Hey tout le monde, me revoilà avec un chapitre ! J'ai le plaisir de vous annoncer que Damon est de retour, il me manquait aussi, il faut l'avouer, qui n'aime pas le voir ^^ ! Enfin nous sommes à une journée du rendez-vous Delena tant attendu, je pense d'ailleurs le séparer en deux, un petit chapitre pré rendez-vous et un autre entièrement dédié au rendez-vous, je veux dire cet évènement mérité bien un chapitre entier ! Enfin je vous remercie tous pour vos reviews, elles me font très plaisir, c'est vraiment ce qui me pousse à écrire :D

Donc voilà comme toujours ce chapitre est dédié à mon Cactus qui sera toujours ma source d'inspiration, laissez un comm' s'il vous plait ça ferait vraiment ma journée et enjoy ;)


Vendredi

Il était minuit. Conformément au souhait de ma mère, Caroline m'avait déposé il y a une heure et demie devant chez moi. J'étais rentrée sans un bruit, adressant à peine la parole à mes parents. J'étais allée m'asseoir sur mon lit, les genoux ramenés contre ma poitrine et depuis, je n'avais pas bougé.

Ma chambre n'était pas très grande. Mais j'avais toujours trouvé que cela lui donnait un côté chaleureux, confortable, mon petit nid douillet. J'en connaissais chaque recoin, chaque objet, chaque centimètre carré. Je pouvais même décrire la vue qu'il y avait de ma fenêtre, les branches du saule pleureur à droite de ma maison avec les maisons blanches s'étalant derrière. Mon lit deux place au matelas souple comme un nuage était placé au centre depuis que je l'avais eu pour mes douze ans. Il n'avait pas bougé. Solide comme un roc, il avait affronté maintes batailles pendant ces six longues années. Mes pleurs, mes rires, mes amies, Matt se faufilant le soir, il avait tout vu. Ma commode, fier meuble couleur charbon, avait recueilli mes vêtements depuis que mon père l'avait ramené d'une brocante organisé par les Lockwood l'année de mes huit ans. Ma table de chevet, à droite de mon lit côté fenêtre, était un de ces meubles design à la forme arrondie et assortie à ma commode que j'avais supplié mon père de m'acheter lorsque Caroline en avait eu une. Depuis elle refermait tous les secrets que mes parents ne devaient jamais découvrir et était une confidente fidèle. Enfin ma coiffeuse, une longue table blanche avec un tiroir et ornementée d'un miroir, faisant aussi office de coin à photos, était le plus ancien meuble de cette pièce puisqu'elle était à ma mère lorsqu'elle était enfant. Elle me l'avait offert pour mes sept ans en me promettant que grâce à elle j'allais devenir la plus jolie des princesses. J'étais passé de l'expérimentatrice qui se tartinait le visage avec Caroline et Bonnie à l'expérimentée qui réussissait à s'appliquer la couche exacte une fois sur deux pour finir par la professionnelle qui sans même se regarder le faisait parfaitement. Tout cela, c'était mon univers, c'était familier. Ils m'avaient accompagné dans mon apprentissage du monde, dans mes expériences et maintenant j'avais fini par aboutir à une adulte qui connaissait le monde. Oui qui croyait le connaître.

Lorsque l'on tapait sorcière sur internet, on tombait sur tout un tas de mythes, légendes et images de vieilles femmes au chapeau pointu et verrue sur le nez chevauchant des balais pendant la nuit. Je trouvais même des recettes d'élixir ou ''comment le faire tomber amoureux de vous par un petit tour de magie''. Il n'y avait rien de concret ni grand chose me paraissant vrai. Pourtant quand on s'y plongeait, on découvrait tout un univers remontant à la Préhistoire, aux guérisseuses et aux chamanes. Les sorcières avaient existé et petit à petit, elles étaient devenues une partie de notre imaginaire.

Bonnie était une sorcière. Bonnie était une sorcière... Bonnie était une sorcière ! Lorsqu'elle nous l'avait annoncé, Caroline avait explosé de rire. Puis elle avait demandé où étaient les caméras cachés. J'étais restée figée sans pouvoir dire un mot ni réagir. Parce que cela ne pouvait être vrai, notre amie ne pouvait être une sorcière, les sorcières n'existaient pas ! Mais Bonnie n'avait pas cillé et petit à petit Caroline et moi avions compris : ce n'était pas une blague, c'était bien réel pour Bonnie. Alors nous étions passées par une myriade de réactions.

Le déni. Bonnie était malade, elle avait des hallucinations, il fallait sûrement qu'elle se repose, qu'elle aille voir un docteur. Les sorcières n'existaient pas, ce n'était qu'un conte pour enfants et elle n'en était pas une.

La surprise. Comment savait-elle qu'elle était une sorcière ? Depuis quand, pourquoi maintenant, qu'est-ce qui s'était passé ! Non, les sorcières n'existaient pas, non elle ne pouvait pas en être une !

La confusion. Sa grand-mère lui avait dit ? Et il ne fallait pas qu'on s'inquiète ? Comment ne pouvait-on pas s'inquiéter alors que nous venions d'apprendre que notre meilleure amie était une sorcière ? Et que les sorcières existaient vraiment ! Comment était-ce arrivé, pourquoi on ne l'apprenait que maintenant, est-ce qu'elle allait devoir nous tuer, avait même crié Caroline.

L'acceptation. Bonnie était une sorcière. Elle avait des pouvoirs magiques. Notre meilleure amie n'était pas une humaine comme tout le monde, elle était plus. Les sorcières existaient. Elles étaient normales, elles n'étaient pas de vieilles dames avec une verrue en longue robe noire qui mangeaient les enfants.

La curiosité. Finalement, notre envie de tout savoir avait pris le dessus. Nous posions plein de questions, curieuses de savoir si bientôt notre amie allait ''se balader sur un balai et porter des chapeaux pointus'' pour reprendre les termes de Caroline, curieuses de savoir d'où cela venait, curieuses de savoir ce qui allait se passer.

Bonnie nous avait assuré que tout allait être comme avant. Comme elle l'avait dit, les sorcières étaient votre femme moyenne en apparence. Elles avaient juste une connexion plus intense avec le monde nous entourant. Cela se transmettait dans une famille, à chaque génération, une fille Bennett devenait une sorcière. Pourtant sa mère n'était pas une sorcière mais la grand-mère de Bonnie pensait que le gène avait juste sauté une génération.

Ma meilleure amie était une sorcière. C'était un fait, je l'avais accepté maintenant. Après ces trois longues heures interminables, j'avais fini par surpasser ma peur initiale et me concentrer sur le fait que Bonnie n'avait pas changé. Elle était toujours la même douce, réfléchie, rationnelle Bonnie.

Une part de moi n'y croyait toujours pas, ne voulait pas y penser et demandait à tout oublier. C'était ma partie rationnelle. Mais si j'avais pu apprendre quelque chose, c'était que moi qui croyait avoir tout vu grâce à ma vie, Internet et la télé, j'avais tort. Il y avait dans ce monde des choses qui existaient sans qu'on se doute de leur existence. Ma meilleure amie était une sorcière. Des tas de gens ne le sauraient jamais et continueraient à croire que les sorcières ne sont là que pour faire peur aux enfant pas sages. Alors pourquoi les vampires ne pourraient pas exister ? Qui sait, les loups-garous aussi peut-être ! Les lutins, les morts-vivants, le Père Noël ! Plus rien dans ce monde n'avait de sens et je ne savais pas comment réagir. Mon univers venait de changer considérablement.

