Enfin, la (très) longue suite de ma fiction.

Au menu… non, vous verrez bien.

Ah, si… je peux dire qu'il y aura des révélations… mmmmmmmmmmh !

Enjoy !

Chapitre 9

PDV Leslie

Après Angéla, je rendis visite à Camille dans son bureau, puis à Wendell, travaillant sur la plateforme. Chacun m'accueillit chaleureusement, et m'aida à me sentir mieux.

Tandis que j'examinai l'assistant de Brennan prendre des mesures sur les deux corps calcinés de… mes parents, les portes en verres de l'institut s'ouvrirent sur les deux partenaires. En les regardant, je remarquai que Booth avait placé sa main entre les reins de Brennan, dans une attitude que je qualifierais de protectrice, voir même possessive. Je souris. Booth semblait se comporter comme un petit ami avec sa coéquipière. Et j'avais déjà capté plusieurs regards profonds. Ma théorie restait a vérifiait, mais j'étais pratiquement certaine que Booth avait, contrairement a Brennan, déjà conscience de ses sentiments envers elle.

« Bien, pensai-je, si il n'y en a qu'un a convaincre, la tache sera un peu plus facile »

Tout à coup, l'agent se mit à crier, assez fort pour que plusieurs scientifiques se retournent :

-Réunion dans le salon, maintenant !

Puis, Booth sembla enfin me remarquer et se dirigea à grand pas vers moi, entraînant de force l'anthropologue avec lui.

-Ca va toi ? demanda t-il d'une un voix d'où je sentis une légère touche d'inquiétude

-Oui, répondis-je avec autant de certitude que je pouvais en réunir, du nouveau ?

Booth sourit devant mon changement de sujet, et acquiesça :

-Oui, et non, mais viens avec moi, on va faire un débriefing.

Quelques minutes plus tard, et toute l'équipe des fouines étaient dans le petit salon. Booth et Brennan s'étaient placés dans le sofa, Camille, Hodgins et Angéla assis autour de la longue table de verre, Wendell adossé contre la rambarde et quant a moi, j'avais pris appui contre la table, en face des deux protagonistes.

-Ok, commença Booth, alors le flic chargé du dossier est un vieil homme proche de la retraite, charmant au possible, mais avec un rapport d'enquête on ne peut plus incomplet. Heureusement, Bones et moi avons interrogés toutes personnes susceptibles de nous aidées, et avons récolter au final un paquet d'information, donc :

« Matthew Swan a disparu le 21 janvier, aux alentour de 14h. Il avait passé la matinée a son bureau, et n'avait reçu que deux clients, l'un pour un achat d'équipement informatiques complet, l'autre pour une réclamation quelconque. D'après un de ses collègues, il est sortit a environ 13h30, et d'ailleurs la caméra de surveillance a l'entrée du bâtiment montre qu'il est sorti à 13h 26 exactement.

« Il s'est rendu dans un petit restaurant près de son lieu de travail, le « Danny's dinner ». Un peu plus tard, deux hommes sont venus le rejoindre à sa table. On n'a pas de description physique. Un homme dans le dinner a remarqué que les deux hommes avaient l'air menaçant, mais surtout il a cru voir le canon d'une arme sous la table. Mais il n'a pas relevé. Les hommes ont échangé quelques mots, puis sont sortis. Le témoin, affirme les avoir vu monter dans un pick-up bleu. On n'a pas la plaque d'immatriculation. »

Je lassais échapper un « pfff » de mécontentement, et toutes les têtes se tournèrent vers moi.

-Bah quoi, dis-je pour me défendre, ce mec doit être un crétin absolu pour ne pas avoir prévenu la police.

Toutes les fouines sourirent, et Booth continua :

-Virginie Swan, quant à elle, travaillait à mi-temps dans son école, et avait donc son après-midi. Sortie de l'école primaire « John Tyler » a midi et vingt minutes, et devait se rendre chez Margaret Moore pour 13h30 mais elle n'est jamais venir. C'est deux heures plus tard que Margaret préviendra la police. On n'a aucune idée de quand et d'où elle ait pu être enlevée.

