Hey tout le monde !
Merci encore de votre présence, j'en suis toujours aussi touchée. Alors merci encore, mille fois même s'il le faut.
Aujourd'hui je vous apporte un peu plus de légèreté dans ce chapitre-ci, ça ne peut que faire du bien. Même si, il faut se l'avouer, rien n'est jamais évident à lire.
Pour ceux qui s'en inquiètent encore, ne vous en faites pas, tout finira pour le mieux. Seulement le mieux n'est pas pour tout de suite et il va falloir emprunter quelques chemins tortueux... Mais tout viendra.
Bonne lecture~
Chapitre X
« Chemin de Croix »
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La porte claque, Dean se réveille, c'est Rufus qui est au volant.
Avant qu'il ne s'endorme c'était Sam qui conduisait. Son frère lui tend un grand gobelet de café avec un sac en papier pour pâtisseries.
« -Avant que tu ronchonnes : ils n'en avaient plus au sucre. »
Dean prend nonchalamment le sac dans sa léthargie matinale. Il l'ouvre pour y trouver des donuts recouverts d'une sorte de pâte rose bonbon recouvert de petites paillettes de sucres multicolores. Ils empestent l'odeur artificielle de fraise.
« -Je vais chier des Bisounours avec ça… » constate platement Dean.
« -Oh la ferme Grognours. » rétorque Sam dans un léger rictus.
Dean sourit à son frère, prend un donuts et lui rend le sac.
« -Dites, il y a une carte du pays dans cette voiture ? » demande l'aîné des Winchester.
« -Que veux-tu… Je suis de la vieille école. » avoue Rufus dans un sourire « Dans la boîte à gant. » indique-t-il à Sam.
Il ouvre ladite boîte à gant et donne le dépliant à son frère.
« -Qu'est-ce que tu veux faire ? » demande Sam.
« -Je vérifie un truc… »
Dean déploie l'immense carte qui prend alors tout l'arrière de la voiture. Il passe ses doigts dessus, suivant les grandes routes de l'État.
« -Un crayon ? » demande Dean.
Sam lui tend un vieux feutre qui se trouvait également dans la boîte à gant. Dean fait des petites croix à certains endroits. Ses doigts tracent maintenant des lignes imaginaires qui ne suivent plus de route.
Son cadet l'observe, curieux. Les croix semblent être des grandes villes de là où il est. Dean relie toutes les petites croix entre elles, toutes sauf une qui est tout en haut de la carte, au nord de l'état. Minneapolis sûrement.
Les yeux de son frère s'agrandissent, il semble avoir compris quelque chose. Il détourne le regard de la carte et porte distraitement sa main à son torse, la faisant descendre jusqu'à son ventre. Puis il se replonge sur la carte, refait glisser son doit le long de celle-ci et place de nouvelles petites croix, six nouvelles croix.
« -Bordel de merde… » lâche-t-il.
« -Qu'est-ce qu'il y a ? » s'enquiert Sam.
« -Ce… Ce taré est un vrai malade… » en relevant la tête vers ses deux compères.
« -Là tu ne nous apprends rien fiston. » fait Rufus en quittant brièvement les yeux de la route.
« -Je me demandais pourquoi il repartait dans le nord après avoir fait une ligne droite à travers le pays. Mais il ne faisait pas une ligne droite. Enfin si mais ce n'était pas son but. Il fait une croix. »
« -Une croix ? » s'étonne Sam.
« -Une putain de croix latine, oui. »
« -Sans déconner… » ajoute Rufus.
« -C'est vrai qu'il fallait s'y attendre… » souffle Sam dans son coin.
Une croix a travers le pays pour marquer de braves gens d'une croix. Pourquoi tant de croix ? Mais la question à se poser avant tout est surtout pourquoi Lucifer ? Bien sûr que ce n'est pas son vrai nom. Mais comment s'appelle-t-il ? Tout le monde a un nom.
D'un coup, il se rappelle que Lucifer n'aime pas Dieu, il se souvient l'avoir déjà entendu plusieurs fois le dire. Dans ce cas pourquoi tant de croix latines ? Pourquoi est-ce qu'il l'étendait lui-même sur cette croix pour qu'il fasse pénitence il y a dix ans encore ?
