Et nous voici alors au dernier chapitre ... Déjà la fin, c'est triste ! Bon certes, déjà, le chapitre précédent, ça sentait la fin, ça aurait pu d'ailleurs s'arrêter là, mais non, j'ai voulu faire un dernier petit chapitre, histoire de faire durer un peu ! Alors voilà, j'espère qu'il vous plaira, ce petit chapitre-épilogue !
Je vous remercie tous de m'avoir suivi dans mon imagination, ça m'as fait grand plaisir de lire a chaque chapitre vos reviews ! J'espère vous retrouver sur mes prochaines fan fictions (quand je me déciderais ;p)
Encore un grand merci !
Et j'avais raison. « Tout est bien qui finit bien ». Alister était de nouveau parmi nous, et l'équipe se retrouvait au grand complet. Il avait pu retrouver ses habitudes, malgré le déménagement (pas trop le choix, me dirais vous). Nous nous étions installés dans la même chambre, cette fois, une grande, avec une salle de bains luxueuse, et située juste à côté de la bibliothèque. Quel bonheur !
Puis les semaines s'enchainèrent à nouveau, conférences obligent. Deux mois après le retour d'Alister, je devais tenir, avec lui et Lara (Zip s'occupant des projections et autres), une exposition sur la mythologie nordique. J'étais dans le bureau du professeur qui nous avait demandé cette exposition, fiches en mains, me répétant les points essentiels de mon discours. C'était ma manière de procéder depuis mes études, que j'avais fièrement fini en obtenant mon doctorat. En même temps qu'Alister, qui depuis des années préparait son mémoire sans y arriver. J'étais donc assise sur un des sièges confortable du professeur Hodson, quand Lara pénétra dans la pièce.
- C'est l'heure. Les gens attendent avec impatience !
- Super ! Zip a préparé la projection du petit film que tu as fait en Helheim ?
- Bien sur ! Il te suffit de faire une petite introduction, ensuite je prendrai le relai, on passe le film, et Alister interviendra pour raconter son séjour là-bas, en omettant bien sur que nous l'avons sauvé de la mort.
- Je comprends … Si les gens apprennent qu'on peut aller sauver les morts, ça serait une folie.
Je pris mes fiches et me leva. Je fus prise d'un vertige, et je posais ma main sur ma tête.
- Ça ne va pas ? me demanda Lara en me voyant grimacer.
- Ne t'inquiètes pas, juste un petit vertige, a doit être une séquelle de mon coma.
Nous sortîmes de la pièce, et rejoignîmes Alister sur l'estrade. Je me plaçais devant le micro, demandais le silence, et commençait à exposer le contexte. Tranquillement et souriante, j'expliquais comment nous avions découvert que les légendes nordiques étaient reliés aux autres légendes, et comment les mythes étaient au final les mêmes. Puis en abordant la question des différents monde mystiques, je sentis mon estomac se soulevait. Je marquais une pause, et Lara me regarda en coin. Je lui fis signe que ce n'était rien, et reprit mon discours. Puis, une fois mon introduction, finit, Lara prit le relai. Je me plaçais aux côtés d'Alister. Celui se pencha à mon oreille.
- Tu vas bien ? s'enquit-il.
- Mais oui ! Pourquoi devrais-je ne pas aller bien ?
- Parce que tu es très pâle.
Je me tus. Les vertiges, la crampe d'estomac, mon visage pâle… Mince ! J'étais malade, et ça me tombait dessus en pleine conférence.
- Merci, mais je crois que j'ai attrapé une vilaine maladie. Rien de grave, il faudrait simplement que tu m'accompagne chez le médecin après la conférence, lui murmurai-je à mon tour à l'oreille.
Il hocha la tête, et me prit la main. C'était sa façon de me soutenir en public, et cela marchait très bien. Enfin, jusqu'à ce que Lara annonce la projection de son film et que les lumières s'éteignent. A ce moment là, je fus prise d'une violente nausée. Je plaquais ma main sur mes lèvres. Je me concentrais, de toutes mes forces, pour faire passer cette sensation, mais ça ne fit que s'amplifier. Une seule solution, m'échapper le temps d'un détour au toilettes. Je jetais un coup d'œil à Lara, et courut vers le couloir qui servait de coulisses. Les toilettes, vite ! Je trouvais, quelques mètres plus loin, l'endroit que je cherchais, et m'y enfermais. Ah ! J'étais don bien malade ! Quelle poisse ! Je ressortis, m'aspergeait le visage d'eau, et lorsque je levais la tête, j'aperçus Lara dans la glace, qui me regardait un sourire aux lèvres.
