Le voici le voilà, the last one ! Merci à ceux qui m'ont suivie. ;)
Furieuse : ZBC power ! Vivre libre ou mourir en combattant ? J'aime ;)
Gwen : Je ne tenais vraiment pas à mourir dans d'atroce souffrances !
PBG : *relis ayant review pour être sûre de ne pas rêver* tu ... Je ... Je t'adore. Je t'idolâtre. Que dire de plus. ARG !
76aria : Merci beaucoup, ça fait très plaisir d'avoir un lecteur de plus !;)
Alicia : tu es géniale ! Tes reviews m'ont tuée, je me suis bien marrée en les lisant ! Et je me suis aussi rappelé que je n'avais pas encore postée la fin mea culpa ^^ en tout cas merci pouce toutes ces reviews, j'espère que tu vas sortir bientôt de Bethesda :P
Gibbs revint vers ses deux agents qui patientaient dans la salle d'attente des urgences. Des gobelets de café s'entrechoquaient sur le support qu'il tenait dans ses mains.
Ducky et Abby arrivaient de l'autre côté du couloir. Perchée sur ses plateformes, la laborantine était livide. Elle les serra tous dans ses bras un par un, les yeux humides, ne pouvant s'empêcher de remarquer que leurs vêtements étaient tâchés de sang.
Eli David était assis un peu plus loin. Il n'avait pas bougé depuis leur arrivé, sauf pour donner deux coups de fil dont les agents n'avaient saisi aucun mot.
Cela faisait presque deux heures qu'ils patientaient, quand une interne passa dans le couloir. Tony lui sauta littéralement dessus.
- Dites, ce n'est pas qu'on s'impatiente, mais notre collègue, Ziva David, est là depuis deux bonnes heures... pourrions-nous avoir quelques infos ? S'enquit-il sur un fond ironique pour cacher son inquiétude grandissante.
- Ce n'est pas à moi de m'occuper de ça...
- Et bien allez chercher votre supérieur, hop hop ! Agents fédéraux ! dit-il en lui montrant son insigne.
Hochant la tête avec conviction et roulant des yeux devant l'insigne rutilante, la femme promit qu'elle ferrai de son mieux.
Tony se rassît en soupirant sur sa chaise de plastique bleu. Ils étaient là depuis une éternité, tous muets. L'angoisse était palpable. La sienne englobait tout son être. Il se répétait comme une leitmotiv qu'elle allait survivre, et se persuadait qu'il allait la voir arriver au bout du couloir d'une minute à l'autre. Qu'il allait la voir arriver tout sourire, pas les pieds devant. Cette simple pensée déclencha un long frisson glacé.
Abby et Ducky venaient de s'asseoir à côté de lui. McGee, à sa droite, gigotait de temps en temps sur sa chaise, mal à l'aise. Et Gibbs était resté planté debout, buvant café sur café.
Le sien fumait encore entre ses mains. Mais rien que la vision de ses doigts et de ses manches tachés de sang l'empêchaient de porter le gobelet à ses lèvres, dégouté.
Tous avaient les mêmes pensées. Les mêmes prières silencieuses. Il jeta un coup d'œil en coin à Eli. Même lui était plus pâle qu'à l'accoutumée, immobile sur son siège, en retrait des américains.
Mais chaque minute passant les plongeaient dans une inquiétude encore plus profonde.
Au bout d'une quinzaine de minutes un médecin apparut et se dirigea droit sur eux.
- Docteur Johnson. Veuillez me suivre, s'il vous plait.
Tous se levèrent aussitôt. Il les emporta à la queue leu leu, traversant divers endroits, pour enfin arriver devant une allée de portes blanches disposées face à face dans un couloir interminable.
- Mlle David vient de revenir de l'opération. Interdiction plus que formelle de la réveiller.
- Elle va bien ? S'inquiéta Abby.
- Aorte frôlée, deux côtes fêlées et diverses contusions. Les blessures ouvertes n'ont touchées ni nerfs, ni muscles. Elle a perdu beaucoup de sang, ce fut de justesse mais elle s'en sortira.
Ses 6 interlocuteurs furent soulagés de concert.
