Le personnage de Tom Jedusor m'a toujours touché de part sa triste enfance, j'ai lu pas mal d'histoire avec lui et j'ai alors cette idée. Donnez un fils à Jedusor pour lui apprendre à aimer, pour qu'il connaisse ce merveilleux sentiment et ne devienne pas un être froid et cruel. Vous pouvez juger, tout avis et bon à prendre. J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira quand même.


Naja était triste, Papa lui avait dit de ranger ces affaires, qu'ils partaient mais Naja ne voulait pas partir. Il était bien ici, il aimait bien sa fenêtre-bureau, sa petite bibliothèque, sa salle de jeux. Il aimait cette chambre si cool. Il avait demandé à Papa s'il était obligé de tout prendre, s'il ne pouvait pas en laisser un peu ici. Pour avoir un chez lui, une vraie maison où il peut laisser traîner ses affaires et les retrouver ensuite. Naja faisait la tête, il ne voulait vraiment pas partir mais il rangeait tout de même sagement ses affaires sous l'oeil de son Papa et de sa Nanny Ny comme il aimait bien l'appeler. Dans sa tête, hein, il pensait pas Papa aimerait qu'il l'appelle Nanny Ny. Parfois, Papa, il était pas drôle, comme là mais c'était pas grave, il l'aimait quand même son Papa. Nagini sifflota à son oreille pour qu'il continue à faire ses bagages. Il fallut plus de deux heures à Naja pour ranger tout ses affaires dans la valise que son père lui avait donné. C'était une petite valise que Tom avait volé à un enfant de l'orphelinat mais ça Naja ne le savait pas.

Il n'était pas très motivé, Tom ne comprenait pas bien pourquoi, il n'avait qu'une hâte personnellement c'était de quitter cet endroit. Nagini comprenait bien son petit deux-pieds, la première fois qu'elle était partie de cette chambre, la seule qu'elle avait connu depuis que Tom l'avait sauvé d'une mort certaine à l'animalerie, elle avait eu peur aussi. C'était le premier endroit où elle n'avait pas à avoir peur et où elle pouvait se reposer sans crainte et devoir le quitter pour l'inconnu, c'était effrayant. Maintenant, Nagini n'avait plus de soucis avec cela parce qu'elle connaissait Poudlard et parce qu'elle avait confiance en Tom, il ne risquerait pas de l'emmener dans une maison mauvaise pour elle, pour eux désormais. Elle demanda à Tom d'insonoriser l'enfant, Tom ne s'en étonna plus outre mesure, depuis l'arrivée de l'enfant, ça devenait peu à peu une habitude, c'était bien moins suspect auprès de l'enfant que lorsqu'ils sortaient de la pièce. La plupart du temps, Naja était tellement dans son petit monde enfantin qu'il ne s'en apercevait même pas. Une fois, une seule, il les avait regardé en fronçant les sourcils et en penchant la tête avant que Tom n'annule le sort et détourne l'attention de l'enfant. D'un signe de tête, Tom annonça au serpent que le sort était en place.

- Tu devrais lui expliquer où nous allons, lui dire ce qui va ensuite se passer ça le fera arrêter d'être triste.

- Je ne conçois pas qu'il puisse être triste de quitter cette chambre !

- Moi, oui, c'est le premier endroit où il est heureux, où il est en sécurité, nous savons que ce n'était pas le cas avec Shirley mais ici, c'est différent. Il a peur que les choses changent en déménageant, il faut que tu lui expliques pour Poudlard et pour l'après Poudlard.

- Que c'est ennuyant de devoir tout expliquer, il ne pourrait pas comprendre par lui-même, s'exaspéra Tom.

- Ce n'est qu'un petit deux-pieds, Tom. Il en a encore besoin.

Tom leva les yeux au ciel, il se retient de dire qu'il avait parfaitement bien grandi sans mais ce n'était pas la réalité. Certes, il avait grandi mais il pouvait parfaitement se souvenir que toute son enfance il avait souffert de ne jamais avoir d'explications. Tom voulait que son fils grandisse sans avoir à souffrir comme lui pour se forger. Il secoua sa baguette pour supprimer le sort de silence puis s'approcha de son fils, l'enfant était assis à son bureau mais Tom préféra s'installer plus à distance, sur le lit et il interpella son fils qui sursauta de surprise :

- Fils, il ne faut pas être triste de quitter cet endroit, c'est un orphelinat, c'est pour les enfants qui n'ont pas de famille et qui n'ont nul part où aller, nous, nous sommes une famille, une grande famille. Nous n'avons pas être là, nous avons un autre endroit où aller, Poudlard, nous y sommes déjà allé tu te souviens, mon école ?

