Résultat sondage :

2 pour la fic.

10 pour MP.

MP se sera ! ^^

Autre sondage en ligne. Merci d'y jeter un coup d'oeil.


Voici un chapitre spécial, sur la base d'une chanson. Il est plutôt long, mais je pense qu'il se lit plutôt bien.

J'espère ne pas l'avoir fait trop déprimant, et en même temps… C'est ce que je voulais faire ! J'espère avoir trouvé un bon équilibre, et que vous aimerez ! ^^

On m'a demandé combien de chapitre il y aura dans ma fic. Pour être honnête, je ne sais pas. J'ai (ENFIN ! ! !) fini d'écrire le chapitre dix-neuf, et commencé le numéro vingt, et on est encore loin d'être à la fin de ma fiction. Peut-être à la moitié, avec un peu de chance… Et seulement de la première partie.

Oui, je sais, je suis dingue. Mais vous m'adorez pour ça ! XD

Si je dis ça ici, c'est pour remercier chacune des personnes qui m'ont donné des trucs pour me changer des idées et me débloquer. Ce fut très utile, comme vous pouvez le constater ! Après plus de trois semaines de galère (et oui, j'étais coincé depuis tout ce temps… C'était fatiguant.), j'ai enfin pu organiser mes idées de manière satisfaisante.

Ah, aussi, une petite explication sur un nom que j'utilise à la fin. Merci de le lire et de partager votre point de vu !

Bonne lecture !

Artiste : Within Temptations

Chanson : Somewhere

Lien : http : / www . youtube . com / watch ? v=_gI5itbulKg


Chapitre 10 : Somewhere

~ Lost in the darkness ~
Perdu dans les ténèbres

~ Hoping for a sign ~
Espérant un signe

~ Instead there is only silence, ~
Mais il n'y a que le silence

~ Can't you hear my screams…? ~
Ne peux-tu entendre mes cris?

~ Never stop hoping ~
Ne jamais arrêter d'espérer

~ Need to know where you are ~
Besoin de savoir où tu es

~ But one thing 's for sure ~
Mais une chose est sûre

~ You're always in my heart ~
Tu es toujours dans mon cœur


Gokudera frissonna. Il réajusta l'écharpe autour de son cou d'une main, l'autre restant à l'abri dans sa poche. Une douce écharpe d'un rouge vif, en laine épaisse, aux mailles serrées. Très efficace pour le protéger du froid. Mais aurait elle été moins efficace qu'il l'aurait quand même portée. Car c'était un cadeau.

Un cadeau du Dixième du Nom.

Une nouvelle fois, il sentit son cœur se serrer à la pensée de son ami, son boss disparu, et sa main qui réarrangeait l'écharpe se crispa. Cette douleur était insupportable, lui donnais envie de hurler sa haine contre ceux qui avait osé toucher ce qui lui était cher, sa colère, principalement envers lui-même pour ne pas avoir pu protéger son boss, et sa frustration, de ne pas avoir de nouvelle alors qu'il en avait désespérément besoin.

Il voulait savoir, et en même temps, ça le terrifiait. Et si jamais…

Il secoua violemment la tête, chassant ces sordides pensées. Il fallait qu'il arrête de penser comme ça, le Dixième du Nom ne serrait pas fier de lui. Tu parles d'un bras droit…

Il tressaillit, et du s'arrêter pour prendre appui sur un des murs du quartier où il marchait. Sa main se serra au point que ses jointures deviennent aussi blanches que la neige qui recouvrait les routes. Ce n'était pas le froid vif du vent qui soufflait sans discontinuer, s'engouffrant sans pitié dans les ruelles qui le faisait trembler. Mais son désespoir, qui prenait une fois de plus le dessus sur lui.

Comment être le bras droit d'une personne qui a disparu ?


Yamamoto se secoua, essayant vainement de se réchauffer. Alors qu'il enlevait son manteau, il s'exclama assez fort pour que l'on puisse l'entendre :

- Je suis rentré !

Quelques secondes et quelques bruits de pas après, il vit la tête de son père, Yamamoto Tsuyoshi, dépasser de le la porte menant vers les cuisines. Il sourit et salua son fils.

- Oh ! Comment ça c'est passé, Takeshi ?

- Bien Oyaji. J'ai réussi à trouvé le thon gras que tu voulais pour ce soir. Tu as le temps de préparer l'Otoroo ?

- À qui crois-tu parler, gamin ! Je suis le meilleur confectionneur de sushi de tout Namimori ! Bien sûr que j'ai le temps de préparer le repas de ce soir.

- Ahah !

Yamamoto sourit de la fausse indignation de son père. Ce dernier, voyant clair en son fils perdit son sourire, et s'appuya contre le chambranle de la porte. Avec une expression soucieuse, il demanda sérieusement, avec la voix basse :

- Tu es sûr que ça va, mon fils ?

Le sourire forcé qu'arborait le Gardien de la Pluie se fana aussitôt. Il serra les poings, mais réussi à répondre.

- Ouais… Ça va…

Tsuyoshi soupira doucement devant l'évidente détresse de son fils. Il s'approcha, et, en posant une de ses mains sue l'épaule du jeune homme, demanda doucement :

- Vous n'avez toujours pas de nouvelles, n'est-ce pas ?