- Qui est de la famille, ici ? Demanda le médecin.
- Nous tous, répondit Gibbs, empêchant Eli de parler.
- Bon, je vous demanderais d'attendre sur les sièges que vous voyez là-bas, dans le fond. N'allez pas tous en même temps dans la chambre.
ooo
Quand elle entrouvrit les paupières, Ziva ne vit que du blanc. Les draps étaient tièdes, et elle se trouvait dans un état comateux. Ses membres répondirent difficilement à l'appel, réveillant quelques douleurs voilées par les calmants. Un gros pansement lui entourait la taille.
Elle sentit alors que quelqu'un la regardait. Effectivement, tourner la tête confirma son impression.
- Bonjour. Lui dit Tony à califourchon sur une chaise
Le menton posé sur ses avant-bras accoudés au dossier, il la regardait. Elle se demanda d'ailleurs depuis combien de temps.
- Bonjour, dit-elle d'une voix pâteuse. J'ai... dormi longtemps ?
Elle se frotta douloureusement le visage de la main, cherchant à se réveiller.
- Plus d'une heure. Les autres sont dans le couloir. Tu t'en es bien sortie, tu sais.
- Tant mieux.
Ils se sourirent mutuellement.
- Dans quoi est-ce que tu étais allée fourrer ton nez, Ziva ...
- C'est une question ?
- Non, une remarque que je déplore.
Elle haussa les épaules, fixant le plafond.
- Où est mon père ?
- Couloir. Gibbs le fusille du regard dès qu'il tente un pas vers ta chambre.
- Ce n'est pas sa faute.
- Je n'en doute pas. Gibbs, si.
- C'est moi qui ai accepté de l'aider. Une de ses missions a mal tournée.
- On sait tout.
- Je dois l'aider.
- Tu dois te REPOSER. Affirma-t-il en insistant sur le dernier mot. Souviens-toi de la règle 14. Soit on y va tous, soit il se débrouille. Ne me dis pas que tu es son Hulk privatif, la seule qui peut l'aider. Il a d'autres agents... Et d'autres espions. Mais, vois-tu, le NCIS a décidé de l'aider. Comme Kazmi s'en est pris à l'une des nôtres, ça nous concerne aussi désormais. C'était ton plan, c'est ça ?! Demanda-t-il en souriant.
Ziva le regarda à nouveau, la tête confortablement posée vers l'oreiller.
- Vous avez fait vite. Dit-elle simplement.
- Je suppose que je ne suis pas le seul à ne pas pouvoir vivre sans toi.
Son sourire moqueur avait disparu, laissant place à un visage totalement sérieux.
- Et je ne suis même pas sous l'emprise du sérum de vérité.
Touchée et incapable de répondre, la jeune femme ne pût décrocher son regard du sien une poignée de seconde, scrutant ses pupilles émeraudes à la recherche de la moindre petite marque humour. Elle tendit finalement le bras pour poser sa main sur la sienne avec un sourire.
- Dis-moi juste que tu ne comptais pas retourner là-bas. Reprit-il avant qu'elle n'ouvre la bouche.
Zivase crispa un peu et enleva sa main pour la reposer sur son lit. Elle se cala plus confortablement sur son oreiller, se redressant en position mi-assise, cherchant quoi répondre.
- C'est mon père, je ne pouvais pas le laisser...
- Tu sais que nous sommes là, aussi ? On aurait pu t'aider avant que tu ne te fasses enlever par ce dingue. Tu allais y laisser ta peau, à coup sûr.
- Il ne voulait pas. Vous ne pouviez pas vous mêler à cette histoire, ça concerne le Mossad.
- Tu n'y es plus, au Mossad.
- C'est quand même mon père. Je n'en ai qu'un, et qui plus est, c'est le seul membre qui reste de ma famille.
- Non.
Elle le regarda sans comprendre.
- Non, tu as aussi Gibbs. Si toi tu ne le considères pas comme ton père, je suis sûr que lui, si. J'ai cru qu'ils allaient se battre dans les couloirs, pour décider lequel viendrait en premier. Et tu as aussi une famille... Elle t'attend derrière cette porte. Ils sont tous là. Grand-père Ducky, tata Abby, frérot McGee, et même grand-oncle Vance a dit qu'il viendrait.
