Coucou tout le monde!
Hihi! Je crois que le titre du chapitre est particulièrement approprié cette fois-ci! Pour la fanfic et pour ceux qui la lisent... ^^
Et oui, je crois que vous allez beaucoup apprécié ce qui suit. Les choses bougent enfin!
Sur ce, je ne vais pas vous faire patienter plus longtemps, bonne lectuuuuuuure!
Disclaimer: Bleach est à Tite Kubo et Erisia Nakayama à CeredwenFlame.
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Chapitre 10 - La fin de l'attente
Il était inquiet pour elle? Elle n'avait pas dû bien entendre. Et puis, Unohana et Renji avaient dû le tenir informer. Il l'avait mentionné d'ailleurs, non? Mais s'il s'était vraiment fait du souci, Unohana aurait dû suffir à le rassurer. C'était trop pour son cerveau. Elle ne s'était pas encore remise d'avoir dû affronter Ikkaku.
Même si Erisia avait vécu dans le manoir Kuchiki depuis son arrivée à Soul Society, elle n'avait jamais vu Byakuya aussi … ouvert avec qui que ce soit. Elle était confiante en leur amitié désormais mais là, c'était différent. Ou non? Elle avait été assez fortunée pour entrevoir des aspects de sa personnalité au manoir mais c'était la première fois qu'elle l'entendait exprimer ouvertement de l'inquiétude.
Peut-être était-ce ce dont le capitaine Ukitake avait parlé. Avait-elle attendu suffisamment longtemps pour que Byakuya montre plus ouvertement ses sentiments? Ou était-ce un énorme malentendu de sa part? Ce n'était vraiment pas le bon moment pour elle. Elle était encor sonnée et n'arrivait pas à étudier correctement la situation. Elle ne savait pas non plus comment réagir. Une erreur et le masque se remettrait en place comme s'il avait toujours été là et tout ce progrès n'existerait plus.
Un "Oh?" s'échappa des ses lèvres, portant une question sans même y penser. C'était tout ce qu'elle se sentait capable de dire pour le moment.
Byakuya avait senti les changements dans son reiatsu. Une myriade de sentiments allant de la confusion, prédominante, à quelque chose d'autre qu'il ne savait pas comment interpréter. Il devait admettre que malgré les 7 ans passés au manoir, elle connaissait très peu de choses sur lui à cause de sa nature taiseuse. C'était un problème qu'il devrait commencer à rectifier une fois qu'elle sortirait de la 4ème.
"Est-ce si difficile à croire?" Demanda-t-il même s'il en fit pas une pause assez longue pour lui permettre de répondre. "C'est ma propre faute, je suppose. On m'a enseigné à faire disparaître toutes réactions. Ce masque impassible est une nécessité face aux autres nobles." Commença-t-il à expliquer. Et Erisia pouvait comprendre cela. Toutes les relations de Byakuya qu'elle avait pu rencontrer semblaient attendre qu'il fasse un écart, révèle une seule information… bon, peut-être pas tous mais suffisamment pour qu'elle ne le remette pas en question.
"Mais je me suis habitué à votre présence et la maison semble maintenant peu chaleureuse lorsque vous n'y êtes pas. J'apprécie votre compagnie, Erisia. J'apprécie votre présence. Lorsque Rukia m'a informé de votre altercation avec le 3ème siège Ikkaku, une inquiétude a commencé à grandir. J'ai pu l'ignorer un moment. Je savais que vous étiez capable de lui tenir tête mais je suis également au courant du genre de dommages qu'il cause à chaque fois, même lors des entraînements. L'idée que vous puissiez être blessée ne me convenait pas et la réalité est encore plus désagréable." Expliqua-t-il.
Elle continua de l'écouter, l'observant soigneusement, impressionnée d'avoir la permission d'entrevoir ce côté de lui. "Lorsque je vous ai vu être assistée hors du terrain d'entraînement, cette inquiétude est devenue obnubilante. Et elle ne s'est pas dissipée même après avoir reçu un rapport de votre état par le capitaine Unohana elle-même et l'assurance que vous vous portiez bien. Elle ne s'est calmée que lorsque j'ai pu m'assurer de votre état de mes propres yeux."
