et les bâtiments.
« Ecrases les moldus ! » lui dit Draco, souriant largement lorsqu'ils atteignent une portion de route, avec plein de moldus sur les trottoirs, tous marchant vers leur misérable vie.
Abraxas rie avec lui, mais Potter grimace et marmonne quelque chose comme quoi il doit regarder la route.
Potter se gare dans une allée un moment plus tard et Draco sort de la voiture, après que Potter appuie sur un bouton qui fait click et dit à Draco de ne pas utiliser sa baguette sur la porte de la voiture parce qu'elle s'était bloquée la dernière fois qu'il avait essayé.
La maison ne paraît pas spécialement grande et la rue est bordée de maisons identiques, probablement toutes remplies de moldus. Il y a des cartons dans toutes les pièces, chacune d'entre elles peinte en blanc. Ca rappelle l'hôpital, et les lumières sont trop vives. Il y a une drôle d'odeur, ou peut-être une qui n'est pas un mélange de plats à emporter, de merde de bébé et de talc.
« C'est ça ? »
« Et bien, tu t'attendais à quoi ? » réponds sèchement Potter. « Un palace ? »
« La Gazette dit que tu es blindé, Potter. Tu as probablement les moyens. »
« Ca attirerai encore plus l'attention, » dit Potter, agrandissant les boîtes à l'aide de sa baguette.
Cela prend plus d'un mois pour déballer les cartons et il en reste encore dans les coins. C'est difficile de les déballer lorsque Potter est au boulot – un des enfants veut toujours quelque chose : l'aider à aller aux toilettes, manger, le bébé qui se met à pleurer, Abraxas qui tire sur ses robes et Pyrrha qui essaye de lui dire quelque chose, tout ça en même temps.
Mais il y a beaucoup plus de place.
Et ça devient un chez soi, chez soi où les draps sont les mêmes que sur le lit de Potter, sentant légèrement la sueur, le sexe et le savon qu'il utilise sous la douche. Ca devient chez soi lorsque Abraxas se projette contre le mur et y rebondit, comme si c'était un matelas, ce qui ravie entièrement Draco parce que maintenant il sait que Abraxas n'est pas non plus un cracmol. Pyrrha, ça fait un moment qu'il est au courant, depuis qu'elle a commencé à dessiner à la craie grasse, des boules de lignes qui gigotent et tournent pour elle quand elle leur demande.
« Il n'y a pas de cracmols chez les Malfoy, » marmonne Draco pour lui-même. Père disait toujours ça et c'est vrai. Sauf arrière Grand-oncle Flavius, mais il ne compte pas.
Le bébé grandit, et Draco reprend des forces, petit à petit jusqu'à ce qu'il ne voit plus ses côtes ressortir. Il se sourit dans la glace, touchant sa peau, tâtant ses os pour s'assurer qu'ils sont toujours là. La lumière vacille et il regarde par-dessus son épaule.
Potter ferme la porte de la salle de bains et s'avance vers lui, sa bouche tressautant. Il pose son menton sur la tête de Draco et regarde devant lui dans le miroir. Draco soupire, pensant que c'est étrange de voir ça, Potter et lui, tels qu'ils sont maintenant. Il se retourne alors que les doigts de Potter agrippe un de ses flancs et l'entraîne dans un long baiser.
« Alors, cela suffira ? » murmure Potter dans son oreille. Les poils dans son nuque se hérissent et il frissonne, décalant ses hanches et enroulant de ses bras les épaules de Potter alors qu'un genou se faufile entre ses jambes.
Il s'appuie sur le meuble derrière lui, jusqu'à ce que Potter le pousse si près qu'il s'assoit dessus, entremêlant leurs jambes et frottant leurs sexes, la robe de Potter étant la seule barrière entre eux. Potter descend le long du torse de Draco en déposant des baisers, plus bas autour de son nombril et encore plus jusqu'à ce que Draco soit haletant, gémissant et s'accrochant aux cheveux de Harry, incapable d'ouvrir les yeux alors que la langue de Potter se promène sur toute la longueur de sa verge.
Il frissonne, gémit, courbe le dos et se cogne la main sur le robinet lorsqu'il jouit, tremblant, expulsant sa semence dans la bouche de Potter, si chaude, étroite et mouillée autour de lui.
Plus tard, ils sont allongés dans le lit, seuls, sans enfant dormant dans la même pièce. Draco étire ses bras au dessus de sa tête, sur les doux oreillers. « Ca ira, » dit-il.
3.
Potter dit, « Pyrrha commence l'école à l'automne. »
Draco hausse les épaules et court après Viola. Sa démarche hésitante la conduit devant le canapé et elle tombe sur son derrière, la chute amortie par une couche. Il peut entendre Abraxas faire quelque chose dans la cuisine – ouvrir le réfrigérateur et claquer les portes de placards avant qu'un paquet de chips froissant soit ouvert.
