Disclaimer : Si vous lisez les disclaimers, vous devez vraiment avoir l'impression qu'on vous prend pour des imbéciles à toujours répéter la même chose. Laissez moi vous dire qu'il n'en est rien. Je vous respecte beaucoup. Mais je suis obligée de dire que rien ne m'appartient, même pas le fic, puisqu'elle fut écrite par neutral. (Qui insiste sur sa minuscule.)
Donc :
Of Western Stars
De neutral
Chapitre dix – à propos de révélations désagréables.
Rémus frappa à la porte un peu plus fort qu'il n'était nécessaire mais son inquiétude pour le fils de feu son meilleur ami était trop importante et elle tournait rapidement au regret. Il aurait dû courir après Harry, la veille, mais il avait été tellement choqué. Il avait passé toute la nuit à se tourner et se retourner dans son lit et avait prit le chemin du quatre Privet Drive dès l'aube.
Ce qu'il se passait n'avait pas de sens. La peur et la douleur dans les yeux de Harry…
Rémus aplatit son poing contre le panneau de bois pour pallier à sa frustration. La porte s'ouvrit rapidement et un homme à la nuque épaisse et aux yeux porcins le toisa avec irritation.
« Quoi ! » Lâcha Vernon.
Rémus cligna des yeux. L'homme était plus agressif que d'habitude. « Mr. Dursley, j'ai quelques questions à propos de Harry… »
« Ce gosse !! » Le visage de Vernon passait déjà à une teinte de violet alarmante. « Ne parlez pas de lui en face de moi ! »
Rémus fit un pas en arrière, sous le choc. « Pardon ? »
« Ce garçon, cette anormalité…il s'est enfuit cette nuit ! » Siffla l'homme.
Rémus sentit sa mâchoire s'ouvrir contre sa volonté. Harry ? S'enfuir ? Ça ne ressemblait pas du tout au petit garçon timide qu'il connaissait.
« Quoi ? » Murmura-t-il, incrédule. « Vous êtes sûr ? »
Vernon grogna et sembla prêt à lui claquer la porte au nez. Rémus leva une main pour le stopper, inquiet. Avec la menace grandissante de l'arrivée de Sirius, la survie de Harry était en jeu.
« Où est-il ? Est-ce qu'il va bien ? » Demanda Rémus.
« Où ? Où ? Pensez vous que je serais encore ici, si je savais où il était ? Je le poursuivrais et lui passerai dessus ! » La colère de Vernon altérait visiblement son jugement. Rémus réprima une grimace et retint son poing qui avait failli se loger dans le visage de l'homme. « Cette horreur a volé des vêtements de mon fils, des vêtements à moi, de la nourriture, le kit de premiers soins, et six cent livres…Six cent livres !! Il devait le préparer depuis longtemps. Je le savais ! Il n'a pas arrêté d'aller au parc, cette semaine, à s'amuser avec un chien, selon Dudley… »
Rémus faillit s'évanouir d'horreur. Il se rattrapa au cadre de la porte, pour reprendre son équilibre. « Un chien ? » Demanda-t-il d'une voix rauque.
« Ouais ! » Continua Vernon, postillonant de rage. « Dudley a dit qu'il avait vu cet enfant de salaud courir tout autour du quartier avec un chien noir aussi gros que lui ou quelque chose comme ça… »
« Dudley… » L'interrompit Rémus. « Est-ce que je peux parler à Dudley ? »
Vernon fronça les sourcils. « Et ben…Je suppose. Mais je ne vois pas… »
Rémus le poussa sur le côté, sans se soucier du reste de ses mots. Il se précipita dans le salon, surpris de voir un garçon de la taille d'une petite baleine. Les différences entre lui et Harry étaient déconcertantes.
Le garçon le dévisagea, un bout gras de bacon dépassant au coin de sa bouche. « T'es qui ? » Bafouilla-t-il.
Rémus ignora la question. « Dudley, quand as-tu vu le gros chien qui accompagnait Harry ? »
Dudley eut un rictus, visiblement ravi de pouvoir enfoncer son cousin encore plus profond dans les ennuis. « Mardi, il y a à peu près une semaine. Il allait chez Mrs Figg, je crois. »
Mardi ? Sirius est là depuis si longtemps ? Mais c'est impossible, à pied ! A moins que…
« Est-ce que le chien était agressif ? L'as-tu vu faire du mal à Harry, d'une manière ou d'une autre ? » Demanda Rémus désespérément.
Dudley cilla. « Non, mais c'est dommage. Il aurait arrêté d'emmener ma nourriture à ce chien stupide. »
« Harry était… »Rémus ne finit pas sa phrase, ses yeux agrandis par l'incrédulité.
