Salut salut :)
Etant dans une inspiration du tonnerre, comme vous pouvez le voir, voici déjà le chapitre 9 en espérant qu'il vous plaise!
Comme d'habitude, je tiens à remercier mes fidèles lecteurs super mocchi, Lawiki, Fic-World, Laura-067, IlonaDark, A Kuran Drogon, Shirogane-Izumi et SiSsi973, pour me lire et me laisser toujours leurs avis qui m'est très précieux.
Merci également à tous les autres lecteurs qui me suivent, même si ils ne se manifestent pas forcément, et aussi un grand merci aux guests.
leafa72: Encore désolée de t'avoir tiré les larmes, ce n'était pas voulu, ou du moins pas complètement. Je ne peux rien te dire sur la fin pour ne pas tout te gâcher mais j'espère que ce chapitre te satisfera quand même ^^
Sur ce, bonne lecture ~
Il avait fallu du temps avant que Tatsuya ne puisse quitter le palais dont la surveillance avait été renforcée. Ainsi, veillant à ne pas être vu par les gardes, il se rendit dans la roseraie comme lui avait indiqué son prince. Et, conformément à ses dires, sous les rosiers, se trouvait un passage. D'ailleurs, le jeune homme se demanda comment son ami avait pu le trouver alors qu'il n'avait jamais rien suivit à ses cours d'histoire.
Il ne se posa toutefois pas d'avantages de questions, le temps lui étant compté, et emprunta le tunnel poussiéreux et boueux qui s'offrait à lui. Il ressortit ainsi bien vite par le vieux puit et sortit les indications que lui avait rédigé Taïga afin de pouvoir se diriger. Il passa ainsi rapidement sur la place d'exécution en veillant à ne pas être vu, les préparatifs étant quasiment achevé. D'ailleurs, il ne savait pas ce qu'avait prévu de faire son prince pour arrêter ça mais il espérait qu'il ne se mettrait pas en danger, si bien sûr il parvenait à quitter sa chambre.
Le brun remonta en courant l'avenue pavé qui s'offrait à lui avant de bifurquer pour entrer dans la forêt. Et comme le disait les indications du roux, il se retrouva effectivement devant une vieille maison en partie en ruine. L'endroit semblait désert, les petits s'étant vraisemblablement caché à l'intérieur.
Il se présenta donc rapidement à la porte contre laquelle il frappa avant d'entrer doucement. Il entendit rapidement des pleurnichements provenir d'un peu plus loin, de ce qui semblait être jadis une chambre.
- Vous êtes qui monsieur ?
Le jeune homme ne put s'empêcher de sursauter avant de remarquer la présence d'un petit garçon auquel il n'avait pas fait attention, se trouvant pourtant juste sous son nez. Etait-il là depuis longtemps ? Il n'aurait su le dire.
- Je m'appelle Himuro Tatsuya, je suis un ami de Taïga. C'est lui qui m'envoi pour m'occuper de vous le temps qu'il revienne.
Tetsuya approuva d'un signe de tête.
- Et Daiki-kun, comment va-t-il ? Les messieurs ne lui ont pas fait de mal ?
- Pour le moment, non. Mais ne t'en fais pas, Taïga va tout faire pour le secourir et vous le ramener. En attendant, tu m'emmènes vers tes amis ?
Le petit garçon approuva d'un signe de tête avant de guider le brun vers la chambre. A l'intérieur se trouvait les deux autres enfants, la petite fille ayant la joue salement amoché.
- C'est qui ce monsieur ?, questionna Ryô en les voyant entrer.
- Un ami de Taïga-kun. Il va s'occuper de nous en attendant le retour de Daiki-kun.
Tatsuya, lui s'approcha de la petite.
- Tu as pris un sacré coup. Que t'est-il arrivé ?
- C'est le monsieur à lunettes qui a emmené Dai-chan qui m'a tapé.