« Je pensais avoir dit plus de chips ce soir ! » crie Draco.
Le froissement s'arrête et Abraxas revient de la cuisine, grimaçant.
« Draco, » dit plus fort Potter. « Alors ? »
« Alors quoi ? » dit Draco. « Je peux très bien lui apprendre à lire. Vas nous acheter des 'Wanda la Sorcière va à Poudlard' comme tout le monde. »
« Je veux dire une école moldue, » dit Potter.
Draco choisit d'ignorer Potter. Sauf que, la troisième semaine du mois de Septembre, Pyrrha se tient devant la maison, souriante de toutes ses dents manquantes, dans sa nouvelle robe, aux photos que fait Potter, ayant l'air si fière d'elle avec sa première boîte à pique-nique et aussi ses nouvelles chaussures d'école.
« Je pars travailler, » dit Potter. Il jette un coup d'œil par-dessus son épaule vers la maison des voisins, et embrasse rapidement Draco sur la bouche. « Passe une bonne journée. » Il transplane avec un pop et Draco est obligé de conduire Pyrrha à l'école modlue.
Ce n'est pas facile de marcher en tenant Abraxas d'une main (même si Draco a utilisé un discret sort de laisse car il n'a pas confiance en ces autos moldues), pousser la poussette de Viola de l'autre, tout en regardant Pyrrha marcher devant, parce qu'il n'a pas non plus confiance en ces moldus, et au plus ils s'approchent de l'école, au plus son estomac se contracte de peur qu'ils sachent qu'elle est différente, ou que lui paraît différent, même si Potter lui a dit de porter juste un pantalon avec une chemise, sans la robe, et il a suivi ces conseils à la lettre, mais ça fait bizarre de ne pas sentir le tissu caresser ses chevilles quand il marche. Et sa baguette, qui se trouve dans la poche de son pantalon, qui rentre dans la cuisse.
La cour de l'école est remplie d'enfants accompagnés de leurs parents, tous courant dans tous les sens et conduisant les plus petits aux portes des classes, comme lui a dit de faire Potter. Pyrrha sait quoi faire et ce n'est pas elle qui reste debout, observant avec des yeux écarquillés la foule, mais s'y fond comme une vraie moldue.
« Au revoir, Papa ! » lui crie-t-elle d'une rangée d'enfants, tous du même âge qu'elle, entrant dans une salle de classe. Elle est perdue dans une mer d'enfants tandis que leur institutrice les fait entrer – une moldue d'âge moyen avec les cheveux courts et une voix douce. Draco sent le nœud dans sa gorge grossir. Il resserre sa main autour de celle d'Abraxas.
« Toujours dur le premier jour, » dit une femme à côté de lui.
Draco la fixe. Une moldue lui parle. Il n'aime pas quand ils font ça. Ca n'arrive pas souvent, mais quand ça arrive… Il sent sa peau frémir et il a la soudaine envie de se laver.
La femme lui sourit. « C'est votre aînée ? »
« Euh… oui, » dit Draco, sa voix tendue.
Heureusement, la femme est distraite par un de ses plus jeunes enfants et Draco rentre à la maison. Il fait asseoir Abraxas et Pyrrha dans le salon avec une collection complète de figurines animées de Martin Miggs (plus l'hélicoptère et l'ambulance) et prend sa douche sous un jet d'eau chaude jusqu'à ce que sa peau soit rose et qu'il est proche de l'évanouissement du à la chaleur en ce jour d'automne.
Il prépare le déjeuner lui-même – il a retenu que le four n'a pas besoin de baguette pour s'éteindre et que l'eau bout plus vite lorsqu'il remue avec sa baguette. C'est un mélange de cuisine moldue et sorcière, et un peu de ce qu'il a appris de Potter, l'observant de temps en temps cuisiner.
La table semble vide sans Pyrrha. Sa présence lui manque, sa chevelure blonde qu'il aime caresser lorsqu'elle dort, ou quand il la coiffe le matin. Abraxas a des cheveux épais et ébouriffés comme Potter et Viola, et bien qu'elle n'a pas encore beaucoup de cheveux, et le peu qu'elle a sont d'un drôle de roux.
Draco a peur que les sandwiches, bonbons, chips, pomme, jus de citrouille et chocolat de Pyrrha ne soient pas suffisants. Et si quelque chose arrivait ? Et si les moldus l'attaquaient ? Et si elle faisait de la magie accidentelle et que le Ministère soit prévenu –
Il essaye de respirer et de ne pas y penser, mais plus il essaye, plus c'est pire.
Potter est supposé aller la chercher en rentrant du travail. Draco les attend dans un était semi nauséeux d'inquiétude jusqu'à ce qu'il entende le premier click de la porte qu'on ouvre en fin d'après-midi.
