Bonjour (bonsoir?) à toutes,

Oui, oui, je sais, je vous entends d'ici. J'ai une semaine de retard. Mais pour ma défense, ce n'est pas de ma faute à proprement parlé. Disons que ma bêta ayant une vie privée un peu chargée, et le chapitre étant d'une longueur dépassant ce qu'il y a pu avoir avant, elle a eu beaucoup de mal à s'y retrouver. Mais le chapitre est égal à deux au vu de la taille, donc on est un peu pardonnées ? Je vous promets que celui de la semaine prochaine sera là en temps et en heures, ma bêta s'en veut déjà beaucoup de vous avoir fait attendre aussi longtemps.

Ceci dit, je pense que vu ce qu'il se passe dans ce chapitre, vous serez ravies de l'attente, je vous assure que ça valait le coup de patienter.

Merci encore une fois aux personnes qui laissent une petite review, qui follow et fav l'histoire, ça nous fait toujours autant plaisir.

Merci encore mille fois à ma bêta d'amour, qui prend un temps inouï à se dévouer à la correction, elle fait vraiment un travail formidable.

Bonne lecture à vous et à la semaine prochaine !

Chapitre 10 :

Lexa :

C'est juste une fille. C'est juste une fille. Juste une fille.

Juste.

Une.

Fille.

Peu importe l'intensité et la volonté que je mets à me persuader, peu importe le nombre de fois où je me le répète encore et encore, je ne suis même pas capable d'y croire une seule seconde. Plus j'y pense et moins j'y crois malgré tout ça. Elle n'est pas juste une fille. Pas du tout. Elle est Clarke Griffin. Ce n'est pas juste fille lambda que j'ai rencontré en soirée, que j'ai ramené chez moi pour qu'on s'envoie en l'air jusqu'à ce qu'elle ne se souvienne plus de son prénom. Ça n'a vraiment rien à voir. Elle est beaucoup plus que ça. Elle est plus sexy, plus drôle, plus mignonne et un million de fois plus magnifique.

Elle n'est pas juste une fille. Putain c'est Clarke Griffin bon sang. Et je veux qu'elle soit mienne.

Je ferme une nouvelle fois les yeux et probablement pour la millième fois cette semaine j'imagine ce que ça serait de l'avoir. Qu'est-ce que ça serait de l'embrasser quand je la croise sur le campus au lieu de juste lui lancer quelques regards furtifs. Qu'est-ce que ça serait de passer mes bras autour d'elle et de danser avec elle quand je la croise en soirée au lieu de prétendre de ne pas l'avoir vue. Qu'est-ce que ça serait de la ramener avec moi à la maison, de l'emmener jusqu'à mon lit et de prendre soin d'elle de la manière dont elle le mérite au lieu de l'ignorer quand elle s'en va avec ce que je présume être ses colocataires.

Mon dieu. Je ne sais même pas avec qui elle vit. Sauf si on prend en compte ma brève rencontre avec une Octavia complètement ivre à la soirée de Jasper.

Une semaine est passée depuis cette soirée et j'ai croisé Clarke trois fois au total depuis. À aucune de ces occasions nous avons échangé un mot. Rien. Nada. Juste des regards volés et des échanges brisés par une foule de gens dans un bar. Lundi je suis passée à côté d'elle sur le campus, la reconnaissant à peine, habillée d'une paire de converse et d'un grand pull. C'est seulement quand je me suis approchée que j'ai réalisé que c'était elle. J'ai jeté un coup d'œil par dessus de mon épaule et je l'ai surprise à faire la même chose. J'ai regardé une seconde fois et j'ai pu lire les mots écrits au dos de son pull.

« Université de Polis, équipe de natation. »

Je suppose que ça explique son corps d'athlète.

Peu importe. Ça, c'était lundi. Aujourd'hui on est mercredi et je ne l'ai pas revue depuis. Pas que je sois énormément surprise. Je veux dire, c'est pas comme si je pouvais me souvenir d'une fois où je l'ai vue sur le campus avant samedi dernier et New-York est plutôt grand. Je suis sûre que les chances pour que nous tombions l'une sur l'autre tous les jours sont plutôt faibles. Je devrais me considérer plutôt chanceuse de l'avoir vue trois fois avant. Une fois jeudi, toutes les deux ayant clairement la gueule de bois à cause de la soirée de Jasper, dans la queue d'un café aux alentours du campus. Vendredi soir dans un bar. Et Lundi. Hier j'ai songé à traîner près de la piscine juste dans l'espoir de tomber sur elle. Jusqu'à ce que je réalise que c'était presque du harcèlement et que je n'avais pas la moindre idée de quand étaient ses entraînements.

Et c'est là que j'ai réalisé que la seule chose que je connais d'elle est qu'elle nage. Et encore. Même après mercredi soir, je n'avais toujours rien appris de personnel sur elle. Je pourrais faire la liste des choses que je sais sur Clarke sur le dos d'un timbre. Et c'est pas une blague. Surtout si j'écris tout petit.