- Eh bien ! Pour que tu t'enfuies en courant en plein milieu d'une conférence si importante, tu dois être sacrement malade.
- Ah … Je confirme. Il va falloir passer chez le médecin après et …
- Après ? s'écria Lara. Tu plaisante ! J'ai chargé Alister de la suite, et je t'accompagne illico !
- Mais …
- Il n'y a pas de mais.
Elle me prit par la main, attrapa son téléphone et composa un numéro.
- Oui, bonjour, ici Miss Croft, annonça Lara après trois sonneries.
Une voix grésilla dans le téléphone sans que je puisse entendre.
- Oui. Non, ce n'est pas pour moi, mais j'ai besoin de vous maintenant. Oui. Absolument, c'est urgent, il me semble que ça fait quelques semaines que ça traine.
Quelques semaines ? Mais c'était impossible, je ne sentais mal que depuis la vieille ! Et depuis des semaines, je me sentais en pleine forme ! Qu'elle demande à Alister, il aurait pu confirmer lui …
- Merci, j'appelle un taxi, et nous serons chez vous d'ici vingt minutes. Merci Docteur Heathcliff !
Elle raccrocha et je la regardais avec des yeux ronds.
- Heathcliff ? Mais ce n'est pas notre médecin !
- Ça sera bientôt le tien.
- Mais le docteur Alexander me convenait très bien, et tu m'as dit qu'il s'était merveilleusement bien occupé de moi lors de mon coma !
- Oui, mais ce n'est pas un docteur comme Alexander dont tu as besoin.
Je m'arrêtais.
- Je ne comprends pas.
Lara soupira.
- Tu ne te doutes de rien ! Ah ! Pourtant tu n'es plus une enfant !
Je la regardais sans comprendre lorsque ...
- On va voir un gynécologue ma petite ! plaisanta t-elle. Maintenant arrête de faire l'innocente. Ça fait des semaines que tu manges comme quatre, sans t'en apercevoir, et maintenant tu es prise de nausées !
Je clignais des yeux. Moi ? Non … Ce n'était pas … impossible. Bêtement, un sourire s'installa sur mes lèvres. Lara reprit son téléphone.
- Maintenant le taxi. Et on se dépêche, Heathcliff n'aime pas qu'on soit en retard.
Mon sourire s'effaça. Car bien que l'hypothèse de Lara me plaise, la simple idée d'un gynécologue me faisait frémir. Il y a bien une chose que je n'aimais pas, c'était ce genre de médecin !
Ce ne fut que vers vingt heures que Lara et moi rentrions au manoir. Alister et Zip étaient déjà rentrés, et nous attendaient dans le salon.
- Ah, enfin ! On se faisait du souci ! s'écria Zip.
Lara déposa un sac remplis de médicament sur la table basse. Je m'assis sur le canapé, la tête pleine de pensées.
- Et alors ? On a le droit de savoir ce que tu nous attrapé, histoire qu'on ne s'approche pas trop de toi ? plaisanta Zip.
Lara lui assena une tape au front.
- Épargne-nous tes vannes Zip !
- Alors ? me demanda Alister, les bras ballants et le regard inquiet.
Je restais la bouche ouverte, et levait les yeux vers lui. Je vis, du coin de l'œil, Lara tirer Zip jusqu'à la cuisine. Je restais assise, et Alister se posta devant moi.
- Hé ! On dirait que t'as vu un fantôme !
- Très drôle, murmurai-je en souriant.
Je levais les yeux et plantais mon regard dans le sien.
- Alister …
- C'est moi.
Je pouffais de rire. Il essayait de faire de l'humour pour cacher son anxiété.
- Arrête de stresser, c'est rien de grave.
Il baissa les yeux.
- Ah ! Même en plaisantant tu arrive à voir que je m'inquiète.
- Je ne suis pas ta fiancée pour rien !
- Haha, ça c'est vrai ! ria t-il en s'asseyant à côté de moi. Alors, pourquoi cette tête ?
Je pris une grande inspiration. Ouf ! Pas facile d'annoncer ça !
- Jesuisenceinte ! murmurai-je dans ma barbe.
- J'ai rien compris ! s'exclama t-il, le regard interloqué. Tu veux bien arrêter de parler si bas, et moins vite ?
Je me mordis la lèvre. Un sourire s'installa sur mes lèvres, et je plantai mon regard dans le sien.
- Alister, idiot, tu vas être papa ! m'écriai-je, beaucoup plus fort que prévu.