« -C'est quoi le plan ? » finit par demander Dean.
« -Le plan ? » répète Rufus.
« -Oui, le plan. Maintenant il sait qu'on est à ses trousses, que vous êtes du FBI et que je suis avec vous, il va encore plus se méfier. »
« -On va simplement fouiller partout et je dis bien partout pour savoir où ils sont. La priorité c'est de les trouver et aussi de trouver un moyen de contacter Novak pour qu'il nous tienne au courant. » explique le vieil homme « Mais il nous manque encore les coups et blessures… » remarque-t-il distraitement.
« -Les coups et blessures… » répète ironiquement Dean « On s'en branle des coups et blessures, tu ne comprends pas ? » crache-t-il.
« -Dean ! » le reprend Sam qui n'aime pas le ton que son frère emploie envers son patron.
« -Non mais sérieusement, les petites sorties qu'il autorisait à Castiel c'est fini ! Faut vous réveiller, votre agent provocateur est cuit là. Il va l'enfermer 24 heures sur 24, il aura pieds et poings liés, Lucifer ne sortira plus que pour se ravitailler. Cas va subir l'emprise totale, il va crever intérieurement, vous comprenez ? »
« -Alors qu'est-ce que tu proposes fiston ? » demande le chef du FBI qui ne tient même pas rigueur du répondant de son consultant.
« -Pour faire simple, maintenant Lucifer va jouer avec une planque unique, c'est fini les ballades de planque en planque. Il faut simplement la trouver et on les retrouvera. Pour ce qui est de son chef d'inculpation… » il semble réfléchir « On ne peut pas improviser pour ça ? »
« -Je n'aime pas du tout les impros… »
« -Rufus, Dean n'a pas tort. On n'a pas vraiment le choix… » constate Sam.
« -Je sais… »
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Castiel a froid, très froid. Il a l'impression d'être littéralement gelé. Il sait pourtant que c'est impossible aux États-Unis d'être congelé à cette période de l'année.
Il sent une larme rouler sur sa joue et pourtant il ne pleure pas. C'est son corps qui pleure, c'est lui qui réclame cette substance dont il est dépendant depuis peu.
Il ouvre les yeux et regarde autour de lui, une vieille table ainsi qu'une chaise de bois tentent de survivre à l'humidité au loin.
La pièce doit bien faire 30m². Ce n'est pas si mal éclairé bien qu'il n'y ait pas de fenêtres. La seule issue est une porte métallique en face de lui. Elle lui serait accessible s'il n'avait pas cette chaîne au pied.
Il est assis sur un matelas deux places qui n'est pas trop souillé par rapport au précédent. Lucifer est en face de lui, de dos, en train de préparer on ne saurait trop dire quoi à manger avec la gazinière.
« -Pourquoi est-ce que tu fais tout ça ? » demande Castiel qui retrouve peu à peu sa lucidité.
« -Que je fais quoi ? » s'enquiert-il tout en restant de dos.
« -Que tu fais du mal à des gens. » avec une certaine candeur, sachant qu'il peut être honnête maintenant que sa couverture est fichue.
« -Je ne leur fais aucun mal. »
Il se tait, semblant remuer le bras au dessus d'une casserole. Une minute silencieuse règne dans la pièce.
« -En fait… Je trouve ça assez récréatif je pense… » après un temps de réflexion.
Lucifer se retourne enfin, un bol de soupe à la main ainsi qu'une boîte en plastique que Castiel connaît bien dans l'autre. Il s'avance et lui remet sa soupe.
« -Je n'ai pas faim. »
« -S'il te plaît Cassie. Pour me faire plaisir. » en lui adressant un regard triste.
Dans l'état actuel des choses ou plutôt dans son état de conscience actuel, il lui aurait bien foutu à la gueule son bol. Mais non, il ne le fait pas.
