Chapitre 10 : I'm a hero and a villian

chanson : Who I am - The score


La sueur coulait sur les muscles tendus, perlant sous l'effort alors que la poigne se faisait plus forte et douloureuse, crispant un peu plus les deux hommes. Les prunelles saphir affrontèrent celles sombres de l'homme face à lui, chacun refusant de céder, la fierté les empoignant à la gorge. Le blond sentait ses mèches se coller à son front alors qu'il essayait de renverser la situation. Il finit par sentir ses muscles céder sous la pression et son bras se faire plaquer contre la table avec violence alors que les autres applaudissaient en arrière plan, certains donnant de franches tapes dans les épaules de Jack en signe de soutien. Personne n'était encore arrivé à battre Gabriel.

Le latino, apparemment ravi, lui tendit la main: « Sans rancune, Jack ? »

Jack sourit et céda au vainqueur, essayant de se satisfaire du résultat : « Tu restes le meilleur. »

Mission après mission, l'amitié qui soudait les deux militaires était devenue indéfectible. Jack avait peu à peu acquis une assurance certaine mais, quand son supérieur se leva, il sourit et vint se placer à ses côtés, pire qu'une deuxième ombre.

« On doit s'y remettre », glissa-t-il à Gabriel. Il trouvait de plus en plus sa place dans l'escouade, le cadeau de Gabriel réparant lentement son orgueil abîmé et s'habituant petit à petit à la position dans laquelle le Latino l'avait mis.

« Personne d'autre ? », taquina Gabriel, levant les bras. Les soldat secouèrent la tête. Gabriel, rassuré dans son autorité, claqua des mains : « Alors en place ! » Alors qu'ils allaient tous se préparer, leurs alarmes bipèrent, et Gabriel soupira ; « Plus moyen de s'entraîner tranquillement. Allez, on a une mission, préparez -vous ! »

Jack hocha la tête en changeant son armure d'entraînement pour mettre celle réservée aux mission. L'habitude faisait qu'il ne leur fallait pas plus de dix minutes pour être tous prêts, aussi Jack et Gabriel se retrouvèrent très vite dans le bureau du Commandant. Ce dernier était accompagné d'un membre de la CIA, chose qui, aux yeux de Reyes, n'annonçait rien de bon.

« Capitaine Reyes, Lieutenant Morisson, je me présente, Agent Cristobal Johnson. Nous avons besoin de votre capacité de frappe », il appuya sur une télécommande et les écrans s'illuminèrent.

Le terrain s'afficha sur les différents écrans, accompagné de la photographie d'un agent. Reyes sentit son cœur se serrer en reconnaissant le centre de la ville de Los Angeles. Que ce soit sa ville natale ne devait pas influencer sur son comportement, cependant il ne put s'empêcher de poser la question qui lui brûler la langue.

« J'ai loupé des rapports et Los Angeles est sous contrôle omniaque, ou ces derniers ne sont pas notre cible aujourd'hui ? »

La simple tension des épaules de l'agent lui indiqua la réponse avant même qu'il ne la formule :
« Ce n'est pas votre cible. Du moins, pas directement. »

Gabriel se força à inspirer pour ne pas hurler. Il était un soldat, et il devait obéir, même contre ses propres conviction.

« On vous écoute. »

« Bien, votre connaissance du terrain nous sera utile. Il y a cinq jours, le commandant Nills a disparu. Il avait entre ses mains plusieurs dossiers sensibles, dont celui du SPE et d'autres missions restées secrètes jusqu'alors »

« Il a été enlevé ? », questionna Jack pas certain de comprendre cette introduction de mission.

« Malheureusement non, c'est ce que nous espérions pour être honnête. Mais il semblerait que le commandant n'ait pas eu besoin d'être menacé pour s'enfuir. Il nous est parvenu qu'il cherchait à vendre ses dossier au front omniaque contre de l'argent. »

« Presque surprenant », se moqua ouvertement Gabriel.

Jack lui adressa un regard, essayant de le faire taire.

Gabriel soupira devant la réaction de son second et croisa les bras sur son torse signe chez lui d'une certaine résignation.
« Donc, quel sont les ordres ? », demanda-t-il d'un ton un peu plus professionnel.

« Récupérer Nills et, surtout, les documents en faisant le moins de bruit médiatique possible. »

Gabriel hocha la tête.