Yamamoto secoua lentement la tête, n'ayant pas assez confiance en sa voix pour répondre. Tsuyoshi ne savait pas quoi faire. Il savait que le jeune Tsunayoshi était un ami précieux pour Takeshi, et que sa disparition l'avait vraiment bouleversé. Il n'avait pas cessé de répéter qu'il était responsable, qu'il aurait dû mieux protégé Tsuna. Bon sang, il avait même arrêté le baseball. Et Tsuyoshi était sûr aussi qu'il ne s'entrainait plus au maniement du sabre.

Alors le vieux samouraï fit un geste qu'il n'avait pas fait depuis des années. Depuis la mort de la mère du petit Yamamoto. Il le serra dans ses bras.

Ce n'était pas qu'il n'aimait pas son fils, mais il ne montrait jamais ses émotions aussi clairement. Il aimait la subtilité de leur relation père/fils, la confiance tranquille qui circulait entre eux. Mais aujourd'hui, son fils avait besoin de quelque chose de plus que de la subtilité. Il avait besoin d'une présence. Une qui, même sans pouvoir remplacer celle qui lui manquait, lui permettrait de se remettre, et d'accepter la réalité. Ce n'était… Malheureusement pas… Un jeu.

Yamamoto fut surpris de ce geste d'affection si inattendu. Sans s'en rendre compte, il se détendit dans la chaude embrassade de son père, s'autorisant la faiblesse de se laisser aller, et de se laisser soutenir.

Ils ne surent pas combien de temps ils restèrent ainsi, dans un soutien mutuel silencieux, et pourtant si parlant. Au bout d'un long moment, Tsuyoshi tapota la tête de son fils.

- Ça va mieux ?

Yamamoto hocha la tête, mais ne s'éloigna pas de son père. Lentement, il dit d'une voix blanche :

- Je… N'arrive pas à pleurer.

Il leva ses yeux, effectivement complètement secs pour faire face à l'homme plus âgé. Ce dernier pu lire tout le désespoir et l'incompréhension que d'habitude le plus jeune savait si bien dissimuler sous son sourire insouciant. Mais avant qu'il pu dire quelque chose, Yamamoto continua, sa voix toujours aussi basse.

- Je n'arrive pas… À le pleurer…

Tsuyoshi le serra plus fort. Yamamoto répondit en lui frottant le dos, comme si c'était son père qui avait besoin de son soutien. Sans un mot de plus, il se dégagea, avec un triste sourire, et monta sans un bruit dans sa chambre. Son père le regarda disparaitre en haut des marches. Il se frotta le derrière de la tête machinalement, avant de se tourner dehors. Le ciel était toujours caché par des nuages d'un gris argenté, et la neige tombait encore par gros flocons, que le vent dispersait dans toute la ville. Tsuyoshi soupira, et dit sourdement, pour lui-même :

- Sans le Ciel, la Pluie ne peut plus tomber… Hein…

Il soupira une nouvelle fois, et prit le chemin de sa cuisine, le sac avec le thon que lui avait apporté Yamamoto en main.

- Et si, malgré tout, la Pluie attend et attendra toujours le retour du Ciel, que puis-je faire pour lui faire admettre l'impensable ?


~ I'll find you somewhere ~
Je te trouverai quelque part

~ I'll keep on trying ~
Je continuerai d'essayer

~ Until my dying day ~
Jusqu'à mon dernier jour.

~ I just need to know ~
J'ai juste besoin de savoir

~ Whatever has happened ~
Ce qui est arrivé

~ The Truth will free my soul ~
La Vérité libèrera mon âme


Iemitsu gisait dans le canapé du salon. On aurait pu le croire mort, sans sa poitrine qui se levait et se rabaissait lentement. On aurait pu le croire endormi, si ses yeux n'étaient pas ouverts. Mais même en cherchant au plus profond d'eux, jamais quiconque n'aurait pu trouver l'habituelle lueur joyeuse et moqueuse dans ses prunelles vides.

Devant luit, sur la table basse, on pouvait voir une bouteille rempli de saké, et une coupelle vide. Présent depuis bientôt une heure sur cette table. Sujet du dilemme interne de Iemitsu.

Boire, ou ne pas boire ?

Alors que, se décidant à se redresser, sa main, lentement et en tremblant, se décidait enfin à prendre la jarre d'alcool, une voix à l'intonation enfantine mais au ton on-ne-peut-plus-sérieux s'éleva froidement.

- Qu'est-ce que tu fais, Iemitsu ?

La main s'arrêta à mit chemin, et se rabaissa, l'énergie qui l'avait décidé à se mouvoir depuis longtemps disparu. Le chef du CEDEF se tourna vers le bébé en costume et au fedora noir, qui se tenait à l'entrée de la pièce. Il ne trouva même pas la force de faire semblant de sourire.

- Quoi. On est bien la veille d'une nouvelle année, non ? Il faut bien "fêter" l'évènement ?

Reborn assombrit son regard, et répondit, d'un ton toujours neutre :

- Toi et moi savons bien que ce que tu allais faire, ce n'était pas fêter quelque chose, mais en abandonner une autre.

- Et qu'est-ce que j'allais abandonner ? Demanda l'homme brisé, se laissant de nouveau aller dans son sofa.

- Ton fils.

Iemitsu eu un rire nerveux, qui fit serrer les dents de Reborn, tant il portait de la tristesse.

- Mon fils ? Mais tu ne comprends pas, Reborn. Je l'ai déjà abandonné depuis longtemps, mon fils.

