Auteur : Moonchild707
Traductrice : Moi
Spoilers : -
Rating : M
Genre(s) : Hurt/Comfort/Family
Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à Moonchild707. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.
Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.
Avertissement : Cette histoire parle malheureusement d'abus physiques et moraux, d'insultes et de violence sur un enfant. Certains passages ne seront pas faciles à lire. Donc soyez prudents.
- Chapitre 10 : Suivi -
-PoV Rosalie-
Quelque chose n'allait pas. Quand j'arrivai à l'école aujourd'hui, mon esprit me cria que quelque chose n'allait pas, et je fus encore plus alarmée lorsque j'entrai dans la classe et que Bella n'était pas là. Bien sûr, elle avait été fatiguée et malade dernièrement, mais je savais qu'il se passait quelque chose. Rien n'avait pu l'empêcher de venir auparavant, et je me sentis nerveuse en repensant à vendredi. Était-elle gravement malade ? S'était-elle fait mal ? Allait-elle bien ? Avait-elle besoin d'aide ? Je me sentais ennuyée et alarmée à la fois par mes sentiments et mes besoins, parce que je savais qu'elle pourrait être blessée. Je savais que ça ne me regardait pas si ses parents avaient décidés de la garder à la maison, et pourtant je sentais que j'avais le droit de savoir, aussi égoïste que ce soit. Au fond de moi, je savais que je n'avais pas le droit de l'empêcher de rester chez elle si elle était malade, mais pour quelques raisons que ce soit, je la voulais là où je pourrais la voir tout le temps, peu importait ce qu'en disaient ses parents.
Je passai la première heure de mathématique et de lecture dans la classe, me sentant tendue et nerveuse tout le temps. Quand ce fut l'heure de noter les exercices de math, je commençai à m'imaginer d'horribles scénarios ayant pu lui arriver chez elle.
"Rosalie, est-ce que ça va ?" me demanda gentiment madame Flay alors que je fixai le sol, en ne l'aidant pas comme je l'aurais fait d'habitude. Je fus choquée de voir qu'elle réussit à me surprendre, et je me saisis de cette opportunité.
"Je ne me sens pas très bien," dis-je doucement, en mentant d'une manière éhontée. Il m'était impossible d'être malade mais je voulais sortir de là. J'avais besoin de m'assurer que Bella allait bien, et qu'elle n'était pas mourante comme je me l'étais imaginé dernièrement. Aussi absurde que ce soit, je ne me détendrais pas avant de l'avoir vu allongée dans son lit, entourée par ses parents qui l'aideraient à guérir de la maladie qu'elle avait attrapé, quelque qu'elle soit. Madame Flay me fit un sourire compréhensif.
"Je ne pense pas que Bella se sentait très bien non plus," me dit-elle en me souriant gentiment. J'hochai la tête et lui souris à mon tour, essayant de prétendre que j'étais une 'humaine malade' mais si je n'en avais vu que dans les films. On était suffisamment pâles pour avoir l'air malade dès qu'on le voulait, donc elle me crut facilement.
"Pourquoi ne rentreriez-vous pas vous reposer ?" m'offrit-elle gentimment, et je lui souris. Excellent. Je soupirai et hochai la tête, me levant lentement alors qu'elle me faisait signe.
"Au revoir," marmonnai-je alors que je me dirigeai lentement vers la porte, évitant de courir jusqu'à ma voiture et me contentant de marcher à vitesse humaine. Personne ne me posa de questions alors que je m'installai dans ma voiture, et la démarrai, accelérant dès que je ne fus plus en vue de l'école.
Il n'était que dix heures du matin et je ne savais pas quoi faire. Je voulais aller voir Bella, mais je ne savais pas comment faire, vu que je ne savais pas où elle vivait. Je savais qu'elle prenait un bus qui se dirigeait vers le sud de la ville, mais je ne savais rien de plus et j'étais irritée par mon manque de connaissance. Je soupirai de frustration et décidai que je ferais mieux de rentrer à la maison donc j'accélérais en direction de ma maison.
Je vis que j'approchai de la maison et je savais qu'Esme y était. Edward et Alice étaient au lycée, Jasper était un professeur stagiaire au lycée, et Emmett était en stage à l'hôpital, suivant Carlisle comme son ombre. Esme était à la maison, et elle regarda par la fenêtre lorsque je me garai.
"Rose ?" me demanda-t-elle gentiment, avec une expression momentanément inquiète. Je lui souris légèrement et elle soupira, son inquiétude remplacée par de la curiosité.
"Qu'est-ce que tu fais à la maison ?" me demanda-t-elle doucement , en me faisant froncer les sourcils.