- M..oui.

- Nous allons aller là-bas pour très longtemps mais tout ira bien, je t'installerais ton bureau devant la fenêtre si tu veux comme ici et ensuite nous prendrons un appartement tout les deux ensemble, on aura notre maison. Ça t'irait mon garçon ? Avoir la même chose mais en mieux ?

- Rien de changera, Papa ?

- Rien, je suis ton père et peu importe où l'on sera, cela ne changera pas.

- Mais il faudra que je t'appelle « Père » ?

- Seulement en public, fils, c'est important.

- Parce que nous sommes une grande famille, tenta de comprendre Naja.

- Parce que nous sommes une grande famille, oui et que c'est ainsi que les grandes familles agissent.

- Mais j'aurais le droit à la maison, on est une grande famille mais juste entre nous on l'est plus ?

- C'est plus complexe que ça, quand tu dis « Père » devant les autres, ils comprennent que nous sommes une grande famille mais nous on le sait déjà qu'on l'est et on ne l'oubliera pas, c'est pour ça que tu peux dire Papa quand on est seul.

- Oh, d'accord, comprit l'enfant en haussant les épaules.

Tom avait pensé qu'il aurait été plus difficile de faire comprendre à l'enfant mais ça n'avait pas été si difficile, peu à peu lui qui avait toujours senti être un être à part, lui contre le reste du monde, voyait en son fils un alter-ego pour lutter ensemble, faire front contre tous à deux mais pour cela il fallait d'abord expliquer à l'enfant comment le faire. La logique de cet état de fait était en train de se mettre peu à peu dans son esprit mais relativement lentement. Tom était un être solitaire, le fait d'être deux contre le monde n'était pas facile à accepter malgré tout. Tom donne un coup de baguette sur la petite valise d'enfant et elle devient aussi légère qu'une plume. Ses affaires étaient déjà prêtes et rangées depuis longtemps, il ne lui restait plus qu'à celer la valise d'un sort et ce serait parfait. Tom devait aussi remettre en état la chambre de nonne mais cela attendrait bien qu'ils soient sur le départ ainsi Naja ne se mettrait pas à bouder de nouveau. C'était la dernière nuit de sa vie que Tom passerait dans cette tanière à moldu et ça le remplissait d'impatience. Quand il fit une place à Naja dans le lit, ça allait si vite qu'ils se retrouvèrent à la gare sans même qu'il en prenne conscience.

Le regard de Tom se posa sur son fils qui portait sa petite valise très fièrement comme il lui avait demandé. Naja portait des habits sorciers pour la première fois, en réalité c'était un mixe savant entre des vêtements moldus qui passaient facilement pour de la haute couture sorcière et des vêtements sorciers comme la longue cape d'été noire ainsi que des chaussures à la mode sorcière. Quand il marchait la cape chatouillée ses jambes nues sous son short et sa jolie chemise blanche. Les regards se braquèrent sur eux assez rapidement, la rumeur avait très vite fait le tour des familles sorcières et ils avaient tous attendu impatiemment de rencontrer le fils de Tom Jedusor. Naja paniqua un court instant en voyant tous les regards tournés vers eux mais Tom posa sa main sur la tête de son fils en le sentant se rapprocher de lui et le garçon s'apaisa doucement. Malgré cela, Tom ne s'attarda sur le quai, il salua rapidement bien que respectueusement certains de ces camarades de classe et leurs familles bien placées avant de montrer dans le train, son fils sur les talons. Il sélectionna rapidement un compartiment désert et à peine avait-il fermé la porte qu'il vit son fils s'affaisser, l'enfant avait fait des gros efforts pour se comporter ainsi, Tom n'était pas stupide, il ne portait peut être pas une attention constante sur son garçon au point de savoir tout ces faits et gestes mais il pouvait bien voir la différence d'attitude de son garçon. Il pensa que l'enfant avait besoin de savoir qu'il était dans le juste avec cette attitude-là.

- C'est bien, fils, tu t'es très bien comporté. C'était bien.