C'était… beaucoup. C'était trop. Son cerveau faisait des roulades en essayant de comprendre ce qu'il était en train de se passer. "Je suis désolée de vous avoir causé autant de souci." DIt-elle doucement en détournant le regard. A ce moment, il semble que Byakuya décida de copier Yumi en tendant ses doigts pour l'empêcher de cacher son visage. Il la vit rougir de plus en plus et sentit son attraction grandir davantage. Mais il ne voulait pas précipiter les choses et même si le début de tout ceci se passait différemment de ce qu'il avait prévu, il y avait des limites qu'il ne franchirait pas avant d'arriver au point qu'il avait décidé. Pour l'instant, ce n'était pas le sujet.
"Ne vous excusez pas." Dit-il simplement en maintenant son regard un long moment. Il laissa finalement ses doigts glisser de son visage et se rassit sur sa chaise.
Elle bougea pour s'asseoir convenablement. Cela devenait difficile de devoir constamment regarder par-dessus son épaule. Mais au moment où elle bougea, les couvertures glissèrent et révélèrent qu'elle ne portait pas grand chose mis à part les bandages qui entouraient son torse. Au moins, ils la couvraient autant qu'une chemise moulante. Elle ramena néanmoins les couvertures sur elle une fois qu'elle réussit à s'asseoir.
"Pardonnez-moi mais.. Je suppose que… ça m'a pris complètement par surprise. Je n'en reviens toujours pas d'avoir dû me battre contre Ikkaku. Et même si.. J'espère que, peut-être.. Vous me laisseriez voir qui vous êtes derrière le masque et les titres.. Je… ce n'était qu'un espoir." Admit-elle, sa voix se bloquant à la fin.
C'était son tour d'être surpris, comme le montra le sourcil haussé. "Depuis combien de temps espériez-vous me connaître davantage?" Demanda-t-il.
Erisia baissa à nouveau le regard en mordillant sa lèvre inférieure. "Depuis notre première rencontre, lorsque vous avez ouvert la porte de la pièce où Tessai m'avait déposé pour me soigner. Après la première attaque dont vous m'aviez sauvé. J'étais… attirée… Vous avez toujours été si différent des personnes avec lesquelles j'interagissais. J'étais muette parce que j'étais surprise mais pas seulement. Et comme j'ai été assez chanceuse pour pouvoir vivre chez vous, ce désir de vous connaître ne s'est pas dissipé. Les quelques aperçus que j'arrive à capturer me font seulement souhaiter en savoir encore plus." Expliqua-t-elle.
Byakuya était ébranlé par une telle information. Même si d'autres avaient pu penser cela, personne ne le lui avait jamais exprimé d'une telle manière. La dernière personne qui lui avait parlé d'une façon à peu près similaire était Hisana. Il ne sut pas quoi dire pendant un moment. Mais Senbonzakura le poussa à s'exprimer à nouveau.
"Alors, si cela vous convient et une fois que Unohana vous libère, peut-être pourrons-nous essayer d'y… remédier." Répondit-il de manière diplomatique quand bien même un sourire se reflétait dans ses yeux.
Erisia ne pût empêcher le sourire étincelant qui éclaira son visage en l'entendant. "Cela me ferait très plaisir, Byakuya." Répondit-elle. Et malgré ses blessures et ses bandages, Byakuya eut du mal à se rappeler un moment où elle avait été plus belle qu'à cet instant là. Son esprit entier était auréolé de cette joie lumineuse et elle en était resplendissante. $
"Je vais devoir prendre congé avant que le capitaine Unohana n'entame sa tournée. Je crois que la période de visite touche à sa fin et elle ne sera pas heureuse de me voir ici en train de vous empêcher de dormir. Reposez-vous bien, Erisia." Annonça-t-il doucement tout en se levant. Mais il ne s'éloigna pas tout de suite. Il prit tout d'abord sa main dans la sienne et se pencha pour y déposer un baiser … laissant Erisia assise sur son lit d'hôpital et complètement paralysée.
Ce qu'aucun des deux ne réalisait, c'est qu'Unohana avait déjà commencé sa ronde et, ayant détecté l'énergie de Byakuya, la curiosité s'était emparée d'elle. Elle avait pu apercevoir la fin de l'interaction. Elle s'éclipsa avant qu'il ne sente sa présence mais elle en avait vu et entendu suffisamment pour avoir envie de rendre visite à Ukitake.
