Voici la première partie des achats d'Artemis sur le Chemin de Traverse. J'espère que ça vous plaira.
Mes parents et moi regardons avec admiration le mur de briques s'ouvrir pour former un passage sous la baguette de Tom.
Ça fait si longtemps que j'attends ce moment.
Le barman du Chaudron Baveur se retire en nous conseillant de ne pas traîner près de Florian Fortarôme, qui serait soi-disant un établissement insalubre et mal fréquenté. L'hypocrite. Mais il nous a aidés et nous le remercions.
Sans baguette, impossible d'accéder au chemin de traverse. Et puis, encore une fois, je me vois mal expliquer à mes parents la raison de mes connaissances sur comment on doit s'y prendre.
McGonagall nous a indiqué l'emplacement du Chaudron Baveur, mais ne s'est pas attardée sur le sujet, se contentant de nous dire de nous adresser à Tom.
J'ai dû trainer mes parents dans l'auberge de force, les sortilèges repousse-moldus faisant leur effet sur eux. Ils se retournaient sans cesse, prétendant avoir une affaire urgente à régler, et refusaient d'admettre l'existence du bâtiment jusqu'à leur entrée dans celui-ci.
Je reste figée une seconde avant de les suivre dans l'ouverture que forme désormais le mur. Le Chemin de Traverse s'étend sous mes yeux.
Ça y est, enfin.
Je sens les émotions de Lampadaire se rallier aux miennes en signe d'acquiescement.
Je passe l'entrée et cours pour rejoindre mes parents. Ensemble, nous nous dirigeons vers ce qu'ils devinent être Gringotts. Il faut dire que c'est marqué dessus et que McGonagall nous a dit où c'était. Mais, pour eux, on va dire qu'ils l'ont deviné. Bravo.
Tout est comme je l'imaginais.
Il faut dire que, littéralement, tu l'as imaginé.
Quoi qu'il en soit, ce que je veux dire, c'est que c'est comme dans les films. Enfin, il y a aussi certains détails des livres que je ne me rappelle pas avoir vu dans les films. Mais l'aspect est le même.
L'ambiance, aussi. Des sorciers enroulés dans leurs capes se croisent et bavardent allégrement, entrant parfois dans des boutiques ou s'asseyant à la terrasse d'un café.
Je passe devant Fleury et Bott, Mme Guipure, le Magasin d'accessoires de Quidditch…
Nous arrivons enfin devant le portail en bronze de Gringotts. À côté est positionné un gobelin en uniforme doré et rouge écarlate.
Mes parents tirent une de ces têtes. Quoi, personne ne leur a dit que la banque était dirigée par des gobelins ?
Passé ce portail, nous arrivons dans un petit hall d'entrée contenant un autre lot de portes, en argent cette fois. Sur ces portes sont gravés les mots : « Entre ici étranger si tel est ton désir. Mais à l'appât du gain renon – »
C'est bon, on a compris, comme dans le livre.
Oui, bon enfin, bref. On rentre donc dans le vaste hall de marbre par l'une de ces portes. Nous nous dirigeons vers ce qui nous semble être – ce que je sais être l'accueil.
Mes parents posent des questions sur la banque et sur l'argent sorcier au gobelin qui s'occupe de nous. Un galion vaut 5 livres, une mornille 0,29 et une noise 0,01.
Ils décident de me créer un compte et de changer des livres en galions pour 300 galions.
Quoi ? Mais 300 galions, ça doit faire 1500 livres. Ils mettent le paquet.
« Ce que l'on n'utilise pas aujourd'hui, nous le déposerons dans ton coffre ce soir. Et puis c'est ton anniversaire. » me dit ma mère.
Nous ressortons de la banque plus d'une heure plus tard, le sac de ma mère empli d'or. Ce que les procédures gobelines peuvent être longues.
Je décide de dire à mes parents que je souhaite acheter ma baguette en premier. Ils agréent et nous marchons jusqu'à la boutique d'Ollivander.
Au dessus de la porte est écrit « Ollivander – Fabricants de baguettes magiques depuis 382 avant J.-C ».
Cesse-donc de tout décrire.
Ça doit être pénible, d'être ignoré. Surtout quand on ne peut parler qu'à une seule personne. Mais bon, c'est ce que les orchidoclastes méritent après tout.
Je te hais.
Je disais donc, nous entrons dan-
Je te hais.
Nous entrons dans le magasin. Ollivander est occupé à servir les clients précédents, une fille de mon âge (il me semble qu'elle est censée aller à Poufsouffle) et sa mère, une sorcière.
Mes parents et moi attendons notre tour près de la porte.
Lorsqu'elle finit par ressortir en possession d'une baguette de bouleau, nous nous avançons.
Ollivander voit tout de suite que je suis née-moldue, et me salue en souriant avant de m'expliquer les principes du choix de la baguette.
Il attrape un mètre-mesureur posé sur le comptoir et entreprends de mesurer chaque partie, aussi infime soit-elle, de mon corps.
Il part ensuite en quête d'une baguette qui pourrait me correspondre dans les rayons qui s'étalent derrière lui. Quelques instants plus tard, il revient avec une boîte dans les mains.
Ce que j'ai hâte !
Il l'ouvre, et me met une baguette dans les mains en me disant de « faire le geste ».
Elle est courte et fine, légère, plutôt foncée et lisse.
« Bois de peuplier, crin de licorne, 22,5 centimètres, souple et parfaite pour les enchantements »
Je l'agite doucement, prenant garde à ne viser personne.
L'étagère en face de moi explose, projetant des débris dans toute l'échoppe.
« Non, non, certainement pas. »
Sans blague.
Il répare l'étagère sous le regard ébahi de mes parents, puis retourne chercher une autre boîte.
La baguette suivante est plus longue, et pèse quand il me la place entre les doigts.
« Bois de laurier, crin de licorne, 30 centimètres, plutôt rigide. »
Cette fois, c'est la chaise près de la porte qui prend carrément feu.
« Ah. Alors une autre. », dit-il en l'éteignant.
Il faut encore plusieurs essais plus ou moins désastreux avant qu'il ne me fasse essayer une baguette de cerisier, « …29 centimètres, cœur en ventricule de dragon, plutôt souple. »
Lorsque je l'attrape, je ressens une impression de familiarité, et une chaleur naît dans mon abdomen lorsqu'elle produit une gerbe d'étincelles rouges.
C'est celle-là.
J'ai adoré écrire ce chapitre, c'est bien qu'il y ait enfin un peu d'action, on passe aux choses sérieuses. Ah, et au cas où vous vous le demanderiez, je n'ai rien laissé au hasard pour ce chapitre.
Review?