Naja leva vers lui un sourire émerveillé, le genre de sourire qui ne cessait de provoquer en lui des sentiments diffus, qu'il avait encore bien du mal à reconnaître comme étant à lui. Il préférait largement encore refoulé la signification de ces sentiments, il n'était pas encore prêt à accepter la nature de ces sentiments, plus tard peut être. L'enfant n'était avec lui que depuis deux mois mais c'était impressionnant le nombre de changement qu'il avait du opérer à cause de lui. À cause de ce si petit bonhomme aux yeux bien trop clairs et aux cheveux statiques. Le train ne tarda pas à démarrer sans qu'il ne se passe quelque chose d'important, peu après le départ du train, Tom se leva, il devait aller à la réunion des préfets. Il se retourna vers son fils avec une légère hésitation, l'enfant s'était bien comporté pendant la dizaine de minutes qui leur avait fallut pour traverser le quai mais la réunion risquait bien de durer plus de deux heures. Il l'aurait bien laissé à McGonagall si cette pimbêche n'était pas l'une des préfètes, sans doute d'ailleurs la nouvelle préfète-en-chef. Le but était de rassurer Dumbledore sur le fait qu'il ne maltraitait pas son garçon et qu'il en prenait soin, il ne pensait pas que le laisser seul sous la surveillance d'un serpent soit pour Dumbledore signe de bien en prendre soin.

Il allait donc falloir l'emmener avec lui, il rappela donc à l'enfant qu'il lui fallait se tenir droit toute la réunion même si elle risquait d'être longue. Naja hocha la tête et ses épaules se tendirent sous le stress de décevoir son père et le regard des gens qui n'allait pas tarder à tomber sur lui. Naja n'aimait pas ce regard, il avait l'habitude d'être invisible pour presque tout le monde sauf Papa et les amis de Papa, Minnie et Junon et Sarah aussi à part eux, même à Orphelinat, il avait tendance à être invisible, les gens parlaient à Papa, beaucoup, mais lui, on le regardait à peine. Ça ne le dérangeait pas, bien au contraire, il avait été habitué dès son plus jeune âge à jouer à l'enfant invisible, ne pas attirer l'attention des clients à Maman, des services sociaux, des policiers, des voisins, des gens en général. C'était un comportement qu'il aimait, il n'y avait ainsi aucune pression sur lui mais là tout le monde le regardait et Papa lui avait dit qu'ils étaient une grande famille et qu'il devait se montrer à la hauteur. Naja n'aimait pas toute cette pression nouvelle sur ses épaules mais ce n'était pas très grave quand même, Papa avait dit qu'il s'en était très bien sortis. N'empêche que tout ces regards portés sur lui l'effrayaient, il n'en avait pas l'habitude. Papa lui ft signe de le suivre alors Naja, il se mit le plus droit possible et il compta ses pas pour ne pas avoir peur. UN. DEUX. TROIS. QUATRE. CINQ. SIX. SEPT. HUIT. NEUF. DIX. UN... Naja ne savait compter que jusqu'à dix, Nagini le lui avait appris avant qu'il aille au parc avec Junon et Sarah, au cas où ils veuillent jouer à cache-sorcier. Naja, il lui avait expliqué que ces amis ne jouaient pas à cache-sorcier mais avec Nanny Ny, ce n'était même pas la peine de discuter, elle restait toujours fixée sur son idée. Nanny Ny, elle n'écoutait que Papa de tout façon.

Papa et lui marchaient dans un couloir de train avec un soyeux tapis bleu clair au sol, Naja il savait qu'il était soyeux parce que dans le wagon pendant que Papa regardait dehors, il l'avait touché. C'était tout tout doux mais Naja ne comprenait pas pourquoi alors que de tout façon personne ne marchait dessus pieds nu. Le train dans lequel, ils étaient montés aussi était tout bleu, d'un bleu éclair. Papa, il lui avait dit que c'était parce que le directeur, il avait été à Serdaigle quand il était à Poudlard, c'était toujours comme ça en général, le Poudlard Express changeait de couleur à chaque nouveau directeur et c'était eux qui choisissaient la couleur. En général, il lui donnait tous la couleur représentative de leur maison. Même si Tom peinait à le croire à voir comment Dippet se faisait manipuler par tout le monde, lui, Dumbledore, le conseil, Dippet avait été un Serdaigle et un excellent si l'on en croyait Slughorn.