Je n'avais toujours pas osé parler de mes découvertes aux filles. Bien sûr, nous avions été passionnées par les récits de Bonnie et ses quelques démonstrations. Elle était plutôt douée, je n'avais jamais vu autant de plumes voler... sans une once de vent bien entendu.

Mais une raison plus que les autres m'empêchaient de leur dire. Je ne voulais pas croire aux vampires. Tant bien ma partie rationnelle qu'irrationnelle. Admettre que Bonnie était une sorcière, je pouvais. Parce qu'elle n'utiliserait jamais ses pouvoirs pour faire du mal, très peu de sorcières le faisaient d'ailleurs, elle nous l'avait expliqué. Mais si les vampires eux étaient vraiment réels... Je n'étais pas sûre qu'ils ressemblaient aux gentils vampires végétariens que nous voyions dans tous les films actuels. Les supposées ''attaques animales'' était une preuve suffisante : accepter que les vampires existent reviendrait à accepter que les frères Salvatore soient reliés d'une façon ou une autre à ces morts. Reviendrait à accepter la possibilité qu'ils soient un danger, que Damon soit un danger. Et je n'étais pas prête à me dire que je pouvais tomber amoureuse d'un tel danger sans le savoir... Ou pire même, en le savant.

Est-ce que j'en étais capable ? Est-ce que Damon m'attirait au point où j'en oublierais le danger qu'il pourrait représenter ? Plus j'y pensais, plus je me disais que non, jamais je n'abandonnerais mon intégrité et ma survie de cette façon. Puis son visage surgissait d'un coin de mon esprit, ses yeux bleus scintillants, son sourire sincère et sa voix me faisant chavirer. Alors, la réponse me semblait claire : oui Damon Salvatore m'avait hypnotisé assez pour que je passe outre le fait qu''il soit... qu'il puisse être un vampire.

Je fermai les yeux et me laissai tomber sur mon oreiller, j'étais vraiment condamnée. Je ne me reconnaissais plus, ni ne comprenais ce qui se passait. Comment pouvais-je ressentir de telles choses à l'égard d'un homme que je connaissais à peine ? Je n'avais jamais cru aux ''coups de foudres'', je n'avais jamais pensé que cela pourrait m'arriver. A l'époque, je n'étais pas la fille romantique espérant pour son prince charmant. Mais il s'avérait que j'avais tort. Damon était bel et bien mon coup de foudre.

oooooooooooo

Ma cuisine semblait à des kilomètres de ma chambre le lendemain matin. La nuit avait été courte et je n'étais pas d'humeur à affronter qui que ce soit. Surtout pas mon père.. Mais lorsque j'entrai dans ma cuisine, ce n'était ni lui ni ma mère que je trouvai. En faite, ce fut la dernière personne à laquelle je m'attendais.

Il était de dos, assis sur des tabourets et il avait une tasse à la main. J'aurais reconnu entre mille ces mèches noires et ce dos musclé. Mon cœur faisait déjà une course avec la vitesse du son alors que je l'avais à peine aperçu. Il avait une attitude décontractée comme si la pièce lui appartenait, ses cheveux légèrement bouclés. Il portait sa veste en cuir, s'accrochant parfaitement aux lignes de son dos.

Damon. Damon Salvatore était dans ma cuisine. Et je ne portais qu'un petit short avec un débardeur. Et il était dans ma cuisine. Je n'arrivais pas à bouger, j'étais paralysée. Pourquoi Damon était dans ma cuisine ?

- Elena, tu te lèves tôt, dit une voix derrière moi.

Une voix que je ne reconnus pas tout de suite. Puis un homme arriva dans mon champ de vision. Les cheveux blond cendré foncé, des yeux noisettes, un début de barbe et un grand sourire aux lèvres.

- Oncle Ric ? m'étonnai-je.

Alaric Saltzman, 21 ans à peine, était un assistant à l'université de Duke. Il travaillait sous la direction d'un enseignant d'histoire de la fac qui menait une thèse sur le folklore. Il était passionné par le paranormal, les mythes et les légendes. C'était aussi mon oncle, le frère de ma mère. Quand j'étais petite, il me racontait toutes ces histoires d'horreurs sur les vampires, les morts-vivants et les gobelins. Pour moi il était le plus sympa et marrant des oncles. Jeremy l'adorait autant que moi.

Il était aussi très mystérieux. Parfois il disparaissait pendant des mois et nous n'entendions plus parler de lui. Quand il revenait, il avait un visage fatigué et parfois il était blessé. Nous n'avions jamais su ce qui lui arrivait, bien que j'eus toujours suspecté mes parents d'en savoir plus qu'ils ne voulaient le dire.

- Je n'ai plus le droit à mon câlin de bienvenue ?

Sans trop savoir quoi dire, je m'approchai et me laissai embarquer par les bras musclés de mon oncle. Il me serra pendant quelques secondes avant de me laisser filer avec un grand sourire.

- Et moi je n'ai pas le droit à un câlin, demanda la voix grave dont je rêvais tant.

- Laisse ma nièce tranquille Salvatore, réprimanda Alaric.

Mais contrairement à ce que j'attendais, sa voix n'était pas sévère ni dure. Il semblait... amusé. Détendu, relaxé alors qu'il allait s'asseoir à côté de Damon. Je fronçai les sourcils, pourquoi semblaient-ils si... familier ensemble ?

- Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer ce qui se passe ?

- On prend un café, répondit tranquillement Damon.

- Dans ma cuisine ? A huit heures du matin ? Et pourquoi je n'étais pas au courant que tu venais, ajoutai-je à l'intention de mon oncle.

- Dernière minute, répondit-il.

J'essayai d'oublier que l'homme aux yeux bleus était juste à côté et j'allai chercher un bol. Je pouvais sentir son regard brûlant lorsque je me hissai sur la pointe des pieds pour en attraper un dans un placard du haut. Tout comme je pouvais sentir son regard me traverser lorsque je me versai des céréales avec du lait. Puis nonchalamment comme si je n'étais pas en train d'exploser à l'intérieur, je m'assis sur le comptoir, cuillère à la main et mangeai les jambes balançant dans le vide inconsciemment. Je fis semblant de ne pas voir ses yeux suivre le mouvement, ni le regard amusé d'Alaric devant cette si visible tension entre nous.

- Donc est-ce que l'un d'entre vous va répondre à mes questions ? répétai-je en tâchant de ne pas croiser le regard de Damon.

- Je suis arrivé dans la nuit et Damon est passé me voir, m'expliqua Alaric.

- Nous sommes d'anciens amis, continua Damon avec un sourire complice.

- Colocataires même, ajouta mon oncle en rigolant. On partage une chambre à la fac.

Je m'étouffai sur mes céréales, la fac ? Damon est à la fac ?A Duke ? Mais c'est à quatre heures de route ! Et puis, il n'avait tellement pas l'attitude ni l'apparence type de l'étudiant. Il semblait jeune certes, mais faisait aussi très vieux comme s'il avait déjà expérimenté le monde.