Le brun ferma un instant les yeux. Décidément, ce maudit conseiller n'avait vraiment aucune morale. S'en prendre à des enfants aussi petits, s'était lamentable.
- Tu ne peux pas rester comme ça, on va acheter de quoi te soigner et de quoi vous nourrir aussi, déclara-t-il. Il faut que vous soyez en forme pour le retour de Daiki.
Les enfants approuvèrent d'un signe de tête avec entrain comme à chaque fois qu'on parlait de leur sauveur. Satsuki et Ryô donnèrent la main au brun tandis que Tetsuya marchait juste devant et ils sortirent de la maison. Cependant, alors qu'ils marchaient dans la forêt, ils entendirent des trompettes résonnaient dans la ville.
- C'est quoi ?, questionna le petit châtain. De la musique ? Il y a une fête ?
Tatsuya fronça les sourcils en resserrant sa prise sur la main des enfants.
- Non, ça va commencer.
Les petits le regardèrent avec interrogations tandis qu'ils reprenaient leur marche, le jeune homme veillant à ne pas s'approcher de trop de la place maudite pour le bien des enfants.
- Dépêche-toi Taïga, le temps presse.
Cela faisait un moment que le prince faisait les cent pas dans sa chambre en tentant de sortir sans y parvenir. Bien sûr, il avait tenté de briser la fenêtre mais celle-ci avait été remplacé par une vitre par balle, autrement dit bien trop résistante, et enfoncé la porte n'avait mené nulle part non plus. Quant à supplier le vigil d'ouvrir, c'était revenus à converser avec un mur. Cependant, Taïga avait déjà perdu trop de temps, l'aiguille de l'horloge avançant à une vitesse qu'il trouvait horriblement rapide.
- Ouvrez cette porte c'est un ordre !, râla-t-il une fois de plus en tambourinant contre la surface lisse du bois. Un innocent est encore sur le point d'être évincé par mon père, il faut que je l'en n'empêche.
Pour toute réponse, il entendit un bâillement bruyant de la part du garde situé de l'autre côté. Parce qu'en plus, il se moquait de lui ? Cela fit bouillir le prince.
Cependant, il se pétrifia en entendant des sons de trompettes s'élevaient de l'autre côté du mur d'enceinte et posa un regard catastrophé sur l'horloge. Il allait être quinze heures, moment tant redouté. Pourquoi son père avait fait avancer cette maudite exécution ?
Enfin, là n'était pas le plus important. En effet, il fallait qu'il trouve le moyen de partir de sa chambre, et rapidement. C'est à ce moment-là que son regard se posa sur le petit chandelier posé sur la table basse. Elle était là sa chance !
Il poussa rapidement l'un des vases absolument hideux offert par son père se trouvant sur sa commode, l'envoyant se briser sur le sol, tout en hurlant de douleur.
- Que vous arrive-t-il mon prince ?, questionna finalement le garde, une pointe d'inquiétude dans la voix.
Après tout, s'il arrivait quelque chose de fâcheux à l'héritier, il risquait d'avoir de sérieux ennuis.
- Je viens de me couper l'avant-bras avec un débris de porcelaine ! Ça saigne beaucoup, j'ai mal ! La tête me tourne aussi !
- Je vais vous appeler un médecin !, assura le garde.
Cependant, non seulement il n'obtint aucune réponse mais un bruit mâte se fit entendre. C'était peut-être le prince qui venait de perdre connaissance et s'effondrer sur le sol ? Parce que la chambre était désormais anormalement silencieuse.
- J'arrive mon prince !
L'homme ouvrit rapidement la porte pour se précipiter dans la pièce avant de recevoir un violent coup de chandelier sur la tête, lui faisant perdre connaissance. Taïga sortit donc complètement de derrière la porte où il s'était dissimulé.
- Je suis vraiment désolé de vous avoir mentit de la sorte mais comprenez que la situation est grave. Enfin, faites quand même de beaux rêves !