Tom s'arrêta devant la porte des préfets et jeta un regard à son garçon, l'enfant semblait prêt alors il ouvrit la porte et ils pénétrèrent dans la fosse aux lions, s'il pouvait se permettre cette constatation. Tout le monde était déjà là, ce n'était pas un compartiment comme les autres, au centre de la pièce il y avait un buffet et presque tout les préfets avaient un verre de jus de citrouille à la main. Tom s'inclina légèrement pour saluer tout le monde et jeta un œil à son fils qui tenta maladroitement de recopier son salut. Tom lut plusieurs expressions qui montrèrent que toutes les filles présentes avaient trouvé la maladresse de son fils touchante alors que les garçons avaient hoché la tête en signe de compréhension, l'enfant était encore jeune, il apprenait encore. Naja n'avait pas encore vu McGonagall près de la fenêtre mais Tom l'avait remarqué lui, elle montrait fièrement son badge de préfète-en-chef à son comparse rouge et or. Charlus Potter, il était en septième année comme lui et McGonagall, il avait des cheveux bruns foncés assez épais pour tenir dans la position qu'il leur donnait tout les matins, des lunettes qui lui donnait un air idiot si l'on avait demandé l'avis de Tom et des airs de suffisances de part sa bonne naissance. Ces yeux bleus donnaient constamment l'impression à Tom de pulluler d'émotions, c'était aussi le capitaine de l'équipe de Gryffondor dans laquelle faisait aussi partie McGonagall. Tom n'avait aucune envie de s'approcher d'eux mais c'était trop tard, l'enfant venait d'apercevoir la jeune fille et oubliant toute la tenue qu'il avait depuis moins d'une heure, il se précipita sur elle. McGonagall tendit les bras et rattrapa Naja au vol. Elle le souleva dans ses bras et lui embrassa les deux joues tendrement, Tom arriva une seconde après.

- McGonagall, félicitation pour ton nouveau poste. Potter.

- Merci, Jedusor.

- Naja, je te présente un ami très intime à moi, Charlus. Charles, voici le nouvel ami à Junon et le fils à Jedusor.

- Bonjour jeune homme, salua joyeusement Charlus.

Rapidement en attendant que la réunion ne commence, McGonagall portant toujours Naja dans ces bras l'emmena jusqu'au buffet et elle commença à gagatiser sérieusement. Charlus Potter leva les yeux au ciel, décidément elle ne changerait jamais Minerva, il suffisait qu'on lui mette un enfant sous les yeux et elle se mettait sur le champs en mode « Maman » en oubliant tout ce qu'elle était en train de faire à l'origine. En l'occurrence, lui, qui se retrouvait maintenant seul en présence de Tom Jedusor, de drôle de rumeurs tournaient autour de sa personne et Charlus n'avait cherché à savoir si elles étaient juste ou non. Il n'avait jamais eu à avoir affaire à Jedusor et il s'en était toujours félicité, ce n'était pas comme Minerva qui ne cessait de se prendre la tête avec lui, il avait bien fallu qu'il se glisse une ou deux fois dans une bagarre contre le jeune homme et quelques autres Serpentards. Ce qui était étonnant dans la situation actuelle c'était comment alors qu'ils se détestent plus ou moins cordialement depuis des années, ils en étaient arrivés à ce que Minerva et son frère connaissent le fils de Jedusor.

- Ne prends pas offense, Jedusor, mais j'ai toujours pensé que Minerva et toi s'étaient explosif et du coup, je ne comprends pas …

- Pourquoi elle est en train d'abrutir mon fils ?

- Je ne l'aurais pas exprimé ainsi mais oui.

- Mon fils et son frère se sont rencontrés au parc de gardiennage des Lions d'Ors sur le chemin de traverse.

- Oui, je vois où c'est, j'y laisse régulièrement Orpheo, confirma Charlus en coupant la fin de sa phrase, la vie de son cousin ne regardait absolument pas Jedusor à la réflexion.

- Ils sont devenus très amis alors nous avons pris sur nous pour qu'ils puissent se revoir pendant les vacances, expliqua succinctement Jedusor. Toujours capitaine de l'équipe de Quidditch, j'imagine, prêt pour la nouvelle saison ?

- Parfaitement, j'ai réfléchis à plusieurs stratégies pendant les vacances, il y aura bien sûr des petits changements à opérer dans l'équipe mais je ne t'en dis pas plus, tu verras lors du premier match.

- On ne fait pas confiance à un Serpentard ? S'étonna, faussement, faussement Tom.

- Je dois avouer qu'Abraxas pourrait se cacher derrière ton dos que ça ne m'étonnerait même pas, sourit Charlus. Il espère prendre sa revanche pour la tanné qu'on lui a mis pendant la finale ?

- Il en est certain à vrai dire, il a pas mal potassé lui aussi pendant les vacances, affirma l'adolescent en souriant de toutes ses dents.

