Salut ! Hum… non, je ne suis pas morte… ^^'

J'avais dis que je ferais tout pour tenir des délais convenables et ça n'a pas été le cas. Je ne m'étendrais pas sur le pourquoi mais sachez juste que j'ai une bonne raison à ce retard et que même mon horrible et tortionnaire correctrice ne m'en tient pas rigueur (c'est pour dire…)

J'aurais vraiment préférée pouvoir vous offrir ce chapitre plus tôt…

Je me suis démenée pendant le peu de temps libre que j'ai eu pendant mes vacances pour vous l'écrire, j'espère qu'il vous plaira.

Maintenant, j'ai besoin de câlins parce que j'ai passée 2 mois horribles !!!! Snif :'(

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Bonne lecture ;)

Chapitre IX : Est-ce que tu regrettes ?

J'entends de plus en plus de voix dehors. Il faut que je l'achève et que je parte d'ici rapidement.

Je m'apprête à lancer le sort mortel pour la toute première fois de ma vie.

Je me rends compte que ce n'est pas aussi facile que je le croyais.

- Avada…

-Non ! Draco !

Je me retourne.

Plus rien.

Je me sens vaseux tandis que quelqu'un s'affaire près de moi. Je ne sais pas où je me trouve, mes paupières sont bien trop lourdent pour que je parvienne à les relever.

Une sensation étrange, comme un mauvais pressentiment que quelque chose d'anormal s'est produit m'étreint.

J'entends une voix. C'est à moi qu'on parle ?

Non.

Quelqu'un lui répond.

J'ai du mal à comprendre ce qu'ils disent. De quoi parlent-ils ? Et qui parle ?

- Il est mort ! Mon Dieu ! Il l'a tué !

- Calmez-vous Mrs Dursley et peut-être que je pourrais aider votre mari.

- Il l'a tué ! Pourquoi ?

Une femme hurle. Sa voix est tout ce qu'il y a de plus désagréable. Mrs Dursley… Mrs Dursley ?!

Oh merde ! La femme est là et a dû voir ce que j'ai fais à son mari. Mais qui lui parle ? Il a dit qu'il pouvait aider Dursley. Ça veut dire qu'il n'est pas mort… une fois de plus j'ai échoué. Pardon Harry.

- Il est mort ! Il est mort ! Faites quelque chose ! Il est mort !

J'entends une longue plainte qui m'attristerait si ce n'était pas aussi pathétique.

- Mrs Dursley…

- Et lui ? Qu'allez-vous faire de ce monstre qui a assassiné mon mari ?

Vous n'allez pas tenter de fuir avec lui, hein ? De toute façon la police va arriver, j'ai vu un voisin l'appeler !

La femme semble moins triste et paniquée ou bien est-ce juste une façon de se donner contenance ?

Si seulement je pouvais bouger, je lui ferais passer l'envie de brailler !

Un soupir résigné répond à la plaidoirie de Pétunia Dursley.

- Très bien, puisque vous ne me laissez pas le choix…

Un horrible cri retentit dans la pièce. Cette femme est folle ! Pourquoi hurle-t-elle comme ça ?

Un autre soupir.

- Mrs Dursley, où est Harry ?

- Pourquoi devrais-je vous le dire ? Pour que ce gamin complètement fou le tue aussi ?

- Il ne lui fera pas de mal. En revanche, j'ai peine à croire que vous protégiez votre neveu.

- Pourquoi dites vous ça ? Nous l'avons élevé du mieux qu'on pouvait.

La femme répond avec assurance. Son humeur à l'air de vaciller de la panique au calme total… comment fait-elle ?

- Le maltraiter faisait partit de votre éducation… madame ?

- Que…

- Où est-il ?

- Comment voulez-vous que je le sache ? Je viens juste d'arriver et pour voir mon mari se… oh mon Dieu ! Il est mort !

- Et ça recommence…

Bien d'accord avec vous monsieur… je connais cette voix mais je suis incapable de mettre un nom ou un visage dessus. Ça plus mon incapacité à bouger et ouvrir les yeux, ça me rend dingue.

Je ne peux pas m'empêcher de me demander ce qui va se passer.

Je pense que cet homme est un sorcier, sinon il n'aurait pas parlé de soigner Dursley, surtout dans l'état où je l'ai mis… et je pense que c'est lui qui m'a stoppé.

Il connait aussi Harry.

Il a même l'air de s'inquiéter pour lui.

Est-ce que je peux faire confiance à cet homme où va-t-il me livrer à la police ou encore aux aurors ?

J'ai plus à craindre de ces derniers… si la police moldu m'embarque, je trouverais un moyen de m'en tirer. Mais si comme je le pense cet homme est un sorcier, il va me livrer aux aurors.