Reborn gardait les yeux fixé sur l'homme blond, échevelé, aux cernes noirs et immenses, dû au manque de sommeil et aux soucis. Il fixait le plafond avec un sourire en coin douloureux et semblait plus se parler pour lui-même que pour l'autre personne présente dans la pièce.

- Je l'ai abandonné en tant que membre des Vongola, incapable de prévoir cette attaque sur le Dixième du Nom. Je l'ai abandonné en tant que chef du CEDEF en échouant à trouver le moindre indice pour le retrouver. Et je l'ai abandonné en tant que père en n'étant jamais là pour lui, et encore moins quand il en avait vraiment besoin de moi.

Iemitsu se tourna enfin vers Reborn, qui s'était un peu avancer dans la pièce. Il finit, sans sourire.

- Tu vois, Reborn. Je l'ai abandonné, il y a longtemps, mon fils. Mon fils, si innocent. Mon fils, si mignon. Tsuna…

Reborn observa Iemitsu alors qu'il commençait à trembler légèrement, et baissa un peu la tête. Sourdement, il parla, sans se rendre compte de l'impact réel de ses paroles.

- Tu devrais avoir plus confiance en lui, Iemitsu. Tsuna n'est pas si faible.

Mais seul le silence lui répondit. Reborn finit par relever la tête, et se figea. Le blond le regardait froidement, et l'Arcobaleno fut prit par surprise par la colère et la haine qu'il pouvait voir brûler désormais dans ses yeux. Même si, dans un sens, il préférait ça à l'effroyable vide qu'il y avait avant, il ne comprenait pas ce qui avait pu dire qui avait pu provoquer une telle réaction. Jusqu'à ce qu'il parle, du venin dans chacun de ses mots.

- Confiance ? Grommela-t-il. Tu me parles de confiance, toi ? Ah ! Tu n'es vraiment pas en position de me faire la morale, Reborn.

- Qu'est-ce que-

- Qu'est-ce que je veux dire ? Explosa finalement le père désespéré. C'est simple ! C'est en toi que j'avais confiance, Reborn, pour veiller sur Tsuna ! C'est toi, qui étais censé le protéger ! Toi, qui es censé être le meilleur hitman des Vongola, le meilleur de la mafia toute entière ! Mais j'avais tort, vu la facilité que ce chien galeux a eu à te piéger ! Alors ne viens pas me parler de confiance, toi qui-

*PAOOW !*

Iemitsu se vu réduit au silence et à l'immobilité par une balle qui lui passa à deux doigts du visage. Il se calma aussitôt, et remarqua machinalement qu'il s'était levé dans sa colère aveugle. Le pistolet vert de Reborn fumait encore, mais il reprit rapidement sa forme de caméléon, qui se réinstalla sur son fedora. Fedora qui cachait les yeux ténébreux de l'hitman. Hitman qui parla, d'une voix basse. Mais sans réussir à supprimer complètement l'énervement qu'il ressentait.

- C'est bon ? Tu es calmé ?

Iemitsu et lui se regardèrent sans un mot pendant quelques secondes avant que l'homme fatigué se laisse retomber dans le canapé, la tête entre les mains. Reborn entendit dans un souffle :

- …solé.

- Hm…

- Reborn, je suis désolé. Je sais que ce n'est pas ta faute… Je me suis emporté… Mais… Mais…!

Iemitsu se remit à trembler, cette fois plus violement et il continua avec une voix étranglée :

- Mais c'était mon fils, Reborn ! Mon seul et unique fi-

*PAOOW !**PAOOW !**PAOOW !*

Il y eu un bruit de verre cassé en même temps qu'un cri de surprise étranglé de la part de Iemitsu. Il se releva, les yeux humides et élargis, tourné vers Reborn. Léon avait reprit sa forme de revolver, et cette fois, son propriétaire ne semblait pas pressé de le faire changer de forme. Il fixait de ses yeux profonds Iemitsu, avec une aura menaçante, lui interdisant de parler.

La tête du blond se tourna vers le mur, où il remarqua un impact de balle, juste au dessus de la où se trouvait sa tête, il y avait encore quelques secondes. Mais qu'une seule. Un moment prit par surprise, il comprit vite son erreur quand il entendit un léger bruit de clapotement. Il tourna son regard vers la table ou il étouffa un cri outragé. Sa bouteille de saké et sa coupelle avait été réduites en miette, et l'alcool était en train de se répandre doucement sur le parquet.

Pestant contre Reborn, il alla chercher une éponge et un chiffon en cuisine. Ledit Reborn qui ne fit pas un geste pour l'aider, et resta à l'endroit où il était, la tête tourné vers l'extérieur. Alors que Iemitsu était en train de réparer les dégâts, il grommela pour Reborn :

- Aah… Et c'était pour quoi cette fois ?

L'absence de réponse lui fit lever la tête, et il se retrouva piéger par un regard dur et froid. Il sentit sa poitrine se contracter sans avoir le moindre contrôle dessus. Reborn darda sur lui ce regard mauvais pendant quelques longues secondes avant de se détourner et de fixer le ciel gris. Et de murmurer :

- Pour avoir parler de lui au passé.