Il restait figé, un demi-sourire aux lèvres. Un silence s'installa. Je posais ma main sur la sienne, l'incitant à parler. Il ne dit rien, mais lorsque ses yeux s'illuminèrent, et qu'un immense sourire s'inscrit sur son visage, je sentis une bouffée de joie m'envahir. Il ouvrit la bouche, comme pour dire quelque chose, quand soudain, la porte de la cuisine s'ouvrit à la volée.
- OUAH ! C'est vrai ? cria Zip, un sourire idiot aux lèvres.
Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire, en voyant Lara, derrière, un couteau à la main, faisant semblant de le poignarder pour son intervention.
- Idiot ! Ce n'était pas toi à dire ça ! le menaça t-elle.
- Laisse Lara ! Et oui, Zip ! C'est vrai ! répondit-je.
Et soudain, je sentis un poids me renverser en arrière.
- C'est génial ! Génial ! s'écria Alister, me perçant les tympans.
Il me serra dans ses bras, tellement heureux, qu'il m'étouffa presque. Zip et Lara s'approchèrent de nous.
- Hé ! On évite de faire des bébés ici, se réjouit Zip.
- Je crois que c'est trop tard là, ajouta Lara.
Alister se leva, et me souleva du canapé, pour me serrer à nouveau dans ses bras. Il regarda nos deux amis.
- Vous avez entendu ? C'est … C'est …
Il bégaya, les larmes aux yeux. Zip lui tapota l'épaule.
- Profite, chanceux !
Puis soudain, une question s'imposa à mon esprit, et je quittais les bras d'Alister pour me retourner vers Lara.
- Il y a un problème ? me demanda t-elle en voyant mon expression troublée.
- Oui. Parce que … Ça veut dire que … On va devoir partir.
- Hein ? s'exclamèrent en chœur Alister et Zip.
- Et bien, si j'y pense, je ne vais pas vous imposer … un enfant !
Lara s'approcha, et soudain, me tapa sur le front.
- Aie ! Mais ça fait mal !
- Décidément, tu ne pourras jamais t'empêcher de dire des âneries. Tu as trop fréquenté Zip !
- Hé ! s'exclama celui-ci.
Elle se retourna, et fit signe à Winston, qui se tenait sagement dans un coin de la pièce.
- Winston. La chambre que nous avons aménagée pour Lauren et Alister, est-elle assez grande pour accueillir un nourrisson ?
- Bien sur, miss Croft.
Il se retourna vers moi.
- Félicitations, miss Johannson.
- Merci Winston !
- Et voilà, le problème est réglé ! m'annonça Lara. Nous avons un peu moins de neuf mois pour arranger votre chambre pour la petite chose, dit-elle en regardant mon ventre.
Je ne pu m'empêcher de sourire, et, même si Lara n'aimait pas les démonstrations affectives en public, je ne pus me retenir et enlaça tendrement mon amie.
- Lara … MERCI !
Elle me tapota l'épaule, gênée, jusqu'à que je recule et me tourne vers Alister.
- Ça te va ?
- Tant que je suis avec toi, bien sur. Mais je t'avoue que je suis heureux de pouvoir rester ici.
Il me passa la main dans les cheveux.
- L'humour de Zip m'aurait manqué, et puis … je suis sur qu'il sera ravis de s'occuper du bout de chou !
- Ah non hein ! Ne comptez pas sur moi pour faire la baby-sitter !
Il s'approcha de moi et s'accroupit face à mon ventre.
- Tu penses qu'il m'entend ? Youhou, salut la chose ! murmura t-il à mon ventre.
Je plaquai mes mains sur mon visage, rougissant.
- Ah ! Ça fait bizarre !
- Haha ! Tu vois je te l'avais dit, ria Alister en montrant Zip du doigt, qui grimaça.
En riant, je fis un clin d'œil à Lara. Je me remémorais tout ce qu'elle avait fait pour moi. Lady Croft, froide de nature, m'avait adopté, pour une raison qui me restait encore inconnue, bien qu'elle affirme que c'était parce que j'avais un caractère qui lui plaisait. Pourtant cela m'étonnait, vu le nombre de fois qu'elle m'avait sermonné. Je ne pouvais donc que lui exprimer ma gratitude en travaillant corps et âme pour elle. Et il était certain que pendant ces neuf mois qui m'attendait, tout en prenant soin de ce petit être que j'attendais, j'allais continuer de l'aider pour ses expéditions.
Je posais alors mes mains sur mon ventre. Alister fit de même, et je regardais nos deux amis.
- Alors, un pour tous, et tous pour un ? plaisantai-je.
Ils acquiescèrent. Je ne sais pas ce qu'est, pour vous, la définition du bonheur. Mais la mienne se résume en deux mots : une famille.