Clarke Griffin. Vingt ans. Nageuse. Elle a une colocataire qui s'appelle Octavia. Aime s'amuser le samedi soir.

Oh et son numéro de téléphone. Que je n'ai pas encore utilisé. Tout comme elle n'a pas utilisé le mien. J'ai voulu lui envoyer un message un nombre incalculable de fois, j'ai même tapé quelques messages à quelques occasions, seulement pour me dégonfler et les supprimer juste après. Tout ce que j'écris semble tellement désespéré, je passerais presque pour une psychopathe. Prenez vendredi soir par exemple, j'étais à deux doigts, je veux dire vraiment, j'avais le pouce juste au dessus du bouton envoyer disant « Je te vois ». Sérieusement ? Si c'est pas la parfaite façon d'effrayer une pauvre fille je ne vois pas ce que c'est.

Je ne sais pas ce que c'est mais d'une certaine façon, je n'arrive toujours pas à écrire un message à Clarke. J'aimerais écrire quelque chose de drôle et de mignon, quelque chose d'amical et dragueur, quelque chose de cool et relaxé, quelque chose qui la laisse savoir que je ne peux cesser de penser à elle sans me faire passer pour une dégénérée. C'est trop demandé ? Je n'ai jamais eu ce problème avant. Je n'ai jamais été stressée à l'idée d'envoyer un stupide message. Et c'est pourquoi, de mon propre avis, aucun message pour Clarke ne devrait être stupide, pour moi ça signifierai tellement.

J'ouvre les yeux et lève mon bras jusqu'à eux pour que je puisse y lire l'heure sur ma montre. Seize heures trente. Bon sang, j'ai été allongée ici toute l'après-midi à penser à Clarke. J'aurais pu faire quelque chose de productif comme je sais pas moi, travailler ou essayer de nettoyer l'appartement après que Finn soit rentré complètement ivre et ai essayé de faire des pancakes. Soit dit en passant, je suis toujours en colère contre lui. Il m'a réveillée à deux heures du matin pour me demander combien d'œufs il fallait utiliser. Connard. Et quel genre de gars il est pour ne pas savoir combien d'œufs il faut utiliser pour les pancakes de toute façon ? Mais non, je n'ai fait aucun truc utile comme ça, je suis juste restée allongée ici à regarder le plafond en pensant à elle.

Un peu pathétique, je sais.

J'ai une tonne de boulot que je peux faire. C'est le problème à cette époque de l'année, le délai et la constante menace d'un examen surprise imminente planant au dessus de ma tête. Ce qui me mène à d'autres problèmes. Les vacances de Pâques la semaine prochaine. Trois semaines complètes hors de l'université. Et je n'ai aucune idée, savoir si Clarke reste à New-York ou si elle rentre chez elle, peu importe où elle habite en dehors de la vie sur le campus.

Je ne sais même pas d'où elle vient. Son accent suggère quelque part dans le nord, mais où ? J'en ai aucune idée.

Pourquoi ne parle t-elle pas d'elle ?

Je suis sûre qu'il y a eu un moment chez Jasper lorsque nous étions tous dans la cuisine à s'enfiler des shots où tout le monde a mentionné d'où ils venaient et comment leurs familles étaient. Mais elle n'a rien dit. Elle était juste adossée au comptoir à écouter les histoires des autres sans se mêler à la conversation. Elle est comme une énigme, un total mystère. Et pour je ne sais quelle raison, je veux savoir tout ce qu'il y a derrière tout ça, quelle est son histoire, pourquoi elle a constamment les yeux tristes et ce tatouage représentant un Lys.

Je pense qu'il est juste de dire que Clarke Griffin me prend totalement au dépourvu. Et bien plus que n'importe quelle fille n'a pu le faire auparavant.

Et me voilà, ici, ne faisant rien à part penser à elle, penser à l'embrasser et à la ramener à la maison pour coucher avec elle jusqu'à ce qu'elle ne sache plus comment elle s'appelle, jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus. Ou alors qu'une de nous deux s'évanouisse de fatigue, d'une overdose d'endorphine ou un truc dans le genre.

Une soudaine vibration près de mon pied me distrait et m'empêche de me laisser trop m'emporter par mes pensées, si vous voyez ce que je veux dire. Je m'assoie en cherchant mon portable. Je ne peux empêcher mon sourire de s'agrandir quand je vois de qui me vient le message.

Clarke : Libre ce soir ? X

Clarke :

Je fais courir une main dans mes cheveux et regarde mon portable probablement pour la millième fois en cinq minutes. Toujours la même heure que la dernière fois et toujours aucune réponse de la part de Lexa. Ma jambe n'arrête pas de se secouer de haut en bas nerveusement. Un défaut que j'ai développé quand j'étais enfant à chaque fois que j'attendais pour concourir. Ne me demandez pas pourquoi je suis nerveuse, je le suis juste ok ?

Depuis que je l'ai croisée lundi, j'ai été incapable de m'arrêter de penser à elle.

Pas que j'ai été capable de ne pas penser à elle avant ça aussi.