~ Lost in the darkness ~
Perdu dans les ténèbres

~ Try to find your way home ~
Essayant de trouver le chemin de chez toi

~ I want to embrace you and never let you go... ~
Je veux t'enlacer et jamais te laisser partir…

~ Almost hope you're in heaven ~
Espérant presque que tu es au paradis

~ So no one can hurt your soul... ~
Car personne ne pourra blesser ton âme…

~ Living in agony ~
Vivant dans l'agonie

~ 'cause I just do not know... ~
Juste parce que je ne sais pas…

~ Where you are ~
Où tu es


Reborn était sur le bord du bureau de Tsuna, dans sa chambre. Il était le seul à entrer dans cette pièce. La mama avait essayé, pour faire le ménage, mais elle s'était mise à trembler et était parti sans rien toucher dans la chambre.

Comme si tout laisser en place permettrait ne remettre les choses à la normale.

Mais Reborn le savait. Plus rien ne serait comme avant.

"C'est en toi que j'avais confiance, Reborn, pour veiller sur Tsuna !"

Reborn serra le poing alors que les paroles de Iemitsu lui revenaient en tête, sans qu'il ne les contrôlent.

"C'est toi, qui étais censé le protéger !"

L'homme s'était excusé, après son emportement. Et Reborn savait qu'il avait été sincère, qu'il regrettait réellement ses paroles.

"Toi, qui es censé être le meilleur hitman des Vongola, le meilleur de la mafia toute entière !"

Le meilleur, hein… Il s'était fait avoir comme un débutant. Il ne méritait pas ce titre ronflant. Plus maintenant qu'il avait laissé un autre hitman le berner et prendre quelque chose qui lui était précieux.

"Mais j'avais tort, vu la facilité que ce chien galeux à eu à te piéger !"

Oui. Iemitsu s'était excusé. Mais Reborn savait. Ses paroles étaient vraies. Il avait échoué dans son rôle de tuteur. Le goût amer de la défaite qu'il ressentait ne lui laissait aucun repos.

Et celui qui en avait payé le prix, c'était Tsuna.

- Que veux-tu, Colonnello ?

Il entendit derrière lui un soupir désappointé. Il ne s'était pas tourné, et il n'avait rien dit quand il avait sentit l'autre Arcobaleno entrer dans la pièce. Mais ce n'était pas pour ça qu'il ne l'avait pas remarqué. Même prit dans ses pensées, il était toujours alerte.

Il sentit plus qu'autre chose l'autre maudit s'assoir sur le lit, près du bureau. Il se crispa légèrement, mais ne dit rien. Il n'aimait pas que l'on vienne déranger cette chambre. L'autre se mit à parler.

- Rien de spécial, kora. Je venais voir comment ça allait.

- Comment va Kyoko ?

L'ancien membre du COMSUBIN soupira bruyamment de l'évidente tentative de changement de sujet, mais laissa passer. Pour cette fois.

- Bien, je dirais. Elle a eu une crise de larme, il n'y a pas longtemps, mais Ryohei s'est bien occupé d'elle. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui est un jour difficile, tant pour elle que pour lui.

- Hmm. Tu comptes rester chez eux encore longtemps ?

- Les Vongola ont fermé Mafia land, donc je n'ai aucune raison de rester là-bas, dans le froid glaciale de l'hiver sans pitié qui-

- Tch. De bien grand mot pour quelqu'un d'aussi petit.

- Quoi ? Tu me cherches, kora !

- Tu veux te battre ?

- Kora !

- Ça suffit vous deux ! Clama une voix coléreuse.

Légèrement penaud, Colonnello se tourna vers Lal, alors que Reborn restait immobile. Mécontente, elle désigna Colonnello.

- Colonnello, descend du lit, ou assis-toi bien. Et toi Reborn, tu-

- Lal. Tu es de retour. Ça c'est bien passé avec la mama ?

Lal soupira, elle aussi consciente que Reborn voulait éviter qu'ils lui posent des questions. Elle échangea un rapide regard avec Colonnello avant de lâcher :

- Elle a acheté assez de nourriture pour un régiment. Elle va avoir besoin de la nuit entière pour cuisiner, et tout préparer.

- Je vois.

Le silence s'installa, lourd et désagréable. Lal observait Reborn, alors que Colonnello se tortillait sur place, impatient. Mais Reborn restait indifférent à leur présence. Il restait immobile, à regarder le ciel nuageux.

Lal secoua la tête, agacée. Elle était revenue, il y avait maintenant une semaine, juste avant noël, des missions de recherches que lui avait ordonnées de faire son patron, sans rien trouver, comme tout les Vongola. Mais voyant l'état de nerf du chef du CEDEF, elle avait décidé de rester ici. Le reste des membres de la "Consulenza Esterna Della Famiglia" faisaient partit des équipes de recherches qui restaient sur le pied de guerre, à l'affut de la moindre information.

Mais il n'y avait rien. Une absence d'information aussi inhabituelle qu'inattendu pour tout les Vongola. La personne qui avait enlevé l'héritier des Vongola avait fait un travail minutieux, il était préparé pour tout, avait pensé au moindre détail. À tout les petits dét-

- Bon, ça suffit maintenant, kora !

Coupée dans ses pensées, Lal se tourna vers Colonnello. Mais si elle fut surprise de la soudaine explosion de l'Arcobaleno à la tétine bleue, Reborn, lui, demeura plus immobile qu'une pierre. Un doigt menaçant pointé vers ce dernier, Colonnello était de nouveau debout sur le lit, et visiblement en colère. Sa patience, déjà pas énorme avait atteint sa limite.