Et sans attendre, il courut hors de sa chambre dont la porte était désormais ouverte, remontant le long couloir à toute vitesse, bousculant sans même s'excuser les domestiques se trouvant sur son chemin. Ceux-ci essayèrent bien de l'arrêter mais c'était peine perdue, le prince héritier étant tout simplement inarrêtable, prêt à tout pour sauver celui qu'il aimait.
Cependant, le roux dû néanmoins s'arrêter quand il arriva dans le hall, des gardes bloquant la porte du palais. Parce qu'après tout, si Tatsuya avait pu être autorisé à sortir, ce ne serait pas la même rengaine avec lui, au contraire, c'était un coup à se retrouver de nouveau enfermé dans sa chambre.
Le plus discrètement possible, il descendit les escaliers avant de se ruer dans la salle de banquet, déserte en cette heure de la journée. Il ouvrit la fenêtre avant d'en enjamber le rebord. Il jeta alors un coup d'œil autour de lui pour vérifier qu'aucun garde susceptible de lui mettre des bâtons dans les roues se trouvaient aux alentours avant de se ruer vers la roseraie.
- C'est maintenant que tout va se jouer si je veux sauver Daiki, assura-t-il en passant à côté de la tombe. Souhaite-moi bonne chance maman !
Et sans attendre, il se jeta dans le passage où il avança aussi vite qu'il put, tentant de rejoindre le peloton d'exécution le plus vite possible.
Les gardes avaient du mal à contenir la bête sauvage qui essayait de s'enfuir. Parce que, quitte à mourir, Daiki comptait bien se battre jusqu'au bout. Son escorte était donc passé de quatre soldats à huit qui l'emmenèrent difficilement à la place des exécutions. Celle-ci était d'ailleurs noire de monde, la foule ayant simplement laissé un passage pour permettre au condamné de se rendre sur l'estrade.
La plupart des riches marchands que le jeune homme avait volé de nombreuses fois se trouvaient au premier rang, le regardant avec des sourires moqueurs. Mais cela n'intimida en rien l'adolescent qui continua à marcher la tête haute, malgré les insultes qui lui furent adressées. Même dans la mort, il garderait sa fierté jusqu'au bout et ne se montrerait pas inférieur à tous ces pourris.
Les trompettes retentirent finalement quand Daiki fut enfin sur l'estrade, devant le billot, surplombant la foule redevenue silencieuse. A ses côtés se trouvait le bourreau, de forte carrure et le visage dissimulé par une cagoule, tandis que s'avança alors Imayoshi, le souverain se trouvant derrière lui. Le conseiller adressa un petit sourire mauvais au condamné avant de dérouler le parchemin qu'il avait avec lui. Il se racla la gorge afin de prendre la parole.
- L'accusé Aomine Daiki, ici présent, est condamné à la peine capitale pour avoir passé outre les taxes pendant cinq ans et pour être un voleur d'étalage multirécidiviste, commença-t-il. Par ailleurs, il a également manipulé le prince pour le pousser à se révolter contre le pouvoir de sa famille, l'a dépossédé du bijou royal et l'a abusé avec une sauvagerie sans nom.
Des murmures effarés s'élevèrent de la foule tandis que l'adolescent écarquillait les yeux, n'en croyant pas ses oreilles. Quelle bande de pourris !
- C'est complètement faux ! Je ne lui ai jamais…
Un simple signe du roi suffit à ce que le bourreau assène un violent coup de poing au jeune homme pour qu'il se taise.
- Jamais je ne laisserais mon fils s'éprendre d'une personne du bas peuple, surtout quand il s'agit d'un homme. Je ne peux tolérer un tel affront, marmonna le souverain de sorte à ce que seul le métis puisse l'entendre. C'est pour cela que ta disparition sera une bonne chose pour tous dans ce royaume.
Daiki siffla entre ses dents. Faucher des vies pour des raisons aussi absurdes, c'était vraiment une preuve des bassesses de la haute société.