« J'espère que vous comprenez que le risque est immense, non seulement pour l'armée, mais également pour vous mêmes, d'autres équipes et pour la ville de Los Angeles. J'espère que vous comprenez bien les risques auxquels on serait exposé si ces fichiers étaient entre les mains de nos ennemis. Toutes les vies de l'armée seraient exposées. Et votre ville natale deviendrait un des objectifs principaux des Omniaques, Reyes, vous l'avez compris. »

Jack se demanda un instant pourquoi l'agent insistait autant.

« Limpide, Agent Johnson, » répondit Gabriel en hochant la tête avec un serrement de mâchoire.

Jack sut qu'il avait loupé une partie du message.

Chose qu'il vérifia une fois sorti du bureau :

« C'est une chasse à l'homme ? »

Gabriel le regarda et soupira. « Disons que les informations sont plus importantes que l'homme », confirma-t-il en essayant de ne pas brusquer les bons sentiments de Jack.

« Donc, c'est mort ou vif, c'est ça ? », décida de s'assurer ce dernier.

« Oui », répondit succinctement le plus haut gradé.

Jack marcha quelque mètres avant de se décider à reprendre ; « On peut essayer vif, avant de condamner un homme, non ? »

« Il est déjà condamné. Il veut vendre des informations confidentielles à l'ennemi, Jack, face à une cour martiale, il sera condamné à mort. »

« Mais ce sera la justice », s'entêta Jack.

« Tss, Boyscout », siffla Gabriel en montant dans le transport où les attendait le reste des troupes.

Il parcourut les sièges du regard puis croisa les yeux bleus de Jack et sembla leur concéder : « Essayons de laisser la justice faire son travail. »

Il se détourna de son second pour reprendre sa voix de commandant :

« Okay, tout le monde m'enlève les signes de son armure, et que ça saute ! »

Durant le reste du trajet, Reyes eut le temps de trouver un plan d'action et de le partager avec son équipe. Il insista sur le fait qu'il préférait récupérer la cible vivante. Il ne précisa pas où s'arrêtait cette préférence, et personne ne posa de question. Apparemment, c'était clair pour tout le monde, jugea Jack toujours incertain.

La connaissance de Reyes de la géographie de sa ville natale et des habitudes des habitant leur permit une des interventions les plus rapides et les plus efficaces enregistrées par le S.P.E.. À cela, se rajoutait sûrement l'effet de surprise de leur intervention.

Même si le fameux Nills s'attendait à être pris en chasse, il n'avait pas envisagé de se retrouver face à une vingtaine de soldats surentraînés et un capitaine absolument résolu à ne pas lui laisser mettre sa ville natale à feu et à sang en attirant les Omniaques. Gabriel lui-même lui tomba dessus, l'envoyant au sol et lui brisant deux côtes au passage. L'homme avait soigneusement été menotté alors que le capitaine partait à la recherche des documents qu'ils étaient censé récupérer. Jack devait, lui, le diriger le groupe qui menait Nills au transport. L'homme s'était d'abord laissé conduire, étonnamment obéissant, jusqu'au moment où il le poussa violemment sur le côté pour s'enfuir, sachant probablement ce qui l'attendait face à une cour militaire.
Perdu pour perdu, l'homme est prêt à risquer sa vie en tentant d'échapper à un peloton de soldats d'élite pour un espoir de liberté.

Arlan, qui était le plus proche, se lança aussitôt à sa poursuite, les passants s'écartant instinctivement, préférant de loin ne pas se mêler au problème. De toute manière, leur fugitif n'hésitait pas à bousculer ceux qui restaient sur son passage.
« Autorisation de tirer demandée », dit la voix d'Arland dans le réseau.

Jack s'empressa de hurler "non", figeant totalement Arland dans son mouvement. Mais son soulagement fut de courte durée quand deux coups de feu retentirent tout de suite après. L'homme s'effondra immédiatement alors que Reyes apparaissait, armes au poing.

Il rangea les deux armes à sa ceinture et s'avança. Il s'agenouilla et vérifia que sa cible ne respirait plus - ses tirs ayant atteint sa colonne vertébrale et son crâne, il y avait bien peu de chance, jugea amèrement Jack.

Gabriel se redressa et se tourna vers Arland pour ordonner succinctement : « Ramasse-le, on rentre ». Il n'y avait aucune fierté dans son regard, mais pas le moindre signe de remord non plus.