- Enfin c'était avant qu'il déménage à Mystic Falls.

- Ce n'était pas vraiment pour moi de toute façon. J'y allais seulement pour l'alcool..

- Et les filles, termina mon oncle avec une tape virile sur le dos.

J'avais l'impression d'assister à une de ces vieilles réunions d'anciens du lycée se remémorant les bons souvenirs. Ce qui me perturbait au plus haut point, j'oubliais parfois qu'Alaric n'était pas si plus âgé et qu'il était encore au fond un grand adolescent.

Puis Damon leva les yeux, nos regards se croisèrent et j'oubliai tout ce que je venais de penser. Cet homme ne pouvait être un étudiant, c'était ce qu'il y avait de plus masculin. Dans le désir brûlant de l'infernal bleuté de ses yeux jusqu'à ses pommettes saillantes en passant par sa manière de tenir une tasse, comme s'il avait entre ses doigts le plus fragile des vases et la plus délicate main d'une femme. Il était fait pour la séduction, pour vous emprisonner sous son charme sans espoir de s'en sortir, un prédateur sans aucune chance de survie pour la proie. Et j'étais indéniablement en train de plonger.

- Alors quand j'ai appris qu'il venait à Mystic Falls, je suis venu rendre visite à ton oncle, susurra-t-il. Bien que tu ais omis de me dire que tu avais une nièce aussi belle depuis toutes ses années Ric.

Je rougis et baissai la tête. Il avait dit que j'étais belle. Et comme une adolescente amourachée, ce que j'étais, il fallait l'avouer, des papillons s'envolèrent dans mon ventre et un petit sourire timide apparut sur mon visage. Damon Salvatore me trouvait belle.

- Hors-limites vieux, répliqua mon oncle détruisant mon rêve éveillé.

- Et depuis quand tu décides pour moi, intervins-je indignée.

Je pouvais comprendre qu'Alaric veuille me protéger, il m'avait toujours plus considéré comme une sœur que comme une nièce mais ces décisions étaient mon choix, il n'avait pas son mot à dire. Si j'avais envie d'être dans les ''limites'' de Damon, je serais dans les limites de Damon. Un point, c'est tout.

- Elena, soupira mon oncle.

- De toute façon, c'est trop tard on a déjà un rendez-vous, narguai-je comme une petite fille.

J'étais à deux doigts de croiser les bras et de tirer la langue, je n'aimais pas quand Alaric faisait l'adulte et surtout qu'il me traitait comme une enfant bien plus jeune que lui.

- Tu es au courant maintenant, me taquina Damon.

Je rougis de plus bel et triturai nerveusement mon genou causant la dérive du regard de Damon à nouveau. Mon cœur accéléra et j'étais presque sûre d'être de la même couleur qu'une tomate à ce moment précis. Alaric tapa l'épaule du bel homme en réprimande en fronçant les sourcils à mon égard.

- Et tes parents sont au courant, me sermonna-t-il.

- Oui ils sont au courant. Et de toute façon, ils n'ont pas leur mot à dire, si je veux sortir avec Damon, je sors avec lui !

Je me retins de taper du poing et de faire la moue, mais je ne manquai pas le sourire amusé de Damon. Il semblait apprécier mon enthousiasme à vouloir sortir avec lui et je me sentis mal à l'aise. N'étais-je pas un peu trop collante ? Peut-être que ça allait le faire fuir...

- Au courant de quoi, demanda ma mère en entrant soudainement dans la cuisine suivie de mon père.

- Que ta fille sort avec cet homme...

- Samedi soir, complétai-je au même moment que Damon.

Nous échangeâmes un regard complice et il s'esclaffa. Un son léger et lui donnant ce visage brillant, les joues creusées et les yeux pétillants. Une boule envahit mon estomac et un sourire incontrôlable se dessina sur mes lèvres. J'avais envie d'entendre ce rire encore et encore pour l'éternité. Regarder ce magnifique visage et admirer son sourire. Faire battre mon cœur et surtout garder ce sentiment d'être spéciale, aimée, unique.

- Elle nous en a parlé hier soir au dîner, dit ma mère. Par contre tu nous avais caché qu'il devait venir ce matin.

- Si seulement j'avais su... murmurai-je en touchant consciencieusement ma cuisse.

- Désolé d'être venu sans avoir appelé, Isobel, s'excusa Damon. Je pensais ne faire qu'une rapide visite mais Ric et moi avons commencé à parler et.. je suis resté pour le café.

Il agrémenta son discours d'un petit sourire timide et gêné, le genre de sourire d'enfant qui fait fondre le cœur. Ma mère n'y échappa pas, elle secoua la tête avant d'affirmer que cela ne la dérangeait pas du tout. Mon père quant à lui pinça les lèvres mais ne commenta pas. Il regardait Damon avec méfiance. Jeremy débarqua à ce moment, les cheveux ébouriffés et les yeux encore fermés.

- Y a beaucoup de monde, remarqua-t-il l'air encore endormi.

- Tu ne t'améliores pas avec le temps neveu, se moqua Alaric.

- Tu devrais parler grand-père, rétorqua mon frère. Qu'est-ce que tu fais là d'ailleurs ?

- On ne peut plus venir visiter sa famille sans paraître suspect ?

Mon frère haussa les épaules et vint s'asseoir à côté de moi. Il regarda ensuite Damon avec attention, il essayait de savoir s'il le connaissait.

- Tu es ? finit-il par demander.

- Damon Salvatore.

- Oh. Pourquoi il est dans notre cuisine ?

- C'est l'ancien colocataire d'Alaric, répondis-je.

- Et le nouveau petit ami de ta sœur, ajouta mon oncle.

- Ce n'est pas mon petit ami, m'opposai-je.

Je n'échappai pas au petit rire moqueur de mon frère ni au regard entendu d'Alaric. Mais ce qui me marqua fut le haussement de sourcil de Damon comme s'il me défiait de répéter cette phrase. Comme s'il me défiait de pas le vouloir comme petit ami. Ce qui m'agaça légèrement.

- Combien de temps vas-tu rester, intervint mon père à l'intention d'Alaric.

- Autant de temps nécessaire, je dois faire quelques recherches à Mystic Falls. Toutes ces histoires des Fondateurs intéressent le professeur Michaels.

- Et où comptes-tu rester ?

- John, s'indigna ma mère. Ce n'est pas une question à poser ! Alaric va rester ici, c'est évident. Tu peux prendre la chambre d'ami.

- Merci 'Bel.

- Isobel, je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure solution.

- C'est mon frère et je ne vais pas le laisser aller à l'hôtel. Il reste ici et il n'y a pas à discuter.

Alors que mes parents continuèrent à débattre à propos du séjour de mon oncle, Damon se leva en prenant sa tasse et alla la mettre dans l'évier juste à côté de moi. Sa main effleura ma cuisse, un choc électrique me traversa le corps et j'eus un mouvement de recul me causant de perdre mon équilibre. Heureusement il me stabilisa en plaçant sa main entièrement sur ma cuisse.

- Doucement, je ne voudrais pas que tu te fasses mal, dit-il en souriant. Bien qu'il semble que ce soit déjà le cas.