Sur le coup, elle fut plus émue qu'elle ne le pensait, la gorge nouée. Elle se maudit en sentant ses yeux s'humidifier, et s'empressa de cligner des paupières.
Tony se leva alors de sa chaise et vint s'asseoir sur le rebord du lit, face à elle, posant la main sur les couvertures recouvrant le ventre de Ziva.
- Tu as encore mal ?
- Non.
Il se baissa vers elle, glissant délicatement ses bras sous les épaules de la jeune femme, et l'attira dans ses bras, tout contre lui.
Ziva nicha son visage dans son cou, l'enserrant de ses bras.
Elle ferma les yeux, laissant s'égrener les minutes, le nez dans son cou chaud et humant son parfum. Elle sentait le souffle de l'Italien sur son épaule.
Et la boule dans sa gorge se rompit enfin, délivrant toutes les questions qu'elle s'était posée depuis l'arrivée de son père. Tant d'interrogations qui l'avaient mise dans une situation d'incapacité totale à faire un choix, première fois qu'une telle chose lui arrivait.
Et ce nœud de vipère se dénouait enfin. Si simplement.
Elle serra Tony encore plus fort entre ses bras, redoutant la simple idée de devoir quitter la chaleur de son corps contre le sien, même si chaque léger mouvement du torse la faisait grimacer. Il finit par s'échapper de cette étreinte pour prendre le visage de l'Israélienne entre ses paumes, plantant ses pupilles émeraude dans les yeux de la jeune femme. Il cueillit du pouce une minuscule larme brillant comme un diamant sur la peau diaphane de Ziva.
Et l'embrassa.
Elle n'avait rien vu venir.
La seconde d'avant, elle songeait à son équipe, sa famille, et elle se retrouvait maintenant avec la trace des lèvres de Tony encore imprimée sur les siennes. Elle en sentait encore la chaleur humide, les arômes de café. Une chaleur sans nom parcourut toutes ses veines.
Et alors qu'elle s'apprêtait à parler, la porte de sa chambre s'ouvrit brusquement sur une Abby chamboulée, heureuse, ravie, et qui le démontra à peine entrée.
- Tony ! Tu avais dit que tu nous préviendrais quand elle serait réveillée !
Elle se rua vers le lit, le poussa sans ménagement, et serra Ziva dans ses bras avec douceur.
Bientôt apparut par l'entrebâillement de la porte le visage de McGee, qui s'empressa de suivre le même chemin qu'Abby.
Gibbs entra quasi-simultanément. Il s'approcha de Ziva et lui colla un baiser sur le front, la gratifiant d'un sourire au passage.
- Ouste, ordonna-t-il d'un geste à son équipe. Dehors tout le monde.
Après quelques grimaces de mécontentement, les trois autres obéirent et quittèrent les lieux.
Eli David entra alors.
Gibbs demanda d'un regard à Ziva s'il devait le laisser entrer. Elle acquiesça d'un signe de tête, et l'ex marine sortit de la pièce.
Eli s'approcha du lit de la jeune femme. Il posa une main sur son bras et l'embrassa sur le front, débarrassant son visage de quelques mèches rebelles.
- Tu sais, pour le NCIS ? Ils vont aider. Dit-elle.
Il hocha la tête d'un air affirmatif.
- Je sais. Je l'ai demandé au directeur Vance.
Il la regarda un instant, perdu dans sa contemplation.
- Tu ressembles terriblement à ta mère.
Elle leva les sourcils à cette annonce, surprise. Rêvait-elle, où les billes grises faisant office de pupilles à son père avaient-elles vraiment l'air humide ? Elle crut y voir les images passer des images du passé.
- Je suis désolé, Ziva.
Et cette fois-ci, elle aurait juré qu'il avait chassé une larme d'un clignement de cils.
1- le comportement d'Eli ?
2- de Ziva ?
3- de Tony ?
4- que pensez-vous de cette fin ?
Et dites, où êtes-vous revieweurs ? Suite de Jeu de Piste + Cendrillon + Surprise ! sont là. J'espère avoir plus de commentaires sur celles-ci !