- Ah bon ? S'intéressa Charlus, une lueur de sérieux perçant au travers son iris bleu. Et toi alors sur qui pariais-tu ta baguette, Jedusor ?

- En bon Serpentard que je suis, je devais dire Abraxas mais comme j'ai horreur de perdre, je parierai plutôt sur toi Potter.

- Ah bon ? Bloqua Charlus, tout ses yeux hurlant leur surprise. Sur moi et l'équipe de Gryffondor ?

- Tu es un excellent capitaine, Potter. Il serait stupide de le nier, l'équipe de Gryffondor n'a perdu que deux matchs depuis que tu as obtenu ce poste de capitaine en cinquième année alors qu'Abraxas n'a obtenu ce poste que l'an dernier et bien qu'il soit doué lui aussi, tu as plus d'expérience et de … ténacité que lui.

Ils ne purent en discuter plus longtemps parce que la réunion allait enfin commencer mais Charlus avait réellement été surpris par sa discussion avec Jedusor. Bien sûr que l'équipe de Gryffondor était la meilleure de Poudlard en partie grâce à son mauvais caractère et sa fougue/folie – que Jedusor avait d'ailleurs plus poliment nommer « ténacité » – à placer autant d'entraînement qu'il était nécessaire pour progresser correctement mais qu'un Serpentard reconnaisse cela, c'était plutôt étonnant. Il lui fallut plusieurs minutes pour s'en remettre et ce fut plus facile lorsqu'il se rappela enfin que Tom bien qu'il aille à tout les matchs de son équipe n'était pas un réel fan de ce sport. Ça expliquait pourquoi il parvenait à rester objectif sur les chances de Serpentard de battre Gryffondor. Charlus, bien sûr, n'en prenait pas la grosse tête en restant sur cet acquis, il était évident que les Serpentards tenteraient de soigner leur honneur en les battant et il allait donc falloir s'en mêler. Il s'était installé au premier rang alors que Jedusor était allé retourner vers ses comparses vert et argent. Minerva était assise avec lui, le fils de Jedusor était assis sagement sur les genoux de la jeune femme pendant que Dumbledore faisait son discours comme tout les ans pour expliquer aux petits nouveaux le poste de préfet, les avantages, les devoirs. C'était toujours le même blabla et après les deux premières fois, la troisième avait perdu de son intérêt même les blagues de Dumbledore ne parvenaient pas à l'intéresser.

Naja sursauta en voyant l'assistante sociale alors il était bien content d'être sur Minnie parce qu'elle était gentille et qu'elle empêcherait de se faire embêter par lui. Sauf qu'elle se leva à un moment et rejoint le monsieur. Elle l'installa à son grand soulagement sur le copain qu'elle lui a présenté. Il avait oublié le nom mais c'était pas grave, il était en sécurité quand même. Tom était assis deux rangs plus loin, il avait déjà tiré la tête intérieurement quand il avait vu son fils face à Dumbledore sur les genoux d'une Gryffondor, dut se retenir de toutes ces forces pour ne pas se lever et récupérer son fils en criant un « Arrière Satanas ! » comme les autres enfants de l'orphelinat avait bien pu lui dire enfant. Minerva devenait complètement gaga lorsqu'elle voyait un enfant, c'était de connaissance publique alors qu'elle colle son fils, Tom supportait, ça lui apportait quelque chose mais poser les fesses de son fils sur Potter, Charlus Potter plus Gryffondor que lui, ce n'était guère possible, le terme Gryffondor en lui-même aurait pu être inventé pour lui, c'était plus dur à supporter. Pour lui, c'était tout ce qu'il ne voulait pas que l'enfant ne devienne, un être plein de bon sentiment au sang chaud qui agit avant de réfléchir et voilà que ces stupides Gryffondors se passaient son fils de genoux en genoux. Le discours de Dumbledore était d'un ennui à mourir mais heureusement, le directeur adjoint venait d'inviter les préfets-en-chef venir devant lui. Tom eut donc l'immense joie de découvrir que son remplaçant à la personne Thomero Smith. C'était un Serdaigle pas forcément très intéressant, il avait tendance à loucher dès qu'on lui retirer ces lunettes, mis à part ça, Tom le trouvait désespérément banal. Il n'y avait plus grand chose à dire en fait alors la réunion n'allait pas tarder à se terminer, c'était ainsi tout les ans. Sauf que cette année, Dumbledore crut intelligent d'ajouter au plus grand désespoir du jeune homme :

- Cette année est particulière parce que pour cause de paternité, notre premier choix en tant Tom Jedusor a du se désister, les papiers pour les chambres ayant déjà été fait, Monsieur Jedusor partagera malgré tout les appartements des Préfets-en-Chef alors que Monsieur Smith, s'il est en accord avec tout cela s'est vu être attribué une chambre individuels toute proche.