Je me rappelai soudain les croûtes sur les genoux et posai mes mains dessus pour les cacher. Il n'avait toujours pas enlever sa main et des milliers de sensations coursaient à travers mon sang. Ses mains étaient froides faisait frissonner ma peau, douces comme une plume me caressant et pourtant si fortes puisqu'une simple pression suffisait à m'immobiliser.

- Une vraie tigresse, taquina-t-il avant de me faire un clin d'œil.

Ça y est j'avais sûrement atteint le stade de l'homard cuit à l'étouffé, pensai-je alors que mes joues s'échauffèrent. Je voulais répondre quelque chose, lui parler mais ma voix semblait coincer dans le fond de ma gorge. Tout n'était que confusion et sensations tournoyant dans ma tête. Il s'approcha de moi, m'emprisonna entre ses deux bras alors qu'il plaçait chacune de ses mains sur le comptoir autour de mes cuisses et pencha la tête sur le côté m'observant avec un mélange de curiosité et de fascination. J'étais gênée, mes parents étaient à côté bien qu'obnubilés par leur conversation, mais que faire s'ils voyaient quelque chose ? Mais je me sentais bien aussi, protégée par sa présence et emportée dans le tourbillon de l'abysse de ses yeux. J'étais nue sous son regard, j'avais l'impression qu'il pouvait lire mon âme et mes pensées.

- Je suis pourtant sûr de n'avoir soigné qu'un seul genou mardi soir. Semaine mouvementée ?

- On peut dire ça, parvins-je à articuler. J'ai appris que je devais aller à un rendez-vous avec un crétin narcissique arrogant demain soir.

Les mots sortirent tout seul avant que j'eus le temps de réfléchir et la culpabilité me frappa de plein fouet. Le meilleur moyen pour le cœur d'un homme Elena, me réprimandai-je en pensées. Étonnamment, mon insulte ne fit qu'amuser Damon qui s'esclaffa avant de passer langoureusement sa langue sur ses lèvres. Je suivis le mouvement émerveillée par le rosissement devenant plus prononcé après le passage du petit muscle. Il finit par un claquage de la langue et un sourire positivement malicieux.

- J'ai de bonnes raisons d'être arrogant, susurra-t-il comme une promesse.

Un feu brûlant attisa mon ventre, ma bouche s'entrouvrit dans un souffle perdu et je perdis conscience du monde. Tout ce que je voyais étaient ces lèvres si brillantes m'appelant dans un murmure désespérée, me jurant des plaisirs inimaginables et me demandant de me perdre dans la luxure qu'elle procurait.

- Je dois y aller Ric, déclara Damon sans me quitter du regard. Merci pour le café Isobel. John, on se voit bientôt. A demain Elena, ajouta-t-il en faisant rouler mon nom sur sa langue.

Il se détacha du comptoir et s'en alla non sans un dernier regard pénétrant à mon intention, plein de désirs et de dangers. J'étais presque sûre d'être morte et coincée en Enfer ou au Paradis. Parce qu'une telle beauté ne pouvait être qu'un ange et une telle tentation ne pouvait être que le diable déguisé. Que je voulais pour moi toute seule, c'était un fait.

ooooooooooo

Lorsque j'arrivais à notre banc habituel, Caroline m'attendait déjà. Mais elle n'était pas seule, Bonnie était là. Et elles avaient chacune un sourire qui ne m'inspirait pas du tout. Je m'approchai avec précaution m'attendant au pire, je ne m'étais toujours pas remise de la matinée et je n'avais pas la force de les gérer. Après que Damon soit parti, Alaric et Jeremy ne m'avaient pas lâchée avec notre rendez-vous. Jeremy dans son agaçante moquerie, Alaric dans son attitude sur protectrice. J'étais sur le point d'exploser.

- Dis que tu m'aimes, me salua la blonde avec ce même sourire.

- Je t'aime ? marmonnai-je avec suspicion.

- Un peu plus d'enthousiasme, ça te tuerait ? réprimanda Caroline.

- Le point important, c'est qu'on a la journée de libre, coupa court Bonnie.

- Quoi ? Comment ?

- Je suis géniale tout simplement, répondit Caroline. J'ai appelé le proviseur ce matin pour lui demander si le Comité pouvait avoir la journée de libre pour les préparatifs de la fête de ce soir. Après de longues négociations, j'ai réussi à avoir son accord !

- Donc on échange une journée de travail scolaire pour une journée de travail ''carolinien'', dis-je en soupirant. Je vois pas pourquoi je dois t'aimer, t'es une tortionnaire !

- Non ma chère Elena, nous avons échangé une journée de travail contre une journée de recherches sur les Salvatore. Le reste du Comité a mes ordres et est déjà en train de préparer. Nous, nous sommes libres ! Et il est temps qu'on fasse le point.

- Tu es d'accord avec ça toi, demandai-je étonnée à Bonnie.

- Elle est plutôt convaincante, murmura la brune.

- Alors ? Où est-ce qu'on tient notre réunion ? interrompit Caroline.

- Je pense avoir l'endroit idéal, dit Bonnie.

Et c'est ainsi que nous nous retrouvâmes au milieu des bois de Mystic Falls devant une maison abandonnée. Nous avions marché pendant un bon quart d'heure, j'avais appris à mes amies la visite de mon oncle. Tout en omettant la visite de Damon, un fait que je voulais garder jalousement pour moi.

- C'est quoi cet endroit, s'étrangla Caroline. On dirait une maison d'horreurs.

- Ma grand-mère m'a emmené ici hier, expliqua Bonnie. C'est un endroit chargé de forces mystiques, elle y vient pour méditer. C'est calme et inconnu de Mystic Falls, c'est..

- Parfait pour notre réunion, complétai-je.

Nous entrâmes par une porte délabrée, c'était poussiéreux et silencieux. La bâtisse était ancienne, cela sautait aux yeux. Il y avait ce qui ressemblait à un lit dans un coin et un table dans un autre, les deux à moitié cassés. Les toiles d'araignée me donnaient des frissons et je me dis que cette maison serait parfaite pour Tyler. Quelque chose clochait, je le sentais. J'imaginais que c'était les forces mystiques dont avait parlées Bonnie.

Nous nous assîmes en cercle par terre, Caroline sortit le carnet et de la nourriture. Nous étions prêtes pour faire le point.

- Bon, est-ce qu'on a répondu à certaine de nos questions déjà ?

- On ne sait toujours pas pourquoi ils sont revenus, on pense que leurs parents sont morts et on a juste trouvé une autre ressemblance troublante, soupira Bonnie.

- Au moins on sait qu'Elena sort avec Damon demain soir !

- Ce n'est pas le plus important Caro ! Bon donnez moi le carnet !

Je pris le carnet et commençai à écrire.

- Classons par information, dis-je. Ce qu'on sait sur Damon, sur Stefan, sur les Salvatore.

- Et sur le Conseil, me demanda d'ajouter Bonnie.

- Voilà, quatre colonnes. Donc pour Damon ?

- Il est beau, dit Caroline.

Nous lui lançâmes un regard significatif et elle fit la moue. Elle n'arrivait pas à être sérieuse plus de cinq minutes...

- C'est le grand-frère, il est dans la vingtaine et il y a trois Damon Salvatore à travers les générations. Damon de 1860, Damon de 1940 et Damon de 2011, énuméra Bonnie alors que je notais scrupuleusement.