Et là c'est autre chose.

Ils préviendront mon père.

Je suis mort.

Pendant mes réflexions la femme s'est remise à pousser des cris stridents. Laissez moi bouger, que je l'envoi rejoindre son ignoble mari. Elle est aussi coupable que lui ! Elle est au courant de ce qu'il lui a fait et parfois même avec son fils.

Elle était là. Je l'ai vue dans les flashs.

Elle les regardait faire.

Elle ne disait rien.

Rien tandis qu'ils le frappaient.

Rien pendant qu'ils déchiraient ses vêtements.

Rien alors que…

Rien.

Elle ose faire comme si il ne s'était rien passé.

Comme si rien n'avait perturbé sa petite vie tranquille.

Alors que son neveu, son propre sang subissait. Elle fermait les yeux.

Pire. Elle regardait mais faisait comme si elle ne voyait rien.

A croire qu'on peut ignorer les plaintes de douleur.

Les supplications.

Les hurlements.

Le sang.

L'odeur.

La texture.

Le gout.

Détruire une vie…

Je ne sais pas si c'est pire ou pas que les actes en eux-mêmes…

Cette fois-ci c'est le bruit des sirènes qui me sort de mes pensées. J'essaie de me tortiller en vain. Je ne peux quand même pas rester là. Mais je ne peux pas bouger d'un poil…

Quel sort m'a-t-il lancé ? Je peux peut-être m'en défaire… c'est beau de rêver. Mais là j'ai plus le temps.

Les sirènes se rapprochent dangereusement et j'entends de plus en plus de voix excitées. J'ai comme l'impression que ma démonstration a attirée du monde.

C'est pas ce que j'ai fais de mieux…

Les sirènes se stoppent. Le brouhaha s'accentue de façon démentielle et j'entends des portières qui claquent.

Ils arrivent. Et je suis coincé, étalé par terre.

Soudain, quelqu'un me touche et je me sens aspiré, comme tiré par le nombril. C'est bien un sorcier et c'est bien lui qui m'a arrêté. Reste à savoir de qui il s'agit et de ce qu'il compte faire de moi…

La sensation désagréable s'arrête brusquement pour laisser place à un silence inquiétant.

J'en ai marre d'être dans cette situation.

J'ai l'impression de ne pas penser et réagir normalement.

Je devrais être en train de me débattre, de hurler pour me sortir de là, pour le rejoindre.

Mes pensées devraient être focalisées sur lui. Et pourtant…

Finalement, il doit avoir raison de me détester autant. Qu'est-ce que j'ai qui pourrait lui plaire. En quoi je pourrais le séduire.

Je ne suis qu'un être stupide, jaloux, arrogant, égoïste, narcissique… possessif, incapable, impulsif. Pourquoi m'aimerait-il ?

- Ça, il n'y a que lui pour te le dire !

Hein ?

- Je vais annuler le sort. Promets-moi de rester calme, s'il-te-plait.

J'ai pris pas mal de risque pour te ramener ici. Une chance que les aurors n'aient pas débarqués…

J'entends un sort chuchoté pour aussitôt retrouver ma mobilité.

Pourtant je n'ai pas envie d'ouvrir les yeux. J'ai peur de savoir qui se trouve à côté de moi.

Je ne sais même pas pourquoi je m'inquiète. Je ne pouvais pas tomber mieux après tout…

Si cet homme est bien la personne à qui je pense…

Il ne m'a pas livré aux autorités. Il m'a même aidé. Grâce à lui je ne me retrouve pas face à mon père.

Il m'a empêché de commettre un meurtre.

Pourquoi ?

Alors qu'il semble concerné par le sort de Harry, pourquoi ne pas vouloir cette vengeance ?

Sait-il seulement ce qu'à subit le Gryffondor dans cette antre aux démons ?

Cet homme à l'allure débraillée, au regard si doux qu'il pourrait apaiser n'importe qui.

Des yeux qui expriment de l'intelligence et une jeunesse contredite par son visage qui semble tellement plus âgé…

Oui.

La réponse est oui.

Il le sait.

Il est parfaitement au courant que Harry à été maltraité.

Il a vu les marques. Il m'a dit qu'il comptait sur moi en sortant du bureau de Dumbledore ce fameux jour. Après l'infirmerie…

Alors pourquoi ???

- Quelque chose ne va pas ?

C'est quoi cette question ? Evidement ça ne va pas ! Comment ça pourrait aller ?

- Ça va.

Je marmonne. Esprit de contradiction, quand tu nous tiens…

-Pourquoi vous m'avez dit ça tout à l'heure ?