- C'est pas le Reborn que je connais ça, kora ! Il est où, celui qui se dit être mon rival ? Faut te reprendre, Reborn !

D'une voix lasse et monotone, comme si ça lui coûtait énormément de rectifier le marine, Reborn ânonna :

- D'abord, c'est toi qui te dit être mon rival, car moi, je te surpasse en tout point "Quoi ?" L'interrompit Colonnello. Mais Reborn continua sans prendre en compte la remarque outragée , et ensuite, qu'est-ce que tu veux que je fasse d'autre qu'attendre des nouvelles ?

- Je ne sais pas moi, mais ça ne te ressemble simplement pas de rester là à rien faire alors que-

Colonnello s'arrêta soudainement, un long frisson glacé descendant le long de son dos. Même Lal frissonna en ressentant l'aura sombre et colérique qu'émettait soudainement Reborn. Ce dernier, les yeux enfin tourné vers le blond dardait sur lui un regard meurtrier. Il savait être patient, mais lui comme tout le monde avait ses limites. Et une venait d'être franchie par un petit Arcobaleno imprudent. La voix pleine de fureur contenue, Reborn répondit à l'accusation en grondant.

- Rien faire ? Que veux-tu que je fasse de plus ? J'ai déjà enquêté dans toute la ville, dans le pays, jusqu'en Chine, l'endroit le plus probable où ils ont dû passer. Il n'y avait rien, aucun indice. J'ai même enquêté chez Aria, pour savoir comment on avait pu fabriquer un faux ordre pour les Arcobaleno. Le sceau n'avait pas été volé, et rien ne semblait marquer la présence d'un intrus. Pourtant, quand j'ai montré l'Ordre à Aria, elle a certifié qu'il était tout ce qui avait de plus réel.

- Quoi ? S'exclama Lal. Qu'est-ce que tu veux dire, Reborn ?

- Ce que je viens de dire. L'ordre était parfait. Le sceau est réel, la signature aussi. Bon sang, même l'encre et le papier sont ceux qu'elle utilise !

- C'est… Ce n'est pas possible, murmura Colonnello, interdit.

- Pourtant, si. J'ai cherché partout une trace de Tsuna, une piste à suivre. Mais il n'y a simplement rien. Tout comme il a réussi à s'introduire dans la famille des Giglio Nero sans laisser le moindre trace de son passage, il a réussi à enlevé Tsuna. Comme l'Ombre qu'il est ! Et maintenant, tout ce que je peux faire, c'est rester ici, et attendre une foutu piste pour le retrouver. Sans rien savoir de son état, de sa situation. Sans savoir s'il est encore vivant, s'il souffre, s'il se demande pourquoi on ne l'a pas encore retrouvé. Ou s'il est déjà mort.

Le poing de Reborn se referma jusqu'à faire blanchir les jointures et il serra les dents, à s'en faire mal à la mâchoire. Mais son envie de sang, qui n'avait cessé d'augmenter dans la discussion à chaque fois qu'il parlait ou pensait à cet évènement ne diminua pas. Lal et Colonnello eurent assez de bon sens pour ne rien dire pendant de longues minutes, laissant à l'hitman furieux le temps de se calmer un peu. Mais une chose était sûre.

Si jamais l'Ombre se trouvait par malheur en face de Reborn, peu importe le lieu, l'endroit ou les circonstances… Il sera mort dans la seconde.


~ I'll find you somewhere ~
Je te trouverai quelque part

~ I'll keep on trying ~
Je continuerai d'essayer

~ Until my dying day ~
Jusqu'à mon dernier jour.

~ I just need to know ~
J'ai juste besoin de savoir

~ Whatever has happened ~
Ce qui est arrivé

~ The Truth will free my soul ~
La Vérité libèrera mon âme


C'était le soir désormais. Le vent ne soufflait plus que légèrement et par rafale, mais la neige, elle, continuait à tomber doucement, rideau de soie qui étouffait tout. Les rues étaient vides de mondes. On trouvait pourtant quelques retardataires qui se pressaient, courant prudemment sur la neige parfois glissante, se rattrapant parfois que de justesse, ou parfois pas. On entendait alors quelques jurons sonores et les rires étouffés de ceux qui accompagnaient la malchanceuse personne. Avant qu'ils repartent de nouveau, disparaissant sous le manteau épais de la neige.

Mais il y en avait qui n'avait pas le cœur à rire. Ni à fêter quoi que se soit. Comme les deux adolescents qui marchaient silencieusement, côte à côte. Le plus grand avait les cheveux blancs malgré son jeune âge, et ce n'était pas seulement à cause de la neige qui recouvrait ses épaules. L'autre personne avait une forme plus menue, et ses cheveux d'un châtain clair étaient eux aussi recouverts d'une légère couche de neige.

Aucun des deux ne s'embarrassa à l'enlever, ils étaient bientôt arrivé à destination. Mais arrivé devant la maison illuminée, ils firent une pause, et la personne plus petite se mit à trembler légèrement. L'autre alors passa son bras sur l'épaule, et en la secouant légèrement, l'encouragea. Ils avancèrent jusqu'à la porte et sonnèrent. Peu après, la porte s'ouvrit sur une femme avec un grand sourire.

- Ala, Kyoko-chan, Ryohei-kun ! Entrez.