- Le Damon de 1860 lui ressemblant, ajouta Caroline. Il a tendance à apparaître de nul part. Super vitesse ?

- N'exagérons rien, éluda Bonnie.

- Il veut s'impliquer dans le Conseil, écrivis-je. Dans sa chambre, j'ai trouvé des papiers avec des écritures bizarres, un pendentif ancien et les photos de 1864.

- Pour Stefan, il y en a aussi trois, commença Caroline. Il est très attaché au journal, ne s'entend pas avec son frère et..

- Sans faire attention au cours, il connaît toutes les réponses, complétai-je. Les écritures ne correspondent pas, il a notre âge.

- Quant aux Salvatore, on sait que Stefan et Damon viennent d'Atlanta, débuta Bonnie.

- Que la pension n'a pas été habitée depuis les années 40 après le meurtre d'Henry Salvatore. Mordu par un humain à mort, ajouta Caroline avec une grimace.

- Et que le dernier Salvatore à Mystic Falls fut Zach Salvatore qui est parti il y a deux ans sans raison. Il fuyait sa famille. Et dans les années 40, les parents des frères Salvatore seraient morts lors d'un accident de voiture. Ceux de 2011 sont supposés morts par le Shérif.

- Le Conseil regroupe les familles Fondatrices et empêche les habitants de connaître les affaires sombres de la ville, conclus-je.

- En clair on n'est pas plus avancées, se lamenta la blonde. Tout ce qu'on a réussi à faire c'est trouver d'autres questions sans réponses...

Je me mordis la lèvre. Je n'avais toujours pas parlé de mes découvertes dans la banquette de mon salon. Ni des vampires. Était-ce le moment de le faire ? Si je ne le disais pas, nous n'avancerions jamais.

- Bonnie. Quand ta grand-mère t'a parlé de ton héritage, est-ce qu'elle a parlé d'autres... choses ? demandai-je vaguement.

- Choses ? Sois plus précise Elena !

- D'autres choses mystiques. Tu sais les vampires, les loups-garous, les morts vivants. Si les sorcières existent, pourquoi pas eux ?

- Elle m'a juste dit que le monde qui m'entourait était plus vaste que je ne le pensais. Et qu'il me restait beaucoup à découvrir. Pourquoi cette question ? m'interrogea la brune avec suspicion.

- Je ne vous ai pas tout dit, avouai-je. Hier, j'ai fouillé ma maison. Et j'ai trouvé des choses sur le Conseil.

- Pourquoi tu n'as rien dit, s'indigna Caroline. On est censées être ensemble sur le coup !

- C'est juste que je n'y croyais pas beaucoup, me défendis-je. Cela rassemblait à des délires de fous ! Dans la banquette-coffre de mon salon, j'ai trouvé un double fond. Et dedans, il y avait ces objets bizarres. Un bout de bois taillé, un carnet de dessin et des articles de journaux.

- En parlant d'articles, interrompit Bonnie. Hier j'ai fait une recherche et vous savez ce que j'ai trouvé ? Des attaques animales à Atlanta juste avant que les Salvatore arrivent. La police pensait à une épidémie de rage chez les chiens.

- Justement mes articles parlaient de ce genre d'attaques. Mais ici à Mystic Falls et ce depuis les années 70 ! Mon père les a conservés. Quant au carnet de dessin, il appartenait à mon ancêtre Jonathan Gilbert. L'un des deux frères Fondateurs de ma famille. C'était un inventeur qui créaient des objets destinés à la chasse... aux vampires, terminai-je avec une voix grave.

Quelques secondes passèrent, les filles ne réagirent pas. Puis soudain, Caroline éclata de rire, le son remplissant le silence de la forêt. Elle n'arrivait plus à respirer et elle se tenait le ventre tellement elle riait fort.

- Des v-v-vampires, hoqueta Caroline. Ton ancêtre avait une case en moins. Pas vrai, Bonnie ?

Bonnie ne répondit rien, elle me regardait avec des yeux ronds et la bouche légèrement ouverte. Caroline avait maintenant les larmes aux yeux et je me sentis dépitée, elles ne me croyaient pas.

- Je ne plaisante pas, plaidai-je. Je ne voulais pas y croire moi non plus mais cela explique tout. L'immortalité, les attaques, cette impression de danger et même le fait qu'il se déplace rapidement !

- Elena, il y a des limites à ce que l'on peut croire, finit par intervenir Bonnie. Si les vampires existaient, ma grand-mère m'en aurait parlé.

- En plus, ils ne brûlent pas au soleil, renchérit Caroline.

- Et s'il y avait un moyen de le prouver ? défiai-je.

- Qu'est-ce que tu veux faire, leur donner de l'ail et les asperger d'eau bénite, plaisanta la blonde.

- C'est une idée. Mais je pensais plus à la verveine.

- Tu veux les assommer à coups de tisane ?

- Non ! Jonathan Gilbert dit que les vampires sont sensibles à cette plante. C'est pour ça que nos parents nous en donnent !

- Je crois que cette histoire te monte à la tête, murmura Bonnie en fronçant les sourcils.

Je me sentais impuissante face au refus de coopérer. Mes amies, qui m'avaient toujours soutenu, ne voulaient rien entendre et je ne savais plus quoi faire : sans elles je ne pouvais rien faire. Je les comprenais, moi aussi je n'arrivais toujours pas à me faire à cette idée. Des vampires ? Dans notre ville qui plus est ? Cela ressemblait au début d'une histoire à dormir debout... Mais plus j'y réfléchissais et plus je me disais que c'était une explication très plausible.. Il fallait que j'arrive à le prouver.

- Aidez moi, s'il vous plaît, implorai-je. J'ai besoin de vous pour le prouver.

Elles se consultèrent du regard, aucun mot ne fut échangé. Puis Caroline me sourit, Bonnie prit ma main et je soupirai de soulagement. Elles ne m'abandonneraient pas aussi étrange et folle que paraissait cette idée.

- Maintenant il nous faut un plan, annonça Caroline. Parce que je ne pense pas que nous pouvons arriver vers Stefan ou Damon, leur lancer des fleurs et de l'eau à la figure avant de dire ''poisson d'avril'' !

- Il faut être plus discrètes et rusées, en déduit Bonnie.

- Et si on utilisait la fête de ce soir ? proposai-je. Stefan sera sûrement là.

- On pimente les plats et les boissons, personne ne verra la différence ! s'enthousiasma Caroline. Je pourrais faire installer des miroirs aussi pour voir s'il a un reflet...

- Et s'il ne vient pas ? contra Bonnie.

- Augmentons les chances, faisons venir Damon aussi, avançai-je.

- Et comment tu veux faire ça ?

- J'ai peut-être mon idée mais je ne sais pas si ça marchera... Tu ferais mieux d'appeler le Comité pour leur dire les ''nouvelles idées'', dis-je à Caroline avec un clin d'œil.

- Mais comment fait-on pour trouver de la verveine, déclara soudain Bonnie.

- On en demande à nos parents, répondit Caroline. On peut dire qu'on trouve ça relaxant et qu'on veut en donner à des copines ayant des problèmes de sommeil...

- Bien. Donc on doit se retrouver avant la fête pour y mettre la verveine.

- La fête commence à 19 heures, donc vers moins le quart ?