Un autre pause. Un moment de silence. J'étais très déçue, car finalement, on ne savait presque rien de la disparition de mes parents. Mais, Booth ne me laissa pas sombrer dans mes noires pensées, car il ajouta :

-J'ai un peu fouillé le passée de tes parents, Leslie, et… je, euh… enfin, le dossier est loin d'être complet. Euh...As-tu… déjà rencontré tes grands-parents ?

Ne sachant pas du tout où il voulait en venir, je répondis aussi précisément que possible :

-Non, mes parents nous ont parlé d'eux, mais, ma mère disait que ses parents étaient dans un autre pays, et mon père était en froid avec les siens. Pourquoi ?

-Je n'ai trouvé aucune trace de tes grands parents. D'ailleurs, je n'ai aucune trace de l'enfance et de l'adolescence de tes parents. Je veux dire… toutes les données sont erronés. Leurs écoles n'ont jamais entendus parlé d'eux, les actes civiques de leur état non plus. La seule explication, c'est qu'ils ont fabriqué de toutes pièces leurs nouvelles identités. Et, c'est un procédé très rare, et pas le plus facile. Mais, avec ça, plus aucune chance de trouver les anciennes identités. Tes… tes parents devaient fuir quelqu'un de vraiment très fort pour utiliser cette technique.

Je pris une longue gorgée d'air, pour me calmer. Mes parents m'avaient menti. Pendant toute ma vie. Leur nom n'était pas Virginie et Anthony Swan. Mon nom de famille était faux. Toute mon existence était fausse. Cool. Génial. Absolument fantastique.

Pourtant, à la surprise de tous, ce ne fut pas moi qui m'enfuyait, mais Brennan. D'un bond, elle se leva du sofa, et courut hors du salon. Une seconde plus tard, et Booth la suivait. Je suivit le mouvement des deux partenaires d'un regard consterné, et Camille entreprit de mes raconter l'enquête sur ses parents, et le pourquoi de cette fuite si soudaine.

Narrateur PDV

-Bones, Bones ! Cria Booth à sa partenaire, tandis que celle-ci courait a travers l'institut, provoquant les regards surpris de la part de ses collègues. Brennan ne ralentit pas l'allure à la voix de Booth, et se réfugia dans son bureau.

Quand Booth entra à son tour, il eut l'impression qu'un poids lui tombait dans la poitrine. Sa partenaire, d'habitude si maître de ses émotions, pleurait silencieusement, assis sur son canapé. Avec précaution, il vint la rejoindre, restant à quelques centimètres d'elle, essayant tant bien que mal de résister à la tentation, même au besoin, de la prendre au creux de ses bras, pour qu'elle n'ait plus jamais a souffrir de la sorte.

Comme à chaque fois, il ne dit rien, resta silencieux, sachant que le premier pas devait venir de Brennan, s'il ne voulait pas la brusquer. Quelques minutes passèrent, et finalement Brennan releva la tête et croisa le regard de Booth.

-C'est pas normal, Booth, cette… cette affaire ressemble trop à celle de mes parents, ils changent d'identités, abandonnent leurs enfants, c'est… trop pour être une simple coïncidence.

-Hey, répondit il doucement, on n'a aucune preuves que les deux enquête soit liées. De plus, les parents de Leslie n'ont changé d'identités qu'à 19 ans, et Leslie a dit qu'ils étaient allés à l'université ensemble. Il ont probablement fuit pendant leur année scolaire. Et, d'après ce que je sait d'eux, je pense qu'ils ont fait ça parce qu'ils étaient des victimes, et pas parce que c'étaient des terroristes, ou un truc du genre.

-Vous pensez ? demanda timidement Brennan.

Le cœur de Booth se serra devant le ton de sa partenaire. A cet instant, il comprit qu'elle se conduisait comme une enfant, qui avait besoin d'être rassurée. Il ne l'avait jamais vu comme ça. Alors, Booth prit sur son expérience de père, et dit :

-Oui, Bones, j'en suis sur.

Et il rajouta, suivant son instinct que ne l'avais a présent, encore jamais trompé.

-Allez, venez.

Il s'approcha de Tempérance et l'attira a lui, priant pour qu'elle ne lui mette pas une baffe bien sentie. A son plus grand étonnement, elle suivit son mouvement, et posa bientôt sa tête contre son torse, tandis que Booth l'entourait de ses bras, dans une étreinte réconfortante. Ils restèrent un long moment dans cette position, chacun s'accrochant inconsciemment à l'autre.