Parce que même si sa couverture est tombée à l'eau, il continue d'être son jouet, sa marionnette, il le doit. Il doit poursuivre sa mission qui elle, n'est vraisemblablement pas terminée. Il doit poursuivre en attendant que ses collègues le trouvent, rien n'est perdu, il reste un agent qui est le témoin d'actions illégitimes, rien n'a changé.
Alors Castiel boit docilement sa soupe, comme s'il réussissait à le toucher, comme si son cerveau était raccroché à cet être parce que c'est ce qu'il veut et qu'il doit jouer son jeu pour le prendre à son propre piège.
Coups et blessures sont le mot d'ordre et il le sait.
Plus que jamais Castiel est lucide et sait qu'il ne l'atteindra plus ou tout du moins plus aussi facilement qu'auparavant. Il n'est plus sous son emprise. Du moins pour l'instant. Reste à voir quand il lui aura injecté son prochain fixe, ce fichu poison… C'est cela qu'il redoute plus que tout, c'est là qu'il est le plus vulnérable, que ses barrières psychologiques s'abaissent pour se laisser mener.
« -Pourrais-je sortir ce soir ? » ose-t-il d'une petite voix.
« -Cassie… Tu me déçois tu sais. Je ne pensais pas que tu me croyais aussi bête. »
« -Tu penses réellement que je pourrais m'enfuir ? » répond Castiel, l'air offensé.
« -Cassie, j'ai vraiment horreur qu'on me prenne pour un con ! Alors non, la réponse est non. » s'énerve-t-il « J'ai d'autres projets pour nous ce soir… Dis-moi, est-ce que tu sais à qui tu appartiens ? »
« -A personne ! » crie-t-il malgré lui en entendant pour la troisième fois cette question depuis quelques heures.
« -Ça viendra, ne t'inquiète pas. En attendant ça te dis de te prendre un petit fixe ? Ça fait longtemps… »
« -Non… S'il-te-plaît, non… » grelotte-t-il en le repoussant d'une main.
« -N'essaie pas de jouer à ça avec moi. T'es en manque, tu le sais aussi bien que moi. Quoi ? Ne me regarde pas comme ça, je ne dis que la vérité Cassie. Tu n'es qu'un toxico qui a besoin de sa dose, avoue-le, ne te mens pas. N'oublie pas que s'il y a une personne qui a le cerveau qui ne défaille pas dans cette pièce c'est bien moi. Ta caboche est toute rouillée, la mienne tourne a plein régime. Alors écoute-moi moi et seulement moi. Tu ne peux pas te faire confiance. »
Alors Castiel le laisse faire puisque son raisonnement tient la route et qu'il a raison. Il a raison sur tout. Il est en manque, il n'a donc pas toute sa tête. Pourquoi ne pas l'écouter ? De toute manière il n'a que ça a faire en attendant ses collègues…
Lucifer ouvre la boite en plastique, sort son matérielle et opère.
Quelques secondes plus tard, une vague de chaleur envahit l'homme aux yeux bleus dont les prunelles s'assombrissent. Il se sent bien plus léger.
Envolé son self-control, envolé les barrières mentales qu'il avait posées. Place à la béatitude, place au Diable qui danse et tourne dans sa tête. Place au Diable qui chante et lui hurle quoi faire.
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« -Et si je n'ai pas envie de faire ce que tu me dis ? » demande l'adolescent.
« -C'est ton choix. Je ne te forcerais jamais à rien. »
« -C'est juste que… Les croix, la religion, tout ça… C'est peut-être ton truc mais pas le mien. »
« -Je ne suis pas religieux ! » crie Lucifer en sortant de ces gonds, faisant sursauter le jeune homme « Je ne fais pas parti de cette bande de moutons qui croient en la bonté divine et toutes ces conneries. » reprend-il plus doucement.
« -Alors t'es quoi ? Un sataniste ? » demande le garçon innocemment.
« -Par tous les diables non. Écoute Dean, c'est juste que je n'apprécie pas Dieu. C'est tout. »
« -Mais alors pourquoi te faire appeler Lucifer si tu ne crois pas en la religion ? » tique le blondinet, totalement perdu.