Lorsqu'elle retourna dans la chambre d'Erisia, elle la trouva toujours assise sur son lit, ayant l'air stupéfaite. "Tout va bien, Erisia-san?" L'interrogea doucement Unohana. Sa voix sembla sortir Erisia de sa transe.
"Oh… oh, oui, tout va bien." Balbutia Erisia, une légère rougeur tintant ses joues.
"Que s'est-il passé?"
"Je, je ne devrais pas en parler." Répondit Erisia.
"Je ne trahirai pas vos confidences, Erisia-san. Si jamais vous souhaitez en parler, vous pouvez faire confiance en ma discrètion." L'assura Unohana.
"Byakuya est venu me voir." Commença Erisia, sa voix très basse et encore stupéfaite.
Unohana était très curieuse maintenant. Elle prit la chaise que le noble avait abandonné peu de temps auparavant et invita d'un geste Erisia à continuer. "Il.. a admit qu'il s'était inquiété, malgré toutes vos assurances. Il avait besoin de venir me voir pour se rassurer et .. je ne crois pas… je ne crois pas l'avoir jamais entendu exprimé son inquiétude aussi franchement depuis que je suis arrivée ici. Et c'est devenu… encore plus étrange à partir de là." Raconta Erisia avec un petit sourire sur les lèvres.
"Etrange comment?"
Il a mentionné qu'il s'était accoutumé à ma présence au manoir et qu'il .. appréciait ma compagnie. Et lorsque je sortirai de la 4ème, je crois qu'il veut… je ne sais pas…. Que nous commencions ensemble à… mieux nous connaître. Ça fait sept ans que je vis chez lui maintenant et je ne sais toujours pas vraiment qui il est et ce qu'il pense. Et je ne peux m'empêcher de me demander si je suis en train de rêver ou je ne sais quoi. Ça ne peut pas être réel, non?" Vérifia Erisia.
Unohana sourit. "Je ne crois pas que vous avez rêvé, Erisia-san. Je crois que le capitaine Kuchiki a atteint un point où il se sent qu'il peut commencer à agir par rapport à ce à quoi il a songé depuis un bon bout de temps."
"Que voulez-vous dire?" Demanda Erisia.
"Je crois que cela fait longtemps qu'il est attiré par vous, Erisia-san. Cependant, à cause de ses titres, ses responsabilités et les pertes qu'il a souffert jusque là, il a préféré se montrer prudent et prendre suffisamment de temps afin que l'un de vous deux ne finisse pas blessé. Et aussi afin de pouvoir respecter les attentes de son clan et de son devoir envers Soul Society. Mais je dois admettre que votre présence lui a fait le plus grand bien. Maintenant qu'il a décidé d'agir, je crois que vous verrez votre patience récompensée." Expliqua Unohana.
"Il a embrassé ma main avant de partir." Admit Erisia, toute rouge d'émotion et un peu prise de vertige.
"Alors je dirais que votre patience a vraiment été récompensée." Dit Unohana en souriant. "Vous devriez essayer de vous reposer, Erisia. Je reviendrai demain matin pour finir de soigner cette blessure, et si vous vous sentez suffisamment bien, je pourrais vous libérer. Par contre, je vous conseille de ne pas trop faire d'efforts pendant une semaine afin que les blessures puissent finir de guérir. Les muscles seront encore vulnérables pendant un moment et ce serait facile de forcer sur l'un deux."
"Je ferai de mon mieux pour que cela n'arrive pas, capitaine."
"Bien. Reposez-vous bien Erisia-san."
"Bonne nuit, capitaine Unohana." Répondit Erisia avec un sourire alors que la guérisseuse prenait congé. Erisia s'installa aussi confortablement que possible sur son ventre et le capitaine Unohana partit avoir une conversation avec un vieil ami. Qui aurait pu penser qu'un tel miracle se produirait lorsqu'Erisia recevrait une telle blessure? Elle ne trahirait pas sa promesse à Erisia mais elle pourrait tout de même rapporter ce qu'elle avait vu à Ukitake. On dirait bien que l'attente était finalement terminée.