Je me redresse soudainement, surement trop vite d'ailleurs car ma tête se met à tourner violement.

- Dis quoi ?

Il me parle calmement, comme si tout était normal et pas surpris du fait que je l'ai reconnu avant d'ouvrir les yeux.

- Qu'il n'y avait que lui pour me répondre.

- Ah… ça. Tu ne crois pas que c'est vrai ?

Il essaie de noyer le poisson.

- Vous êtes entré dans mes pensées ?

Ce n'est pas vraiment une question. Il n'y a pas d'autre explication de toute façon.

- C'est vrai. Excuses-moi. Mais je devais savoir ce qui ce passait dans ta tête, être sûr de pouvoir t'emmener avec moi en toute sécurité.

Si tu avais été en pleine crise ou quelque chose comme ça, je ne sais pas si j'aurais été capable de te gérer…

- Je comprends.

Mais ça m'énerve qu'il ait fait ça.

- Ce n'est pas vraiment l'impression que tu donnes.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

J'ai peur de le savoir mais au point où j'en suis. Et je dois voir si il est réellement de mon côté ou pas. Avec cette guerre, on n'est jamais assez prudent sur ses fréquentations. Surtout quand Lucius Malfoy a l'intention de vous mettre la main dessus.

- Et bien, comme tu le sais déjà, je n'étais pas d'accord pour que Harry retourne chez son oncle. Je ne sais pas réellement ce qui s'y est passé, je ne suis même pas certain de vouloir le savoir… mais je ne pouvais pas le laisser faire.

L'envoyer là bas pour sa protection, franchement…

- Je sais ce qui s'est passé.

Je dis ça le plus bas possible, presque un murmure, peut être dans l'espoir qu'il ne m'entende pas. Mais pourquoi l'avoir dit dans ce cas ?

Pour ne pas être le seul à subir cette douleur ?

C'est stupide mais je ne sais pas pourquoi j'ai fais ça.

- Tu l'as vu ?

Ce n'est pas une question. Et pourtant.

- Oui.

Un soupir las suit ma déclaration, suivit d'un long silence.

Je n'ose pas relever ma tête que j'ai inconsciemment baissée sous le poids des souvenirs.

- Draco… je ne sais pas quoi te dire.

Je comprends que tu puisses avoir des réactions excessives en ce qui concerne Harry mais de là à fouiller la mémoire de quelqu'un et de le torturer…. Je ne sais même pas si il va survivre. Il y a peu de chance.

Je baisse encore la tête suite à cette phrase. Il ne me comprend pas. Rien d'étonnant à ça mais ça risque de devenir compliqué.

- Je crois… que je ne me rendais plus compte de ce qui se passait autour moi. J'ai laissé ma colère prendre le dessus…

- Une sacrée colère dis-moi… que tu sois un Veela, que tu connaisses ton compagnon et que la situation est ce qu'elle est, tu n'aurais pas dû réagir comme ça. Crois-tu que les aurors vont te laisser continuer ta petite vie ?

Tu as transgressé de nombreuses règles et tes raisons ne seront pas valables pour eux.

Je sens son mécontentement, pourtant il ne semble pas vraiment fâché.

- Alors il leurs faut quoi pour avoir de bonnes raisons ?

Il me regarde, étonné.

- Pas de vieilles blessures en tout cas…

C'est à mon tour de le regarder surpris.

- Vieilles blessures ? Mais…

Il me coupe.

- Avec tout ça, je n'ai pas fais ce que je voulais… tu sais où est Harry ? J'ai essayé de le chercher mais cette femme complètement hystérique m'a empêchée de fouiller la maison.

- Il n'y est pas…

Vous ne savez pas ce qui est arrivé ce matin ? C'est pour ça que…

Son regard se fait soudain paniqué. C'est étrange, je ne l'avais jamais vu comme ça.

- Où est-il ? Qu'est-ce qui s'est passé ce matin ? Répond-moi Draco !

Il m'attrape violement par les épaules et me secoue dans l'espoir que je lui dise que c'est une mauvaise blague avant même qu'il ne sache. Peut être que son instinct de loup-garou lui fait savoir que ce qui s'est passé est très loin d'être anodin.

Je le regarde, complètement effrayé. Repenser à l'accident, aux flashs m'a brutalement refait chuté sur Terre et je commence à vraiment réaliser la portée de mes actes.

Même si je ne peux pas dire que je le regrette, je me sens mal. J'ai fais comme-ci j'étais habitué à sauter sur les plus faibles, à m'introduire dans leur esprit et les torturer…

Prendre du plaisir à torturer.

Tellement de plaisir.

Beaucoup trop de plaisir.

S'en est monstrueux.