Au bout de quelques minutes, Brennan se détacha de son coéquipier, et dit d'une voix encore tremblante :

-Merci. On peut y retourner ?

Booth acquiesça lentement, son regard inquiet ne la lâchant malgré tout pas. Elle du le remarquer car elle lui offrit un petit sourire réconfortant, et se leva pour rejoindre l'équipe.

Leslie PDV

-Bon, commença Wendell une fois que les partenaires soient revenus à leur place, j'ai analysé toutes les méthodes de tortures présents sur les corps, les ait datés chronologiquement, et Angéla a fait un reconstitution.

-Quelles sont les tortures employés ? demanda Brennan, ayant quelque peu reprit le contrôle de ses émotions.

Wendell me lança un rapide coup d'œil, comme pour s'assurer qu'il pouvait continuer. En réponse, je lui adressai simplement un hochement de tête. Alors, il poursuivit :

-J'ai trouvé des marques, notamment sur les membres supérieurs, d'utilisation de produits chimiques corrosifs appliqués sur la peau. Des brûlures sur le torse et les bras indiquent l'utilisation de pistolets électriques. Il y a aussi de nombreuse contusions de partout sur le corps, indiquant que les victimes ont été frappés régulièrement, avec les poings, a coup de pieds, ou avec des matraques. Tout ça, en plus de la scarification.

Tout le monde grimaça devant cet étalage de tortures, chacun s'imaginant parfaitement la douleur endurée. Angéla laissa passer un moment, puis relata sa découverte :

-Chacune de ses tortures ont été employé non pas à tour de rôle, mais tous en même temps. On s'aperçoit que chaque jour, plusieurs méthodes sont utilisées, sans suivre de schéma. De plus, je me suis renseignée sur ces tortures. L'utilisation de produits chimiques est en vigueur dans l'est de l'Asie, la Chine notamment. A l'inverse, l'utilisation de pistolets électriques est surtout une torture présente ici, au Etats-Unis, alors que les coups de poings et de pieds sont utilisés en Iran, en Afghanistan, et au Pakistan.

Devant le regard vide de ses collègues, elle expliqua :

-Ce que signifie qu'il y a plusieurs tortionnaires, issus de pays différents, et qu'ils n'ont aucune coordination entre eux. Je pense… je pense que ce sont les mercenaires, employés par ceux qui voulait du mal à tes parents.

-Qu'en t'a moi, intervint alors Hodgins, j'ai trouvé de la poussière de plâtre.

-Et alors ? Interrogea Booth, ne voyant pas ce que cette découverte pouvait apporter à l'enquête.

-Sur les plaies et les contusions des victimes ! Termina t'il avec un grand sourire de triomphe. Mais il poussa un soupir de lassitude quand il remarqua l'absence de réaction des autres.

-Autrement dit, ils ont étés torturés dans un endroit contenant cette poussière de plâtre. Et la composition de ce plâtre est assez particulier pour que je remonte jusqu'au fabricant. « Building & plaster », dans l'état de l'Oregon.

-Ok, donc on sait que les victimes ont été torturés dans un bâtiment en construction, un peu a l'écart, et que ça a un lien avec cette entreprise. Cool, on a bien avancé.

Il se tourna vers moi, et ajouta :

-Demain, on ira interroger les amis de tes parents, Leslie. Tu pourrais me faire une liste de toutes personnes proches, à qui ils auraient pu faire des confidences ?

J'hochai la tête, prête à tout pour faire avancer l'affaire. Je demandai néanmoins :

-A quoi pensez-vous ?

-Je crois que tes parents on du faire quelque chose, alors qu'ils été a l'universités. Ils devaient savoir ou avoir un truc très important. Et ils ont probablement du quitter l'état, changer d'identités, pour échapper a leurs poursuivants. I mois, ces derniers ont retrouvé tes parents, et les ont torturés pour reprendre leur « truc ».

-Attendez ! Intervins-je alors, il doit y avoir un problème. Mes parents ont passé leur enfance sous une identité qu'on ignore. A… quoi…20 ans.

-19 ans pour ta mère et 21 ans pour ton père, rectifia Booth.