Jack osa juste demander : « Et les documents ? »

« Je les ai », répondit Gabriel en montant dans le transport. Jack le suivit, ne sachant pas comment aborder le millier de questions qui lui venaient. L'indignation aussi.

Après tout, Reyes lui avait dit qu'il s'efforçerait de ramener leur cible vivante. Et Gabriel était un trop bon tireur pour ne pas avoir choisi ses cibles. Reyes avait décidé de le tuer. En son âme et conscience.

Jack mit une trentaine de minutes à parvenir à choisir ses mots. Il se leva, rejoignit son capitaine et s'assit à ses côtés. Conscient qu'ils testaient là les limites de leur amitié comme de leur confiance réciproque, il attendit patiemment que Gabriel ait fini de remonter son arme et lui donne la parole - à sa façon : « Tu as réfléchi ? »

« T'as raison sur un point », décida de lui accorder Jack.

« Lequel ? », demanda Gabriel ouvertement surpris.

« Je suis un Boyscout, faut croire », reconnut Jack. « J'aime pas prendre des vie, encore moins quand ça peut être évité. »

Gabriel soupira. « Nous y voilà. J'ai fait un choix, Jacky : un homme coupable contre une ville de milliers de personnes. »

« Ta ville. »

« Tu crois que j'aurais agi autrement pour une autre ville ? Jack, j'avais cinq seconde pour choisir et j'ai pris le parti des gens qui n'avaient rien demandé. Pour le moment, Los Angeles a subi très peu de la guerre, tout comme l'Indiana. Si on peut préserver ces gens de la guerre, ça valait ce sacrifice. »

« C'est comme ça que tu le justifies ? », s'effraya Jack devant la montagne de calme de Gabriel.

« Et c'est ce que je me répéterais toutes les fois où je n'arriverai pas à dormir », répliqua le Latino à voix basse, outré de se faire ainsi juger par son second mais visiblement conscient de la présence des autres autour d'eux. Jack pensa logiquement qu'il allait remettre la suite à plus tard mais Reyes n'arriva pas à ne pas continuer à se justifier : « Écoute, Morisson, le monde n'est pas noir ou blanc. Nills savait le risque qu'il encourait en essayant de vendre ces documents, il savait tout autant ce qu'il risquait en essayant de fuir. Il avait fait son choix. J'ai fait le mien. Je ne dis pas que c'était la seule solution. Je dis juste que c'était la limite des risques que j'acceptais de prendre pour un homme comme lui contre le bien commun. Pour moi, sauver quatre millions de personnes était la priorité. Tu peux penser autrement si tu veux, mais n'oublie que je suis celui qui donne les ordres. »

Jack hésitait encore à répliquer, mais la porte du vaisseau s'était ouverte sur l'aire d'atterrissage. Gabriel soupira, sans doute conscient qu'ils étaient allés trop loin dans leur désaccord.

« Finissons cette conversation en privé », décida-t-il en se levant pour sortir. Jack lui emboîta diligemment le pas.

Un groupe de l'armée les attendait silencieux. Le léger non de la tête de Gabriel leur suffit à comprendre que leur erreur de casting était morte.

La mission n'avait au final pris qu'une poignée d'heures, Reyes insista pour qu'ils reprennent l'entraînement prévu, acceptant seulement de sauter sur les exercices de tir pour se concentrer sur des jeux de lutte. Peut-être pour vider le reste des tensions, imagina son second sans aller jusqu'à vérifier sa théorie. Jack se retrouva contre Arland qui prit facilement l'avantage et le conserva tout du long. Ce fut encore l'ancien Marine qui lui proposa de rester pour lui montrer quelques techniques alors que le reste de l'escouade allait manger.
Très peu tenté par le fait d'aller s'asseoir autour d'une table avec Gabriel, Jack accepta. Arland était comme Gabriel un instructeur efficace mais qui n'hésitait pas à lui en mettre une pour qu'il apprenne. En voyant son poing gauche d'un peu trop près, Jack remarqua pour la première fois l'alliance que ce dernier portait.