Il se lève, trop inquiet pour prendre la peine d'avoir l'air nonchalant et distant. « Comment était- »
« C'était génial, Papa ! » dit Pyrrha. Elle ouvre rapidement son cartable et commence à sortir une pile de dessins, de papiers, de bâtonnets collés, et encore plus de papiers tandis qu'elle parle, parle, parle de son institutrice, de cercles, de moldus, d'enfants, de leçons, de-
Il sent la main de Potter sur son épaule, physique et chaude. Son corps va à l'encontre de ce contact et il surprend le regard de Potter sur lui. « Elle va bien, » dit Potter.
« Je le savais, » dit Draco d'une voix traînante.
Potter se contente de lever les yeux au ciel.
4.
« Dis-moi ce que tu veux, » siffle Harry.
Le souffle de Draco se coupe lorsque la main de Harry entoure son sexe et tire, puis tire un peu plus fort. Il baisse la tête, la bouche ouverte, haletant. Potter s'enfonçe un peu plus, un peu plus en avant. Ses testicules claquent contre celles de Draco lorsqu'il bouge. Il se sent tellement rempli, « Si bon… » gémit-il.
« Tu aimes ça ? » murmure Potter. Draco frissonne tandis que Potter lui lèche l'oreille, enfonçant sa langue à l'intérieur, de la même manière qui fait que les orteils de Draco se recourbent, même si ils ne peuvent pas vraiment parce qu'il est à quatre pattes et que Potter tient ses hanches et sa verge et…
Son sexe ne peut se gonfler plus. Ses testicules sont si, si tendues. « Je suis tellement… » il gémit alors que Potter bouge, s'enfonçant lentement puis ressortant, puis de nouveau lentement, le souffle de ses halètements le caressant, une douce musique aux oreilles de Draco.
Son souffle se coupe et il jouit, s'affalant sur le lit avec un long gémissement alors que son corps se contracte et pulse autour du sexe de Potter. Tous les deux retombent sur le lit et Potter se retire, et se débarrasse du morceau de caoutchouc.
Draco a un mouvement de recul à la vue de cette chose.
Potter soupire et se jette en arrière contre les oreillers. « Au moins, tu n'es pas de nouveau enceint, » dit-il.
« Ca ne veut pas dire que je les aime, » répond Draco sèchement.
Potter n'écoute pas. Au lieu de ça, il dit, « Hermione est enceinte. »
Draco s'en fout. Il se met sur le côté. « Donc la belette n'est pas impotent finalement, » marmonne-t-il.
Potter soupire de nouveau, plus fort. « Tu es vraiment un sale con, Malfoy. » Il pose une main sur l'épaule de Draco, moite et chaude comparée à la fraîcheur de la chambre, la nuit d'automne s'installant autour d'eux. Il retourne Draco sur le ventre et le fixe de ses yeux non concentrés.
Draco lui fait un sourire narquois. « Tu vas me punir, Potter ? » demande-t-il d'une voix sucrée.
« Peut-être – peut-être devrais-je le faire, » dit Potter. Il n'est pas convainquant et son expression commence à faillir alors que Draco rie de lui.
« Si tu veux du coquin, » dit Draco alors qu'il se penche pour lécher le cou de Potter, « tu n'as qu'à le dire. » Potter frissonne sous sa langue, il a un goût de sueur et de sexe et même du curry et des frites qu'ils ont mangé au dîner. Il sourit lorsqu'il sent un frisson parcourir la verge de Potter qui se trouve sur sa cuisse et il tend la main pour la toucher, son sourire s'élargissant lorsque Potter ferme les yeux pour gémir.
C'est à ce moment-là qu'un bruit de porte qu'on ouvre se fait entendre. Et de petits pieds marchant dans le couloir. Potter soupire et Draco roule vers son côté du lit, soupirant encore plus fort. Il jette un coup d'œil à l'horloge. « Il est onze heures passée, » grommelle-t-il. « Qu'est-ce qu'ils font éveillés à cette heure ? »
« Peut-être as-tu fait trop de bruit pendant que je te suçais ? » murmure Potter, passant sa langue sur ses lèvres jusqu'à ce qu'elles brillent dans l'obscurité.
« Tu n'as pas été très silencieux non plus, » rétorque sèchement Draco. Il s'assoit au bord du lit et attrape un vieux peignoir qui traîne par terre avant de sortir de la chambre pour voir ce que veut l'enfant debout, se promenant à une heure où ils devraient déjà dormir.
Il ouvre la porte de la salle de bains, où il y a un filet de lumière. Abraxas relève la tête du toilette, où il est assis, ses pieds ne touchant pas le sol. Il grimace et sur ses joues pales, il y a des traces de larmes.
« Qu'est-ce qui ne va pas ? » demanda Draco, caressant son dos.
« Je ne me sens pas bien, » gémit-il.
Potter se tient au pas de la porte et dit qu'il va transplaner chez le pharmacien.