Je prends ma vodka coca que je me suis déjà acheté et en prend une autre grosse gorgée. D'ici que Lexa arrive, j'aurais déjà fini mon verre. Peut-être que je vais devoir commencer à boire sa bière. Pas que je sois une grande fan de despé. Regardez moi, je lui ai même acheté sa foutue boisson. Je ne paye jamais de verre, à moins que ce soit l'anniversaire de quelqu'un ou une occasion spéciale. Mais me voilà, assise dans un box, seule, un verre de vodka coca à moitié rempli et une despé qui l'attend. Et je suis nerveuse. Et je continue de vérifier mon téléphone en jouant avec mes cheveux.

Ce n'est pas moi.

Mais encore, en même temps, d'une façon étrange, ça me ressemble plus que je n'ai pu l'être dans le passé. Je sais, trois ans. Ça semble étrangement juste. Quand Lexa m'a embrassée l'autre soir dans la salle de bains, c'est comme si elle me réveillait de nouveau ou un truc dans le genre. Vous savez, comme quand vous regardez un film Disney, au moment où le prince charmant embrasse la demoiselle en détresse et lui sauve la vie. C'est comme ça que je le ressens. Elle est le prince charmant, ou la princesse charmante pour être exacte, et je suis la demoiselle en détresse.

Ouais ok, j'aime les films Disney et les contes de fée, grosse histoire. C'est pas comme si je croyais aux « Ils vécurent heureux... » blablabla, mais c'est sympa de prétendre de temps en temps pas vrai ? Glisser dans un univers parallèle, « Il était une fois... » où les gens sont heureux, amoureux, parlent aux fleurs et aux animaux qui chantent. C'est un moment de pause dans vie que j'apprécie.

Je prends une nouvelle fois mon téléphone, juste au cas où elle aurait essayé de m'envoyer un message, de m'appeler. M'assurer que mon portable n'est pas cassé ou qu'il soit en silencieux. Toujours rien. Mais encore une fois, ce n'est pas comme si elle était vraiment en retard ou quoi que ce soit. Il y a seulement quatre minute de passées. Mais je flippe totalement. Et si elle ne vient pas ? Et si elle vient juste pour me dire que c'est une mauvaise idée ?

Et si elle pense que c'est un rendez-vous ?

Est-ce que c'est un rendez vous ?

Bien sûr que non. C'est juste deux amies qui se rencontrent un mercredi soir autour d'un verre pour discuter. Le fait qu'on ai couché ensemble il y a dix jours ne change rien. Absolument rien. Ou le fait qu'on se soit embrassées la semaine dernière ne veut rien dire. Comme le fait qu'on se soit déshabillées du regard au bar l'autre nuit aussi. Rien. Nous sommes juste amies. Amies. Elle est juste ma nouvelle amie gay. Ma nouvelle, gay, magnifique amie avec qui j'ai couché. Du magnifique sexe. Vraiment, vraiment magnifique sexe.

Juste une amie. C'est tout ce que nous sommes. Et ce n'est pas un rencard. C'est un verre. Dans un pub que J'AI choisi parce que je sais qu'il n'est pas beaucoup fréquenté. Ce n'est pas un bar d'étudiants. Nous n'allons pas être dérangées par des gens qu'on connaît. Ou du moins pas moi. Pas que je ne veux pas être vue avec Lexa. C'est juste que je ne veux pas être dérangée d'accord ? Je ne suis pas gênée ou honteuse. Et pourquoi l'être ? Nous sommes juste de simples amies après tout.

Une amie dont je n'ai parlé à personne ou même mentionnée. Rien. J'ai juste dit à Raven, Octavia et Echo que je sortais pour aller voir des amis de la piscine. Je leur ai dit que nous avions besoin de parler du nouveau plan d'entraînement et d'autres trucs dans le genre. Elles ont toutes opiné, prétendant comprendre ce qui se passait et m'ont même souhaité de passer une bonne soirée. J'ai menti de mon propre chef à mes meilleures amies. Mais qu'elles me croient ou pas n'a aucune importance de toute façon. Je suis certaine qu'elles ont remarqué mon attitude moins lunatique ces derniers temps. Depuis la soirée de Jasper, je me sens plus heureuse en ce qui concerne Lexa, toujours confuse peut-être, mais moins ennuyée par tout ça. Nous sommes arrivées à un certain arrangement bizarre, sans rien se dire, juste en s'embrassant et en échangeant nos numéros. Je veux juste ne plus me rendre malade pour ça à présent.

Mais je ne suis pas gay. Et nous sommes juste amies.

Une petite main presse mon épaule par derrière, me faisant sursauter. Merde. Je me suis tellement perdue dans mes pensées que j'ai complètement arrêté de stresser à propos du retard de Lexa. Je vérifie mon téléphone pour regarder combien de temps j'étais partie, juste au cas où je devrais la réprimander pour son retard. Seulement neuf minutes étaient passées. Elle rigole et s'assoie sur le siège en face de moi. « Désolée, je suis en retard. » Elle me sourit et soudain, ça ne semble plus avoir d'importance. C'est seulement neuf minutes et qu'est-ce que c'est neuf minutes après tout ? Ce n'est rien. Vraiment pas. En fait, c'est même gentil de sa part de s'excuser. « Tu n'as pas attendu trop longtemps j'espère ?