"J'ai besoin de faire quelque chose," dis-je, toujours incertaine de mon plan. Elle hocha la tête, ne me posant aucune question alors que j'entrai et que je m'assis dans la cuisine alors qu'elle rangeait quelques assiettes qu'elle avait acheté, bien qu'on en ait pas besoin. Je réfléchis pendant un moment.
Comment pourrais-je trouver son adresse? Je ne pouvais pas m'introduire dans les dossiers de l'école, mais j'avais besoin de savoir. Je la trouverais et je jetterais juste un petit coup d'oeil pour m'assurer qu'elle allait bien, et qu'elle n'était pas trop malade. Je ne me ferais pas attraper, mais si c'était le cas, je dirais la vérité à ses parents. J'étais inquiète quand au bien-être de leur enfant, et je voulais m'assurer qu'elle allait bien. Il ne faisait aucun doute que des parents aimants seraient ravis de savoir que quelqu'un d'autre s'inquiétait pour leur enfant, non ? Je fixai Esme, qui travaillait, jusqu'à qu'elle me regarde à son tour.
"Qu'est-ce que tu dois faire ?" me demanda-t-elle gentiment, en rangeant quelques verres. Je soupirai.
"Je veux aller voir Bella," lui dis-je doucement, la faisant sourire tristement. Tout le monde savait qui était Bella maintenant, grâce à mon enthousiasme. J'étais sûre qu'Em la connaissait presque aussi bien que moi.
"Elle n'est pas à l'école ?" me demanda Esme, un peu confuse. Je soupirai et secouai la tête.
"Non," dis-je avec accablement. Esme sourit et tendit la main vers le haut du frigo pour y attraper un panier. Elle me tendit un livre et je rayonnai.
L'annuaire.
Je savais que son nom de famille était 'Swan', et il n'y avait pas autant de monde que ça à Forks...
"Merci Esme," dis-je, heureuse de sa bonne idée. Elle sourit et rigola légèrement alors que je me précipitai dans ma chambre à toute vitesse pour m'installer sur mon lit.
Je trouvai un Charles Swan, le seul Swan de l'annuaire, qui habitait au 183 Harper Drive, ainsi que son numéro de téléphone. 183 Harper Drive. Je gravai cette adresse dans ma mémoire alors que je jetai le livre par terre et que je me précipitai en bas. Je dis un rapide aurevoir à Esme et me précipitai dans ma voiture, impatiente de revoir ma petite amie, même pour un instant. Ça m'apaiserait l'esprit, et je me sentirais bien mieux une fois que je me serais assurée qu'elle allait bien, et la semaine passerait beaucoup plus facilement que si je ne la voyais pas. Et si elle n'était pas chez elle...? Non. Elle y serait, et je la verrais.
Je sortis de mon allée, accélérant comme une folle jusqu'à ce que j'atteigne ce que les humains appelaient une autoroute, ce qui n'était rien de plus qu'un chemin pavé à double voies. Je roulai aussi vite que possible vers le sud de la ville, en essayant de ne pas cramer ma voiture, et je ne m'arrêtai que lorsque j'arrivai aux feux séparant le nord du sud de la ville. Les gens admiraient ma voiture comme d'habitude, mais personne ne me regardait, parce qu'on avait une bonne technique pour intimider les gens qui nous fixaient trop souvent. Quand le feu passa au vert, je fus enchantée de rouler vers le sud, à la recherche de Harper Drive, où Bella se trouvait.
Tout alla très bien pour atteindre le sud, mais trouver la rue exacte me prit du temps. Il y avait de nombreuses rues là, et il me fallut un peu de temps pour trouver la rue que je cherchai. C'était dans des moments pareils que je maudissais mon inattention. N'importe qui d'autre à Forks saurait où se trouvait Harper Drive, mais pas moi. Carlisle, Emmett et Alice le savaient probablement, mais Edward, Esme, Jasper et moi l'ignorions, parce qu'on n'avait jamais essayé de se rapprocher des humains, contrairement à mon père, ma soeur et mon mari. Avant que je ne sois trop frustrée, cependant, je trouvai Harper Drive - une rue très peu habitée, avec des maisons éloignées les unes des autre. Est-ce que ma petite amie vivait là ? Sans vouloir être snob ou rude, je me sentais privilégiée lorsque je voyais comment certains humains vivaient. Je sentis une vague de nervosité me submerger à l'idée que Bella vivait dans de telles conditions, mais je la repoussai et garai ma voiture au bout de la rue, pour ne pas attirer l'attention. Je descendis la rue, essayant de passer innaperçu, mais ça ne fonctionna pas aussi bien que je l'aurai aimé lorsque j'arrivai au numéro 183. Je fronçai les sourcils en voyant le jardin abandonné, et la maison abîmée, mais je pris une profonde inspiration et m'approchai tout de même. Qu'allais-je dire ? Je ne le savais pas, mais je continuai à avancer malgré tout, sachant qu'ils ne pourraient pas me blesser.