-Ouais, c'est ça donc, ils une troisième identité, Montez. Vous trouvez ça normal ?

-Tu as raison, on a un problème, acquiesça Booth.

Tout à coup, je vis Angéla se levai brusquement de courir vers son bureau. Moins de 30 secondes après, et elle revint avec dans les mains un ordinateur portable, et l'ouvrit et débita :

-Quand j'ai trouvé le nom Montez sur le carte d'identité, j'ai pas fait de recherche dans les fichiers, mais…

Elle frappa rapidement sur son clavier, et poussa subitement une exclamation de triomphe :

-Yes ! On a une correspondance. Coline Montez de Sadinaw, dans le Michigan. Elle tourna l'écran vers moi, et je portai ma main a ma bouche quand je reconnu ma mère. Née le 11 mars 1972, disparu avec son petit ami Troy Nedchard – née en 1970 – le 24 octobre 1991. Ah, et j'ai l'université qu'elle a fréquentée. « University Of Michigan »

-Très bien, lança Booth en, frappant dans ses mains, donc, ta mère gardait sur elle son ancienne identité. C'est plus plausible.

-Oui, répondis-je doucement, encore sous le choc de la nouvelle.

Ma mère s'appelait Coline Montez. Mon père Troy Nedchard. Ils sont vraisemblablement allés dans une des universités les plus prestigieuses au monde. Durant leur année scolaire, ils ont subitement tout arrêté et se sont enfui, en changeant d'identités, pour devenir les Swan. Mais qu'es ce qu'y avait bien pu se passer pour qu'ils partent comme ça ?

Je ne pu m'attarder sur mes pensées car Booth reprit :

-Donc demain, on reste malgré tout sur la visite des amis des Swan. Peut-être que quelqu'un sait pourquoi ils se sont enfuis. Je téléphonerai aussi au doyen de l'université, pour voir ce qu'il a sur tes parents. Ca nécessitera peut-être un séjour dans le Michigan.

Je fis « oui » de la tête, et étouffai un bâillement. « C'est vrai que la journée a été dure et riche en émotion », constatai-je rapidement. Booth souris devant mon action, et, nonchalamment, il regarda l'heure à sa montre.

-Wow ! s'exclama t-il, mais il est tard !

Intriguée, je l'imitai et découvris avec étonnement qu'il était en effet 19h passé. Comment une journée pouvait-elle passer à la fois si vite, et avoir tant de rebondissement ?

Tout à coup, une horrible pensée envahi mon esprit. Devrais-je retourner au foyer ce soir ? Je ne voulais pas. Oh non, vraiment pas. Aujourd'hui, pour la première fois depuis que mon frère était parti, j'avais le sentiment d'appartenir à un groupe, à une sorte de « famille ». Retourner en foyer serait comme retourner en enfer, l'enfer que j'avais vécu depuis que mes parents avaient disparu.

Comme si Booth avait lu dans mon esprit, il m'adressa un grand sourire, que je qualifierais de charmeur, et poursuivit :

-Je crois que la journée de boulot est terminée. Vous devriez rentrer chez vous, tous. Leslie. Bones et moi sommes passées récupéré ton sac. Puisque tu fais parti de l'enquête, tu vas loger chez Brennan, elle fait parti des familles d'accueil.

A coté, l'anthropologue acquiesça, et ajouta :

-Mon appartement n'est pas vraiment adapté pour un enfant, mais j'ai des tas de livres traitant sur l'anthropologie physique et l'ethnologie…

-Cool ! La coupai avec un éclat de voix, ma gaîté retrouvée, merci.

Elle sourit et, se tournant vers les autres, leur annonça qu'on rentrait.

Au passage, elle alla chercher son manteau dans son bureau, et sorti de l'institut, discutant avec Booth, moi a quelques pas derrière. Arrivé devant la voiture de l'agent, Brennan demanda soudainement :

-Hey, Booth, vous venez manger avec nous, ce soir ? Mes placards ne contiennent pas vraiment de la nourriture normale, et je n'ai pas eu le temps de faire les courses. On pourrait manger à emporter, euh… Leslie, tu aimes la nourriture asiatique ? Booth, vous acceptez ?