« Non ça va. Juste assez pour nous commander des verres. » Je lui montre les deux boissons entre nous, espérant qu'elle ne remarque pas que j'ai déjà commencé le mien. Elle me sourit et ses yeux s'illuminent un peu. Ça me procure une sensation chaleureuse à l'intérieur. « Despé c'est bon? »

« Plus que bien merci. On reste loin des shots ce soir alors ? » Elle me taquine et je me retrouve à rire avec elle. Je rigole encore. Vous voyez ce qu'elle me fait ?

« Je ne suis pas sûre que mon corps peut le supporter. »

« Je suis sûre qu'un corps comme le tien peut supporter n'importe quoi. » Elle prend sa bouteille posée sur la table et la soulève jusqu'à ses lèvres, me regardant par dessus, une lueur machiavélique dans les yeux. Elle me drague. Et elle le fait bien. Elle garde ses yeux fixés aux miens, attendant clairement une réaction. C'est comme si elle me défiait, me cherchait. Eh bien, deux peuvent jouer à ce jeu. Putain je suis Clarke Griffin bon dieu. Personne, je dis bien personne ne peut réussir à me draguer.

« Peut-être. » Je lui réponds, ma voix délibérément basse. « Mais un corps comme le mien à besoin d'attention. Beaucoup d'amour et d'attention. »

« C'est tout? » Elle répond en levant un sourcil. « Je pourrais aider avec ça tu sais ? On m'a déjà dit que je pouvais être très très attentive. »

Je déglutis et baisse brièvement mes yeux vers la table. Mon esprit rejoue en boucle les images de dimanche dernier. Ses lèvres sur les miennes, ses doigts caressant ma peau, faisant des va et viens à l'intérieur de moi, sa langue, oh mon dieu sa langue. Attentive ? Ouais elle est définitivement attentive.

Je prends une gorgée de ma vodka et rencontre de nouveau ses yeux. « Apparemment. »

Elle sourit, un grand sourire emplit de fierté. Elle sait exactement où mon esprit viens juste de vagabonder, ce que ses mots ont provoqué. Normalement, quand un garçon se comporte comme ça, ça ne me plaît pas le moins du monde, je trouve ça presque pas attirant, ça me refroidis directement. Mais l'arrogance de Lexa c'est autre chose.

Si elle mérite quelque chose c'est bien un peu d'arrogance.

« Mais c'est ton corps. » Elle sourit en s'adossant contre son siège et en pointant sa bouteille vers moi. « Tu décides de ce dont il a besoin, ce qu'il veut, ce qu'il désire. »

Je suis scotchée sur place face au comportement de Lexa, mais dans le bon sens. Définitivement dans le bon sens. Il y a une chaleur qui me parcours, de ma poitrine jusqu'à mes orteils. C'est nouveau pour moi, quelque chose à laquelle je ne suis pas habituée. Peut-être parce que je l'avais enfermé avant et que je m'étais empêchée de le ressentir. Peut-être que je n'avais jamais rencontré quelqu'un qui me l'avait fait ressentir. Je ne sais pas mais c'est étrange, un bon étrange mais quand même étrange.

Je me penche en avant, posant mes coudes sur la table et en reposant mon menton sur mes mains. « Et si je décide que j'ai besoin de rester loin du désir et de la tentation ? »

« Ah, tu l'admets alors, tu me trouves tentante ? »

Oh merde. Je suis tombée complètement dedans pas vrai ?

« Désirable alors ? » Elle ajoute en voyant que je ne réponds pas aussitôt, et son sourire s'agrandit davantage. Elle berce le contenant de sa bouteille en se mordant le coin de sa bouche.

Elle gagne.

J'ai besoin d'une nouvelle tactique. Et rapidement. Je ne vais pas me laisser battre. Lexa me regarde attentivement, toujours en se mordant doucement la lèvre. J'essaie de ne pas penser à ce que j'avais ressenti quand elle avait tenu ma lèvre entre ses dents l'autre soir. Je devrais être une experte à ça. Je flirt avec des gars tout le temps. Et plutôt bien. Je peux le faire.

« Peut-être que c'est le cas. » Je réponds doucement en gardant ma langue entre mes dents un moment. « Peut-être que non. Je ne me suis pas encore décidée. »

Elle rigole. « Merde, je devrais commencer par être plus attirante alors ? »

« Tu devrais peut-être commencer par nous commander une autre tournée alors ? »

Elle rigole de nouveau, chaudement cette fois, avant de finir la dernière gorgée de sa bouteille. « Touché. » Elle ri en se levant. Elle presse de nouveau mon épaule et je ressens de nouveau une vague de chaleur m'envahir. « Vodka coca c'est ça ? »

Je hoche la tête, la vague de chaleur s'étendant un peu plus quand je réalise qu'elle se souvient aussi de ce que je bois. Elle m'envoie un dernier sourire charmeur et disparaît vers le bar. Je ne peux m'empêcher de la regarder marcher. Les amies peuvent flirter pas vrai ? Et mater ouvertement les fesses de l'autre ? Ça ne veut rien dire. Ou suggérer de sortir ensemble. Parce que ce n'est pas un rencard. Le flirt, s'offrir des verres ou se sourire de la manière dont on le fait ce n'est rien. Les amies peuvent faire ça aussi. Pas vrai ?