- C'est l'heure de se séparer, conclus-je. Ce soir, chasse aux vampires !

Les filles haussèrent un sourcil en symbiose et je fis la moue. Même si la foi n'y était pas, elles auraient pu prétendre... Ce que je ne comprenais pas, c'est pourquoi j'étais aussi excitée ! Après tout j'allais peut-être prouver que mon petit copain était un vampire... Enfin, mon rendez-vous de demain !

- Il est onze heures, il nous reste donc sept heures et dix minutes pour nous préparer et en plus mener à bien notre plan... Je ne vais jamais pouvoir me boucler les cheveux, gémit Caroline alors que nous étions en train de partir.

ooooooooooooooooo

Il était onze heures et demie lorsque j'arrivais chez moi. Les voitures n'étaient pas là, mes parents étaient donc partis. Mais ce n'était pas eux que je cherchais...

- Oncle Ric, appelai-je en entrant.

L'homme blond passa la tête par l'entrebâillure de la porte du salon et me lança un regard interrogateur.

- Tu ne devrais pas être en cours ?

- J'ai la journée pour préparer la fête de ce soir en tant que membre du Comité.

- Je savais que j'aurais dû faire partie du Comité au lycée, marmonna mon oncle en secouant la tête.

- Pour pouvoir sécher sans que grand-mère ne s'en mêle ? taquinai-je.

- Entre autres, Miranda Sommers y était et j'aurais bien aimé me...

- Tu parles de ma tante là, interrompis-je. Enfin, je suis venue pour te proposer de manger avec moi au Grill. Ça te tente ?

Il attrapa juste son manteau et ses clés comme réponse. J'aimais la voiture d'Alaric, c'était une vieille Chevrolet au cuir rapiécé et la peinture écaillée. Mais il racontait tout un tas d'aventures qu'il avait eu avec elle et c'était presque comme si elle était animée par une âme à l'entendre. Mais ce jour-là, quelque chose parmi la fouillis perpétuel attira mon œil. Un bout de bois pointu ressemblant à celui de mon coffre.

- Qu'est-ce que c'est ? demandai-je en le prenant dans mes mains.

- Rien, s'empressa de répondre Alaric en me le reprenant. Juste un souvenir de mon voyage au Brésil, du bois d'un arbre rare de l'Amazonie.

Il n'était jamais allé au Brésil, j'en étais sûre. Pourtant mon oncle avait beaucoup voyagé mais j'étais sûre, il n'était jamais allé en Amazonie. Alors pourquoi m'avait-il menti ? Est-ce qu'il était au courant pour les activités du Conseil ? Pour les vampires ?

Avant de pouvoir poser une question, nous étions déjà au Grill et il était en train de marcher vers l'entrée. Est-ce que toute ma famille cachait des secrets ? Pensaient-ils que je ne pouvais pas supporter le fait de connaître l'existence des vampires ? Est-ce que Tyler parlait de cela quand il disait qu'il valait mieux que nous ne sachions pas ?

- Elena, m'appela Alaric. Tu ne t'assois pas ?

Il s'était installé à une table près du billard et j'allais le rejoindre. Il avait déjà un verre de bourbon à la main et je lui lançai un regard réprobateur. Je n'aimais pas quand il buvait aussi tôt dans la journée. La serveuse nous apporta un hamburger et des frites puis nous laissa dans un silence de plomb. Mon oncle semblait nerveux depuis que je lui avais parlé du bout de bois.

- Oncle Ric, commençai-je. Ce déjeuner n'est pas innocent. J'ai une faveur à te demander.

- Écoute, je veux bien acheter de l'alcool pour tes amis mais je refuse d'aider à la faire entrer en douce dans une soirée du lycée. Cops me déteste déjà assez.

- Justement ma faveur pourrait te faire racheter auprès du proviseur, dis-je avec un grand sourire. On a besoin de chaperons, deux exactement.

- Chaperons, articula Alaric. Tu veux que je fasse le chaperon ?

- Pas vouloir, j'ai besoin ! Il n'y a personne d'autre. S'il te plaît Oncle Ric, suppliai-je avec ma plus belle mine de chien battu.

- Bien, concéda Alaric en soupirant.

Phase un accomplie, pensai-je victorieusement. Caroline serait fière de moi. Je fis mine de laisser tomber la question en mangeant quelques frites puis une idée me vint, ou du moins Alaric croyait que l'idée venait juste d'apparaître dans ma tête.

- Mais au faite, si tu ne veux pas trop t'ennuyer, tu pourrais emmener un ami à toi ! Comme ça il pourrait faire le deuxième chaperon, continuai-je en prétendant être excitée par l'idée.

- En clair, tu veux que j'emmène Damon à ta soirée ?

Caroline ne serait plus fière de moi, mon oncle avait compris trop facilement. Pourtant, cela ne semblait pas si difficile lorsqu'elle le faisait. Il faut rendre à Caroline Forbes ce qui appartient à Caroline Forbes, pensai-je amèrement cette fois-ci.

- C'est une idée, tentai-je de rattraper. Après tout, ce sera plus intéressant pour toi s'il venait...

- Pourquoi tu essaies d'impressionner un garçon avec qui tu vas déjà sortir ? me demanda Alaric sans faire attention à ma réponse.

- Des complications de fille, répondis-je en maudissant mon oncle d'être aussi clairvoyant.

- Je vois... Écoute, je veux bien demander à Damon mais je ne promets rien, ce n'est pas son truc les événements de lycée.

- Essayer c'est déjà bien, assurai-je avec un grand sourire.

Il ne dit plus rien pendant quelques instants, il regardait son assiette l'air pensif. Je réfléchissais au moyen d'avoir de la verveine chez moi, où est-ce que mes parents pouvaient la cacher ? Il y en avait dans le coffre c'est vrai mais elle semblait tellement vieille que je doutais de son efficacité. Peut-être dans la cuisine, ce serait le moins suspect... Ou alors dans le bureau de mon père, l'endroit où nous n'avons pas accès.

- Elena, appela mon oncle me tirant de mes pensées. Depuis quand tu connais Damon ?

- Ils sont arrivés à Mystic Falls il y a un peu plus d'un mois environ, répondis-je. Stefan est dans ma classe d'histoire et on est rapidement devenu amis.

Alaric me regarda attentivement comme s'il jaugeait mes paroles. Je n'avais pas menti, Stefan était vraiment dans ma classe et nous nous étions connus rapidement. Peut-être que nous n'étions pas les meilleurs amis du monde certes, mais mon oncle n'avait pas à le savoir.

- Pourquoi tu ne sors pas avec Stefan, me demanda-t-il. Il a ton âge et il est très gentil.

- Il ne m'intéresse pas, répliquai-je sèchement. Et puis ce n'est qu'un rendez-vous avec Damon, je ne lui jure pas le mariage ! Pourquoi est-ce que tu t'en soucies autant ?

- J'adore ce type, on a vécu plein de choses ensemble, m'expliqua Alaric. Mais il peut être aussi... dangereux et je ne suis pas sûr qu'il te convienne. Il attend certaines... choses des filles et je ne veux pas que tu te sentes forcée de...

- Oncle Ric, coupai-je. J'ai déjà eu la conversation gênante sur mon éducation sexuelle avec mes parents et je ne veux pas recommencer avec toi.