Cependant, un nouveau raclement de gorge de la part du conseiller lui fit reporter son attention sur lui qui affichait dorénavant un sourire extrêmement mauvais.
- Mais avant de passer à la sentence, je vais demander à tous ceux ayant été volé par ce petit vaurien de s'avancer afin de se venger.
La plupart des riches marchands s'exécutèrent en prenant les escaliers situés le longs de l'estrade tandis que le bourreau fit claquer un fouet qu'il portait habituellement à sa ceinture.
Daiki regarda cet objet et tira sur ses entraves avec l'espoir fou de se libérer mais se fit rapidement attraper les cheveux par Imayoshi qui lui plaqua la tête contre le billot.
- Vous avez le droit de lui asséner dix coups de fouets par objets volé, tous ayant été répertorié sur nos listes.
Il fit un signe de tête à un jeune scribe qui servait à comptabiliser le nombre de coups octroyer aux marchands. Ceux-ci étaient d'ailleurs une bonne quinzaine à mépriser le métis pour tous les larcins qu'il avait commis sur leurs étalages. Ainsi, le premier homme qui s'avança, de forte carrure, prit le fouet avant de le lever haut au-dessus de sa tête.
La matière de cuir claqua fortement le dos de l'adolescent qui serra les dents mais n'émit pas le moindre son, ne voulant pas offrir ce plaisir à tous ceux venu voir sa tête tombée. Il encaissait donc les coups plus ou moins fort qui se succédaient à un rythme effrayant sur son corps. Il pouvait sentir les blessures laissées par la morsure de cet instrument de torture commencer à saigner, sans aucun doute dévoilées par sa chemise qui se déchirait de part en part sous les coups.
Ainsi, le dernier claquement arriva comme une délivrance, marquant enfin la fin de cette violence plus qu'exagérée. Daiki avait le souffle en lambeaux, la main du conseiller lui écrasant toujours la joue contre le billot. Celui-ci paraissait d'ailleurs extrêmement déçu de ne pas avoir entendu l'adolescent hurler à s'en déchirer la voix comme il l'avait espéré. Le métis était beaucoup plus fort que ce qu'il avait pu s'imaginer. Mais cela n'avait plus réellement d'importance puisque son existence aller prendre fin, ici et maintenant. Au loin, la cloche de l'église sonnait le quinzième coup.
- Il est l'heure, déclara Imayoshi. As-tu quelque chose à dire avant de t'éteindre pour l'éternité ? La foule est suspendue à tes lèvres.
Daiki garda le silence un instant, balayant la place du regard. Sa pensée allait bien sûr aux enfants mais, naïvement, il cherchait aussi l'héritier des Kagami dans la foule, espérant une dernière fois qu'il vienne le chercher. Croire en un noble… L'amour l'avait bien changé…
- Ce royaume est malade et attends son sauveur qui, j'en suis sûr, ne tardera pas à arriver. Et à ce moment-là, je pense que t'auras intérêt à t'en faire pour ta tête, tocard !
Cette remarque lui valut de se faire violemment heurter le crâne contre le billot de la part d'Imayoshi tandis que le bourreau se rapprochait, la hache bien affûté.
La foule quant à elle commença à s'agiter, les pauvres tremblant une nouvelle fois face à l'exemple qui leur était montré tandis que les riches trépignaient d'impatience, scandant des horreurs comme « A mort le sale métis » et autres propos à la limite du racisme. Ces mêmes personnes ne cachaient absolument pas leurs envies de voir la tête de Daiki se décrochait de son corps, incitant, voir même suppliant, le bourreau de se dépêcher. L'adolescent était ainsi plongé dans un abandon des plus totale. Est-ce que ses parents avaient également ressentit ça à sa place ? Il ne le saurait jamais…
Et c'est ainsi que, sous les encouragements de la foule, Daiki ferma les yeux tandis que la hache se leva au-dessus de son cou, brillant d'un éclat cruel.