Je regarde Lexa s'éloigner du bar avec nos verres à la main. Elle croise mon regard et me sourit. Elle sait que je la regardais au bar. Elle me sourit tout du long et place les boissons devant nous avant de se rasseoir dans son siège. Elle a vraiment, vraiment un beau sourire, vous savez ça ? « Je suis plus attirante maintenant ? »

Je ri. « Payer les boissons, ça aide définitivement. »

« Oh ouais ? Et quoi d'autre pourrait aider ? » Elle répond à voix basse en se penchant et posant ses bras sur la table tout en me souriant. Il y a quelque chose dans le ton de sa voix, dans la façon dont elle me regarde, dans son langage corporel qui me fait frissonner. J'ai de nouveau des papillons. Plein, plein de papillons.

« Ne pas être en retard aurait pu être un bon début. » Je la taquine, me laissant moi aussi aller. Je ne peux pas m'en empêcher. Elle est comme un aimant ou un truc dans le genre.

« J'ai tout gâché avant même d'être arrivée alors ? »

« Qui a dit que tu as tout gâché ? »

Putain. D'où ça sort ? Je ne devrais pas dire des trucs comme ça. Ou je devrais au moins réfléchir avant de parler. Lexa sourit, ses yeux s'illuminent de nouveau mais elle reste silencieuse un moment, prenant une gorgée de sa bouteille tout en me regardant. C'est comme si elle me défiait, voulant que j'en dise plus, que je me laisse aller davantage. Je garde mes yeux sur les siens une seconde de plus avant de les baisser sur mon verre à l'instant où je me sens rougir.

Un chorus de voix fortes venant de l'autre coté du bar m'oblige à regarder de nouveau. Un groupe d'une vingtaine de personnes vient d'entrer, portant tous des pulls similaires et en chantant. Merde. Merde. Merde. Putain de bordel de merde. Je m'adosse en arrière contre mon siège, m'éloignant de Lexa et prends une grosse gorgée de ma vodka.

Merde.

« Tu les connais ? » Lexa me demande et je la regarde rapidement avant de me tourner vers les visages familiers dans la foule.

« Je nage avec certains d'entre eux. »

« Oh d'accord. Ça ne me dérange pas si tu veux leur dire bonjour. »

« Non. » C'est la dernière chose dont j'ai envie. Vraiment la dernière chose. Pourquoi il a fallu qu'ils viennent ici ce soir, quand je m'amuse autant, appréciant autant la compagnie de Lexa. Je sens les yeux de Lexa sur moi, guettant ma réaction. Comment je peux dire ça sans qu'elle pense que je ne veux pas être vue avec elle. « C'est juste que... »

« Tu veux aller autre part ? » Je la regarde à nouveau, elle a l'air préoccupé, ses yeux sont doux et son sourire chaleureux. Je hoche la tête. « Ou euh... Ou on pourrait retourner chez moi pour boire un autre verre. Finn est sorti. »

Retourner chez elle ? Retourner chez elle ? Ou rester ici à être mal à l'aise ? Aller chez elle pour aller boire un autre verre, se relaxer un peu, discuter ou rester ici et être inconfortable ? Choix facile vraiment. Sans hésitations. Je hoche de la tête à nouveau. Elle me sourit chaleureusement et je fais de même. Je sais qu'il y a probablement un sous entendu derrière ses mots. Je ne suis pas stupide. Et évidemment, je suis très très consciente de ce qu'il s'est passé la dernière fois que j'ai été chez elle. Comment je pourrais oublier ?

Lexa :

« Mets toi à l'aise. » Je lui propose quand on entre dans l'appartement. Je me dirige immédiatement vers ma petite cuisine et indique le sofa à Clarke. « Je vais nous chercher à boire. Une autre vodka coca ? »

« Oui je veux bien merci. »

Je m'occupe à remplir nos verres en essayant de ne pas me concentrer sur le fait que Clarke est de nouveau dans mon appartement. Depuis la dernière fois où elle est venue ici, je ne pensais vraiment pas que ça recommencerai. Jamais. Et ensuite le baiser dans la salle de bain de Jasper et ce soir tout est de nouveau normal. Eh bien, elle est là au moins. Je ne vais pas m'en plaindre.