- Merci Sawada-san, fit Ryohei en la saluant.

- Merci Nana-san. Vous… Vous allez bien ? Demanda Kyoko, hésitante.

L'éclair de douleur qui passa dans les yeux de la femme lui serra le cœur. Mais cette émotion disparue vite sous la douceur de son visage. Elle hocha la tête en prenant les manteaux et écharpes des deux jeunes gens, et leur indiqua le salon.

Dès qu'ils entrèrent, il y eu un "Ha-hi ! Kyoko-chan !", et une jeune fille de l'âge de Kyoko se précipita sur elle pour l'enlacer. Sans attendre, Kyoko retourna l'embrassade à son amie et la serra fort dans ses bras.

Alors que Kyoko et Haru s'installait côte à côte sur le canapé, Ryohei rejoignit les deux autres Gardiens à côté de la baie vitrée. Les trois petits avaient rejoints les filles. Iemitsu et Tsuyoshi étaient tout les deux assit à la table, accompagné par les trois Arcobaleno, et ils parlaient tranquillement. Bianchi et la mama étaient rendu en cuisine, où elles cuisinaient. Même si Bianchi avait l'interdiction de toucher à un seul ingrédient. Comme cet ordre venait de Reborn, elle avait consentit à le faire.

Ryohei fut salué par Yamamoto, qui leva la main, et à sa manière par Gokudera, qui renifla à son entré. Il retourna le salut.

- Salut, Yamamoto, Tête de poulpe.

- Yo, Sempai !

- Toi… Tu peux pas t'empêcher de m'insulter, sale tête de pelouse !

Yamamoto sourit de l'éternel désaccord entre ces deux là, mais ne trouva ni la force, ni l'envie de rire comme il l'aurait fait il n'y avait pas si longtemps. Et pourtant, il avait l'impression que ça faisait une éternité. Il eu soudain la vision d'un jeune garçon, plutôt petit pour son âge, aux cheveux châtain en bataille, paniqué en regardant avec crainte les deux personnes plus grande que lui, et en essayant vainement de les séparer.

"Go-Gokudera-kun ! Onii-san ! Du-Du calme voyons !..."

Il se tendit et détourna la tête pour regarder dehors. La nuit était tombée, et était d'un noir d'encre. La neige semblait devoir tomber éternellement sur la ville. Avec un coup au cœur, il se força à effacer cette vision de sa vue. C'était inutile et stupide. Il ne voulait pas vivre dans une illusion. Il ne voulait pas un faux Tsuna. Il voulait que le vrai revienne, et vite. Vite.

Reborn ne loupa pas le coup de blues du jeune gardien de la Pluie, ni la bagarre entre le Soleil et la Tempête, chacun passant ses nerfs l'un sur l'autre, peut-être un peu trop sérieusement. Mais il savait que c'était leur manière de se détendre. De décompresser. Et, même si ce n'était pas grand-chose, oublier pendant quelques secondes la raison de leur douleur.

Reborn soupira. Il n'avait pas organisé cette année la traditionnelle bataille de boule de neige entre les Vongola et les Cavallone, ni le Noël Style Vongola. L'heure, après tout, n'était pas aux réjouissances. Il avait même hésité à organiser cette petite réunion de la Famiglia de Tsuna pour la nouvelle année. Depuis sa disparition, à chaque rencontre entre eux, ils avaient tous l'impression qu'il y avait un fantôme qui se glissait entre eux. Un fantôme souriant et chaleureux. Et qui faisait mal.

Mais il avait décidé de le faire malgré tout, surtout pour la mama. Lui et Iemitsu avaient peur qu'elle craque en cette soirée de fête, où l'on célèbre l'année passé, et celle à venir. Déjà elle avait eu un sacrée coup au cœur, comme tout le monde le jour de Noël, où l'on était censé célébrer l'esprit de famille. Mais sans la famille au complet…

Les propres familles des Sasagawa et des Miura avaient acceptés que leurs enfants passent cette soirée du nouvel an chez les Sawada. Quand à Gokudera, maintenant plus que jamais, l'idée de retourner chez son père ne lui était même pas passé par la tête, et Bianchi voulait rester avec lui, et être près de Reborn.

Les Yamamoto, eux, n'avaient pas organisé de fête de famille, et Tsuyoshi avait décidé de passer un moment chez eux, pour "la solidarité entre père", qu'il avait dit. Iemitsu lui en était profondément reconnaissant. Il avait amené quelques sushis spécialement préparé pour l'occasion, et ils avaient été servis pour l'apéritif.

Il finit par partir, devant finir ses livraisons pour son magasin. Yamamoto avait essayé de l'aider, mais il avait refusé l'attention en riant, et d'un mouvement de la main.

- Reste ici, Takeshi ! Tu seras bien mieux au chaud avec tes amis qu'avec moi. On se retrouve au temple, d'accord ?

- Oui… Merci, Oyaji.

Tsuyoshi avait sourit avant de reprendre ses affaires et de ressortir dehors. Yamamoto l'avait accompagné sur le pas de la porte, et l'avait regardé partir jusqu'à ce qu'il sente sur son épaule une main ferme. Il avait relevé la tête pour rencontrer les yeux de Iemitsu, qui lui souriait tristement. Il esquissa un sourire en réponse, et tout deux retournèrent dans la maison.

