hi everybody!

voila le chapitre 10!

des la semaine prochaine l'histoire repars!

merci pour vos reviews! continuez! n'hesitez pas même si c'est pour faire unecritique!

bisous!

enjoy!


Chapitre 10 : il y a des matins où…

Il y a des matins où l'on se réveille serein, reposé, le sourire aux lèvres avec la conviction que rien ne viendra perturber notre journée… le ciel pourrait nous tomber sur la tête il serait impossible que notre sentiment de béatitude ne nous soit enlevé. Ce matin a été un de ces matins. Le réveil n'avait pas encore sonné mais quand les prémices du réveil se sont manifestées, seul un sentiment de tranquillité et de bien-être m'ont assailli, loin de moi la colère sourde et la solitude compagnes habituelles de mon existence… je me suis blotti un peu plus contre la source de chaleur dans mon lit… j'ai fini par prendre conscience que cette chaleur provenait d'un autre corps, ce qui fut une surprise pour moi. Je ne laisse jamais une fille dans mon lit pour une nuit entière même si la vois pendant un certain temps. De base, je déteste l'idée de faire entrer une fille chez moi, c'est mon temple ! Je me suis alors détaché en vitesse du corps et j'ai bondi hors du lit près à chasser l'intruse ! Sauf que quand je me suis retrouvé au pied de mon lit, ma baguette à la main, j'ai reconnu qui était dans mon lit…

Rose ? le brouillard habituel d'un réveil s'est dissipé et je me suis souvenu des évènements de la veille… la colère, le désespoir, le chagrin, les heures en plein ciel à tourner et retourner des pensées plus noires les unes que les autres, l'apaisement enfin acquis après de nombreuses heures et puis la découverte d'une Rose glacée, déconnectée de la réalité devant chez moi… je me suis alors laissé retombé sur mon lit la tête entre les mains…

« Mais qu'est-ce qui m'a pris enfin… cette fille a fait de ma vie un enfer pendant près de 7 ans… elle débarque dans ma vie après 5 ans et elle réveille en moi des sentiments que j'avais réussi à enfouir… et là voilà dans mon lit… je deviens fou… il faut que je la réveille et que je lui demande pardon… non non ce n'est pas une bonne idée… mais que faire ? Que faire ? » Je finis par me laisser retomber sur le matelas, désespéré…

Je tourne la tête vers elle et je me sens happé dans un monde irréel… je me laisse emporter dans un cocon aux odeurs de miel et d'orange et là face à moi, il y a un ange roux… je dois réprimer l'envie de caresser du bout des doigts sa chevelure de miel, le contour de son visage laiteux ponctué d'un millier de tache de rousseur tel la voute céleste, son petit nez, ses paupières bordées de longs cils roux, ses lèvres charnues qui dessinent un léger sourire alors que l'ange dort. Je pourrais rester des heures à contempler ce visage… mais le réveil fini par s'enclencher et me sort de ma rêverie… je me précipite pour l'arrêter, mais elle ne fait qu'un vague mouvement. Je laisse s'échapper un soupir de soulagement, je crois que je n'aurais pas pu l'affronter tout de suite… je m'arrache donc à mon cocon de béatitude et je me dirige vers la salle de bain pour me préparer à ce match si crucial pour mon équipe mais qui est à des années lumières de l'être pour moi en cet instant précis. Quand je reviens dans la pièce principale, elle est toujours endormie. Je n'ai pas le cœur de la réveiller, alors je lui laisse un mot en remettant à plus tard l'inévitable…

Le match est violent, très violent devrais-je dire. J'ai bien failli dévisser plus d'une fois sous les coups des cognards. Mon épaule me fait atrocement mal mais je n'ai pas le droit de défaillir mon équipe me fait confiance. Enfin l'heure de la délivrance arrive enfin, notre attrapeur se saisit du vif mettant fin à notre calvaire… j'entends les hurlements de joies de nos supporters… nous avons gagné mais dans la souffrance… je me pose enfin sur le sol, soulagé… mon coach me frappe dans l'épaule et je retiens difficilement un cri de douleur. Toute mon équipe est folle de joie et je dois bien admettre que je ressens cette même joie.

Nous nous dirigeons tous vers les vestiaires. L'ambiance y est animée et on y rie beaucoup. La douche fait un bien fou et la séance de réparation en tout genre fini de me soulager l'épaule. Le soigneur me donne une potion mais me signale que j'aurais mal encore quelques heures. Les flashs crépitent et les questions affluent et je me prête de mauvaise grâce à cet exercice que j'exècre en tout point. Une petite fille m'offre une rose et là je me fige. Soudain je me rappelle que j'ai laissé une rose dans mon lit ce matin… je m'excuse vivement au près de mon coach qui me regarde d'un œil dubitatif avant de hocher la tête me donnant ainsi la permission de partir… il a du voir dans mes yeux toute l'angoisse qui m'a envahit quand j'ai reçu cette rose…