« T'es marié ? », vérifia-t-il en se redressant une énième fois. Il retira son t-shirt dégoulinant de sueur pour se remettre en garde.
« Ouais », confirma sobrement l'ex-Marine en se remettant en garde avant de le reprendre : « Mets tes poings plus haut, baisse tes coudes... » Il attaqua quasiment en même temps , Jack parvint à éviter les coups in extremis et répliqua. Il eut au moins la satisfaction d'avoir percé sa garde avant de se retrouver au sol bloqué par la poigne de son subalterne.

« C'était un leurre, c'est ça ? », s'enquit Jack d'une voix assez désespérée..

« Gagné, Lieutenant. Si la prise est trop belle, méfie-toi », confirma Arland en se redressant souplement, permettant à Jack de respirer normalement. Ce dernier accepta la main tendue de son adversaire et se redressa pour se remettre en garde.

« Je finirais par l'intégrer », décida-t-il d'en rire. « Comment elle s'appelle ? »

Arland avança, Jack évita. Ils se retrouvèrent de nouveau tous les deux en garde

« Alexie. Pourquoi ? »

Jack attaqua à son tour, faillit l'entraîner dans une prise, échoua et se remit en position.

« Comment tu fais pour être loin d'elle ? », enquêta Jack, sincèrement curieux. Il y avait donc des couples qui survivaient à la guerre ? La nouvelle valait presque d'avoir sans doute raté le repas.

Arland attaqua à son tour : « Change tes appuis. Elle travaille dans l'Air force, et on est heureux de se retrouver. »

Jack demanda une pause par signe.

« Et pourquoi tu as accepté de rentrer dans le SPE ? Je veux dire... C'est plus risqué et tu peux plus la voir, non ? »

« Pour les mêmes raisons que toi, Lieutenant. Le devoir. Ça fait beaucoup de questions, non, Lieutenant ? »

« N'est-ce pas le marque d'un bon commandement de connaître ses hommes ? », lui opposa Jack avec une certaine morgue. Il avait peut-être encore des choses à apprendre au corps à corps mais il était le lieutenant de Gabriel !

« Reyes n'en sait rien non plus », répondit Arland en haussant les épaules. « Ca ne l'empêche pas d'être un bon commandant. »

« Je suis pas sûr de vouloir être comme lui », répliqua Jack s'essayant à une attaque surprise. Arland se laissa d'abord entraîner et utilisa leur vitesse pour l'envoyer valser à l'autre bout du tatami. Il le rejoignit néanmoins pour lui tendre la main.

« Tu lui en veux tant que ça d'avoir tiré ? », demanda-t-il alors que Jack se redressait avec une grimace.

Voyant la poitrine de son adversaire se soulever rapidement, Arland alla chercher deux bouteilles d'eau et deux serviette et lui en tendit une de chaque - ce que Jack accepta. Après une longue gorgée d'eau, il regarda Arland : « Comment tu sais ? »

« Vous vous êtes pris la tête dans le transport. C'était pas très discret. »

« Certes», soupira Jack avant de reprendre une gorgée. « Il aurait pu viser la jambe, ou l'épaule. Il n'était pas obligé », commenta-t-il finalement.

Arland le dévisagea avant de répondre : « Bien sur que si. »

Jack le regarda surpris : « Comment ça ? »

Arlan soupira : « Reyes n'est pas un débutant. Et le blesser aurait été une erreur. T'as jamais fait ce genre de mission, lieutenant. On a tous pensé comme toi au début. Tous. Mais on a appris une chose ; quand on accule un loup, il mord. J'aurais pu prendre une balle, moi, ou Matty, ou Nael, ou toi. Ou un passant qui n'avait rien demandé, un enfant ou un vieillard. Il était coupable. Et tu apprendras qu'il vaut mieux sacrifier les coupables que de regretter d'avoir hésité. Pour ton sommeil. »

Jack se sentit obligé de lui faire face pour rappeler : « Je n'ai nul besoin de leçon, Arland. »

« Non, tu as besoin d'expérience. Et cette erreur doit être commise au moins une fois pour être comprise. Mais n'en veux pas à Reyes de ne pas vouloir de plus de sang sur ses mains. »

Arland prit sa bouteille d'eau et s'éloigna avant de se tourner vers lui : « Bienvenue dans les forces spéciales, Morisson. Je crois que tu commences à comprendre ce que cela implique. » Il sortit sans laisser le temps à Jack de protester. Le jeune lieutenant resta là, désemparé.

Faute de meilleure idée, il se mit sous une douche brûlante, et ses pensées s'éclaircirent en même temps que ses muscles se dénouèrent.