L'inoffensif flirt de tout à l'heure continue de se jouer dans ma tête. Est-ce que c'est juste un jeu ou est-ce que ça veut dire plus que ça ? Est-ce que ça va nous mener quelque part ? Est-ce qu'elle veut que ça mène quelque part ? Je ne suis pas sûre. Je sais que je veux y croire. Évidemment. Mais est-ce qu'elle pense la même chose ? Je ne sais pas. Il y a une étincelle dans ses yeux, la même que j'avais déjà vue quand nous nous sommes embrassées au club et quand nous avons échangé nos numéro chez Jasper. Peut-être que ça veut dire quelque chose. Mais peut-être pas. Je connais à peine cette fille. Je ne connais pas encore ses expressions ou ses petites manies. Je ne sais rien d'elle.

Et c'est plus que du flirt qui se joue dans ma tête. À la minute où les personnes qu'elle connaissait sont entrées dans le bar, c'est comme si elle était devenue une autre personne. L'étincelle dans ses yeux s'était évaporée, son sourire avait chuté, même son langage corporel avait changé. Elle était passée de totalement décontractée à tendue et mal à l'aise en quelques secondes, elle s'est même éloignée de moi.

Comme si elle ne voulait pas être vue en ma compagnie.

Mais encore une fois elle est là, dans mon appartement, se mettant à l'aise, assise dans mon canapé, ses jambes croisées en dessous d'elle, changeant les chaînes de la télévision comme si elle vivait ici. Elle n'a plus l'air mal à l'aise maintenant. Peut-être un peu nerveuse mais je n'en suis pas certaine. Elle a voulu rentrer avec moi, revenir ici encore et je n'allais pas dire non à ça pas vrai ? Je veux aussi qu'elle soit ici. Et son humeur a changé dès que nous avions quitté le bar.

Ça ne peut pas être moi le problème pas vrai ?

Je me dirige vers le sofa et dépose nos deux verres sur la table basse et m'assoie à côté d'elle. Je voudrait m'asseoir plus près d'elle et, je ne sais pas, la câliner un peu mais je ne pense pas que c'est le moment pour ça. Pas quand elle a cet air paniqué, de peur d'être vue avec moi.

« Désolée. » Me dit-elle doucement après quelques minutes passées à juste boire nos verres en prétendant regarder la télévision. « Pour avoir voulu partir je veux dire. C'est juste... »

« Tu n'as pas besoin de te justifier. » Je la coupe. « Peu importe la raison, c'est bien aussi juste nous deux. »

« Oui c'est vrai. » Elle accorde en hochant la tête avant de tomber dans un nouveau silence. C'est inconfortable, tendu et ça m'inquiète. Je ne veux pas que Clarke se braque à nouveau. Je ne pourrais pas le supporter. Pas après la façon dont elle s'est comportée tout à l'heure.

«Doooonc... » Je prends ma respiration, brisant le silence qui s'est installé entre nous. Clarke détourne son attention de la télévision vers moi, apparemment ravie que je commence à parler. Nous y voilà. « Quand tu as dit que je n'avais pas encore tout gâché, tu le pensais ? »

Yep, je sais, je n'y vais pas par quatre chemin. Je ne peux plus jouer à présent. Les taquineries et le flirt est amusant. Vraiment amusant. Mais je sais que quand je dis des trucs, je les pense. Je sais que je veux flirter avec elle. Je veux que ça aille plus loin qu'un simple rendez-vous autour d'un verre et des baisers volés dans une salle de bain. Je veux plus. Mais ce que je ne sais pas c'est si c'est juste un jeu pour Clarke ou si elle me veut aussi. Je veux savoir si cette étincelle veut dire quelque chose.

Clarke se décale légèrement sur le sofa, se détournant complètement de la télévision pour me faire face. Pendant un moment elle a l'air profondément dans ses pensées, comme si elle allait dire quelque chose de sérieux mais elle me sourit juste. « Ouais. »

« Oh d'accord cool. » Classe je sais.

Je suis confuse. Donc elle le pensait ? Ce qui veut dire que je n'ai rien gâché. Je pense. Mais gâché quoi de toute manière ? Est-ce qu'au moins on est sur la même longueur d'ondes ? Parce que de mon côté, ça veut dire qu'elle est moi on a peut-être une chance. Que le flirt et tout ça peuvent nous mener quelque part. Mais encore, comment ça le pourrait ? À moins qu'elle ne soit pas hétéro. C'est ce qu'elle essaie de dire ? Que peut-être elle et moi on peut aller plus loin parce qu'elle n'est plus sur les mecs maintenant ou qu'elle n'aime plus juste les gars. Que peut-être elle est juste attirée par moi. Ce qui pourrait expliquer tout ce flirt et ces sourires. Vous voyez ce que je veux dire, c'est une situation vraiment confuse non ? Un peu d'aide ne serait pas de refus.

« Et qu'est-ce que ça veut dire exactement ? Tu n'es pas obligée de répondre mais...»

« Ça veut dire que tu n'as rien gâché et c'est pourquoi je suis là, à boire un verre avec toi. » Clarke m'interromps, son sourire grandissant. Je suppose qu'elle est consciente qu'elle ne répond pas exactement à ma question. Soit ça veut dire qu'elle ne veut pas, soit elle joue avec moi ou autre chose. Je ne sais pas.

« Ohhh-kkk. » Je dis doucement ne voulant pas la pousser, mais toujours confuse de savoir ce qui se passe exactement.