« -Ce n'est pas moi qui me suis donné ce nom. Je n'en ai jamais voulu. On m'a forcé à le porter. Tu sais, on m'a traité de tous les noms. Mais c'est celui-là qui était le moins blessant alors je leur ai dit de m'appeler uniquement comme ça puisqu'ils le faisaient déjà. C'est tout. »
« -Mais t'as bien un prénom ? »
« -Je l'ai oublié. » tristement « Quand tu passes ton temps à te faire lyncher par les autres, tu finis pas ne plus penser correctement. Tu en oublie qui tu es vraiment. »
« -Debout Dormeur ! » lance Sam en frappant sur son épaule.
« -Dormeur… ? » demande Dean en sortant de son sommeil « T'es obligé de toujours me réveiller avec des trucs pour gamins ? » las de l'esprit enfantin de son frère « Et je ne suis pas un putain de nain. » finit-il par sourire.
« -C'est tout ce qui me vient en tête. » répond simplement son frère.
« -Timide. » marmonne Dean.
« -Grincheux. » renchérit le cadet.
« -Bon les Winchester, vous bougez vos culs ? » hurle Rufus qui est déjà devant la porte de leur nouveau motel.
Les deux frères se regardent et se sourient d'un air entendu.
« -Prof. » adjugent-il en cœur à propos de l'homme à la peau brune.
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Une bonne douche bien chaude pour le purifier de toutes ses pensées, de tous ses rêves.
Dans cette foutue bagnole qui lui a donné des putains de courbatures, son cerveau a bien fait la fiesta en se remémorant le jour de leur rencontre. Lucifer un sataniste… Il dodeline de la tête en souriant légèrement, se rendant compte d'à quel point il était loin du compte.
Il est tout sauf quelqu'un qui croit en la religion. C'est simplement un révolté, un rebelle. Pour quelle raison, ça, il l'ignore. Sûrement à cause des « autres » qui le « lynchait »… Bon sang ce que ce type est bourré de mystères. Dean avait oublié cette partie là du puzzle.
Il passe une dernière fois douloureusement la main sur la marque, sa marque puis sort de la douche et s'habille.
« -Bon… On fait quoi ? » demande l'aîné des Winchester en quittant de la salle de bain.
Il regarde tour à tour ses deux acolytes qui ont une mine à faire peur à La Mort elle-même. Son frère est pâle comme un cachet d'aspirine, sa crinière de lion est en bataille, très probablement largement emmêlée et ses traits tendent à tirer vers le bas. Quand à Rufus, sa moustache n'en est plus vraiment une à cause de sa barbe qui repousse, sans compter que d'énormes poches gonflent sous ses yeux.
Pour toute réponse à sa question son frère lui lance un sachet en papier blanc à la figure. Dean l'ouvre.
« -On bouffe des… Burritos… ? » étonné « Super. » siffle-t-il ironiquement.
« -Mange et on verra ça après. » lance de gros ours mal léché qu'est devenu Rufus à cause du trajet.
« -Il n'aime vraiment pas les impros. » lance Sam à son frère à voix basse.
« -J'ai entendu Winchester. »
Dean s'assoit à table avec les deux hommes et mange en silence. Tout du moins aussi silencieusement qu'il le peut tant il s'empiffre. Son cadet sourit en voyant son frère toujours aussi glouton, l'appétit ne lui manquant jamais.
Mais c'est bien connu, Dean Winchester ne peut pas rester sans parler trop longtemps, d'autant plus lorsque son cerveau le travaille, c'est-à-dire sans arrêt.
« J'imagine que, comme toutes les personnes à qui il s'en prend, votre ange, je veux dire Cas, est gay pour sa couverture ? » prononce-t-il la bouche pleine afin de laisser ses pensées s'exprimer.
« -Non. » sourit finalement le plus vieux de la table en pensant à son homme de terrain.
« -Non… ? » répète le barman, incrédule, cessant toute mastication.
« -Castiel est gay. » déclare son frère avec un rictus mal dissimulé.
« -Oh… » ne sachant comment prendre la nouvelle, son monde cessant de tourner l'espace d'un instant.