- Comment cela se fait-il, Professeur ? Quémanda McGonagall, évitant ainsi à Tom de trucider le professeur en posant lui-même la question.

- Quand nous avons appris que Mr Jedusor ne pourrait pas assurer ses fonctions de Préfets-en-Chef, les documents administratives avaient déjà été fait pour l'attribution des chambres et il nous a semblé plus pratique d'attribuer alors la chambre individuels à Mr Smith, cela vous convient-il, jeune homme ?

Le Serdaigle hocha la tête en signe d'approbation alors que Tom se retenait de ne pas se jeter sur Dumbledore. Voilà une nouvelle machination de cette homme pour pourrir sa vie et l'avoir à l'oeil, le mettre dans la même pièce que son petit toutou personnel, Minerva McGonagall. Les gens commencèrent à se lever et Tom vit venir à lui, son professeur honni, un grand sourire aux lèvres :

- J'espère que cet arrangement vous convient aussi Mr Jedusor ?

- Mon avis de vous intéresse absolument pas, claqua la voix de Tom, il était en train de perdre le contrôle de lui-même, il le sentait. Naja, nous y allons ! McGonagall, Professeur, salua-t-il malgré tout avant de s'en aller avec l'enfant qui courrait presque pour pouvoir s'éloigner de l'assistant social.

Tom, remarquant sa précipitation à quitter les lieux, accéléra lui aussi l'allure. L'enfant finit par devoir sautiller derrière son père pour ne pas le perdre au travers de l'unique couloir. Les gens, sentant l'aura noir de colère du jeune mage firent comme ils l'avaient déjà fait au Chemin de Traverse et qu'ils faisaient toujours dans des cas similaires d'ailleurs, ils s'écartèrent précipitamment de son chemin. Naja sentait bien lui aussi cette aura néfaste mais il savait bien qu'elle n'était pas mauvaise pour lui. Alors que pendant l'été, il avait longtemps craint cette aura mais elle avait eu toujours ou presque eu l'air d'avoir été provoqué par d'autres. Une fois seulement, il avait été celui qui l'avait provoqué en bien moins violente que toutes celles qui avaient suivis lorsqu'il avait renversé le saladier et même cette fois-là, cette aura effrayante ne l'avait pas blessé, Papa ne l'avait même pas frappé pourtant il avait eu très très peur. Non, plusieurs fois il l'avait sentit alors qu'il n'était pas même pas responsable et Papa s'était contenté de rester immobile tout du long jusqu'à ce qu'elle disparaisse. La seule fois où Papa l'avait frappé, l'aura noire n'était pas même pas là, c'était une preuve flagrante pour le jeune enfant que cette aura sombre ne pouvait rien faire contre lui. Quand ils arrivèrent devant le wagon, Tom s'y précipita et d'une voix difficilement contrôlée ordonna à l'enfant :

- Reste là, ne parles à personne – d'un coup de baguette, il vit apparaître un marche-pied devant la fenêtre – et regardes par la fenêtre !

Naja hocha la tête en reculant un peu, là, Papa lui faisait un peu peur. La porte du wagon se referma violemment devant ces yeux et il ne se passa rien pendant quelques minutes. Naja resta immobile devant cette porte silencieuse, il n'y avait personne autour de lui, il était seul dans le couloir, c'était l'occasion ou jamais pour essayer de comprendre pourquoi Papa l'avait fait rester dans le couloir. Naja approcha son oreille de la porte et attendit quelques secondes mais il n'entendit pas un bruit, ce n'était pas normal, Naja le savait, ce n'était pas la première fois qu'il écoutait aux portes, il l'avait souvent fait chez Maman. C'était bien plus sûr de savoir ce que l'on peut dire de vous pour savoir ensuite s'il fallait rester loin de certaines personnes ou pas, c'était quelque chose qu'il avait arrêté de faire en venant vivre avec Papa parce qu'il n'y avait qu'une seule pièce et qu'il était presque toujours avec son Papa de tout façon. Ce n'était donc pas normal qu'il n'entende pas un seul bruit derrière la porte, il le savait mais il ne comprenait pas pourquoi. Alors il décolla son oreille de la porte et la fixa un petit moment, elle était jolie, la partie au dessus de sa tête était fait d'une vitre mais ce qui intéressa le plus Naja fut les petites étoiles argent qui scintillait et se déplaçant lentement, s'arrêtant parfois un court instant pour se relier quelques secondes avec un autre petit paquet d'étoiles formant grossièrement des personnages.