Bianchi et Nana étaient en train d'apporter la première partie du buffet, les entrées. Kyoko et Haru se proposèrent pour les aider et Nana accepta avec plaisir.

Mais une fois les plats installés, les assiettes servis, ils mangèrent dans un silence pesant. Personne ne savait réellement quoi dire et personne ne trouvait de sujet pour détendre l'atmosphère. De nouveau le fantôme de l'absent se faisait sentir, plus fort que jamais. Chacun dans leurs pensées, ils se remémoraient l'année passée, et tous ses évènements.


~ Wherever you are ~
Où que tu sois

~ I won't stop searching ~
Je n'arrêterai pas de chercher

~ Whatever it takes ~
Quelque soit le sacrifice

~ Need to know ~
Besoin de savoir.


La bataille pour les anneaux. Leur vraie première bataille en tant que Gardien. Luttant pour le droit de clamer ce titre personnel. Des découvertes importantes, sur soi, et sur les autres. Ses forces, ses faiblesses. Ses limites, et comment les repousser.

Ce fut leur premier combat en équipe. Même s'ils combattaient chacun leur propres adversaires, les autres étaient toujours là pour les soutenir. Il était là. Il était leur raison de combattre. La confiance qu'il y avait entre eux était déjà énorme. Il n'y avait aucun doute dans leur cœur. Le seul, l'unique personne qu'il accepterait jamais de suivre jusqu'en enfer ou ailleurs, c'était bien celui que l'on surnommait moqueusement "Dame-Tsuna".

L'inutile, le maladroit Tsuna, tout le temps raillé, ou ignoré, ou brutalisé. Sawada Tsunayoshi. Celui qui était d'abord devenu célèbre par ses furieuses courses en sous-vêtements colorés dans l'école. Celui qui trainait avec les deux plus beaux mecs de la classe, la star du baseball et le génie délinquant. Celui qui ne combattait jamais pour lui, et toujours pour les autres. Celui qui n'avait pas le cœur pour être un boss de Mafia. Celui que l'on sous-estimait.

Ô combien on le sous-estimait ! Capable, en quelques semaines de maîtriser une technique incroyable, la Percée du Point Zéro, capable de geler toutes les flammes qui existe. Capable de créer, en plein combat, sa propre technique, qui lui donne le pouvoir d'absorber les flammes, et de les faire siennes.

Et après de tel combat, de telles prouesses acrobatiques dans les airs, capable de continuer de tomber dans le même escalier de sa maison, comme tout les matins. Et d'arriver en retard. Et de se faire mordre à mort par un Hibari particulièrement furieux, car sa chère école à été abîmée par ces maudits herbivores. Et de survivre à tout ça, sans perdre son sourire si chaleureux.

Et puis, un peu plus tard, de nouveau lancé dans une bataille futuriste sanglante. Dans ce monde en guerre, il apprit que son futur était de terminer dans moins d'une dizaine d'année dans un cercueil, gisant dans la forêt de Namimori. Mais plus que son propre futur, ce qui le tracassait, c'était la mort de son tuteur démoniaque, et des autres Arcobaleno, la santé de l'Arcobaleno ratée, Lal Mirch, et comment il réussirait à protéger ses amis de cette violence, et tenir sa promesse qu'il avait fait aux filles.

"On retournera dans notre monde, tous ensemble, pour regarder de nouveau les feux d'artifices !"

Il avait finit par tenir cette promesse de revenir dans leur monde. Après des mois d'effort et de batailles éreintantes. Acquérant de nouvelles capacités, faisant un serment sur sa bague du Ciel, concernant son avenir et celui des Vongola. Ses gants évoluèrent, ainsi que sa flamme, dans une nouvelle Volonté. Une Flamme Dure, sa capacité à l'attaque.

Il se fit de nouveaux amis, qui décidèrent de le suivre. Lal, qui n'avait d'abord pas confiance en ce faible gamin qui devait tous les sauver, avait fini par concevoir du respect et de l'amitié envers cette personne si sincère. Spanner, qui avait trahi sa famille pour suivre le Vongola et le suivre, fasciné par se puissance, et l'aidant à la maîtriser.

Touts ces personnes, ces rencontres, ces combats, ces blessures qui les avaient secoués, lui et les autres. Mais ils s'étaient toujours relevé, et avaient appris.

Gokudera avait appris que le rôle d'un bras droit n'était pas une chose si facile.

Yamamoto avait apprit que la vie n'était pas qu'un jeu.

Ryohei avait appris qu'il ne pourrait pas toujours protéger l'innocence de sa chère sœur, pour son propre bien.

Lambo avait appris que les combats n'étaient pas une plaisanterie, mais quelque chose qui était sérieuse.

Chrome avait appris à compter sur sa propre force dans les batailles, et à se reposer sur d'autre que Mukuro pendant le repos.

Hibari avait appris que malgré sa force, il y avait toujours plus fort que soit.

Tsuna…

Tsuna avait appris tant et tant de chose. Le poids de l'attente, de l'espoir que les autres avaient pour lui. Il avait appris la douleur qu'il avait causée par sa mort envers ceux qu'il aimait, en regardant la souffrance dans leurs yeux. Il avait appris le sérieux de la situation, et que le rôle de boss n'était pas seulement une position, mais une responsabilité énorme. La vie des autres reposait sur ses décisions.

Et c'était effrayant.