J'ai aimé le voir souffrir, j'ai adoré l'entendre hurler. Et j'en voulais plus.

Alors c'est ça ? L'amour d'un Veela peut mener à ça…

- Draco ! Répond-moi bon sang !

Je sors brutalement de ma torpeur. Je ne lui ai pas encore répondu et j'imagine avec peine le supplice qu'il subit en cet instant.

- A l'hôpital. Il est au Queen Elizabeth Hospital(1).

J'ai entendu les secouristes dire ce nom là…

- Que lui est-il arrivé ?

- Une voiture l'a renversé.

Il me regarde, l'air dubitatif.

- Je pourrais avoir plus de détails ?

- Son oncle… il s'en est encore pris à lui. Harry est sortit en courant de la maison. Il n'a pas vu la voiture. Je n'ai pas réussi à l'arrêter.

C'était horrible.

Je sens mes yeux devenir humides. Je ne veux pas pleurer mais je crois bien qu'ils en ont décidés autrement.

Je sens une larme m'échappé. Puis deux, bientôt suivit par une avalanche de copines.

J'ai l'impression d'être minable et ça me mine encore plus le moral si c'est possible.

- On va aller le voir. Il faut que je règle certaines choses avec Dumbledore pour lui… et pour toi aussi.

Il me laisse quelques instants pour me calmer. C'est bien la première fois qu'on ne se moque pas de moi alors que je pleure. Mon père ne se serait pas gêner pour m'apprendre qu'un Malfoy ne se laisse pas aller aux larmes. Quelque soit les circonstances, et encore moins devant témoin. A croire que nous ne sommes pas humains…

Il me désigne une petite salle de bain. Je n'avais pas fais attention depuis mon arrivée en ce lieux. La pièce est assez petite et modeste, tout comme le reste de la maisonnette. Le papier décrépit donne un air quelque peu lugubre mais je me sens bien malgré tout, en sécurité.

Il me tend une serviette et une pile de vêtement.

- Tiens !

C'est pas très classe mais tu es couvert de sang, c'est pas l'idéal pour rester discret.

Je m'enferme dans la petite pièce où j'entreprends de me débarrasser de cette infecte odeur métallique et écœurante pour en ressortir quelques minutes plus tard vêtu de frusques vieilles et décrépies au possible. En temps normal, j'aurais hurlé au scandale.

J'étais vraiment un petit con prétentieux et narcissique…

- On y va ?

Je hoche la tête en une réponse positive et m'agrippe à son bras pour transplaner jusqu'à l'hôpital.

Nous nous déplaçons discrètement jusqu'à trouver le panneau où le nom des patients et le numéro de chambre sont indiqués.

Mon cœur bondit dans ma poitrine quand je vois afficher « Harry Potter – chambre 220 ».

Je suis le loup-garou d'un pas pressé pour arriver bien vite devant la porte de la chambre en question.

J'ai terriblement peur de ce qui se trouve de l'autre côté. Je vois Remus observer ma main tremblante qui s'approche lentement vers la poignée.

Il stoppe mon geste et ouvre doucement la porte, me poussant gentiment dans la pièce.

A suivre…

(1) C'est bien un hôpital qui se situe à Londres. J'ai pris le nom au hasard sur la liste, je ne sais pas si c'est vraiment proche de Little Wining mais bon… on va dire que oui ^^

Réponses au reviews anonymes :

Yuuya : Tu reviendras me ligoter à ma chaise pour que j'écrive la suite ?

Hum… je crois que t'as loupée ton coup là ^^

Et oui, je suis une éternelle insatisfaite, je doute de ce que j'écris (c'est pas marrant sinon ^^').

Par contre, j'ai remarquée un truc : Quand je trouve mon chapitre à ch***, j'ai pleins de super reviews, et quand je suis fière de moi, ben… y a plus personne ^^

Aurais-je des gouts étranges ?

Teuteuf27100 : Merci pour tes encouragement (et aussi ton soutiens pour une histoire de piqure, même si t'en as profitée pour te moquer, vilaine ! ;) )

Je sais que je ne te reverrais pas tout de suite, alors bonne vacances et j'espère que ce chapitre te plaira !

Muk' : Alors comme ça tu suis ma fic et tu laisse seulement une review maintenant ?

Hum… j'aurais dû faire trainer la suite encore plus pour la peine ;)

Je suis vraiment contente que tu aimes ma fic et je suis vraiment désolée que la suite ai autant tardée.

J'espère que ce chapitre te plait autant que les précédents.

Merci pour ta review pleine d'encouragement.

Alors à très bientôt j'espère ^^

Merci à tous pour vos encouragements. J'espère vous retrouver sur ce chapitre.

Bonnes vacances pour les veinards ;)