« Lex, arrête de t'inquiéter. Je suis ici parce que j'ai envie de l'être. Parce que j'aime passer du temps avec toi et, eh bien j'avais pas grand chose à faire d'autre ce mercredi soir. » Elle place sa main sur ma jambe, juste au dessus de mon genou et me sourit en tenant légèrement sa langue entre ses dents. Je rigole et elle se joint à moi. L'étincelle est de retour dans ses yeux. Et son côté charmeuse de retour dans sa voix.

« Garce. » Je réponds en prétendant être offensée alors qu'à l'intérieur je suis à deux doigts de m'évanouir à cause de sa main posée sur ma jambe.

« Eh bien apparemment tu n'avais rien de mieux à faire non plus. » Elle continue sur un ton blagueur en se penchant légèrement contre mon épaule. D'abord sa main sur ma cuisse, maintenant ça ? Ça veut dire que tout le flirt voulait dire quelque chose pas vrai ? Je ne me fais pas des idées ? Le flirt et le contact c'est sans doute un signal pour me dire qu'elle me veut. « Je t'ai juste prévenue à la dernière minute et tu as sauté sur l'occasion de me voir. »

« Peut-être que j'attendais juste que tu réalises combien je suis tentante et désirable. » Je taquine un peu embarrassée d'avoir été découverte. C'est comme si elle savait que j'avais passé ces derniers jours à attendre un message d'elle. Est-ce que je suis si prévisible ? « Ça t'as pris du temps cependant. »

Elle se penche un peu plus, son visage à quelques centimètres du mien et presse doucement ma jambe. « Est-ce que tu me trouves tentante et désirable, Lexa ? »

Je réduis la distance entre nous et l'embrasse doucement. Je veux faire ça toute la soirée, c'est comme ci ses lèvres m'appelaient, me suppliaient de les embrasser. Si Clarke veut savoir combien je la trouve tentante et désirable, je vais lui montrer. Les actions sont mieux que les mots pas vrai ?

Les lèvres de Clarke bougent contre les miennes quand elle me rend mon baiser. Elle me trouve tentante et désirable aussi. Je le savais. Ma main trouve l'arrière de son cou, je l'attire plus près de moi encore tout en approfondissant le baiser. Le doux baiser s'intensifie rapidement. Pas que je m'en plaigne. Comment je pourrais me plaindre quand Clarke m'embrasse comme ça, quand sa main remonte doucement le haut de ma cuisse ?

Merde, ça main remonte le haut de ma cuisse.

Et maintenant sa langue est dans ma bouche. Merde.

Je pousse mon corps contre le sien et l'installe contre l'accoudoir du canapé. Elle gémit dans ma bouche et sa main glisse de ma jambe pour aller se poser sous mon haut, caressant le côté de mon estomac doucement. Je peux déjà me sentir mouiller, toute la discussion que nous avions eu plus tôt au bar à propos d'être attentive de son putain de corps d'athlète, suivit de cette séance de bécotage avec elle, ça m'a fait des choses. Je suis officiellement excitée. Et maintenant sentir sa main sur ma peau nue, c'est sur le point de m'achever. Je la veux. Non. Putain j'ai besoin d'elle.

Dans un mouvement rapide et sans effort, Clarke retire sa jambe de sous elle, attrapant mes hanches au passage et je finis par je ne sais quelle façon par la chevaucher alors qu'elle était toujours allongée contre l'accoudoir du canapé. Mon dieu, elle est vraiment douée. Elle enroule un bras autour de mes épaules et m'attire au dessus d'elle pendant que nos langues continuent de se battre pour dominer l'autre. Je dois m'éloigner du baiser quand le besoin de respirer devient trop écrasant. D'autres besoins commencent aussi à être écrasants, mais dans le bon sens, vraiment dans le bon sens. Je reprends mon souffle, la poitrine de Clarke se lève et se baisse sous moi. On dirait bien que je ne suis pas la seule à être emballée par tout ça. Je laisser traîner mes doigts doucement sur son bras jusqu'à ce qu'il atteigne sa main posée sur ma hanche. Je lie nos doigts ensemble doucement.

« Je le savais. » Je murmure dans son oreille, guidant sa main sur mes fesses quand je pousse mes hanches contre elle. « Tu me trouves tentante et désirable. Tu ne peux plus le cacher à présent. »

Je roule une nouvelle fois mes hanches et elle déglutie avec force. Je souris contre le côté de son cou avant de faire courir ma langue doucement sur sa peau. Elle se tord pour me rencontrer et soupire de frustration quand j'éloigne mes hanches d'elle. Elle me regarde en fronçant les sourcils. « Quoi ? »

« Tu me veux. » Dis-je en pointant un fait, me sentant de nouveau confiante. Eh bien, comment ne pas l'être ? Je veux dire, Clarke Griffin est allongée en dessous de moi, toute troublée et si je ne me trompe pas, vraiment excitée. « Tu veux que je t'emmène dans ma chambre. »

Il y a une pause. Le son de notre rapide respiration et le son étouffé de la télé remplissant la pièce.