C'était assez plaisant alors il regarda la porte un long moment, les étudiants qui reprirent peu à peu possession du couloir sourirent en voyant l'enfant observant les étoiles du système solaire se formaient en la Grande Ourse, la constellation du Lion sous les yeux étonnés de l'enfant. C'était un détail auquel très peu d'étudiants faisaient attention, en réalité, ils l'avaient remarqué et puis rapidement oublié, ces étoiles n'étaient visibles que sur le velours bleu du côté du couloir, ce n'était pas visible de l'intérieur du wagon. Finalement, Naja s'ennuya et grimpa sur le marche-pied pour regarder le paysage passer. Naja n'avait jamais vu d'aussi grands espaces sauvages, c'était aussi intéressant que de regarder vers la rue. Un préfet ne tarda pas à passer devant lui et il s'étonna de le trouver tout seul dans un couloir du train, il s'arrêta et lui demanda :

- Petit, qu'est-ce que tu fais là tout seul ? Petit ? Oh, Petit ? Tu m'écoutes ?

- Je ne parle pas aux inconnus désolé, répondit calmement l'enfant.

Tom venait de claquer la porte sous les yeux de son fils, il jeta deux rapides sorts un pour insonoriser la pièce et un autre pour protéger le vivarium énorme de Nagini et il laissa sa rage exploser dans la pièce, violemment. Il lui suffisait de regarder un objet pour qu'il explose en mille morceaux, il se mit aussi à donner des coups de pieds et de poings contre les murs et les fauteuils. Bordel ! Il ne pouvait pas se mêler un peu de sa vie et laisser la sienne tranquille ! Non ! Non ! Il allait maintenant qu'il cohabite avec un enfant de 5 ans et une Gryffondor ! Bordel ! Il allait devenir fou complètement ! Il lui fallut quelques minutes pour enfin cesser de détruire la salle, il s'assit vidé de toute énergie sur le squelette de la banquette. Il se sentait plus vide que depuis longtemps, cela faisait un moment qu'il se retenait, bien trop longtemps en réalité. Tom soupira, comment allait-il convenablement élever son gamin avec une Gryffondor pleine de bons sentiments ? Comment allait-il pouvoir la convaincre de retirer tout les portraits des pièces communes ? Les portraits, il n'y avait pas pas pire rapporteur qu'eux, Dippet ne faisait presque jamais affaire à eux mais Tom n'était pas dupe, Dumbledore était le directeur adjoint de Poudlard ce qui lui conférait largement assez de pouvoir pour que les portraits répètent à ces interrogations. Il ne tenait pas à devoir surveiller le moindre mot qu'il pourrait dire dans ses appartements et qui pourrait être mal compris par Dumbledore.

Tom était à nouveau bien dans sa tête mais il faudrait réellement qu'il trouve une alternative pour laisser exploser sa tension la prochaine fois parce qu'il ne doutait pas que cette année en serait ponctué. Les années précédentes, Tom s'était exercé à la magie noire sur des animaux du châteaux, ça lui permettait de s'amuser tout en laissant retomber la pression mais il doutait que cette année se soit une bonne idée. Depuis qu'il avait « une âme innocente sous son aille », il avait clairement compris que Dumbledore se montrait deux fois plus vigilant que les années passées où il était déjà plus vigilant et suspicieux avec lui qu'avec les autres élèves. Tom ferma les yeux, repoussant cette pensée plus loin dans son esprit, il n'était pas temps de s'énerver de nouveau. De plusieurs gestes et coups de baguettes distraits, il répara le wagon avant de s'assurer que Nagini allait bien. Il retira les sorts de silence et de protection et allait ouvrir la porte, il ne voulait pas laisser l'enfant trop longtemps dehors. Quelqu'un allait bien finir par s'inquiéter à appeler un préfet ou pire un professeur, Dumbledore en l'occurrence puisqu'il était le seul à bord. Pile au moment où il allait ouvrir la porte, il entendit distinctement une voix parler à son garçon alors il arrêta tout mouvement pour écouter comment son fils allait régler la situation :

- Petit, qu'est-ce que tu fais là tout seul ? Petit ? Oh, Petit ? Tu m'écoutes ?

- Je ne parle pas aux inconnus désolé, répondit calmement l'enfant.