Alors que je marchai dans l'allée, je me concentrai pour écouter ce qui se passait dans la maison, en espérant que j'arriverais à un bon moment. Je m'arrêtai brusquement lorsque j'entendis ce qui se passait à l'intérieur.
J'entendais des pleurs - des cris provenant de l'intérieur de la maison, ils étaient légèrement étouffés, mais intensément douloureux alors que quelqu'un frappait sur quelque chose. En écoutant attentivement, je pus entendre deux coeurs bien distincts - un fort, et un plus petit que je reconnus comme celui de Bella. Au lieu d'être calme, il était bruyant et irrégulier - elle avait peur. De quoi avait-elle peur ? J'écoutai la terreur et la douleur augmenter mais je ne vis rien parce que les rideaux étaient tirés.
"Putain," murmura une voix dans laquelle je pouvais entendre de la colère. Je fronçai les sourcils en entendant des bruits de pas se rapprocher de la porte. Dans un effort pour rester invisible, je me précipitai vers l'arrière de la maison, où je pus voir la scène à travers des rideaux entrouverts. Ce que je vis me surprit et m'alarma, mais je continuai à regarder.
"Ferme ta gueule !" cria l'homme qui se tenait devant moi. Il est torse nu et ivre, d'après ce que je pouvais voir, et il tenait une bière et criait après une porte fermée. J'avais été si fixée sur cet homme que j'avais oublié les cris et les pleurs provenant du placard. Maintenant que j'y prétais plus attention, je pouvais aussi sentir quelque chose - et ce quelque chose c'était le sang de Bella. Qu'est-ce qu'il lui avait fait ? Je sentis la rage monter en moi alors que je le regardai, prête à m'élancer. L'homme leva le loquet et ouvrit la porte en grand, révélant une vision horrible.
La petite Bella était assise dans le placard, elle tremblait et ses yeux étaient fous. Elle avait aussi les poings ensanglantés. La porte était couverte de sang et elle regardait l'homme avec terreur. Je fus momentanément choquée et je fixai la scène, immobile et folle de rage.
"Ça suffit !" cria l'homme, et ce que je vis ensuite me fis me précipiter vers la porte. J'avais besoin d'arrêter cette folie. Je vis l'homme tendre la main et la gifler, me faisant grogner et voir rouge. Je me précipitai donc vers la porte d'entrée, me moquant désormais d'être vue. Je venais de voir un homme maltraiter sa fille, et je ne le laisserais pas faire.
D'un simple geste du poignet, j'ouvris la porte en grand, provoquant l'accélération des deux coeurs dans la maison. Je pouvais clairement entendre les pleurs de Bella alors que je traversai la maison pour aller jusqu'au salon. Le soûlard me regarda stupidement avant de s'approcher de moi.
"Qui êtes-vous ?" me demanda-t-il. Cet homme avait l'audace de frapper sa fille - ma petite Bella, et je n'allais pas lui répondre. En ce qui me concernait, il pouvait brûler en enfer. Je ne me concentrai que sur la pauvre petite chose qui était toujours dans le placard et qui me fixait. Ses vêtements et ses mains étaient couvertes de sang, et elle pressait son bras contre sa poitrine. Je pouvais sentir son sang et je repoussai mon côté monstrueux alors que je me tournai vers l'homme qu'il lui avait infligé cette douleur. L'homme se tourna vers moi en levant le poing pour me frapper jusqu'à ce que Bella ne crie de terreur.
"Papa, non !" hurla-t-elle en sachant ce qui allait arriver. Mon coeur mort se brisa lorsque je l'entendis crier 'papa', et j'eus envie de frapper quelque chose. 'Papa' était près de moi maintenant, les poings levés. Je l'esquivai et lui mis mon poing dans la tête, l'assomant en un instant. Ma force brute combinée à l'alcool fit des merveilles sur lui et il tomba comme un sac, atterrissant par terre avec un gros boum. Bella cria et enroula son bras libre autour d'elle, en fixant son père avec une expression terrorisée sur le visage. Je me calmai immédiatement et la regardai avant de m'agenouiller prudemment devant elle.