« -En parlant de ça Dean… Toujours rien à l'horizon ? » suggère-t-il afin de déstabiliser son frère, aimant le taquiner sur le sujet.
Le concerné fusille son cadet du regard. Est-il obligé d'évoquer ça devant Rufus ? Une petite vengeance s'impose… Il adore plus que tout au monde mettre son petit frère mal à l'aise alors tant que le sujet et lancé il va en profiter et ne pas se gêner pour l'embarrasser.
« -Oh tu sais des plans cul par ci par là. Mais rien de bien sérieux, ça va, ça vient… » déclare-t-il en insistant bien sur la dernière expression « Enfin ce que font les plans cul quoi. Tu vois, ça vient, ça repart et ça revient… Tu visualises bien ? Des va-et-vient en somme. » s'amuse-t-il en voyant son frère visualiser en effet la scène.
« -Ouais, je… Je vois parfaitement merci de la précision… » fait-il mine dégoûtée.
Rufus sourit. Sam n'a jamais beaucoup apprécié qu'on parle de sexe, ce n'est pas un secret pour la brigade de Kansas City.
« -Et toi avec Jess, ça va ça vient Sammy ? » continue Dean sur sa lancée.
« -C'est bon tu peux arrêter d'en rajouter une couche. » affirme le cadet en mettant de côté sa nourriture « Et pour ta gouverne ça va très bien. Dès que tout ce merdier sera fini je la demanderai en mariage. » en souriant légèrement, le ton très sérieux.
Dean manque de s'étouffer. Non pas que Sam ait dit une énormité mais ça le surprend. Il sait que son frère et elle vivent le parfait amour mais il ne s'attendait pas à ce que ça arrive maintenant.
Pour le coup c'est Sam qui lui en bouche un coin.
« -Eh bien… Je suis heureux pour toi Sammy… » dans le vide « Ça c'est mon petit frère ! » finit-il par lâcher en se reprenant, un sourire aux lèvres en songeant à la belle vie de son cadet.
« -Bravo fiston. » se réjouit pleinement Rufus.
Sam sourit dans son coin en repensant à la femme qu'il aime. Femme qu'il a délaissé depuis six jours.
Il est parti dimanche au soir, lui déposant un baiser sur la joue. Sacrée Jess… Elle est enrhumée du pire rhum que la Terre ait jamais connu et pourtant elle s'acharne à continuer de faire des cookies pour les enfants des quartiers défavorisés… Tout à l'heure il l'appellera comme il le fait tous les jours pour voir si elle va mieux, pour entendre le son de sa voix.
« -Maintenant que tout le monde a fini de bouffer je réitère la question : on fait quoi ? » relance Dean.
« -Bonne question… Ça m'emmerde mais on retourne au point de départ. Donc il faut faire ce qu'on a fait au départ, lorsqu'on est arrivé à Louisville. Chercher ses planques… » déclare Rufus, blasé « On sait comment les repérer maintenant. » adjuge-t-il en prenant Sam à témoin.
« -Sa planque. » le corrige le barman.
« -Tu en es vraiment sûr ? » demande le cadet qui sort de sa rêverie.
« -Ce n'est pas pour ça que je suis consultant ? » demande-t-il rhétoriquement « Bon, on y va. » affirme-t-il en se levant.
Sam regarde Rufus, perplexe durant une petite seconde. Ce dernier hoche la tête, lui donnant une confirmation à propos de la suite des événements.
« -Non Dean, tu ne viens pas. »
« -Pardon ? » s'interloque l'intéressé.
Avant de comprendre ce qui lui arrive, l'aîné voit la scène de dérouler au ralenti.
Le bras de son frère prend un élan fulgurant afin que son poing atterrisse en plein dans sa figure. Il sent vaguement son corps perdre l'équilibre et tomber dans le vide ou dans des bras, il ne sait pas.
Et puis plus rien.
C'est le noir total.
Je vous propose d'en savoir plus quant à ce geste d'ici une petite semaine...
Alors samedi si vous le voulez bien.
Bisous~