Tom sourit de satisfaction, le ton de l'enfant est poli tout en étant clair et définitif, c'était parfait pour un enfant de cet âge-là bien sûr, il espérait plus de diplomatie dans les années à venir mais en attendant c'était parfait. Il ouvrit rapidement la porte coupant ainsi la voix au jeune préfet :

- Un soucis, fils ! J'ai entendu des voix.

- Oh Jedusor, c'est toi ? S'étonna Ulrich Sanoex, jeune préfet de Serpentard.

- Rien d'étonnant Sanoex puisque tu déranges mon garçon pendant qu'il regarde le paysage, répliqua Tom, la voix dure mais légèrement indulgente.

- Ce n'était pas désiré, j'avais peur qu'il ne se soit égaré, Jedusor puisque cela ne semble pas être le cas, je vais poursuivre ma surveillance plus loin.

- Au plaisir, Sanoex, répondit Tom.

Il ne tarda pas s'éloigner, Ulrich Sanoex était un jeune Serpentard de cinquième année qui portait encore les culottes courtes réglementaires mais qui ne lui donnait pas encore l'air ridicule parce qu'il n'avait pas grandit pour l'instant. Alors qu'une grande majorité des autres étudiants de cinquièmes années avaient déjà eu une bonne poussée de croissance qui leur donnait un air ridicule dans les culottes courtes réglementaires. C'était l'année où il était le plus dur à faire respecter cela, les heures de retenus tombaient généreusement au moment du printemps lorsque venait le moment qu'ils remettent les culottes courtes après avoir obtenus l'autorisation d'avoir des pantalons pendant l'hiver. C'était un bon garçon, Tom l'avait bien sûr jaugé de loin c'était un bon gars mais pas un de ceux qu'il recherchait, c'était un bon gars plutôt à la manière de Potter, avec des « bonnes » valeurs et une bonne tenue, grâce à Merlin, il était un Serpentard ce qu'il faisait qu'il n'était pas aussi impulsive que le Gryffondor. Que Salazar en soit béni d'ailleurs ! Il n'aurait pas supporté un deuxième Potter dans l'école, bien que le garçon ne soit pas le genre à être très dérangeant, un seul suffisait largement. Tom fit rentrer l'enfant dans le wagon et après longuement regardé le paysage pendant que Tom lisait un extrait de magie, Naja s'endormit comme une planche.

Tom ne réveilla pas l'enfant, quand il dormait, il n'y avait pas besoin de le surveiller. D'un coup de baguette, il s'arrangea pour que l'enfant soit allongé sur la banquette de manière à ce qu'il ne puisse pas tomber. Le reste du voyage se passa dans le plus grand calme, quelques septièmes années passèrent dans le wagon pour le voir, il eut alors à mettre au point les choses. Dumbledore allait être sur son dos toute l'année, il allait falloir se montrer particulièrement prudent et éviter pendant un temps les rencontres dans les cachots pour s'entraîner à la magie noire. Ce n'était pas encore le moment d'en parler, il faudrait attendre Poudlard, Dumbledore ne pouvait pas avoir les oreilles partout là-bas. C'était trop vaste, trop grand pour qu'il puisse tout contrôler même s'il le pensait dur comme fer. C'était cela qui le perdait souvent, pensant qu'il pouvait tout entendre, il se laissait aller et il loupait plusieurs choses. Tom ne réveilla l'enfant que lorsque le train n'allait pas tarder à s'arrêter, Ton n'eut pas forcer beaucoup pour se souvenir de la formule, d'un mouvement droit du poignet, il lissa la culotte courte et la chemisette de son garçon. Il avait eu tout le loisir d'observer son garçon pendant les vacances, il avait très vite compris que le sort de lissage allait lui être grandement utile lorsqu'il avait feuilleté les sorts du 'livre' de Mrs Barlimbinbin. Le train s'arrêta et Tom rappela d'un regard à son fils de se tenir convenablement mais celui-ci se contenta de lui renvoyer un grand regard calme.

- Naja, souviens-toi.

- Oh oui, désolé, papa.

L'enfant se grandit aussitôt, prenant une pose plus digne, Tom posa sa main sur sa tête pour le 'féliciter' sans doute, il ne savait pas bien pourquoi en fait mais il le fit. L'enfant sourit et Tom attendit qu'il est fini avant d'ouvrir la porte et d'entraîner son fils hors du train. Naja frissonna de peur, une nouvelle vie l'attendait et il ne savait vraiment à quoi s'attendre.


J'espère que ce chapitre vous a plu.