Le dilemme de Reyes finit par lui apparaître clairement : ne pas tuer l'homme revenait non seulement à mettre son escouade en danger, mais également plus de 4 millions de civils.

Que valait la mort d'un seul homme face à la vie de milliers d'innocents ?

Une part de lui souhaitait sauver un maximum de vies. Mais une autre part de lui se disait que si on accepter ce genre de calculs et de raccourcis, quelles limites pouvait-on se fixer ? A quel moment un sacrifice perdait sa valeur ?

Il finit par abandonner ses pensées circulaires et enfiler une tenue propre avant de fermer son casier et de rejoindre le reste de l'équipe au mess. Il s'assit en face de Gabriel qui prit grand soins de ne pas lâcher un mot du repas.

Le plus jeune ne sut quand prendre la parole pour s'excuser. Le temps qu'il trouve en lui le courage, une voix les interpela : « Capitaine Reyes, Lieutenant Morisson, le commandant veut vous voir ! »

La voix était assez forte pour que les deux soldats ainsi nommés se tournent du même ensemble vers l'origine de l'appel - la secrétaire qui se tenait à l'entrée du mess. Ils se regardèrent puis rangèrent leur plateau avant de suivre la petite femme d'âge moyen qui avait réduit à néant leur besoin de sommeil et leur possible conversation.

Jack n'avait pas besoin de lui parler pour sentir l'agacement de son Capitaine, aussi, il resta sagement silencieux jusqu'aux bureaux. La secrétaire les annonça et les deux soldat entrèrent dans le bureaux et saluèrent.

Dans le bureau les attendait le commandant en bonne compagnie : deux membres des services secrets ainsi que trois inconnus. Deux hommes à la posture clairement militaire malgré leur costard et une femme qui, malgré ses trente centimètres de moins et sa jolie jupe, semblait avoir plus d'autorité que la plupart des hommes dans cette pièce.

Elle semblait d'ailleurs être l'instigatrice de cette réunion car ce fut elle qui prit la parole la première :
« Commandant, je vous remercie d'avoir organisé cette entrevue aussi rapidement. Capitaine Reyes, Lieutenant Morrisson, je suis navrée de vous avoir interrompue dans votre programme. Je me présente, Gabrielle Adawe, je suis sous-secrétaire à l'ONU. »

Elle tendit sa main. Jack, attendit de voir la réaction du Latino, qui s'avança et saisit la main élégante de la diplomate dans sa grosse patte calleuse de militaire et offrit un sourire tel que Jack regretta qu'il ait oublié son énervement précédent. Ce n'était pas le moment de faire du gringue à une politicienne. Encore moins devant la CIA.

« Vous semblez déjà savoir qui je suis, mais j'en suis ravi », commenta-t- il donnant un peu plus l'envie à Jack de lui mettre des baffes.

Dire que c'était le même qui clamait haut et fort ne pas aimer les politiques et leur hypocrisie. Cependant, le lieutenant prit sur lui quand le jeune femme lui tendit la main et sourit :

« De même. Adawe, c'est ça ? »

« Exact. »

« Pouvons-nous savoir en quoi notre présence est nécessaire ? », questionna Jack, préférant de loin garder l'étiquette du diplomate plutôt que de laisser Gabriel parler.

La jeune femme ne sembla pas prendre ombrage du silence Gabriel et sourit :

« J'y viens. Vous n'êtes pas sans savoir que la crise Omniaque ne touche pas que les États-Unis, la situation est critique dans la plupart des pays d'Europe, d'Afrique, d'Asie et évidement, américains. L'ONU est submergée de demandes. Et, elle a trouvé une réponse. »

Presque convaincant, jugea Jack, se demandant quel serait leur rôle à jouer. Leur céder les secrets du programme ? Travailler avec eux ?

« Et quelle est-elle ? », demanda Gabriel, probablement déjà lassé des grandes phrases.

La jeune femme sortit deux pièces de métal avec un étrange symbole.

« L'initiative Overwatch. »


Et voilaaaaaa! L'initiative est en marche. Adawë arrive, Jack en marre de Gabriel, Gabriel... Reste Gabriel. Et Arland vient de trouver de la profondeur XD
Des commentaire? Semaine prochaine la conclusion de cette proposition, et on reviendra un peut plus sur Gabriel

J'espère que ça vous plait.