"Bella ?" demandai-je, en sentant ma rage me revenir en voyant son état. Elle était encore plus minuscule, enfermée dans ce placard, toute sale et couverte de sang, sanglotant de terreur en me fixant. Au temps pour venir m'assurer qu'elle était vivante et en bonne santé. Vivante ? Peut-être. En bonne santé ? Définitivement pas. Elle était certainement blessée et folle de peur, et elle me regarda avec choc alors que je m'approchai d'elle, moi aussi effrayée. Et si elle était gravement blessée ? Est-ce que ce bâtard lui avait fait autre chose ? Je regardai son bras et je ne pus pas m'empêcher de grogner.
Je n'étais pas docteur comme Carlisle, mais je savais reconnaître un bras cassé quand j'en voyais un - et il était définitivement cassé. La manière dont elle le tenait m'indiquait qu'elle souffrait - quelque chose qui me fit paniquer.
"Rosalie ?" me demanda-t-elle. Elle était confuse et abasourdie. Je la regardai et hochai la tête, avant de jeter inconsciemment un coup d'oeil à son père. Elle fronça les sourcils et poussa un long cri de détresse, me faisant me précipiter vers elle. Je me sentais comme une mère pour elle, mais je savais que c'était ce dont elle avait besoin maintenant. Je lui tendis prudemment la main, comme je l'avais fait à l'école, et la levai du sol, n'osant même pas jeter un coup d'oeil dans le placard où elle avait été enfermée. Quel bâtard. C'était tout ce à quoi je pensai alors que je portai la fillette blessée et hystérique dehors, dans le froid, sans même penser à lui prendre une veste. J'enlevai donc ma propre veste, exposant ma peau pâle, pour la couvrir, protégeant ses bras nu du vent froid qui était habituel à Forks. Je sentais le poids mort qu'était actuellement Bella sur mon épaule - même si elle n'était pas si lourde que ça - alors que je courais à vitesse humaine jusqu'à ma voiture pour pouvoir l'emmener à l'hôpital. Carlisle y travaillait, et Emmett y était aussi, et c'était les deux personnes dont j'avais besoin maintenant. Bella agrippa tristement mon chemisier de son bon bras. Elle avait l'air d'être prête à se battre pour rester là où elle était si jamais j'essayai de la déloger de là. Je notai que les voisins me regardaient tristement alors que je l'emmenai, et je sentis une vague de colère me submerger. Est-ce qu'ils savaient ce que ce bâtard lui faisait ? Avaient-ils volontairement laissés cette petite fille se faire frapper et terroriser sans rien faire ? Mon coeur était mort - il ne battait plus, et pourtant j'avais plus de coeur que ces humains. Mais j'arrêtai d'y penser lorsque j'essayai d'installer Bella à l'arrière de ma voiture, parce que je savais qu'elle n'était pas censée monter devant. Je supposai que j'aurais aussi dû l'installer dans un siège pour enfant, mais je ne pouvais définitivement pas m'arrêter à Wal-Mart pour en acheter un maintenant.
"Non..." dit-elle lorsque j'essayai de la détacher de moi. Je fronçai les sourcils en entendant sa supplique et décidai d'ignorer la loi pour le moment, et je l'assis sur mes genoux, sans même prendre la peine de nous attacher. Je n'aurais jamais d'accidents, et je verrais la police bien avant qu'ils ne me voient. De toute façon, personne ne pourrait me refuser quoi que ce soit, parce qu'ils espéraient toujours avoir un peu d'action dès que je les regardais de la bonne façon. En fait, même si je ne les regardais pas du tout, ils voulaient tous se glisser dans mon pantalon. J'avais été attrapée pour excès de vitesse plus d'une cinquantaine de fois au cours des dernières années, et je n'avais jamais eu d'amende. Bella me serrait fortement la taille, ses petites jambes et son bras se serrant autour de moi alors que j'accélérai, tout en gardant un oeil sur elle et sur la route à la fois. Ses petits poings saignaient encore et je sentis son sang tâcher mes vêtements mais je m'en moquai, trop occupée à rouler à toute vitesse vers l'hôpital Memorial de Forks, où était mon père.
"Chut," dis-je gentiment, en tournant momentanément le volant avec mes genoux pour pouvoir la serrer dans mes bras. Les passants me regardaient bizarrement, mais je les ignorai alors qu'elle pleurait tristement dans ma chemise, triste et effrayée. Elle renifla et essaya de reprendre son souffle mais elle échoua. Je me garai dans le parking et sautai hors de la voiture, emmenant l'enfant terrifiée et blessée avec moi.
Prochain chapitre : Le docteur
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