- Dieu merci, soupira-t-il de soulagement, je n'étais pas prêt à te la donner. Mais le fait est que tu ne devrais pas donner trop d'importance à ce rendez-vous, Damon n'est pas du genre à se caser...

- Ne t'inquiète pas, je suis assez grande pour juger les gens, le rassurai-je.

Il me sourit, l'air légèrement crispé mais plus détendu puis partit dans une conversation sur sa nouvelle thèse. Je l'écoutais distraitement, est-ce qu'Alaric savait que Damon était, enfin pouvait être, un vampire ? Était-ce pour cela qu'il ne voulait pas que je sorte avec lui ? J'aimerais tellement que tout soit plus clair et qu'il n'y ait plus de secrets.

- Oncle Ric, est-ce que tu saurais où je peux trouver de la verveine, demandai-je lors d'un silence.

Il était en train de prendre une gorgée de bourbon et il s'étrangla sur son verre. Il toussa deux fois alors que je le regardai étonnée, son teint était devenu livide.

- De la verveine, répéta-t-il en me regardant avec l'air effrayé.

- Oui, maman m'en donne le soir comme tisane et je trouve ça relaxant. J'ai des copines qui ont du mal à dormir et j'ai proposé de leur en trouver, quoi de mieux qu'un remède naturel !

- Ah oui, la tisane du soir, dit mon oncle en riant se relaxant en une seconde. C'est ta grand-mère qui a commencé cette tradition lorsqu'on était petit avec Isobel. Je peux t'en passer si tu veux, je n'ai jamais pu arrêté d'en boire.

Sa réaction m'avait tout dit, il savait. Il savait que la verveine affecter les vampires et pendant un instant, il avait cru que je le savais aussi. Leur existence devenait de plus en plus réelle, je m'en rendais compte. Et ce lourd sentiment de peur, cette sensation de vide et de désespoir m'envahit. La vérité était là devant moi. Il y avait trop de coïncidences, trop de secrets, trop d'évidences pour que je ne la voyais pas. Si je n'arrivais pas à l'admettre, alors je ne pourrais pas avancer dans ma vie.

- Merci Alaric, j'apprécie ton aide.

- N'importe quoi pour ma petite nièce, dit-il avec un grand sourire.

La vérité, voilà ce que j'aimerais qu'il me donne...

ooooooooooo

J'arrivai pile au lycée à sept heures moins le quart. Les élèves du Comité était en effervescence, ils s'agitaient, un ballon ici, un ruban là, une table à déplacer, de la nourriture à étaler, il restait tant de choses à préparer.

Caroline était au milieu de la salle, elle criait des ordres à tout va et regardait ses ongles avec l'air de regretter de les avoir manucurés. Elle avait opté pour une Marilyn Monroe zombie comme costume. La fabuleuse et célèbre robe blanche, les cheveux bouclés ramenés en carré sur sa tête qu'elle avait donc eu le temps de faire et un teint blafard avec des cicatrices et les lèvres rouge sang pour compléter le tout. Elle avait l'air magnifique, je me demandais ce qu'elle préparait pour demain soir puisque jamais Caroline Forbes ne porterait le même costume à deux soirées d'Halloween différentes.

J'avais passé l'après-midi à broyer du noir et à relire le carnet de Jonathan Gilbert espérant y déceler des informations que j'avais loupé. Mais non, il n'y avait que la verveine, des indications vagues sur ses inventions et le feu qui faisaient référence aux vampires. Le fait était que je ne pouvais pas tester la théorie du feu sur les Salvatore puisque n'importe qui brûlerait dans d'atroces souffrances... Enfin, j'en étais arrivée au point où il ne me restait plus qu'une demie-heure pour me préparer, ne me laissant pas d'autres choix que de récupérer le costume de l'an dernier : l'infirmière sanguinaire. En effet, Matt était le docteur alors que Bonnie, Caroline et moi étions ses trois infirmières, le tout formant une équipe découpant les gens au lieu de les soigner. Nous avions bien ri à proposer des opérations à tous les gens que nous croisions.

- Je n'arrive pas à croire que tu ais repris le costume de l'an dernier, me fusilla Caroline. Tu avais une après-midi pour te préparer !

- J'ai passé mon temps à chercher des informations sur les tu sais quoi, l'informai-je. Je n'ai pas vu le temps passer !

- Et dire que tu ne peux même pas te rattraper demain, soupira la blonde. C'est vrai je ne vais pas te déguiser à ton rendez-vous avec Damon !

- Mon costume n'est pas si mal, me défendis-je. Le tien est superbe par contre !

- Merci, j'ai passé un temps fou pour me préparer ! Une main avec un téléphone, l'autre avec le fer à boucler, je ne sais toujours pas comment j'ai réussi à me préparer et à tout préparer ! Mais comme tu le vois, tout est prêt pour notre soirée.

Le gymnase était grandiose. Des toiles d'araignée agrémentaient le plafond, des rubans rouges, noirs et oranges pendaient sur les murs, il y avait même un squelette et une sorcière avec un chaudron dans un coin ! Mais le plus impressionnant était la longue rangée de miroirs qui déformaient nos reflets.

- Je trouvais que ça collait bien avec le thème, s'excita mon amie. Et regarde le buffet !

Sur des longues tables aux nappes noires et violettes, des plats s'alignaient : des petits fours ressemblant à des yeux, des saucisses cocktails faisant offices de doigts coupés, des gâteaux aux couleurs d'Halloween, des entremets en forme de squelette, canines et autres monstres. Il y avait aussi des profondes bassines remplies de punch rouge sang.

- Les petits fours sont à l'ail, par contre je ne savais pas où trouver de l'eau bénite, grimaça Caroline.

- J'ai de la verveine, ce sera encore plus efficace, dis-je en sortant les fleurs de ma poche.

- J'en ai aussi, il nous faudrait juste quelque chose pour l'écraser, murmura la blonde.

- Alors je peux vous aider, nous appela une voix.

Bonnie nous rejoignit, elle portait une longue toge ample grise avec une ceinture cintrée sur la taille à laquelle était accrochée une petite bourse et une sorte de serpe. Elle avait aussi un bâton et une croix autour du cou et elle était en train de sortir un bol avec un drôle d'objet en bois de sa bourse.

- Tu es devenue ermite, demanda Caroline en plissant les yeux.

- Je suis une druide, Caroline. Honneur à mes ancêtres, c'est bien plus ressemblant à une sorcière que toutes ces robes noires et chapeaux pointus, cracha Bonnie avec un regard dédaigneux. Enfin, le fait est que mon bol pour piler peut vous aider.

- Si tu es une druide, alors pourquoi tu as une croix, fit remarquer la blonde.

- C'est pour notre plan, je veux voir si elle a un quelconque effet.

- Bien pensé, félicitai-je en prenant le bol.

Je déposai mes brindilles et celles de Caroline et commençai à les écraser. Bientôt, elles ne furent plus que de la poudre et je pus les répartir dans le punch. Caroline mélangea derrière moi et tous les bols furent pimentés à la verveine.

- Et voilà, tout est prêt, annonça-t-elle après le dernier bol.

- Il ne reste plus qu'à attendre maintenant, soupirai-je.