Elle hoche la tête et je lutte pour me contenir.

« Tu veux que je te touche. » Je déclare une nouvelle fois dans une voix confiante, faisant courir délibérément mes doigts sur l'abdomen de Clarke, là où son haut s'est un peu relevé. Je meurs à l'intérieur. Je souffre physiquement, je veux arracher ses vêtements pour y faire courir mes mains partout sur son ventre musclé et ensuite ma langue et... Merde. Reprends toi Lexa.

Elle hoche la tête encore.

Je me penche et frôle légèrement ses lèvres avec les miennes, gardant intentionnellement une distance de sécurité entre nos deux corps. Sa main fait irruption pour saisir ma joue et elle essaie de m'attirer pour m'embrasser de nouveau. Haha. Putain je le savais. Elle me veut. Je résiste, gardant mes lèvres à distance mais assez proches pour qu'elle sente mon souffle quand je me mets à parler doucement dans une voix suave. « Tu veux que je te prenne comme je l'ai fait la dernière fois. Tu veux me sentir à l'intérieur de toi. Tu veux que je te prenne encore et encore. »

« Ferme là et embrasse moi putain. » Grogne pratiquement Clarke en tirant mon visage vers le sien pour écraser nos lèvres ensemble. Sans briser le baiser je la mets dans une position assise et me pousse sur le côté. Elle se lève rapidement, sa main toujours en coupe contre ma joue, l'autre fermement agrippée à la ceinture de mon jean. Je souris dans le baiser. Putain elle me veut vraiment. Je commence à marcher à reculons, mes bras autour de son cou et de ses épaules, agrippant l'arrière de sa nuque pour glisser ma main dans ses cheveux. Mon cœur bat la chamade, plus fort qu'il ne l'a jamais fait. J'ai chaud. Et je suis mouillée. Putain vraiment trempée. Nous tombons pratiquement de la porte de ma chambre jusqu'à mon lit, ne brisant toujours pas le baiser. Je ne pense pas que je le pourrais même si je le voulais. J'ai besoin de sentir les lèvres de Clarke sur les miennes.

Je dois me rappeler que ce n'est pas encore un des ces rêves que j'ai fait encore encore ces derniers jours. Non, c'est réel. Putain vraiment réel.

Je tourne Clarke et l'allonge sur mon lit recouvrant rapidement son corps avec le mien. Mes mains trouvent le bas de son haut et le glisse rapidement au-dessus de sa tête. Elle lève ses bras pour m'aider à lui retirer et fait tomber ensuite ses mains sur ma chemise pour y retirer les boutons. Je déglutis et commence à déposer des baisers de son cou jusqu'au haut de sa poitrine. Elle pousse mon jean en bas de mes fesses et glisse ses mains en dessous de mon sous-vêtement m'attirant avec force contre elle. Sentir ses mains sur ma peau nue me rend dingue une nouvelle fois. Spécialement à l'endroit où j'ai désespérément envie d'elle, besoin d'elle.

« Lex, j'ai besoin de toi... » Murmure Clarke dans un souffle, agrippant l'arrière de ma tête avec son autre main quand je retire son soutien gorge. Mes lèvres enveloppent rapidement son téton en décalant mon poids sur le côté, surplombant toujours Clarke. Je tire l'élastique de son leggings, le faisant glisser jusqu'au bas de ses jambes avant qu'elle m'aide à le retirer. Je retire mon propre jean aussi et retire à contre cœur ma tête de la poitrine de Clarke. Pas que ce soit une mauvaise chose quand je vois le corps presque nu de Clarke en dessous du mien.

Elle est une vision. Une putain de vision. Je suis sûre que j'ai eu pratiquement un orgasme juste en la regardant. Je suis sur le point de lui dire à quel point elle est magnifique quand elle capture une nouvelle fois mes lèvres, poussant sa langue directement dans ma bouche et m'attirant contre elle. Une de mes jambes glisse entre les siennes et je la presse contre son centre, sentant ses sous-vêtements trempés sur ma jambe.

C'est tout. Je dois l'avoir.

J'ai besoin de l'avoir.

Et en juger par la façon dont Clarke agrippe mes épaules et sa lourde respiration entre nos baisers, je pense qu'elle me veut aussi. Qui suis-je pour refuser ses désirs ? Le dernier vêtement entre nous est rapidement écarté, balancé au hasard dans un coin de la pièce, trop emportées par notre euphorie et notre désespoir de se déshabiller l'une et l'autre. Nos mains sont partout, bougeant sur nos peaux douces. Je bouge contre elle, sentant son humidité s'installer sur ma cuisse. J'embrasse de nouveau sa poitrine, faisant courir ma langue sur sa peau bronzée et musclée puis je commence doucement à ramper plus bas, faisant glisser mon corps sur le sien. Je peux pratiquement sentir l'anticipation dans le corps de Clarke quand elle réalise où je me dirige et pourquoi.

C'est dix longs jours de frustration refoulée, du moins pour moi et croyez-moi je vais en profiter un maximum.