Je me mets à courir comme un dératé et après une petite demie heure de métro je finis par atterrir devant chez moi hors d'haleine… après avoir repris mon souffle je colle l'oreille contre ma porte pour savoir si elle est encore là, après tout je lui avait donné la possibilité de partir… j'ai le cœur qui bat la chamade et pas à cause de ma course… à ce moment là ma voisine sort et elle me dévisage. Je lui fais un sourire charmeur qui la fait rougir et poursuivre son chemin. Vive les masques made in Malfoy…. Je reporte alors mon attention sur l'intérieur de mon appartement. Je n'entends pas de bruit et je suis un peu déçu. Je sors donc les clés de ma poche et je me décide à rentrer chez moi. Je ne pensais pas le fait qu'elle ne soit plus là me ferait un tel coup au moral… après tout je devrais être content, je n'aurais pas à me justifier… mais je crois qu'au fond de moi-même j'aurais aimé qu'elle soit là, que je lui présente mes excuses bien qu'elle soit plus coupable que moi… je ne sais pas, simplement qu'elle soit là…

J'empoigne la poignée et j'ouvre la porte. Je lève les yeux et là devant moi, mon ange roux se tient ne sachant trop où se mettre et se balançant d'un pied à l'autre. Je reste stupéfait et si ma mâchoire n'était pas accrochée je crois qu'elle serait tombée… elle est là… mon cœur recommence à s'affoler et mon esprit se pose un millier de question sans en répondre à une seule. Il faut que je trouve quelque chose à dire… je ne peux pas rester là sur le seuil de ma porte indéfiniment… fais ou dis quelque chose Scorpius, vite, vite, tu passes pour un imbécile là ! Et je finis par sortir de ma torpeur. Brusquement je referme la porte sur elle et je me retrouve dans le couloir contre le mur dans face… quand je m'en aperçois, je me laisse glisser contre la paroi et je me tiens la tête entre les mains… alors là mon vieux c'était du grand art… tu lui fermes la porte au nez et tu te sauves… digne d'un serpentard, ça oui… ton père serait fier de toi mon vieux… on aurait dit une collégienne effarouchée. Quel âge tu as déjà ? Ah oui ! 23 ans ! et bien c'est du joli !!! Je me mets à ricaner en secouant la tête avant d'exploser de rire… un rire amer, il faut bien le dire…

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Euh qu'est-ce qui vient de se passer là ? un instant il y avait Scorpius devant moi, les yeux complètement exorbités et le teint plus blanc que d'habitude, ce qui n'est pas peu dire quand on considère que c'est un Malfoy et la seconde d'après il n'y a plus que la porte qui s'est refermée. J'ai pas tout compris là… et moi qui ne savais pas où me mettre quand j'ai entendu la porte s'ouvrir… je reste là, dubitative, immobile après avoir arrêté de me balancer comme un gamin pris sur le fait alors qu'il venait de faire une bêtise… j'attends quelques instants, je ne sais pas trop quoi faire. Rester là et attendre qu'il revienne, partir discrètement ou que sais-je… je dois prendre une décision mais mon train de pensées est interrompu subitement quand j'entends un éclat de rire provenir du couloir. Je reconnaitrais ce rire entre mille… Scorpius rit et je ne sais pas pourquoi. Je me décide à aller voir ce qui se passe… j'ouvre donc la porte et je me retrouve face à face avec un Scorpius hilare mais dont le son de son rire est profondément triste. Je me mets à genoux devant lui et je cherche à capter son regard. Au bout de quelques secondes, je finis par stopper ses mouvements de tête en lui attrapant le visage entre mes mains. Il cesse subitement de rire et frissonne sous le contact de mes doigts. Métal et océan se rencontrent alors. Surprise et tristesse d'un côté contre incompréhension et gêne de l'autre. Soudain une décharge électrique me parcours et je lâche subitement son visage, pousse un petit couinement de surprise et recule vivement contre la porte en sentant le rouge me monter au visage…

Sauf que je n'avais pas refermé correctement la porte et que je me retrouve les quatre fers en l'air sur le seuil de son appartement. Son rire retentit de nouveau, sauf que cette fois il n'est pas emprunt de tristesse… il est franc et clair, il est entrain de se ficher de moi ! Je me relève sur mes coudes et j'essaie de lui lancer un regard noir mais tous ce que j'arrive à faire c'est le faire rire d'avantage. Je finis par le rejoindre dans son rire. Et nous voilà tous deux pliés en deux au milieu du couloir. Quand il cesse enfin de rire bêtement, il se relève et me tend sa main pour m'aider à me relever. Je la saisi et il me hisse sans difficulté sur mes pieds. Toujours le sourire aux lèvres et toute tension dissipée entre nous il tend sa main libre vers l'entrée de l'appartement qui signifie un après toi avec un grand sourire. Je lui rends son sourire et entre dans l'appartement sans lâcher sa main. Il me suit et referme la porte derrière lui d'un coup de hanche…


voilà!

à la semaine prochaine!

missmcat