Harry aidait Sirius, la personne qui avait condamné ses parents à mort ? Comment était-ce possible ? Mais tout concordait : la façon dont Harry ne mangeait que les frites et gardait le hamburger, sa maigreur toujours plus marquée…
Sirius espèce de salaud. Grogna intérieurement Rémus. Tu prends complet avantage de son innocence et de sa naïveté. Tu l'utilises, tu lui mens, tu le manipules, en utilisant sa solitude contre lui-même.
« Ça le suivait partout. »Continua Dudley. »Mais ça ne lui faisait pas de mal. »
« J'aurais dû le faire disparaître quand j'en avais l'occasion. » Grogna Vernon, en écoutant son fils, de plus en plus en colère. « J'aurais dû lui briser les deux jambes, hier ! »
C'était trop. Rémus sentit quelque chose en lui craquer. Avec un éclat de force inhumaine, il claqua sa main contre la table, sentant le bois pousser un gémissement.
« Qu'est-ce que vous dites ? Mr. Dursley, ce n'est pas une façon de parler de votre neveu ! » Rémus criait presque. « Si vous l'aviez mieux traité, peut-être qu'il ne se serait pas enfui ! Tout ça… » Il s'arrêta brusquement. Il y avait une certaine saveur dans l'air que ses sens avait remarqué qui lui rappelait terriblement…
« Du sang. » Balbutia Rémus, notant la légère trace rouge près de la porte du placard sous l'escalier.
Vernon se calma subitement. Il se pencha un peu, dissimulant l'escalier. « Je ne vois pas de quoi… »
Mais Rémus n'écoutait pas. Il poussa Vernon, le projetant presque à terre. L'odeur aigre-douce devenait de plus en plus forte et Rémus s'arrêta devant la porte, l'ouvrant doucement. L'odeur de sang devint presque suffocante, le submergeant et noyant tous ses autres sens. Mais quand il vit les couvertures, tout disparut.
« Ceci… » Rémus arracha le drap, taché de grosses marques rouges. Il le leva pour que Vernon le voie. « C'est à Harry, n'est-ce pas ? »
Vernon devint blanc.
« Vous le battez, n'est-ce pas ? » Gronda Rémus, sa voix bizarrement douce. Tous ces jours, il avait été prudent au cas où Sirius blesserait Harry et il avait complètement ignoré la manière dont Harry avait besoin d'être protégé de sa propre famille. Il avait été si aveugle…
Vernon ne dit rien mais la lueur satisfaite de son regard le trahit.
« Je ne peux pas croire que je ne m'en suis pas rendu compte plus tôt ! Vous le bouclez dans un placard. » Rémus hurlait, claquant la porte si fort qu'elle craqua dans son cadre. « Et vous le maltraitez. Vous dites à tout le monde combien il est mauvais et inutile. Depuis combien de temps ? Deux ans ? Trois ans ? Depuis qu'il est dans cette…famille ? »
Vernon sembla retrouver sa voix. Ses yeux cillèrent et il s'éloigna prudemment de l'homme hors de lui. « Vous ne comprenez pas. Ce garçon…c'est un phénomène. Il est anormal. »
« Harry est juste un enfant ! Comment pouvez vous dire cela ? » Dit Rémus.
« Ce garçon m'a piqué six cents livres de mon portefeuille ! »
« Et vous méritez un procès et d'être dépossédé de tout ce qui se trouve dans cette maison, pour ce que vous lui avez fait ! » Grinça Rémus, sa main tremblante agrippant le drap.
Vernon se tut instantanément. Il semblait vraiment terrifié à cette idée. Il recula encore, se plaquant contre le mur et restant le plus loin possible.
« Écoutez, » dit-il doucement, comme si Rémus était un petit enfant. « Ce gamin est…contre-nature. Il n'a que ce qu'il mérite… »
Un crack résonna dans la pièce.
Rémus inspira profondément, tentant de contrôler ses membres tremblants, frottant un poing malmené. Le sang lui battait aux oreilles, il pouvait sentir son propre cœur pomper frénétiquement et la rage couler dans ses veines. Vernon était allongé par terre, une gros tas de graisse et de vêtements. La force surnaturelle du loup-garou était difficile à contrôler dans des cas de pareille colère et Rémus l'avait frappé si fort que Vernon avait brisé le coin de la table en bois en tombant. Dudley couina et se dandina jusqu'en haut des escaliers. Tous les murs de la maison tremblèrent sous son poids.