Le combat final. Contre Byakuran, au sommet de sa force. Et lui, avec ses doutes, et sa seule certitude. Il devait gagner. Pour lui, pour les autres, pour que le futur soit possible.

Pour pouvoir, encore une fois, rire et pleurer avec ses amis, alors que les feux d'artifices éclairaient le noir d'une nuit d'été étoilé.


~ I'll find you somewhere ~
Je te trouverai quelque part

~ I'll keep on trying ~
Je continuerai d'essayer

~ Until my dying day ~
Jusqu'à mon dernier jour.

~ I just need to know ~
J'ai juste besoin de savoir

~ Whatever has happened ~
Ce qui est arrivé

~ The Truth will free my soul ~
La Vérité libèrera mon âme


Et le téléphone sonna. Tous sans exceptions sursautèrent, arrachés à leur tristes pensées. Nana se leva nerveusement, en demandant machinalement d'une voix douce qui pouvait bien appeler à cette heure. Il était déjà tard, peu après dix heures dans la soirée. Pourtant, elle avait eu l'air de passer si lentement, dans cette lourde ambiance.

Alors que la mama allait dans l'entrée pour prendre le téléphone, tous se secouèrent pour chasser les pensées parasites qui les engourdissaient. Mais alors qu'ils allaient se remettre à parler, ils entendirent la mama décrocher, et se turent.

- Allô, Famille Sawada ?

Une voix résonna dans l'oreille de Nana Sawada. Une douce voix qu'elle n'avait pas entendue depuis une éternité, et qui hantait ses rêves.

- Ka-san ?


-w-

Oui, je suis heureuse de moi. Pas vous ?

Quoi, vous ne vouliez pas des nouvelles du Japon ? Je trouve ça important de ne pas seulement se focaliser sur Tsuna, même si cette histoire est complètement Tsun-centric (concentré sur Tsuna, pour les non-initiés.)

Bref ! Une chanson que je trouvais trop adapté au scénario pour la laisser passer. Et puis j'aime les song-fic, ça me motive et m'inspire. En plus, cette chanson est trop belle. Vive Within Temptation ! X3

/!\ ~ À LIRE ! ~ /!\

Non, ce n'est pas un coup de gueule cette fois ! Rassurez-vous, je ne fait pas que ça ! XD Mais se sont des explications sur une habitude que j'ai prise. Et que je ne compte pas abandonner.

D'abord, j'aime utiliser les expressions japonaises. Comprenez-moi bien, je n'utilise pas le "demo", "nani", "sumimasen !" ou autre vocabulaire japonais qui ont leur équivalent français. J'écris en français, et même si l'histoire principale ne trouve pas ses origines dans l'hexagone, la mienne, si.

Mais par contre, je pense que les expressions de politesse, par exemple, comprenez "san", "chan", "kun", "sama" ou encore "sempai" qui n'ont pas d'équivalent français. On peut certes dire "monsieur" ou "maitre" parfois, mais ça perd de son charme. C'est comme "sensei", qui est une marque de respect pour les professeurs et pour les médecins. Ça n'a pas d'équivalent français.

Bon, pour les professeurs, c'est peut-être à cause du manque de respect des élèves, mais c'est un tout autre sujet. ^^'

Tout ça pour en venir au fait que j'aime garder l'originalité de l'histoire. En temps que française, ça ne me viendrait pas à l'idée d'appeler un camarade de classe par son nom de famille. Ce n'est pas pour ça que je vais faire dire à Tsuna "Hayato-kun". C'est franchement… Trop étrange.

Donc, j'aime utiliser les expressions que les auteurs adoptent pour désigner leur personnage. Et d'habitude je suis très fidèle à ça, vous pouvez le constater dans les efforts que je fais pour que les personnalités de mes personnages collent au mieux avec ceux originaux.

MAIS !

Je ne PEUX pas et ne serais JAMAIS d'accord avec le nom de la boite arme de Tsuna.

Nuts.

C'est la version officielle. Mais je la renie, et j'utilise et utiliserais toujours Natsu.

Après, j'ai mes raisons, bien sûr. Que je vais vous exposer.

Nuts.

Vous savez ce que ça veux dire ? Ça signifie Noix en anglais ! Non mais où diable Amano-sensei à vu que Natsu ressemblait à une Noix ?

En plus, c'est aussi une insulte anglaise, signifiant "débile", "dégénéré" ou plus simplement "fou".

Ai-je vraiment besoin de commenter ?

Non, mais franchement, j'ai trop de respect pour l'adorable Natsu pour l'affubler de ce nom ridicule. XP

C'est en partie pour ça que je reste persuadé que Natsu est son vrai nom. Mes autres raisons ?

Et bien, d'abord Natsu est le verlan de Tsuna. Coïncidence ? C'est possible. À vous de voir, mais je n'y crois pas, je vous le dit tout de suite.

Ensuite, Natsu signifie "été" en japonais. C'est donc un symbole de chaleur. Quoi de mieux pour un lion enflammé ?

Si ce que je viens de vous exposer ne vous a pas convaincu, tant pis. J'aurais essayé. XD

Mais moi, je resterais sur mon Natsu. Je peux être très têtue quand je le veux. Sans réelle et sérieuse raison de changer d'avis, je resterais campée sur mes convictions !

Voilà ! Merci d'avoir lu ce petit exposé ! Et à la semaine prochaine pour la suite des aventures de Tsuna !