- Et à espérer qu'ils viennent, rappela Bonnie.

- J'ai demandé à Alaric d'amener Damon comme chaperon.

- Alaric ? s'étonna Caroline.

- Ils se connaissent de la fac, ajoutai-je en me rappelant que je n'en avais pas parlé encore.

- Donc ton oncle sexy va faire chaperon, répéta-t-elle en lissant sa robe et en se recoiffant.

- Ton obsession avec lui a toujours été bizarre, déplorai-je.

Les portes s'ouvrirent et les premiers élèves débarquèrent en fanfare. Que le spectacle commence, pensai-je en m'avançant dans la foule.

oooooooooooooo

La fête avait commencé depuis une heure déjà et je n'avais toujours pas vu un Salvatore. Ni même mon oncle. Le plan allait vraiment être un désastre s'ils n'arrivaient pas vite.

- Toujours pas là ? me cria Bonnie par-dessus la musique.

Je secouai la tête dépitée. Si mon oncle m'avait lâché, il entendrait parler de moi pendant un bon moment ! Quant à Stefan, nous aurions peut-être dû penser à l'inviter à venir avec nous ou même avec les garçons.

- Toi aussi tu as ressorti le costume de l'an dernier ? me demanda soudain une voix.

Matt apparut à côté de moi, la blouse de docteur tâché de sang sur les épaules et un stéthoscope autour du cou. Tyler le suivit de très prés, des touffes de poils collés un peu partout sur ses vêtements et sa peau, deux crocs luisants à la lueur des bougies des citrouilles.

- Préparation de dernière minute, dis-je en souriant. Et tu es... un chien tondu ?

- Je suis un loup-garou, s'indigna le brun. Ça ne se voit pas du tout ?

- Maintenant que tu le dis, rigolai-je.

- Au faite Lena, quand est-ce que ton oncle est arrivé à Mystic ? Je viens de le voir passer.

- Dans la nuit, répondis-je. Et où est-ce que tu l'as vu, je dois lui parler !

- Il était près du buffet, m'informa Matt.

Plus rapide que la lumière, je me faufilai à travers la foule jusqu'au buffet pour y trouver mon oncle en train de se servir du punch. Il n'avait pas de déguisement, je le savais mais il avait au moins fait l'effort de mettre du noir et du orange.

- Hey Oncle Ric ! Tu es en retard, réprimandai-je.

- Une fête ne commence jamais avant huit heures pour moi. Ce punch est délicieux, je me demande bien ce qu'est ce petit arrière-goût...

- Aucune idée, on prend le même chaque année ! Au faite, tu as réussi à convaincre Damon ?

- Je n'en ai même pas eu besoin, il a tout de suite dit oui. Il est quelque part avec son frère je crois.

- Merci Ric, tu es le meilleur !

Je partis à la recherche de Damon. A travers tous ces squelettes, fantômes, sorcières et autres déguisement, j'avais du mal à le repérer. Ni lui, ni son frère d'ailleurs.

- Elena, m'appela une voix que je reconnus. Je l'ai vu !

- Où, demandai-je à Caroline qui arriva à ma hauteur.

- Près des miroirs, viens !

Nous nous lançâmes donc vers le miroir, attrapant Bonnie au passage qui n'était pas loin. Des groupes d'élèves rigolaient en faisant les imbéciles devant les miroirs déformants. Je reconnus les deux frères Salvatore dans un coin en train d'observer la foule.

Ils n'étaient pas non plus déguisés, Stefan avait son habituel chemise et jean délavé, il avait l'air de s'ennuyer et de vouloir partir. Quant à Damon, il arborait un t-shirt rouge sanguin contrastant clairement avec son jean et sa veste en cuir noirs. Je restais sans voix face à la beauté dangereuse qui s'exhalait de son être, l'assurance dans ses mouvements, l'éclat pétillant dans ses yeux.

- Arrête de baver, me murmura Caroline, on est en mission !

Je repris mes esprits au moment où nous arrivâmes à leur hauteur, Damon me lança un clin d'œil avant de porter son attention sur les filles. Ce n'était vraiment pas le moment d'être jalouse, pensai-je en pinçant les lèvres.

- Stefan, Damon, s'exclama Caroline. Ça fait plaisir de vous voir ! Encore merci pour être notre chaperon, tu nous sauves la vie.

- J'ai toujours aimé faire la fête, dit-il avec un sourire charmeur. Très réussie d'ailleurs, j'adore les miroirs déformants. Même si je suis sûre que vous mesdemoiselles restez belles quelque soit le miroir, ajouta-t-il nous faisant rougir toutes les trois en symbiose.

Même Bonnie était atteinte par son charme, et pourtant c'était la première à se méfier. Mais face à lui, nous n'étions que des petites marionnettes rougissantes pour son bon plaisir. Il fallait néanmoins garder la tête froide et je proposai un verre à Stefan avec mon plus beau sourire d'hôtesse. Il accepta en hochant la tête et me suivit jusqu'au buffet. Damon intervint en disant qu'il voulait aussi un verre et nous repartîmes donc tous les cinq vers le buffet.

Nous passâmes le long des miroirs en regardant attentivement. Ils avaient un reflet. Premier piège, échec. Au buffet, Caroline leur servit deux verres de punch alors que Bonnie leur prenait deux petits fours. Je remarquai qu'elle avait mis la croix dans sa main pour que les frères la touchent au moment où elle leur donnerait le biscuit.

Ils acceptèrent avec le sourire, nous remercièrent et mangèrent la nourriture sans aucun problème. Ni la croix, ni l'ail n'avaient d'effet. Il ne restait donc que la verveine qui était mon plus grand espoir. Le cœur battant, les pensées tournoyantes, je regardai avec attention le moment où Damon porta le verre à ses lèvres. Il but une gorgée et... rien. Pas une grimace, pas de grésillement, pas de soudain évanouissements, rien. Tout était normal.

oooooooooooooo

Caroline, Bonnie et moi étions assises en cercle, par terre au centre du gymnase. La fête s'était finie il y a dix minutes et nous n'avions pas dit un mot depuis. Je devrais être heureuse, aucun des tests n'avaient marché. Les Salvatore n'étaient donc pas des vampires. Alors je ne me comprenais pas, pourquoi ce sentiment de déception et de désespérance ne me lâchait pas ?

- Retour à la case départ, finit par dire Caroline.

- On n'est pas plus avancées, soupira Bonnie.

- Au moins, je sais que je ne sors pas avec un tueur mythique demain, dis-je avec une voix se voulant optimiste.

- J'avais fini par me dire que ça marcherait, déclara la blonde. Je pouvais même accepter le fait qu'ils existent, les vampires.

- Moi aussi, avoua la brune. Peut-être qu'on s'est trompées, peut-être qu'il n'y a rien de bizarre chez les Salvatore. Juste des gènes sautant une génération et des secrets de famille.

- Et peut-être que toute ma famille souffre de superstition due à un héritage de contes transmis de générations en générations, raisonnai-je.

Toutes ces heures passées à me poser des questions n'étaient que du gâchis, j'avais imaginé des choses. J'avais inventé une histoire digne d'un film pour trouver la solution à ce qui étaient sûrement des coïncidences. Les vampires n'existaient pas, les frères Salvatore étaient des humains tout ce qu'il y a de normal.