Je fis un grand sourire, de par la perspective de manger de si bonnes choses, et aussi de passer une soirée avec les deux partenaires, en dehors de l'affaire, qui avait le don de me pomper toute mon énergie. Je me tournai et vis Booth arborer le même sourire, et je soupçonnai que la présence de Brennan n'y était pas pour rien.

Brennan prit notre sourire pour un oui, et décida :

-Donc, je vais chercher le repas chez Sid, et vous deux, vous aller a mon appartement, ça vous va ?

Deux minutes après, et j'étais assis au coté de Booth, dans son S.U.V. noir, et direction de l'appartement de Brennan, comme indiqué. Etant seule avec lui, je décidai de voir ce qu'il en était.

-Vous… vous et Brennan mangez souvent ensemble ?

Il détourna la tête de la route quelques secondes, pour poser son regard sur moi. Puis, il répondit :

-Ca nous arrive, ouais. Euh… la plupart du temps pendant ou juste après une affaire. On va au Dîner, chez Sid. Ou on prend des plats à emporter. C'est sympa.

J'acquiesçai doucement, un grand sourire aux lèvres, et repris :

-Vous êtes proches, n'es-ce pas ?

-Oui. On… on a vécu énormément de choses ensembles, ça crée des liens.

-Mmmh, acquiesçai-je doucement, peu convaincue, c'est votre meilleure amie ?

-…Oui, répondit-il après une hésitation, euh… il y a quelques années, voir même seulement l'année dernière, j'aurais dit non, mais là… Oui, c'est mon amie la plus proche.

-Vous lui avez déjà sauvé la vie, n'es ce pas ?

-Exact.

-Et elle vous a déjà sauvé.

Cette fois, c'était plus une affirmation, mais il dit quand même :

-Oui, plusieurs fois.

-Vous lui confirez votre vie.

-Oui.

-Vous avez une confiance aveugle en elle.

-Oui.

-Vous l'aimez.

-Oui.

Si je n'étais pas dans une voiture, et si je n'avais pas peur des représailles, j'aurai crier de joie. Pourtant, je ne fis rien, me contentant d'une danse mentale. Comme s'il venait de se rendre compte de ses dires, Booth tourna brusquement la tête vers moi, l'air éberlué, et se dépêcha de se contredire :

-Euh… non… NON ! C'est faux, je… j'ai pas réfléchis, je… je ne l'aime pas, je…

Devant son explication qui ne convaincrait pas le plus naïf des hommes, je ne pu m'empêchai de pouffer de rire, faisant s'augmenter son embarras… et sa colère. Il me lança un regard courroucé, sûrement agacé de s'être fait avoir par une gamine de 14 ans, et qui, par-dessus le marché, se moquait de lui. J'ajoutai malicieusement :

-Les réponses instinctives, du « tac au tac », comme on les appelle, révèle souvent le subconscient d'une personne.

Franchement énervé a présent, il siffla, martelant ces mots avec force :

-Je. Ne. L'aime. Pas !

Peu impressionnée par son ton, je répliquai rapidement :

-Essayez de façon un peu plus convaincante, et vous arriverait peut-être, je dis bien peut-être, a vous convaincre vous-même. Mais on ne la fait pas a moi. Je sais que vous l'aimez.

Et, alors que je le voyais ouvrir la bouche dans l'intention évidente de protester de nouveau, je continuai :

-Oh, et ne dites pas le contraire, vous êtes raide dingue amoureux de votre partenaire.

Il me regarda, regarda la route, et reporta son attention sur moi. Finalement, il souffla :

-Ne lui dis rien.

-Bien sur, m'empressai-je de répondre, voulant garder le peu de confiance qu'il m'apportait, mais… vous allez lui dire, n'es-ce pas ?

Tout à coup mal à l'aise, et peu sur de lui, il hésita :

-Je… je ne sais pas, enfin… c'est… elle… elle est différente et… elle… me voit comme un ami, son… partenaire. C'est tout. Je… je ne pense pas qu'il puisse y avoir d'autre chose.

-Ne croyez pas ça, contrai-je doucement, peiner de voir son malaise si flagrant. Elle tient énormément a vous, plus que vous ne le pensez. Je crois que… je crois qu'elle manque juste d'ouverture d'esprit dans ce domaine. Ne vous inquiétez pas, je tâte le terrain pour vous. Anonymement, bien sur.