Rémus renifla, ses mains tremblaient tandis qu'il pliait le fin drap taché de sang, le rangeant dans sa poche. Sa baguette se trouvait juste à côté, si tentante. Il voulait balancer un avada kedavra maintenant, tout de suite, à l'énorme moldu. Il devait partir. Il devait partir avant de faire quelque chose qu'il regretterait chèrement. Il y avait si longtemps qu'il n'avait perdu le contrôle …
Il y eut un éclat de lumière contre le bois poli.
Rémus examina la table à café à côté du sofa. Il y avait quelque chose de bizarre, qui le dérangeait. Il ignora la masse informe et immobile de Vernon sur le sol et inclina la table. Il y avait des empreintes de doigts ensanglantés sur le bois, des doigts trop longs pour appartenir à un enfant, trop fins pour appartenir à Vernon.
Non…
Six heures plus tôt
Sirius était dans un état proche de la panique quand il revint dans la clairière, pour trouver seulement de l'herbe froide. Il n'était même pas sûr de quand exactement l'enfant était parti, et de où il pouvait bien aller. Il ne pouvait tout de même pas être retourné là d'où il venait, si ? Mais Sirius savait bien, au fond, que c'était exactement ce qui était arrivé, Harry n'avait nulle part ailleurs où aller. Et à en juger le calme apparent de Harry, Sirius ne pouvait que supposer que ce qui se passait là était assez fréquent.
Il avait ainsi prit immédiatement le chemin vers Privet Drive.
S'ils n'ont ne serait-ce que dérangé l'un de ses cheveux, je les tuerais ! Je leur ouvrirais la gorge pendant leur sommeil, peu importe ce que les autres penseront. Ces maudit moldus…
Mais Harry ne lui avait jamais montré sa maison, avant, et la commune moldue était constituée d'une myriade d'embranchements. Il déambula anxieusement, cherchant l'odeur de l'enfant. Il ne se préoccupa même pas des réactions des enfants à la vue d'une chien gros comme un ours, ou de la présence possible de Rémus dans les parages. Tout ce à quoi il pouvait penser était l'image d'Harry, boitant douloureusement, blessé et vulnérable.
La piste, au début, était facile à suivre, mais dès que Sirius avait atteint un endroit plus fréquenté, des dizaines d'autres odeurs avaient couvert le chemin. Cela lui prit des heures, juste pour retrouver l'odeur d'Harry ; et quand il arriva enfin à destination, il était minuit passé.
Sirius s'arrêta en face d'une maison blanche assez terne, avec de petites fenêtre. Il se transforma à côté de la porte, peu soucieux du risque représenté par les rares voisins qui auraient pu mettre leur nez dehors. Il sortit un trombone de sa poche qu'il avait ramassé sur la route, et enfonça une extrémité tordue dans la serrure. Les mains tremblantes de rage, et d'appréhension, Sirius s'empêcha de justesse d'ouvrir la porte à la volée. Il la referma doucement derrière lui, et se retransforma en chien.
…L'odeur du sang le prit à la gorge.
Du sang vieux, de plusieurs heures au moins. Mais c'était imbibé dans l'air, et dans les murs. Sirius eut l'impression d'avoir été plongé dans une bassine d'eau glacée. Il se précipita dans le salon, cherchant avec un frénésie presque désespérée n'importe quoi, un indice…
Ce ne peut être Harry, non ? Il n'est pas revenu, ce n'est pas possible ! Il ne peuvent être aussi cruel, n'est pas ?
…N'est-ce pas ?
Il rata presque le placard sous les escaliers, qui avait tout sauf l'air suspect, en se précipitant de la sorte. Mais quand l'odeur étouffante le fit suffoquer, Sirius stoppa immédiatement. Il observa la porte, incrédule. Ce n'était pas possible…
Mais Harry a l'odeur de placards poussiéreux…C'est sensé…
Sirius se tint debout près de la porte en un instant, de retour sous sa forme humaine. Il ouvrit la porte, si tendu qu'il ne remarqua même pas si elle craquait ou pas. L'odeur ferreuse de sang était si forte que Sirius n'avait pas besoin d'être sous forme animale pour la percevoir. La porte était ouverte, et un rayon de lune éclaira ce qui se trouvait à l'intérieur.
suite des notes du chapitre neuf (entre temps, j'ai eu le temps de réfléchir. )
Je vais commencer par m'atteler sérieusement à mes traducs. Je crois que je les bouclerais avant d'écrire quoi que ce soit de significatif dans LEL. Sauf peut-être justement pour OSW, parce que je suis lente sur cette histoire...
Je vous aime, meme si vous m'avez oublié...Je vous serais éternellement reconnaissante pour une petite review, merci d'avance