En réponse, Booth sourit, donnant de cette manière son approbation. Puis, il changea si vite de sujet que j'en fus étonnée :

-Dis, si on se tutoyait, tout les deux. Ce serait plus simple, non ?

Heureuse qu'il décide d'ôter cette barrriere, j'acquiesçai rapidement.

-Avec plaisir.

Arrivés a destination, nous descendîmes de voiture, et Booth, qui semblait avoir les clefs de l'appartement de sa partenaire, me fit entrer. Il posa se clefs sur la table du salon, comme s'il était chez lui, posa mon sac contre le canapé et me lança :

-Bon, euh… fais ce que tu veux, je dois appeler l'université de tes parents

-A cette heure ?! M'écriai-je aussitôt

-Bah, oui, il n'ait que… un rapide coup d'œil a l'horloge murale, 19h30. Ce n'est pas tard.

Suspectant que nous n'avions pas la même définition du « pas tard », je fis une moue sceptique, mais il s'éloignait déjà. Avec un soupir de résignation, j'ouvrit mon sac et y sortit mon mp3.

Je choisit la fonction « au hasard » et laissai la douce musique de Sarah McLachlan, « Full Of Grace » m'emplir les oreilles. Les premières notes démarrèrent, et je sentis presque tout de suite mes yeux piquer, les larmes à nouveau présentes. Me maudissant intérieurement, j'essuyais vite l'eau qui coulait a présent, et soufflai un bon coup, tentant de refouler la vague de tristesse qui m'assaillais.

D'un geste brusque, je remplaçai la musique. Aussitôt, le rythme rapide de « Drive Away » du groupe « The All American Rejects » envahit mes tympans. « Mieux », pensai-je avec satisfaction.

Pendant quelques minutes, je laissai les musiques qui se succédaient me reposer, et je savourai ce moment de paix que je ressentais en écoutant les voix se mêler aux notes, dans une parfaite harmonie. Sur une chanson, j'articulai le peu de paroles que je connaissais, sur une autre je battais la mesure avec mes doigts sur la moquette du salon, sur une autre je me balançai superficiellement, comme pour danser.

Quelque fois, je voyais du coin de l'œil l'agent du F.B.I. me regarder étrangement, mi amusé, mi attendri, depuis la cuisine. C'est vari que je devais avoir l'air fine, avec les écouteurs sur les oreilles en train de faire ce qui devait lui sembler être une pale imitation d'un rockeur.

Au bout d'un quart d'heure, Brennan arriva enfin, me semblant pas du tout gênée de nous voir dans son appartement sans elle. Au contraire, elle posa les plats à emporter sur la table, et nous nous miment à manger la nourriture asiatique.

Le dîner ce passa merveilleusement bien , chacun riant, racontant des blagues te des anecdotes en toutes genre, comme si nous n'étions pas au beau milieu d'une enquête, comme si l'histoire avec la disparition de ma famille n'existait pas, comme si rien d'autre ne comptait. Et c'est ainsi que Brennan parla de son enfance, de ses études, de ses voyages, tandis que Booth parlait de l'armée, des feu de camps avec des compagnons, des repas plus en moins tendu avec son frère, des idioties que son grand-père aimait bien faire quand il était plus jeune.

Quant a moi, je pu enfin parlait de la « pré disparition de mes parents », de mon frère, de mon école, de mes amis, tous ces souvenirs qui semblaient ne pas m'appartenir, comme ceux d'une autre personne. Ce soir la, j'en appris énormément des deux partenaires, et je fus ravie et flattée quand il me confièrent n'avoir jamais partagé ces moments avec personne d'autre.

Et c'est trop tôt pour moi que minuit arriva, et que Booth du se retirer.

Apres avoir rangé avec Brennan le repas maintenant étalé a peu partout dans le salon et la cuisine, elle me montra la chambre d'amis, et, mettant mon pyjama, je me glissais enfin dans la chaleur réconfortante des couvertures, mon mp3, ma bulle loin de l'horreur de ma vie, posé soigneusement sur la table de nuit.

Et, enfin, je sombrai dans le doux pays des rêves.

A suivre...